Harka
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Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2022
Du talent pour un premier film, on participe pleinement au réalisme social et à l'enfermement mental de l'acteur principal. C'est bien joué et parfois poétique mais on ressent aussi un certain ennui, peut-être en raison de faiblesses de scénario.
Jean-Jacques Altman
Jean-Jacques Altman

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2022
Harka par Dingo de Cinoche
Plus outre-noir qu'un tableau de Pierre Soulages car pas le moindre scintillement de lumière à accrocher pour rendre moins tragique cette désillusion post printemps arabe en Tunisie, le pays qui a initié cette révolte bien assourdie depuis. Insupportable de bout en bout, surtout à la fin. Le langage est peu cinématographique, beaucoup de voix "off" et dès le début avec un travelling involontairement laid et long et il manque pas mal de hauteur pour être soulevé par cette histoire peut être inspirée d'une histoire vraie et certainement d'une situation vraie. Ne laisse pas indifférent. A voir mais pas un jour de spleen sous peine de finir comme dans le film
Soquartz
Soquartz

30 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2022
Beau film, qui parle crûment de la misère en Tunisie, c'est à la fois profond et distant, presque froid, alors qu'il s'agit d'un drame. On voit une résignation de cette population face à une société impitoyable, où chacun a son rôle prédéterminé, où la spirale de la pauvreté emporte tout sur son passage. Les liens familiaux sont ce qu'il reste quand on a tout perdu, mais même eux ne sont pas toujours suffisants. C'est dur, mais un témoignage magnifique sur un monde pas si loin de nous, européens.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2022
Rythme narratif efficace, acteur principal beau et convaincant, personnages des deux sœurs -seconds rôles essentiels- bien "dessinés" et joués...
Ali est vite coincé entre son désir -suicidaire- de tenter l'émigration vers l'Europe, la nécessité qu'il a de "faire" de l'argent pour sauver sa famille, son affection pour ses sœurs, sa pudeur de mec qui l’empêche de le leur dire mais aussi de partager avec elles ce qu'il essaye de faire pour les en sortir...
Belles images, notamment celle, ambiguës, face à la mer, espace de loisir et de plaisir pour les uns, espace de perdition pour Ali et ses congénères.
La chute est, clairement, pour Lotfy Nathan le constat que l'immolation de Bouazizi en 2010 et le "printemps tunisien" qui a suivi n'ont servi à rien : la misère et la corruption sont de nouveau la règle spoiler: et Ali est contraint de reproduire le geste de de Bouazizi (dans des circonstances qui sont similaires)
...
Problème, il n'est pas sûr que l'anglo-américain Lofty Nathan soit bien placé pour nous l'affirmer...
A voir quand même !
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2022
Film fort et poignant !! L'interprétation d'Adam Bessa est magistrale, minimaliste, mais avec une force incroyable.
bellara sandra
bellara sandra

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2022
Très bon film, et très bon jeu d'acteur. J'ai réussi à ressentir des émotions intenses a travers plusieurs scènes. Je ne comprends pas les critiques.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2022
Ali est un jeune Tunisien qui ne se voit pas d’avenir, sinon celui de traverser la Méditerranée à la recherche d’une vie meilleure. En rupture de ban, il a abandonné le foyer familial pour squatter une maison en construction. Il gagne sa vie chichement en vendant de l’essence de contrebande. La mort de son père et la défection de son frère aîné l’obligent à revenir vivre avec ses deux sœurs cadettes et à renoncer à ses projets d’émigration. Pour leur éviter la saisie de leur maison et réunir la somme nécessaire au remboursement des dettes de son père, Ali doit franchir les limites de la légalité.

Dans le dossier de presse, le réalisateur Lotfy Nathan explique le double sens du titre. « Harka » dit-il désigne d’une part l’immolation par le feu, comme celle de Mohamed Bouazizi en décembre 2010, à Sidi Bouzid où "Harka" a été tourné. Ce suicide, on s’en souvient, fut l’étincelle qui provoqua le Printemps arabe en Tunisie, la fuite de Ben Ali et l’instauration d’une fragile démocratie qui vient de connaître à l’été 2021 un virage autoritaire à l’instigation du Président de la République Kaïs Saïed. « Harka » désigne d’autre part un migrant qui traverse illégalement la Méditerranée.

Ces deux destins aussi désespérés l’un que l’autre semblent être les seuls offerts au jeune Ali, que le réalisateur a chargé de symboliser à lui seul l’impasse la jeunesse tunisienne. Dans le rôle, la révélation Adam Bessa, de tous les plans, porte le film avec une incandescence fiévreuse.

