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DemoCiné
14 abonnés
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3,5
Publiée le 17 février 2023
Moi qui aime les films vaporeux et aériens à la ”Lost in Translation”, ”Garden State” ou ”Juste la fin du Monde”, ce film avait tout pour me séduire. Et pourtant il me manque un petit quelque chose pour retrouver la force des trois films susnommés. L'émotion sûrement. Car si le film est très beau et audacieux sur le plan de la réalisation qui dit beaucoup, fouille beaucoup dans les souvenirs et la perception des souvenirs, les ressentis des personnages , il m'a lâché sur le plan des enjeux. On devine plus qu'on apprend. On observe plus qu'on ressent. Les enjeux émotionnels sont supérieurs aux enjeux narratifs , et je pense que c'est là que le film m'a perdu. Et pourtant , après , le film reste...
Dans le paysage cinématographique de 2022, "Aftersun", premier long-métrage de Charlotte Wells, se démarque comme une méditation mélancolique et intime sur les souvenirs et le passage du temps. Il n'est pas surprenant que ce film ait résonné auprès des critiques et du public, glanant des éloges et des récompenses internationales. Ma note de 3,5/5 témoigne d'une œuvre d'une délicate subtilité, bien que sa portée puisse sembler limitée par sa nature contemplative.
Wells tisse avec brio un récit émouvant qui s'étire entre la nostalgie et le regret. Elle choisit comme toile de fond un cadre en apparence banal – des vacances ensoleillées sur la côte turque – pour dépeindre une relation père-fille poignante. La performance de Paul Mescal est à la fois discrète et puissante, soulignant la complexité d'un père luttant contre des démons intérieurs cachés derrière un visage de stoïcisme tendre. Frankie Corio, dont la prestation est captivante, incarne une jeunesse à l'aube des tourments de l'adolescence, rendant leurs interactions à la fois douces et douloureusement réalistes.
La réalisation de Wells est une révélation en elle-même. Sa capacité à capturer la texture des moments fugaces et la charge émotionnelle des petits riens du quotidien confère à "Aftersun" une qualité presque documentaire qui enchante et hante longtemps après le visionnage. La photographie de Gregory Oke, imprégnée d'une nostalgie lumineuse, s'allie harmonieusement au montage de Blair McClendon pour créer une ambiance où le temps semble suspendu.
Cependant, la nature introspective et par moments décousue du récit peut laisser certains spectateurs sur le bord du chemin, cherchant en vain une narration plus conventionnelle ou des réponses plus concrètes. Le film exige une immersion totale et une patience qui pourrait échapper à ceux à la recherche d'une structure plus dynamique ou d'un récit plus explicatif.
La musique d'Oliver Coates s'infiltre avec délicatesse dans les interstices de la mémoire et du deuil, offrant une bande-son qui soutient le caractère éthéré du film sans jamais l'envahir.
Si "Aftersun" ne brille pas par son action trépidante ou ses rebondissements, il excelle dans la peinture de ses personnages et dans l'évocation d'une réalité affective souvent tue. Ce qui pourrait être interprété comme des longueurs par certains est justement ce qui confère au film son authenticité et sa profondeur.
En somme, "Aftersun" mérite son succès critique pour son audace narrative et la sensibilité avec laquelle il traite de thèmes universels. Il s'agit d'un film qui, tout en ayant un impact indéniable sur son public, ne parvient peut-être pas à atteindre l'universalité ou la résonance nécessaire pour s'inscrire comme un classique instantané, d'où une note qui, bien que positive, n'atteint pas les sommets.
Mis à part quelques scènes que j'ai trouvées maladroites (notamment celles au présent), ce film touchant est pourvu d'un montage brillant et très efficace pour retranscrire des souvenirs, le passé, ou une idée du passé.
Sans aller jusqu'à surinterpréter et théoriser à l'excès, il laisse la place à notre propre expérience pour combler ses points flous, et c'est en cela un vent de fraîcheur trop peu courant !
Un film difficile à cerner lorsqu'on le découvre sans avoir lu le synopsis. La fin, très belle par ailleurs, apporte une explication mais sinon durant les 3 quarts du film on se demande où la réalisatrice veut en venir. On attend un drame qui n'arrive jamais. Le montage est brillant, entre plans à la caméra et plans au camescope. Le jeu de la jeune actrice est excellent. Celui du père est plus conventionnel. Un film reste en mémoire après son visionnage. Ce qui justifie mes 3 étoiles.
