Aftersun
Note moyenne
3,7
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222 critiques spectateurs

5
29 critiques
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60 critiques
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46 critiques
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46 critiques
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16 critiques
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25 critiques
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gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2023
Aftersun propose quelque chose qu'on ne voit quasiment jamais dans les films de vacances : un père et sa fille qui ne font rien, si ce n'est aller à la piscine et jouer au billard. Et pour ça le film est exceptionnel. Il ne fait rien comme les autres. Là, le père est encore assez jeune et ne se comporte pas forcément exactement comme un père. Il ne donne pas forcément le bon exemple, laisse sa gamine seule, la traite comme une enfant alors qu'elle se voit déjà comme une adolescente (elle a 11 ans).

Et vu qu'il n'y a pas d'intrigue, que c'est juste les jours qui se suivent au bord de cette piscine, on a le temps de voir et de comprendre la relation entre cette fille et son père. C'est un film rempli de petits riens qui mis bouts à bouts font des souvenirs de vacances. Les scènes n'ont pas forcément de début ou de fin, il y a réellement un aspect bribes de souvenirs qui rendent le film touchant. C'est un film solaire, un souvenir heureux, même si on se doute que des non-dits doivent ternir un peu le tableau, la fille est trop jeune pour bien comprendre de quoi il en retourne.

Il en résulte de nombreux plans, les plus beaux du films, où les deux acteurs (qui sont géniaux) sont juste là, assis au restaurant ou au bord de la piscine et c'est sublime. Charlotte Wells n'en fait pas trop, c'est pas poseur, il n'y a jamais de tentative de surenchère pour en faire plus. Juste les personnages sont posés dans le cadre et si c'est soigné, ça reste un cadre réaliste. D'ailleurs ça participe grandement à la crédibilité du film. Malgré le côté souvenir le film a un côté très naturaliste. J'ai rarement vu une gamine de 11 ans être aussi crédible, dans son jeu, dans les dialogues... et se comporter autant comme une fille de 11 ans.

En fait avoir dans un film un enfant (ou ado...) qui n'est pas une vision qu'un adulte se ferait d'un enfant et dont on sent toute la fausseté, ça fait vraiment tout dans un film. Immédiatement en tant que spectateur on est plus investi émotionnellement. D'ailleurs là il y a une séquence absolument déchirante. Le karaoké, lieu commun un peu éculé des films de vacances est utilité totalement à contre-emploi. D'habitude il sert à marquer la fin du séjour, montrer la bonne ambiance, là c'est tout l'inverse. La scène dure et on a compris que ce qui doit arriver n'arrivera pas, ce qui la rend encore plus triste.

Et c'est que fait Charlotte Wells un peu avec chaque situation, parvenir à chaque fois à éviter de tomber dans les clichés un peu ridicules. C'est du grand art.

Clairement l'un des films de ce début d'année.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 février 2023
Ce n'est pas un film, c'est une épreuve !
Un père passe un séjour avec sa fillette dans un ´club de vacances tout compris en Turquie, puis il la raccompagne à l'aéroport.
Et pis c'est tout.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2024
Une scène de rave ponctue de manière métronomique Aftersun. Des effets de lumière stroboscopiques découpent une silhouette au milieu de la foule. Un moment, elle révèle un visage, sur lequel on pense lire une émotion. L'instant d'après, c'en est une autre. Puis encore une autre, et ainsi de suite pendant une trentaine de secondes. C'est l'une des nombreuses trouvailles de Charlotte Wells - dont c'est le premier long-métrage - pour représenter la mémoire et son fonctionnement (images fragmentaires, sensations, interprétation libre selon l'âge et le point de vue).

La réalisatrice usera d'autres procédés métaphoriques et c'est fréquent pour les premiers films, où on a tendance à charger la symbolique par peur de la laisser filer. Ses autres outils se concentreront dans une mise en scène épurée mais précise pour traduire cette mémoire qui faillit. Vidéos camescope, jeux sur les réflexions, les échelles de plan, les personnages réduits à une parcelle du cadre, ou une silhouette au second plan ; Wells pense méticuleusement à faire partager le trouble de Sophie face à sa grande énigme : son père. Le style se reflète jusque dans le choix de faire durer les séquences, de jouer sur les silences, la contemplation, ...En somme, les choses que beaucoup auraient coupé, jugeant préférable de pointer, voire surligner.

