3527 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
227 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
60 critiques
3
46 critiques
2
48 critiques
1
18 critiques
0
25 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jade
1 abonné
84 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 11 avril 2026
Un peu mitigée. J’aime bien la manière dont est tourné le long-métrage sous forme de souvenirs issus d’un caméscope. Mais au final on ne comprend pas la morale de l’histoire et trop de questions sont laissées sans réponse : pourquoi la fille décide de revoir ces souvenirs ? Est-elle toujours en contact avec son père ? De quoi souffrait le père ?
Aftersun est un film qui ne se regarde pas avec les yeux, mais avec les souvenirs. C’est une œuvre sur l'invisible : ce que l'on cache à ceux qu'on aime pour les préserver, et ce que l'on cherche toute sa vie dans les archives de notre enfance.
L’art de la retenue : Charlotte Wells réussit l'exploit de filmer le vide. Il ne se "passe" rien d'extraordinaire, et pourtant, chaque seconde est chargée d'une tension électrique. On sent que le drame est là, juste sous la surface de l'eau bleue de la piscine. C'est une tension plus insoutenable qu'une fusillade car elle est inévitable.
Une performance habitée : Paul Mescal livre une prestation "Béton". Il incarne la fragilité masculine avec une dignité foudroyante. Face à lui, la jeune Frankie Corio apporte une vérité qui rend chaque scène de complicité à la fois lumineuse et tragique.
La scène finale (Under Pressure) : C'est le sommet du film. Ce montage entre la danse dans le passé et la rave party dans le présent (le chaos intérieur de Calum) est l'une des séquences les plus puissantes du cinéma récent. Elle explique tout sans dire un mot.
C’est dommage parce que je savais que c’était un film triste donc j’ai passé tout le film à attendre un drame alors que ça se passait sous mes yeux. Ducoup je suis complètement passée à côté de la dépression du père. Surtout qu’on suit sa fille donc on connait pas vrm le père. Avec le recul cetait vrm un très bon film (j’ai vrm compris le film en regardant tik tok miskine) mais ça m’a pas touché parce que j’ai pas cette relation avec mon père donc j’ai pas pu relate. La puissance du film réside vrm dans tous les détails. Malheureusement pendant le visionnage je suis passée à côté
Ce film m'intéressait de par sa thématique et les très bonnes critiques de la presse. En regardant la Bande-annonce, je trouve le père bien jeune ! je suis donc le seul à constater que ce n'est pas crédible ? L'acteur Paul Medical a 14 ans de + que la jeune fille (sa fille dans le film). L'enfant a 11 ans, lui donc 25 !!!! de qui se moque t-on ? L'acteur de 25 balais est donc père d'une enfant de 11 ans.
J’avoue ne pas avoir été transpercé d’émotion bien que le film nous offre deux visions, celle de Sophie avec ses yeux d’enfant, et celle de Callum, dépressif. Ça ne m’a pas touché comme je l’aurais voulu, ça n’est pas un mauvais film mais j’aurais peut être préféré qu’il soit abordé d’une autre manière.
Après un film, on se dit souvent qu'il a été bien, bof, intéressant, ennuyeux, excellent, pas terrible... Aftersun est un film qui est beau. Je pense que c'est le plus beau film que je n'aie jamais vu.
Un film lent mais qui fonctionne bien, c'est pas un gros drame en soi, ça joue beaucoup sur les subtilités et les détails. Ceux qui cherchent une sorte de logique au film seront déçu, c'est très libre à l'interprétation. L'acting est très plan et certains plans sont vraiment sympa. Après j'avoue que j'aurais aimé légèrement avoir plus de concret, mais globalement l'analyse du film en elle même est très intéressante. C'est du qualitif, mais clairement pas pour tout le monde.
À trente-huit ans, l’Écossaise Charlotte Wells a signé en 2022 un premier long métrage d’une grande maturité : Aftersun est l’évocation, vingt ans après, de vacances passées par Sophie, onze ans, avec son père en Turquie. Les deux protagonistes enchainent les scènes que commandent le bonding entre un père divorcé et sa fille qu’il ne voit pas souvent : peur de décevoir, attentions de tous les instants, maelstrom d’activités ludiques pour veiller à cocher toutes les cases du what-to-do-in ? Dans les interviews qu’elle a données à la sortie du film, la réalisatrice raconte avoir laissé le champ libre aux deux acteurs tout aussi magnifiques l’un que l’autre, Frankie Corio (Sophie) et Paul Mescal (Calum) pour qu’ils apprennent à se connaitre et s’aimer plutôt que de leur imposer le par cœur de leur texte. C’est parfaitement réussi. On vit les liens de ce duo comme dans une véritable histoire de famille.
