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Un jeune père et sa fille de 11 ans passent leurs (dernières ?) vacances en Turquie.
Un drame intime d'apparence classique et illustré par une mise en scène parfois un peu trop arty/contemplative.
Mais ce qui compte ici, ce sont ces souvenirs qui imprègnent peu-à-peu le cours du film, qu'ils se fixent sur une photo de polaroid comme sur l'écran d'un vieux caméscope. Ce qui compte, c'est ce que cette fille va garder en mémoire de son père, de cet être aimé et de ce mal-être qu'il cache en lui, au milieu de cette foule dans l'obscurité. Ce qui compte, c'est ce qui reste.
Ce premier long-métrage de Charlotte Wells est une histoire de regards et de non-dits, et une œuvre personnelle et touchante portée par la complicité fusionnelle entre Paul Mescal ("Normal People") et la jeune Frankie Corio.
Un drame intime d'apparence classique et illustré par une mise en scène parfois un peu trop arty/contemplative.
Mais ce qui compte ici, ce sont ces souvenirs qui imprègnent peu-à-peu le cours du film, qu'ils se fixent sur une photo de polaroid comme sur l'écran d'un vieux caméscope. Ce qui compte, c'est ce que cette fille va garder en mémoire de son père, de cet être aimé et de ce mal-être qu'il cache en lui, au milieu de cette foule dans l'obscurité. Ce qui compte, c'est ce qui reste.
Ce premier long-métrage de Charlotte Wells est une histoire de regards et de non-dits, et une œuvre personnelle et touchante portée par la complicité fusionnelle entre Paul Mescal ("Normal People") et la jeune Frankie Corio.
Ce film, réalisé par Charlotte Wells, sorti tout récemment en France mais il y a déjà quelques mois sur le sol anglais et américain, n'est pas mal mais sans plus. Je ne suis en effet pas spécialement tombé sous le charme du film, comme il semblerait que ce soit le cas pour la majorité des critiques. Nous suivons ici simplement les aventures d'une fille de onze et de son père, partis en vacances en Turquie. C'est un film semi-autobiographique sur l'enfance de la réalisatrice. Et j'ai l'impression que c'est nouveau sous-genre en vogue, les films autobiographiques ou qui "s'inspirent" de la vie des réalisateurs en question ; comme on a pu le voir récemment avec "Belfast", "Licorice Pizza", "Armageddon Time" ou, dans un genre différent, "Mon Héroïne". Si certains sont plus réussis que d'autres, ils fonctionnent tous comme une sorte de catharsis pour le réalisateur pour lequel le film serait presque comme un journal intime. Enfin pas si intime que ça puisqu'il l'expose à des millions de spectateurs. Et autant, cela peut être une réussite lorsque le film comporte un sujet assez large et un contexte intéressant, qui permet d'aborder d'autres thèmes sociaux-politiques en plus de revenir sur l'enfance du réalisateur (comme l'était "Belfast" par exemple) mais ici, on assiste juste à un film de vacances. Je résume grossièrement exprès car même si le film n'est pas si inintéressant que j'aime à le laisser penser, nous sommes quand même dans film qui se veut d'auteur en affichant de belles images mais avec un sujet tout de même assez creux. Enfin, oui le film aborde une relation très touchante entre un père un peu maladroit dû à sa jeunesse, toujours profondément attristé, voire même déprimé, par sa séparation et une fille qui, comme toutes les filles de son âge, veut trainer avec des ados et faire des trucs d'ados (un peu ce que "Cet été-là" racontait d'ailleurs). Alors, oui c'est sympa, mais le film ne m'a pas transcendé pour autant. Et ce n'est pas parce-que le film a un rythme lent, qu'il ne raconte rien en apparence mais qu'il se veut avoir une certaine profondeur et qu'il enchaine les très beaux plans que c'est nécessairement un chef-d’œuvre. C'est d'ailleurs tout à fait le genre de film un peu chiant primé à Cannes et dont Télérama raffole. Et je ne dis pas, il y a de très bonnes idées mais surtout au niveau de la mise en scène, qui est à la fois ingénieuse et magnifique. Concernant le scénario, encore une fois, on est un peu sur les dents. Je ne dis pas qu'un film doit absolument avoir une intrigue classique avec un début, un milieu et une fin mais, encore une fois, j'ai plus eu l'impression d'assister au visionnage d'un film de vacances random qui n'est pas spécialement parvenu à me toucher. Et c'est, je pense, principalement dû aux personnages que l'on a énormément de mal à cerner. Le film essaye le plus possible d'être subtil, ce qui fonctionne très bien dans les relations qu'entretiennent les personnages car c'est une complicité et un amour très discret et pudique mais en revanche, il est très difficile de réellement cerner les personnages et ce qui les anime. Concernant les acteurs, on retiendra surtout Paul Mescal et Frankie Corio qui jouent très bien et dont l'alchimie est palpable. "Aftersun" est donc un film qui possède des points indéniablement intéressants mais qui m'agace un peu de par son côté quelque peu artsy prétentieux (même si ce n'est sûrement pas son intention, c'est ce qu'il dégage).