La grande beauté de cette fin d'enfance entre douceur et peine repose sur la grande adresse à suspendre, interroger, laisser respirer ces souvenirs et enfin émouvoir. Pour mieux imprégner la pellicule des émotions contraires entre Sophie aux portes des émois adolescents et un Calum qui enchaîne les hauts et les bas. Paul Mescal habite ce père de famille jeune mais déjà cassé. Par un simple regard, son visage impassible fait communier joie et/ou tristesse avec une grande puissance. Frankie Corio mérite autant d'éloges, absolument parfaite de naturel malgré la difficulté du rôle de Sophie. Une fin d'enfance douloureuse mais emplie de grâce.
PIERRE-QUI-ROULE
PIERRE-QUI-ROULE

94 abonnés 184 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 février 2023
Ça ne me gêne par de voir un film sans scénario, pourvue qu'il un certain dynamisme et porter par des acteurs charismatiques. Mis à part la jeune actrice qui a pleins de talent tout le monde est fade et le film est mou d'un point où on s'ennuie ferme.

J'aurai dû lire les critiques des spectateurs avant d'aller voir ce film. Je regrette.
Lili20
Lili20

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2023
Film magnifique ! Une écriture subtile, une parfaite harmonie entre l'histoire et la superbe mise en scène, c'est très beau, très touchant ! Le duo fonctionne très bien. Il faut voir ce film.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mars 2023
Dès le début on sent que ça va être long et pénible et ça se confirme. Il ne se passe rien. Et tous ces plans stroboscopiques qui font mal aux yeux, ses plans de caméra qui vous donnent le mal de mer! On voudrait que quelque chose leur arrive mais non; c’est juste un père et sa fille qui partent dans un camp de vacances. Sans intérêt!
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 février 2023
Un fois de plus je n’aurais pas compris comment des critiques quasi unanimes peuvent encenser un film aussi vide, d’une banalité confondante… si l’on reprend le synopsis, une trentenaire, Sophie se remémore avec mélancholie, camescope à l’appui,les vacances d’été passées avec son père vingt ans auparavant : les moments de joie partagée, leur complicité, parfois leurs désaccords. Elle repense aussi à ce qui planait au-dessus de ces instants si précieux : la sourde et invisible menace d’un bonheur finissant. Elle tente alors de chercher parmi ces souvenirs des réponses à la question qui l’obsède depuis tant d’années : qui était réellement cet homme qu’elle a le sentiment de ne pas connaître ? On aimerait bien partager ce point de vue, mais la trentenaire Sophie, n’apparait qu’un court instant, à la fin du film…entre temps on aura assister aux vacances d’un autre trentenaire, quelque peu dépressif et sa fille de 11 ans au cours de vacances en Turquie, dans un hôtel club …. Pas le grand luxe, mais ce qu’il faut au farniente, aux activités élémentaires de vacanciers, karaoké, jeux d’arcade d’un autre temps (les années 90), têtes piquées dans l’eau, nuits chaudes, alcool, flirts sans conséquence, temps suspendu. C’est d'une banalité confondante…et c’est filmé par la réalisatrice britannique Charlotte Wells, dont c’est le premier film, avec plus de prétention que de talent, une tendance excessive aux effets stroboscopiques ou au ballet des parapentes au-dessus de la mer pour remplir le vide…… Le père et la fille vaquent, arpentent les lieux, se reposent, sieste et grasse mat, chacun de son côté ou réunis pour des tête-à-tête qui se paient de peu de mots, le film veillant à tisser entre eux le fil invisible et impératif, attendri et mutuel. Leur complicité est aussi naturelle que celle d’un père séparé de la mère et qui a la garde de sa fille le temps de dernières vacances…couronné au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2022, Prix French Touch du Jury de la semaine internationale de la Critique 2022 à Cannes…On hallucine… seul point positif, la rencontre avec Frankie Corio, Sophie jeune, une jeune comédienne écossaise qui, malgré tout, arrive à montrer son talent… Le film de Charlotte Wells est trop soucieux de plaire, de remimer chaque fiction d’adolescence vue et archi vue, dans ses choix formels, son languissement étudié, ne lésinant pas sur les gros effets qui tachent pour laisser planer une menace dramatique qui n’adviendra jamais….Quel ennui !!!
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2022
Premier film réalisé par Charlotte Wells qui nous propose un film porté par une jeune actrice talentueuse et prometteuse ; Célia Rowlson-Hall. C’est un film plutôt feel good où l’on suit un père et sa fille. Des images très jolies mais un scénario trop faible. Dommage.
75001tine
75001tine