Un moment, on pressent que la chronique sociale va verser dans le polar lorsqu’Adam prend le chemin de la frontière libyenne pour en ramener de l’essence de contrebande. Mais dans son dernier tiers, le film retrouve son lit. Il se hâte lentement vers un dénouement qui nous surprend d’autant moins qu’on l’avait fatalement pressenti.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2023
Sur un cas unique, presque solitaire, Lotfy Nathan réussit à nous parler de la Tunisie d’aujourd’hui, dix ans après le printemps et sa révolte dont les braises ont plus que refroidi. Ali, entouré de ses deux sœurs dont il est responsable, galère de petits boulots en minables compromis au milieu du racket policier et du potentat social. A force de se cogner toujours la tête contre les murs, il va prendre en main son destin de la façon la plus désespérée qui soit. D’où les précautions de la mise en scène Nathan filme avec retenue, tant l’instant est à l’urgence. Mais le doute subsiste sur ces attendus de la destinée que sa caméra élude chaque fois d’une ellipse saisissante. Adam Bessa en saisit la force et son étrangeté, son pouvoir d’interprétation et sa rage de justice. Il est impressionnant ! AVIS BONUS Adam Bessa évoque son personnage et la manière dont il a abordé ce film
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2023
Ali vit dans son coin à vendre de l'essence de contrebande jusqu'au jour où il apprend le décès de son père, ce qui implique qu'il doit s'occuper de ses deux sœurs. Il a déjà du mal à s'en sortir seul, donc il ne sait pas comment il va faire pour prendre en charge deux autres personnes d'autant plus que les mauvaises nouvelles ne sont pas terminées... Ali n'est pas du genre à se tourner les pouces, mais il est obligé de travailler dans l'illégalité s'il veut survivre, car il s'agit bien d'une histoire de survie dans une Tunisie où la misère et la corruption dominent. Une vie de concessions et de sacrifices, mais à quel prix et pour quoi ? Une situation désespérée qui profite à ceux qui sont aux pouvoirs ou qui ont les moyens, car être dans l'illégalité est permis à condition d'avoir l'argent pour corrompre les autorités, donc ceux qui gèrent ce genre de business ne sont pas inquiétés au contraire de ceux qu'ils exploitent. "Harka" est donc un film solide avec un très bon Adam Bessa et une fin très puissante spoiler: non pas pour l'immolation en elle-même, mais surtout pour l'ignorance de toutes ces personnes qui passent...
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2024
Tableau désenchanté (mais sans surprise) de la Tunisie d’ajd, 10 ans après la Révolution de Jasmin (ou de paille) à travers le quotidien sans espoir d’un jeune homme confronté à la corruption et à l’injustice, porté par l’interprétation pleine de justesse d’Adam Bessa. 2,75
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2022
Après un documentaire sur les motards baltimoriens de « 12 O'Clock Boys », Lotfy Nathan passe à la fiction, en route vers une Tunisie qui ne semble pas vraiment avoir digéré son printemps arabe. Le fantôme de Mohamed Bouazizi circule dans les plans les plus sombres, faisant foi d’une abnégation silencieuse, chez une jeunesse privée d’une vie en société. Il n’est donc pas étonnant de voir le cinéaste invoquer l’urgence, au beau milieu de paysages magnifiques, où le soleil peut à la fois illuminer l’horizon et brûler tous les espoirs de cette poignée d’individus qui tentent de survivre par tous les moyens.

La crise est gouvernementale et administrative, mais ce sera par le biais du personnage d’Ali, tenu par un Adam Bessa charismatique, que l’on contemplera la misère d’une nation endeuillée par l’injustice. Il vit de contrebandes d’essence, dans l’espoir de filer vers le fantasme d’une Europe salvatrice, mais en faisant le point sur cette « magie » qui a disparus, une voix-off le rappelle à l’ordre. Ali baigne dans la réalité du désert social, où il n’existe pas de droit pour ce dernier, toujours sous l’emprise d’une police corrompue. L’argent est le nerf d’une guerre de position, car il ne change pas son point de vente ou encore son domicile de fortune, en ruine, caractérisant à la fois son état d’esprit mutilé et l’état dans lequel se trouve son pays, qu’il ne parvient plus à protéger ses citoyens.

Le récit ne nous épargne pas les écueils du genre, où le héros verra ses responsabilités se multiplier à la mort de son père. Ce dernier laisse ainsi une génération livrée à elle-même, où le frère d’Ali prend la fuite, tandis que ses sœurs restent, simplement parce qu’elles sont limitées par un mode de vie toxique, où le profit enterre les chances de renouvellement de la famille. Le film se balade d’ailleurs ainsi entre le thriller et le drame. La stabilité n’est pas dans l’ADN de ce projet, qui a tous les éléments pour une dénonciation universelle. Cette démarche trouvera rapidement se limites, mais avec le comédien vedette et le raisonnement pessimiste de l’œuvre, il est possible de se laisser embarquer dans une aventure introspective forte.