Ce film fait partie de la catégorie très restreinte de films qui, par un aspect faussement monotone voire banal, cache en son sein une merveille de non-dits et de messages subtils qui, une fois sorti de la salle de cinéma, vous reviennent peu à peu.
Tout d'abord, ce film a l'avantage qu'il pouvait - et ce n'est pas le cas - ne rien raconter, tant il est beau, doux, et agréable à l'œil. Les paysages qui nous sont présentés ainsi que les choix de réalisation sont tous superbes, avec une avalanche de plans léchés et harmonieux. Visuellement, ce fut sans aucun doute un réel plaisir.
Sur le fond, j'ai trouvé que ce film réalise le parfait arbitrage entre un cadre idyllique et une ambiance douche et chaleureuse, et une inquiétude, une angoisse, une interrogation, qui se montre, tapie dans le fond, dans le domaine de l'implicite. Il faut voir dans cet arbitrage les souvenirs de la jeune Sophie qui se reconstituent, imprégnés par son âme de jeune enfant à la lumière de sa perception d'adulte.
C'est ainsi que Charlotte Wells réalise, à mon sens, l'un des films les plus touchants qu'il m'ait été donné de voir à propos de la position délicate d'un parent qui fait face à ses angoisses (pour ne pas spoiler) qu'il tente de surmonter si bien que mal face à l'innocente douceur de sa jeune fille, qui comprend si bien les choses, et si peu à la fois.
En bref, ce film m'a profondément bouleversé. Pas tant dans la salle de cinéma. Mais c'est après qu'il m'a beaucoup fait réfléchir, beaucoup ému, et cette maturation est toujours en cours...
Tout d'abord, ce film a l'avantage qu'il pouvait - et ce n'est pas le cas - ne rien raconter, tant il est beau, doux, et agréable à l'œil. Les paysages qui nous sont présentés ainsi que les choix de réalisation sont tous superbes, avec une avalanche de plans léchés et harmonieux. Visuellement, ce fut sans aucun doute un réel plaisir.
Sur le fond, j'ai trouvé que ce film réalise le parfait arbitrage entre un cadre idyllique et une ambiance douche et chaleureuse, et une inquiétude, une angoisse, une interrogation, qui se montre, tapie dans le fond, dans le domaine de l'implicite. Il faut voir dans cet arbitrage les souvenirs de la jeune Sophie qui se reconstituent, imprégnés par son âme de jeune enfant à la lumière de sa perception d'adulte.
C'est ainsi que Charlotte Wells réalise, à mon sens, l'un des films les plus touchants qu'il m'ait été donné de voir à propos de la position délicate d'un parent qui fait face à ses angoisses (pour ne pas spoiler) qu'il tente de surmonter si bien que mal face à l'innocente douceur de sa jeune fille, qui comprend si bien les choses, et si peu à la fois.
En bref, ce film m'a profondément bouleversé. Pas tant dans la salle de cinéma. Mais c'est après qu'il m'a beaucoup fait réfléchir, beaucoup ému, et cette maturation est toujours en cours...
Une scène de rave ponctue de manière métronomique Aftersun. Des effets de lumière stroboscopiques découpent une silhouette au milieu de la foule. Un moment, elle révèle un visage, sur lequel on pense lire une émotion. L'instant d'après, c'en est une autre. Puis encore une autre, et ainsi de suite pendant une trentaine de secondes. C'est l'une des nombreuses trouvailles de Charlotte Wells - dont c'est le premier long-métrage - pour représenter la mémoire et son fonctionnement (images fragmentaires, sensations, interprétation libre selon l'âge et le point de vue).
