Plus drame que comédie. Très nordique avec ce coté névrosé de pas mal de personne , le film suit donc la derive d'une jeune femme qui devient quasi folle et malheureusement la deuxième partie oscille entre réalité et fantasme , ce qui est difficile a suivre.
Chercher la pitié et surtout l'attention des autres, à tout prix, quitte à mettre sa vie en danger.
Histoire de jalousie et d'ego, une comédie noire et grinçante dressant le portrait d'un couple antipathique et narcissique, où chacun.e veut continuellement tirer la couverture à elle/lui. Jusqu'à ce que Signe aille trop loin.
Entrecoupé de séquences de fantasmes bien trouvées et auxquelles on ne s'attend pas, ce premier long-métrage de Kristoffer Borgli nous propose une satire percutante et pertinente sur l'égocentrisme compulsif et démesuré, et les conséquences (méritées) qui s'ensuivent.
Une nouvelle réussite du cinéma scandinave, que je ne peux que vous inviter à découvrir. 7,5/10.
Jusqu'où est on prêt à aller pour attirer l'attention sur soi lorsque l'on se sent de côté? Entre trouble de la personnalité histrionique et schizophrénie cette étude de caractère pousse le curseur assez loin. Ainsi, dans cette escalade dans la pathologie, avec l'intervention de médias complaisants et la concurrence malsaine dans le couple, le malaise envahi en permanence le spectateur. Évidemment, il y a toujours un prix à payer. Passé le constat, ce drame n'est pas exempt de quelques défauts.
Les réseaux sociaux et la téléréalité montrent tous les jours que certaines personnes souffrent d’un tel besoin de reconnaissance qu’elles sont prêtes à faire des choses ahurissantes pour se retrouver au centre de l’attention. Kristoffer Borgli part de ce constat pour nous décrire le parcours insensé d’une jeune femme allant jusqu’à se rendre malade et se défigurer pour devenir célèbre. Son héroïne a beau être égocentrique et pathétique, Sick of Myself rend ce chemin complètement extrémiste à la fois effrayant et crédible. S’il se concentre beaucoup sur la psychologie de son héroïne (allant jusqu’à nous montrer progressivement une réalité qu’elle fantasme), le cinéaste n’oublie pas pour autant d’en faire un film réellement cinématographique et de fait preuve d’un beau sens du cadrage et du montage. En outre, celui-ci est bien aidé par l’interprétation éblouissante d’une Kristine Kujath Thorp et par la réussite du travail de maquillage qui la défigure progressivement. Sick of Myself est donc une très belle surprise provenant d’un cinéma norvégien trop peu distribué en France (même si l’ancien Festival du cinéma nordique de Rouen avait essayé de le mettre en lumière) et il n’est pas étonnant qu’Hollywood ait ouvert ses portes au réalisateur pour produire son film suivant : Dream Scenario.
A défaut de finesse, Sick Of Myself pousse son propos jusqu'au bout dans une démarche un peu gratuite mais efficace. On suit le personnage de Signe et son conjoint Thomas. Lui est artiste, et semble prendre plaisir à humilier sa moitié, tandis qu'elle a un besoin maladif d'attirer l'attention et vit mal la célébrité grandissante de son homme. Signe s'enferme alors dans une spirale sans fin de mensonges et d'automutilation médicamenteuse pour voler la vedette de Thomas. La réalisation est soignée et le duo joue à la perfection ce couple insupportable. Mais on saisit mal où le film veut en venir. Il ne s'agit pas de dénoncer la culture de l'apparence, tant celle-ci passe au second plan. Ni de dresser un portrait d'une jeunesse névrosé, tant le couple semble en décalage avec son entourage. Il ne reste donc qu'un drame bourgeois sans grand intérêt, à l'image de ce que peut produire un Ruben Östlund, mais heureusement en bien moins prétentieux.
Très bon film norvégien, satire de notre société de l'apparence, dans laquelle la qualité d'un individu s'évalue, pour beaucoup, à la quantité de "likes" qu'il génère.