de films d'action à la "Fast and Furious" exclusivement, passez votre chemin. Cela vous évitera de venir ensuite attribuer une étoile à ce film tout en suggestion, en finesse psychologique et artistique, en sensibilité, en temps dilaté, celui des émotions et des souvenirs qui cherchent à se positionner... Car oui, dans ce film profondément émouvant, il ne se passe factuellement pas grand chose et en même temps, tout se passe ou se devine ... l'amour qui ne peut pas tout, les masques sociaux, l'ombre derrière le soleil, la lutte entre bonheur et souffrance ... Par petites touches impressionnistes, ce qui était parti pour être un bon film "feel good" va se complexifier, se densifier et se révéler énigmatique, elliptique et finalement dramatique sans que des éclats de complicité et de bonheur n'en soient absents. Des éclats, des bribes seulement, à l'image de ces scènes saccadées de rave party qui semblent dévoiler la Sophie devenue adulte en recherche désespérée d'indices sur ce qui aurait pu alerter la petite fille de 11 ans qu'elle était quand elle a vécu cet ultime été avec son papa trentenaire et dépressif. La façon de filmer ces moments tout en émotions est extrêmement réussie : du souffle de l'enfant paisible et endormie en 1er plan laissant apercevoir un papa trompant son anxiété en fumant sur le balcon, au père tenté d'en finir se fondant doucement dans le paysage d'une plage et d'une mer plongées dans l'encre de la nuit jusqu'à dissolution, en passant par les contrastes lumière chaude sur Sophie/lumière froide sur son père dans les mêmes plans.... spoiler: Même la dernière scène, annonciatrice du drame final, n'est pas ouvertement explicite mais métaphorique, elle aussi, avec ces portes de couloir d'un hôpital qui annoncent un voyage mortel sans retour à la joie cette fois! ...
On sort du visionnage d'Aftersun à la fois mélancolique, nostalgique mais aussi dé de rester ou devenir aux signaux faibles des relations humaines et du bien-être ou mal-être de l'Autre, qu'il faut s'aimer pleinement et de garder de beaux souvenirs des êtres qui comptent pour nous. Le film s'achève, la rêverie et la réflexion existentielle peuvent commencer ;) ....
Une femme se remémore les vacances passées en Turquie lorsqu’elle avait 11 ans avec son père aimant et idéaliste dans ce film solaire, mélancolique. Cette mise en scène reprenant des plans filmés tels qu’ils auraient dû l’être par un caméscope de l’époque combiné à un montage surprenant d’étrangeté conférant à cet objet filmique une aura unique. Porté par une distribution remarquable, la jeune Frankie Corio et Paul Mescal formant un duo père-fille plus que touchant. Ce film éblouit par la délicatesse avec laquelle il approche les sentiments et souvenirs de ces personnages par des instants diffus et une grâce sensorielle. Ce premier film de la réalisatrice Charlotte Wells est une œuvre inattendue au charme ténue.
Charlotte Wells capte avec une délicatesse rare ces moments banals de vacances qui, rétrospectivement, deviennent chargés d’une mélancolie presque douloureuse. La mise en scène fragmentée épouse la mémoire : des images imparfaites, des silences, des regards qui disent plus que les dialogues. Paul Mescal compose un père lumineux et fêlé, dont la fragilité affleure dans chaque geste anodin. Un film minuscule en apparence, mais qui, par la précision de son regard sur le souvenir et la filiation, atteint une profondeur émotionnelle remarquable.
Aftersun est un film d’une rare sensibilité. Subtil, brillamment mis en scène, il touche profondément sans jamais forcer. Paul Mescal est bouleversant. Un sujet délicat, maîtrisé de bout en bout. Presque un chef-d’œuvre.
Un film-mémoire intime, fragile, pudique – mais peut-être trop flottant pour moi.
Aftersun est un film très particulier. Ce n’est pas une histoire qu’on regarde, c’est un souvenir qu’on traverse. Et pour moi, c’est à la fois sa beauté… et sa limite.
Je reconnais pleinement la finesse de la mise en scène, la tendresse du regard, la justesse du ton. C’est un film qui ne dit rien, mais qui raconte énormément, et qui repose presque entièrement sur l’émotion rétrospective. Mais j’avoue avoir eu du mal à savoir comment l’aborder au départ. Trop contemplatif, trop silencieux, presque trop discret. J’étais un peu désorienté, comme si le film refusait d’être saisi.
Avec le recul, je comprends que c’est justement ce qu’il cherche à faire. Aftersun est le souvenir d’un moment d’enfance, recomposé par une adulte, une façon de revisiter les gestes d’un père en souffrance qu’on n’avait pas compris à l’époque. Et là-dessus, le film est bouleversant sans jamais forcer. Paul Mescal est d’une justesse incroyable. La construction du récit, toute en petites fissures, en silences, en regards perdus, est d’une subtilité rare.
spoiler: La scène finale, entre boîte de nuit mentale et couloir vide, offre une clôture émotionnelle magnifique. Et ce tapis turc aperçu, puis retrouvé chez Sophie adulte, dit tout du lien ténu, matériel, fragile mais éternel entre eux deux.
Je ne dirais pas que j’ai été bouleversé. Mais j’ai été marqué. Et à mes yeux, c’est déjà une preuve que le film a touché quelque chose de réel.
Un film délicat, à recommander à ceux qui aiment les récits qui murmurent plus qu’ils ne parlent. Et qui, peut-être, continueront de parler bien après le générique.