La réalisatrice usera d'autres procédés métaphoriques et c'est fréquent pour les premiers films, où on a tendance à charger la symbolique par peur de la laisser filer. Ses autres outils se concentreront dans une mise en scène épurée mais précise pour traduire cette mémoire qui faillit. Vidéos camescope, jeux sur les réflexions, les échelles de plan, les personnages réduits à une parcelle du cadre, ou une silhouette au second plan ; Wells pense méticuleusement à faire partager le trouble de Sophie face à sa grande énigme : son père. Le style se reflète jusque dans le choix de faire durer les séquences, de jouer sur les silences, la contemplation, ...En somme, les choses que beaucoup auraient coupé, jugeant préférable de pointer, voire surligner.
La grande beauté de cette fin d'enfance entre douceur et peine repose sur la grande adresse à suspendre, interroger, laisser respirer ces souvenirs et enfin émouvoir. Pour mieux imprégner la pellicule des émotions contraires entre Sophie aux portes des émois adolescents et un Calum qui enchaîne les hauts et les bas. Paul Mescal habite ce père de famille jeune mais déjà cassé. Par un simple regard, son visage impassible fait communier joie et/ou tristesse avec une grande puissance. Frankie Corio mérite autant d'éloges, absolument parfaite de naturel malgré la difficulté du rôle de Sophie. Une fin d'enfance douloureuse mais emplie de grâce.
La réalisatrice usera d'autres procédés métaphoriques et c'est fréquent pour les premiers films, où on a tendance à charger la symbolique par peur de la laisser filer. Ses autres outils se concentreront dans une mise en scène épurée mais précise pour traduire cette mémoire qui faillit. Vidéos camescope, jeux sur les réflexions, les échelles de plan, les personnages réduits à une parcelle du cadre, ou une silhouette au second plan ; Wells pense méticuleusement à faire partager le trouble de Sophie face à sa grande énigme : son père. Le style se reflète jusque dans le choix de faire durer les séquences, de jouer sur les silences, la contemplation, ...En somme, les choses que beaucoup auraient coupé, jugeant préférable de pointer, voire surligner.
La grande beauté de cette fin d'enfance entre douceur et peine repose sur la grande adresse à suspendre, interroger, laisser respirer ces souvenirs et enfin émouvoir. Pour mieux imprégner la pellicule des émotions contraires entre Sophie aux portes des émois adolescents et un Calum qui enchaîne les hauts et les bas. Paul Mescal habite ce père de famille jeune mais déjà cassé. Par un simple regard, son visage impassible fait communier joie et/ou tristesse avec une grande puissance. Frankie Corio mérite autant d'éloges, absolument parfaite de naturel malgré la difficulté du rôle de Sophie. Une fin d'enfance douloureuse mais emplie de grâce.
Ce film est le prototype du film d'auteur ennuyant où rien ne se passe, où les longs plans s'enchaînent les uns après les autres et où les silences sont nombreux.
Vraiment c'est souvent soporifique. Heureusement que le film s'anime un peu au milieu.
Oui, c'est beau pour un premier film. Oui, le casting est plutôt bon, en particulier l'actrice qui joue la petite Sophie.
J'ai lu ici et là que le film était un chef d'œuvre émouvant et déchirant. Houlà, calmez-vous. Il n'y a rien de si dingue dans cette relation père-fille. Il s'agit juste d'une chronique de vacances. Vraiment, vraiment surcoté.
Vraiment c'est souvent soporifique. Heureusement que le film s'anime un peu au milieu.
Oui, c'est beau pour un premier film. Oui, le casting est plutôt bon, en particulier l'actrice qui joue la petite Sophie.
J'ai lu ici et là que le film était un chef d'œuvre émouvant et déchirant. Houlà, calmez-vous. Il n'y a rien de si dingue dans cette relation père-fille. Il s'agit juste d'une chronique de vacances. Vraiment, vraiment surcoté.