On ne s'ennuie pas vraiment à suivre la relation père- fille pendant leurs vacances mais il faut bien avouer qu'il ne s'y passe pas grand chose... On attend en vain un événement ou une révélation un peu consistante.
Aftersun, aux allures esthétiques de Sundance, n'a pas réussi à m'emporter. Les paysages vides, les personnages statiques, les lignes d'horizon soulignent avec épuration le sentiment dépressif d'un père hanté par sa vie d'adulte et le deuil précoce d'une enfance heureuse. Pourtant, cette collection de souvenirs fugaces en Turquie finissent lentement par étouffer le spectateur en quête de sens.
Pour toutes personnes nostalgiques de leurs vacances passées au Club Med en all inclusive : regardez ce film. Vous retrouvez toute la joie, la découverte, le plaisir, l'amusement du Club Med ainsi que l'ennui sous-jacent de tout avoir à volonté...
Sinon, cela m'a pris quelques mois pour apprécier ce film à sa juste valeur. Si vous êtes dérouté à la sortie : c'est normal. La fin est brutale, sèche mais délivrante pour Sophie tout comme pour nous, spectateurs.
Aftersun n'est pas le premier film à s'affranchir des schémas narratifs traditionnels, à ne pas "raconter d'histoire". Et comme souvent dans ces cas là, on est sensible au propos... ou pas, on est emballé, ou on s'ennuie profondément. Quand on est comme moi dans le second cas mais qu'on devine d'indéniables qualités au film, on en sort avec l'impression frustrante d'être peut-être passé à côté de quelque chose.
Film très intéressant et inspirant. La réalisation, le style , les plans, tout cela donne un film nostalgique et curieux mais à la fois apaisant et intriguant. Un mélange qui vous fait penser un bon moment.
Un film lent mais qui fonctionne bien, c'est pas un gros drame en soi, ça joue beaucoup sur les subtilités et les détails. Ceux qui cherchent une sorte de logique au film seront déçu, c'est très libre à l'interprétation. L'acting est très plan et certains plans sont vraiment sympa. Après j'avoue que j'aurais aimé légèrement avoir plus de concret, mais globalement l'analyse du film en elle même est très intéressante. C'est du qualitif, mais clairement pas pour tout le monde.
Les vacances d'une fille de 11 ans, Papa a 31 ans et est parfois tristounet, c'est chiant quoi. Il se passe absolument rien, c'est beaucoup trop contemplatif, heureusement que les images sont pas trop mal.
À trente-huit ans, l’Écossaise Charlotte Wells a signé en 2022 un premier long métrage d’une grande maturité : Aftersun est l’évocation, vingt ans après, de vacances passées par Sophie, onze ans, avec son père en Turquie. Les deux protagonistes enchainent les scènes que commandent le bonding entre un père divorcé et sa fille qu’il ne voit pas souvent : peur de décevoir, attentions de tous les instants, maelstrom d’activités ludiques pour veiller à cocher toutes les cases du what-to-do-in ? Dans les interviews qu’elle a données à la sortie du film, la réalisatrice raconte avoir laissé le champ libre aux deux acteurs tout aussi magnifiques l’un que l’autre, Frankie Corio (Sophie) et Paul Mescal (Calum) pour qu’ils apprennent à se connaitre et s’aimer plutôt que de leur imposer le par cœur de leur texte. C’est parfaitement réussi. On vit les liens de ce duo comme dans une véritable histoire de famille.
C'est rare dans l'histoire du cinéma qu'un scenario porte sur l'histoire d'un père et de sa fille. La réalisation est superbe. La réalisatrice réussit à faire passer bien des émotions. L'usage des gros plans est intéressant. Superbe bande son. Un film d’une beauté touchante et étonnante.
Lors de nos prochaines vacances, on se fait filmer. On y ajoutera une bande son et on présentera notre vidéo au festival. On vous rassure et on vous respecte ! On ne vous fera pas subir un tel supplice !...
D'une subtilité rare, ce film est d'une extraordinaire justesse et profondeur sous une apparence humble sans prétention. Chapeau à la réalisatrice et aux deux excellents acteurs !