Sans réinventer le concept, « Harka » s’appuie sur ce qu’il sait, à savoir l’échec d’une transition, toujours en cours et qui ne demande qu’à s’embrasser, dans le but de tourner la page et non pas de rappeler les funestes chapitres qui hantent encore la Tunisie et ses nouveaux martyrs. Le film se fige dans l’entre-deux, afin de laisser toute la place au spectateur d’accompagner Ali dans sa chute, malgré une bienveillance, qu’il revisite avec une grande sincérité. En attendant « Son », la prochaine fiction biblique et horrifique du cinéaste, il est donc envisageable d’y trouver une dimension supplémentaire à ce portrait intimiste et nourri de mélancolies.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juillet 2023
Précédent de peu Les filles d'Olfa, voilà autre face de la Tunisie: une fois le père disparu, le fils reste sans boulot fixe, incapable de nourrir ses deux sœurs. Ce premier film, dédié à la mémoire de Mohamed Bouazizi, a été tourné sur le lieu de son immolation Sidi Bouzid. Sous la forme d'une fiction d'envergure mineure, Nathan bénéficie d'un acteur remarquable, avec un Adam Bessa, incarnant un Ali sombre et mutique, justement récompensé à Cannes. Le monde des hommes n'est pas plus brillant que celui des femmes, ainsi le seul horizon étant la courte scène du début quand le copain immigré se vante de pouvoir tout se payer, femmes, voiture et le reste. Il ne reste plus qu'à Ali l'essence de contrebande pour survivre ou disparaitre.
DVD juillet 23
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 novembre 2025
Pour son premier long-métrage sorti en 2022, Lotfy Nathan propose une vision désenchantée de la jeunesse tunisienne à l’aube du printemps arabe à la fin de l’année 2010. Dans un style proche du documentaire, on suit le quotidien d’un homme vivant de petits boulots pour subvenir aux besoins de sa famille. Confronté à la corruption du système, s’engageant même dans la contrebande, il abandonne progressivement son rêve d’une vie meilleure en Europe. Le rythme reste terne sans procurer beaucoup d’empathie pour ce personnage à l’abandon. Seul le final, en forme de métaphore sur l’indifférence de la société vis-à-vis de la souffrance des pauvres gens, offre une dimension universelle à cette période historique abordée sans conviction. Bref, une chronique sociale traitée sans grande originalité.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 975 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mai 2023
Malgré les excellentes critiques, je n’ai pas été accroché par l’histoire.
C’est typiquement le film d’auteur, certes pas mauvais, mais qui manque trop de rythme pour m’interesser.
Stéphane L.
Stéphane L.

4 abonnés 25 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2023
Toutes les scènes, et quasi tous les plans sont sur le personnage principale et sur son histoire. Il n'y a aucun développement de personnages secondaires. Aucun point de vue externe pour apporter un peu de fraîcheur et de densité à l'histoire. Cela nuit totalement au but du film. Comment s'attacher à ce garçon sur qui tous les malheurs tombent, qui travaille dans l'illégalité pour essayer de s'en sortir, qui vit presque coupé du monde, sans être capable de communiquer avec son entourage, et qui doit tout porter sur ses épaules, sans s'exprimer, sans s'ouvrir aux autres, en exigeant de l'aide des autres sans vraiment être capable d'exprimer son désarroi et sa situation, sans même être capable d'en parler à ses proches. On se dit que c'est triste pour lui, mais voilà on se détache totalement du personnage. On ne peut pas l'identifier au reste du pays. D'ailleurs les conditions des autres personnages, encore une fois à peine ébauchées, ne semblent pas aussi catastrophiques. Bizarrement tout le monde a l'air de s'en sortir avec le sourire (les soeurs, le frère, le patron, etc.) sauf le fou dans la rue et les manifestants (qu'on ne voit que très brièvement) - mais encore une fois aucun de ces personnages secondaires n'est abordé. Il n'y a que lui, le personnage principale. On est dans la tête d'un gamin qui n'a plus de parents, plus de famille, qui est coupé du monde : çà va mal pour lui ? Ben, c'est logique. Et qu'est-ce qu'on peut y faire ? On lui passe un numéro de l'assistante sociale, il n'appelle pas. On lui propose une formation, il refuse. Il cherche des solutions dans le travail illégale, et la police lui tombe dessus. Au final au lieu de dénoncer les injustices et les inégalités, le film est tellement maladroit qu'il en arrive presque au but opposé à celui qu'il se donnait. On voit qu'il n'aime pas le pays et qu'il veut partir, mais on ne sait pas trop bien pourquoi, à part le fait qu'il n'y a pas de travail dans son pays. Certes il a croisé un gars revenu d'Allemagne qui frimait, mais ce gars est montré dans le film comme un co..ard. A côté de cela son ami, le seul qu'il a, duquel il se ferme bêtement d'ailleurs, lui dit que la Tunisie est son pays et qu'il ne peut pas partir. Là aussi le point de vue n'est pas développé. Bref, on est 1h30 dans la tête d'un gamin laissé à lui même, complètement replié sur lui même et coupé du monde, qui finit par se suicider, et çà ne démontre rien du tout ! à part qu'on peut perdre 1h30 de sa vie à regarder un navet. Je ne mets pas une plus mauvaise note à cause de la performance de l'acteur qui, en revanche, lui, assure vraiment.
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