Un mystère entoure toute la vision du film. Récit d’une adulte se remémorant l’été passé avec son père, pour tenter d’en redéchiffrer, de comprendre, peut -etre en changer des choses, les signes qu’un enfant ne peut déceler chez un adulte. Le film est très émouvant, la légèreté n’est qu’en surface, l’apreté de la vie est bien là, dissimulé mais présente. Chaque personne compose avec sa souffrance. Il ne se passe pas beaucoup de chose dans ce film, le récit est construit entre présent et passé, film de vacances et réalisme, c’est un sentiment sensoriel qui envahira le spectateur qui saura être touché. Entre realisme et nostalgie, grace a une photo precise et ouatée, et un gros travail sur le son et la musique, l’émotion monte crescendo nous rappelant les fantômes du passé nous accompagnant. Et c’est un beau portrait de l’enfance. Avec deux formidables interprètes, Paul Mescal nommé à l’oscar et une jeune interprète formidable de naturel.
Film énigmatique tant la suggestion et le non-dit l'emportent sur l'action, qui est, elle, inexistante. On sinterroge sur le format du film, qui se présente comme un long flash-back sur des vacances en Turquie, tant les retours sur le présent d'une Sophie adulte sont rares et elliptiques. Film sensible mais assez ennuyeux.
Le film est d'abord longtemps énigmatique, on ne comprend pas le thème, puis quand on comprend, c'est la déception. Il reste la description d'une belle relation père fille et des images parfois intéressantes. Mais le film fait plus film de vacances qu'œuvre d'art. Le scénario est basique. C'est typiquement le film de festival un peu tape-à-l'œil et sans grand intérêt sauf pour la réalisatrice elle-même.
"Aftersun" grand gagnant des British Independent Film Awards l'an dernier (7 victoires) est un drame anglais au scénario trop faible. En effet en dépit de la performance fusionnelle de la jeune Frankie Corio et Paul Mescal (nommé aux oscars cette année), j'ai trouvé l'histoire vaine il ne se passe quasiment rien hormis 2-3 séquences, je n'ai jamais accroché à ce film qui parle de deuil et d'une relation fusionnelle entre un père et sa fille, bref je me suis ennuyé clairement durant la projection.
La relation que montre le film entre un père trentenaire et dépressif et sa fille de 11 ans au cours de vacances en Turquie est d'une banalité confondante et, en plus, elle est filmée par Charlotte Wells, dont c'est le premier long métrage, avec beaucoup plus de prétention que de talent. Le seul point positif de ce "film de vacances" sans intérêt est de nous présenter Frankie Corio, une jeune comédienne écossaise qui, malgré tout, arrive à montrer son talent.
Ce n'est pas un film, c'est une épreuve !
Un père passe un séjour avec sa fillette dans un ´club de vacances tout compris en Turquie, puis il la raccompagne à l'aéroport.
Et pis c'est tout.
Un père passe un séjour avec sa fillette dans un ´club de vacances tout compris en Turquie, puis il la raccompagne à l'aéroport.
Et pis c'est tout.
Film magnifique ! Une écriture subtile, une parfaite harmonie entre l'histoire et la superbe mise en scène, c'est très beau, très touchant ! Le duo fonctionne très bien. Il faut voir ce film.
5/5 pour ce premier long métrage de Charlotte Wells qui oscille entre Sofia Coppola et Terrence Malick. Que dire si ce n'est que la plupart des spectateurs lambas auront des difficultés à comprendre ce film au point de ne pas l'apprécier à sa juste valeur. Pour ma part, j'ai été bouleversé. Tout est juste et parfaitement réaliste, certains pourront d'ailleurs lui reprocher ce ton anti-pathos, qui refuse de tomber dans le drama excessif en forçant sur les émotions des personnages. Non. Ici c'est la vraie vie, et malheureusement, peu de choses sont dites au bon moment, parce qu'on a peur, parce qu'on est fiers et bien trop bêtes pour le faire. La douce mélancolie exprimée par Callum (Paul Mescal à la course aux Oscars) sous-jacente d'une grosse dépression. Un père qui aime désespérément sa fille mais qui ne peut lui offrir une vie stable ni la voir autant qu'il le voudrait, un père qui souffre terriblement de se voir vieillir et oublié mais qui, malgré tout ce qui le torture, maintient la tête à la surface pour offrir de superbes vacances à sa fille. D'ailleurs, comme le dit si bien Sophie (la fille de Callum interprétée par Frankie Corio) : son père se sent tout le temps fatigué, a des absences ou est parfois totalement détaché d'un moment.