Le cinéaste pousse son propos à l'extrême avec cette histoire d'une jeune femme qui décide de volontairement mettre sa santé en péril pour attirer l'attention des autres et de celui qu'elle aime. Des images choc, un scénario volontairement excessif, flirtant avec les codes du genre de l'horreur, pour marquer les esprits et dénoncer le nombrilisme et le narcissisme de toute une génération. Une dénonciation certes pas forcément très subversive mais dont l'originalité réside dans la forme assez réaliste et extrême qu'elle prend.
Comment ne pas penser à Ruben Ostlund et à sa Palme d'Or "Sans Filtre", devant ce film plein de cynisme qui n'épargne personne, ni ses personnages ni les spectateurs. Le film est tout aussi bien réalisé, avec, notamment, des incartades régulières dans le futur fantasmé par le personnage principal, avant un systématique dur retour à la réalité, que le réalisateur veut toujours plus cruelle pour son héroïne, ne lui accordant aucun sursis ni porte de sortie.
Certains reprocheront d'ailleurs sans doute au film son trop grand cynisme et son regard impitoyable sur l'Homme, dénué d'une quelconque compassion et de la moindre empathie. La démonstration n'en reste pas moins implacable.
Dans la veine du cinéma scandinave, et norvégien pour une fois, une satyre sociale qui vise juste voir trop, du propos à sa réalisation. On sourit et on rit jaune.
Jusqu'où peut-on aller pour susciter l'empathie et la compassion de son entourage? En regardant ce film, j'ai tout de suite pensé au "Syndrome de Münchlausen", mais notre héroïne ne coche pas toutes les cases de cette maladie. Signe (Kristine Kujath Thorp) va contracter volontairement une maladie horrible pour sortir de sa condition de simple serveuse. Seulement, les évènements vont lui échapper. Le cinéaste choisit de traiter cela tantôt avec gravité, tantôt avec humour. Malgré la transformation physique assez saisissante de Signe, au bout d'un moment le personnage agace quelque peu par son vide intérieur et son narcissisme. Le film reste original sur ce trouble psychiatrique.
Excellent film que ce 'Sick of myself' !! Au début, on se dit qu'on a affaire à un énième film de bobo mais en fait quand l'intrigue se met en place, on ne peut plus en rater une miette ! Le cinéma & le chiqué que fait la fille pour se rendre intéressante est super drole mais quand les choses se retournent contre elle, c'est encore meilleur car là ca devient carrément gênant et moi, j'ai pris mon pied comme rarement devant un film tant ça m'a tour à tour embarrassé et amusé ! Une très belle réussite norvégienne !
Signe, jeune serveuse vivant avec Thomas, un artiste tendance, désire attirer l’attention au point d’ingérer des médicaments dans le but d’attraper une maladie rare. Nanti d’un humour décapant, ce métrage norvégien prouve une fois de plus que nos amis du Nord savent faire des films éprouvants et mettant à mal notre société. Rappelons-nous de « Snow therapy » écornant délicieusement la cellule familiale ! Ici, « Sick of myself » critique notre monde où désormais les apparences et le nombrilisme priment. Excessive et narcissique au possible, l’héroïne, tout comme son petit ami lui balançant sans cesse des piques, est détestable dans son désir d’être populaire à tout prix mais nous renvoie finalement à notre reflet le moins beau, celui de vouloir plaire quoi qu’il arrive et ce, au plus grand nombre ! Un portrait très caustique mais ô combien actuel !
Excellent film de Kristoffer Borgli dont son précédent film l'excellent "Sick of Myself " était déjà une satire Sociale et là il pousse le curseur encore un peu plus loin et c'est étonnant , drôle mais pas amusant , cruel et amer ! Nicolas Cage est juste parfait dans son rôle lui qui par le passé a quand même quelques navets à son actif mais là il déploie tout son génie burlesque ! ...
Toujours fan du style percutant des films scandinaves. Ce mélange d'humour noir et froid et de regard aiguisé sur nos sociétés. Ils ont un style exempt de romantisme qui est très exotique pour nous. C'est acerbe et cruel, désespéré et drôle , dérangeant et éloquent. Un petit film bien réussi.