12 abonnés 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 mars 2023
Mon dieu, que l'on s'ennuie pendant ce film, qui raconte le quotidien d'un père divorcé et de sa fille pendant des vacances dans un hotel club... J'ai failli m'endormir...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 septembre 2022
Mon incompréhension a été totale quand j'ai appris que ce film avait reçu le Grand Prix du Festival de Deauville. Je me suis rarement aussi ennuyé. Il ne s'y passe rien, on attend la fin des vacances partagés entre un père et sa fille comme une délivrance. Certes le jeu de l'adolescente est assez juste mais cela ne suffit pas à sauver le film. En comparaison, le film Over/Under, présenté au cours du même festival et qui n'a rien eu, décrit l'amitié entre deux adolescentes et leurs réactions quant à leurs transformations physiques de manière poignante. Cette bobine tutoie le chef d'oeuvre.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2023
Un père et sa fille partent passer une semaine en Turquie dans une résidence de vacances en bord de mer. Sophie (Frankie Corio) a onze ans. C’est une pré-ado vive et sensible. Calum (Paul Mescal, révélé par la série Normal People) est plus secret : on comprend qu’il est séparé de la mère de Sophie, qu’il a quitté l’Ecosse pour Londres, que le menace peut-être le gouffre de la dépression.
Une vingtaine d’années plus tard, Sophie, devenue adulte et mère de famille, se remémore cette parenthèse enchantée en revisionnant les images qu’elle en avait tourné avec sa caméra Super-8.

"Aftersun" provoque des réactions très contrastées. La critique est très positive. Elle salue un premier film « plein de grâce » ("La Septième Obsession"), « minimaliste et émouvant » ("Les Echos"), « délicat comme un tableau impressionniste » ("Marie-Claire"), « qui rejoue la victoire deleuzienne de l’image-temps sur l’image-mouvement, de la subjectivité sur le réel » ("Les Inrocks"). "Bande à part" évoque « chant d’amour filial au moment charnière de la fin de l’enfance, entre jaune soleil et bleus à l’âme », "Transfuge" la « mélancolie proustienne [qui sourd] du paradis perdu de l’enfance ».

Les avis des spectateurs, à commencer par celui de l’amie qui m’avait convaincu d’aller hier le voir – alors que je penchais naturellement pour "Astérix" ou "Avatar" – sont nettement plus hostiles : « le prototype du film d’auteur ennuyant (sic) où rien ne se passe », « beaucoup plus de prétention que de talent », « film de festival (…) tape-à-l’œil et sans grand intérêt »…

Comme en témoignent mes deux étoiles mi-chèvre mi-chou, mon opinion est à mi-chemin de ces deux pôles radicalement opposés. J’ai été longtemps déconcerté par le faux rythme dans lequel "Aftersun" s’installe, attendant que le film commence, qu’il s’y passe quelque chose, escomptant un coup de théâtre (la mort par noyade de Sophie ? l’AVC de Callum ? des attouchements incestueux du père sur sa fille ?) alors que spoiler: rien ne se passe finalement
. Comme bien d’autres spectateurs j’ai été surpris et frustré de cette attente vaine, éprouvant confusément le sentiment de m’être fait rouler par un film qui m’avait fait une promesse non tenue.
Mais à la réflexion, je me suis demandé si un film ne pouvait pas précisément fonctionner sur ce schéma là, celui du temps suspendu, de l’attente frustrée, du non-événement. Et préférant regarder le verre à moitié plein (la confusion des sentiments de cette pré-ado m’a beaucoup touché) que celui à moitié vide (je n’ai rien compris au personnage du père et à la crise qu’il traverse…. ou pas), j’ai décidé de ne pas honnir ce film malgré le peu de goût que j’aurai pris à le voir.
HomoLibris
HomoLibris

37 abonnés 135 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2023
J'en étais justement à me demander "mais quand donc ce film commence ?" quand le générique de fin s'est mis à défiler ...
J'aurais dû me méfier, le film a reçu un prix spécial du jury à Cannes en 2022...

Pourtant, malgré la vacuité du scénario, les deux acteurs principaux, Paul Mescal et Frankie Corio, offrent une interprétation époustouflante.
Pierre X.
Pierre X.

36 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2023
Magnifique film d'une infinie tendresse. Ve film sera sans aucun doute l'un des plus beaux films de l'année.
toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2023
Un film avec un rythme vraiment lent, mais c'est tellement bien écrit et intelligent que l'histoire de ce père et de sa fille est très intéressante a suivre. Une mise en scène plus qu'original avec notamment les scènes filmées avec les caméras en mode "vlog". La complicité entre les deux acteurs est directement présente et Paul Mescal est excellent, pareil pour Frankie Corio malgré son âge. Dommage que les histoires d'amour ou d'amitié de Sophie ne soit pas plus développé.
Claiiirrre
Claiiirrre

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2023
Epoustouflant. Un rythme lent qui laisse le temps au spectateur de savourer. Une histoire touchante qui pince le coeur, avec un Paul Mescal au jeu incroyable. Aftersun est une ode à l'amour père-fille.
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