J'avais envie de lui accorder un 5/5 pour sa belle photographie, sa subtilité, sa douceur, son réalisme (parfois un peu castrateur), ses interprètes, sa musique (toujours très subtile aussi) et ses interprétations.
Quand on est jeunes, on ignore (ou remarque laborieusement) que nos parents éprouvent des émotions tout comme nous, on est souvent trop petits pour le comprendre. Et pourtant ce sont bel et bien des humains, avec une sensibilité, avec des peurs et des doutes... quand on a la chance d'apprendre à les connaître en grandissant, on découvre tout un monde qui nous était passé au dessus. Chaque moment, aussi simple soit-il, se doit d'être vécu à 200%, surtout avec nos proches.
J'avais envie de lui accorder un 5/5 pour sa belle photographie, sa subtilité, sa douceur, son réalisme (parfois un peu castrateur), ses interprètes, sa musique (toujours très subtile aussi) et ses interprétations.
Quand on est jeunes, on ignore (ou remarque laborieusement) que nos parents éprouvent des émotions tout comme nous, on est souvent trop petits pour le comprendre. Et pourtant ce sont bel et bien des humains, avec une sensibilité, avec des peurs et des doutes... quand on a la chance d'apprendre à les connaître en grandissant, on découvre tout un monde qui nous était passé au dessus. Chaque moment, aussi simple soit-il, se doit d'être vécu à 200%, surtout avec nos proches.
Aftersun propose quelque chose qu'on ne voit quasiment jamais dans les films de vacances : un père et sa fille qui ne font rien, si ce n'est aller à la piscine et jouer au billard. Et pour ça le film est exceptionnel. Il ne fait rien comme les autres. Là, le père est encore assez jeune et ne se comporte pas forcément exactement comme un père. Il ne donne pas forcément le bon exemple, laisse sa gamine seule, la traite comme une enfant alors qu'elle se voit déjà comme une adolescente (elle a 11 ans).
Et vu qu'il n'y a pas d'intrigue, que c'est juste les jours qui se suivent au bord de cette piscine, on a le temps de voir et de comprendre la relation entre cette fille et son père. C'est un film rempli de petits riens qui mis bouts à bouts font des souvenirs de vacances. Les scènes n'ont pas forcément de début ou de fin, il y a réellement un aspect bribes de souvenirs qui rendent le film touchant. C'est un film solaire, un souvenir heureux, même si on se doute que des non-dits doivent ternir un peu le tableau, la fille est trop jeune pour bien comprendre de quoi il en retourne.
Il en résulte de nombreux plans, les plus beaux du films, où les deux acteurs (qui sont géniaux) sont juste là, assis au restaurant ou au bord de la piscine et c'est sublime. Charlotte Wells n'en fait pas trop, c'est pas poseur, il n'y a jamais de tentative de surenchère pour en faire plus. Juste les personnages sont posés dans le cadre et si c'est soigné, ça reste un cadre réaliste. D'ailleurs ça participe grandement à la crédibilité du film. Malgré le côté souvenir le film a un côté très naturaliste. J'ai rarement vu une gamine de 11 ans être aussi crédible, dans son jeu, dans les dialogues... et se comporter autant comme une fille de 11 ans.
En fait avoir dans un film un enfant (ou ado...) qui n'est pas une vision qu'un adulte se ferait d'un enfant et dont on sent toute la fausseté, ça fait vraiment tout dans un film. Immédiatement en tant que spectateur on est plus investi émotionnellement. D'ailleurs là il y a une séquence absolument déchirante. Le karaoké, lieu commun un peu éculé des films de vacances est utilité totalement à contre-emploi. D'habitude il sert à marquer la fin du séjour, montrer la bonne ambiance, là c'est tout l'inverse. La scène dure et on a compris que ce qui doit arriver n'arrivera pas, ce qui la rend encore plus triste.
Et c'est que fait Charlotte Wells un peu avec chaque situation, parvenir à chaque fois à éviter de tomber dans les clichés un peu ridicules. C'est du grand art.
Clairement l'un des films de ce début d'année.
Et vu qu'il n'y a pas d'intrigue, que c'est juste les jours qui se suivent au bord de cette piscine, on a le temps de voir et de comprendre la relation entre cette fille et son père. C'est un film rempli de petits riens qui mis bouts à bouts font des souvenirs de vacances. Les scènes n'ont pas forcément de début ou de fin, il y a réellement un aspect bribes de souvenirs qui rendent le film touchant. C'est un film solaire, un souvenir heureux, même si on se doute que des non-dits doivent ternir un peu le tableau, la fille est trop jeune pour bien comprendre de quoi il en retourne.
Il en résulte de nombreux plans, les plus beaux du films, où les deux acteurs (qui sont géniaux) sont juste là, assis au restaurant ou au bord de la piscine et c'est sublime. Charlotte Wells n'en fait pas trop, c'est pas poseur, il n'y a jamais de tentative de surenchère pour en faire plus. Juste les personnages sont posés dans le cadre et si c'est soigné, ça reste un cadre réaliste. D'ailleurs ça participe grandement à la crédibilité du film. Malgré le côté souvenir le film a un côté très naturaliste. J'ai rarement vu une gamine de 11 ans être aussi crédible, dans son jeu, dans les dialogues... et se comporter autant comme une fille de 11 ans.
En fait avoir dans un film un enfant (ou ado...) qui n'est pas une vision qu'un adulte se ferait d'un enfant et dont on sent toute la fausseté, ça fait vraiment tout dans un film. Immédiatement en tant que spectateur on est plus investi émotionnellement. D'ailleurs là il y a une séquence absolument déchirante. Le karaoké, lieu commun un peu éculé des films de vacances est utilité totalement à contre-emploi. D'habitude il sert à marquer la fin du séjour, montrer la bonne ambiance, là c'est tout l'inverse. La scène dure et on a compris que ce qui doit arriver n'arrivera pas, ce qui la rend encore plus triste.
Et c'est que fait Charlotte Wells un peu avec chaque situation, parvenir à chaque fois à éviter de tomber dans les clichés un peu ridicules. C'est du grand art.
Clairement l'un des films de ce début d'année.
Il est de ces films dont la maîtrise et l'aspect délicat subjuguent d'autant plus qu'il s'agit d'une première réalisation : Aftersun de Charlotte Wells en fait partie !
Sur un pitch aussi simple que celui d'un père (magnifiquement interprété par Paul Mescal) et sa fille (épatante Frankie Corio) alors en vacances dans un camping en Turquie, la réalisatrice puise dans son vécu pour conter un récit extrêmement intime ou le non-dit prévaut, alternant entre moments radieux et mélancolie sans nom.
En filigrane, nous comprenant (via des séquences en caméra DV) que nous assistons aux derniers souvenirs d'un bonheur finissant.
Et la réalisatrice ne viendra jamais surligner le propos, ne viendra jamais appuyer la dépression de Callum par du pathos,ou venir chercher les larmes du spectateur.
Tout se dévoile par bribes, de manière sensitive et instinctive, alors que la petite Sophie se forge également (découverte de l'adolescence oblige).
Si on ajoute une mise en scène sobre et précise qui caresse la performance des acteurs, Aftersun fait office de très bonne découverte, et du premier long-métrage vraiment réussi d'une auteure à suivre
Sur un pitch aussi simple que celui d'un père (magnifiquement interprété par Paul Mescal) et sa fille (épatante Frankie Corio) alors en vacances dans un camping en Turquie, la réalisatrice puise dans son vécu pour conter un récit extrêmement intime ou le non-dit prévaut, alternant entre moments radieux et mélancolie sans nom.
En filigrane, nous comprenant (via des séquences en caméra DV) que nous assistons aux derniers souvenirs d'un bonheur finissant.
Et la réalisatrice ne viendra jamais surligner le propos, ne viendra jamais appuyer la dépression de Callum par du pathos,ou venir chercher les larmes du spectateur.
Tout se dévoile par bribes, de manière sensitive et instinctive, alors que la petite Sophie se forge également (découverte de l'adolescence oblige).
Si on ajoute une mise en scène sobre et précise qui caresse la performance des acteurs, Aftersun fait office de très bonne découverte, et du premier long-métrage vraiment réussi d'une auteure à suivre
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