Wicked : partie II
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187 critiques spectateurs

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Matthieu Charmetant
Matthieu Charmetant

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2025
Vraiment pas incroyable, moins bien que la partie I qui était déjà longue.
Tellement de trous dans le scénario... Histoire d'amour complètement baclée...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2026
Le miracle de Wicked ne s'est pas reproduit. Cette suite reste en-dessous de son prédécesseur, notamment parce que narrativement c'est totalement le bordel et que les numéros musicaux sont un peu fades à part deux ou trois.
En fait la qualité du premier c'était qu'on avait un film totalement con avec des magiciennes sans pouvoir (Ariana Grande qui était géniale) qui font semblant d'en avoir et qu'en toile de fond de ce truc absurde tu as un film sur la montée du fascisme. Le décalage et la sincérité du projet faisaient tout.

Là on garde Ariana Grande, qui est la force du film, qui joue toujours cette fille à papa simple d'esprit mais avec un bon fond, qui ne comprend pas tout, qui se laisse un peu manipuler et qui en fait des caisses qui avoir l'air d'être une petite princesse parfaite. L'ironie et le ridicule restent délicieux. Mais le reste suit difficilement. On tente de raccrocher avec le Magicien d'Oz de manière un peu forcée (et on part du principe que tu connais l'histoire), on a des personnages qui changent d'avis sans qu'on sache trop pourquoi... on annonce des trucs qui n'arrivent pas... on sent que le scénario dit : il faut arriver là, alors on arrive là sans trop savoir comment, mais on y arrive. Disons qu'on y croit pas trop.

Je ne crois pas à l'héroïne qui après avoir été salie par le Magicien d'Oz qui croit qu'en fait elle peut s'allier à lui... Et ceci malgré la super chanson qui va avec... Et je ne crois pas au Magicien d'Oz qui accepte comme ça de libérer ses singes volants... D'ailleurs on ne sait même pas trop pourquoi il s'en prend aux animaux de base. Tout ça fait qu'on y croit pas forcément et je suppose que c'est pareil dans le livre et dans la comédie musicale.

De la même manière, l'héroïne se rend compte que lorsqu'elle fait quelque chose de bien, ça se retourne contre elle et fait toute une chanson, sans doute la deuxième meilleure du film pour dire qu'elle ne fera plus jamais le bien... On se dit : Ah elle va vraiment devenir méchante et faire quelque chose... Et bien non, c'est sans effet. C'est un peu décevant.

Néanmoins on a quand même quelques destins de personnages qui sont assez tragiques, dont un qui est particulièrement brutal et définitif, et en vrai c'est pas mal d'avoir des actions qui ont des conséquences dans un blockbuster un peu concon pour enfants.

Mais le film oscille trop entre les bonnes idées, visuelles, chorégraphiques, humoristiques et les grosses ficelles et le remplissage. C'est dommage. Alors on ne s'ennuie pas une seconde (encore heureux), mais j'ai quand même une vraie déception comparé à la qualité du premier film. Mais je pense que l'histoire trop bordélique n'aide pas à faire quelque chose d'aussi libre dans le ton et la mise en scène que le premier.

Wicked reste une bonne saga, mais le second film pâti de la qualité du premier.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2025
difficile de suivre ce film si vous avez raté le premier opus...Pour le reste cela reste la magie du pays d’Oz, avec de jolies chansons ( soyez attentifs aux textes), de savants paysages et des effets spéciaux intéressants….C’est un produit américain, donc avec du savoir faire, et la volonté de faire passer des messages, je me suis demandé si au fond ; le pays d’oz n’était pas l’Amérique ? Simple question….Quoi qu’il en soit le film ressemble au premier opus, en développant d’autres questions, où plane parfois tristesse et désillusion…. Un film que je conseille, sauf si vous n’avez pas vu le premier ? Pour tout âge….
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2025
J’ai vu Wicked 2 cette fois-ci avec les chansons originales, et quel plaisir d’entendre les véritables voix d’Ariana Grande et Cynthia Erivo ! Toutes deux sont impeccables et portent le film avec brio. Malgré quelques longueurs, on reste immergé dans cette histoire magique et on passe un très bon moment.
Le Magicien d’Oz, en revanche, apparaît un peu ridicule, et certains passages du scénario auraient mérité un traitement plus abouti.
Rudy M
Rudy M

79 abonnés 954 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2025
Ce film aurait été plus réussi en étant un peu moins long , avec des scènes de magies plus abouties et moins de chansons , globalement c’est pas mal mais rien d’extraordinaire
ToulouseEvents
ToulouseEvents

50 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2025
Prenez Wicked partie 1, enlevez-y un peu d'humour et de chansons. Ajoutez-y des moments sombres, des personnages en questionnement existentiel et une envie de revanche, sans oublier de donner de la consistance aux personnages du Magicien d'Oz des années 60.

Secouez et vous aurez Wicked : Ford good.

Bien qu'aucune chanson n'arrive aux chevilles de "Defying Gravity" pour Cynthia Erivo ou "I feel pretty / Unsopretty" pour Ariana Grande, le tout fonctionne parfaitement. Vous avez un bloc de 2 films cohérent, avec des personnages terriblement attachant et dont les thématiques sont encore des problèmes actuels. De plus, on sent qu'Erivo et Grande s'entendent parfaitement bien, l'alchimie entre les 2 transperce l'écran.

Maintenant, j'ai envie de voir la version comédie musicale et le Magicien d'Oz original.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2025
Avec "Wicked : partie II", Jon M. Chu semble avoir tiré les leçons de la première partie. Le récit gagne en fluidité et la durée est mieux calibrée, évitant les longueurs répétitives qui pesaient sur le premier volet. Le scénario continue d’explorer la dualité morale entre Elphaba (Cynthia Erivo) et Glinda (Ariana Grande). Les numéros musicaux demeurent bien entendu le point fort du film, portés par les voix exceptionnelles de ses deux héroïnes, capables de transmettre autant de puissance que de délicatesse. La mise en scène joue toujours sur une esthétique magique et spectaculaire, mais avec un rythme plus dynamique et des transitions plus fluides. Le film rend hommage avec subtilité au "Magicien d’Oz" de 1939. Si certains passages restent un peu convenus, le film offre une conclusion satisfaisante à ce diptyque musical.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2025
En vert, et contre tous... Séance VO pleine à craquer de fans de tous genres et âges (ça fait plaisir), nous-même arborant fièrement le t-shirt-souvenir du spectacle du West End (une expérience à vivre absolument) et l'accompagnateur qui n'a aucune idée de ce qui l'attend, mais "aime bien le Magicien d'Oz, peut-être qu'il y aura un clin-d’œil à l'autre film" (mon pov' vieux, accroche-toi aux accoudoirs, y'a pas que Dorothy qui va être décoiffée). Tandis qu'on a revécu presque aussi fort l'émotion vive du spectacle (la dernière heure est un arrache-cœur ultra efficace, on a eu souvent les yeux humides), le siège voisin n'a cessé de réagir aux mille twists "Oh mais ça vient de là !" du Magicien d'Oz, qui sont la véritable force narrative de cette seconde partie. Alors oui, cette suite est bien moins gaie et naïve que la première (l'arc-en-ciel est passé, maintenant c'est l'orage), elle aborde un virage à 180° (sans problème : le balais volant a la direction assisté) pour foncer dans le dramatique et les sentiments mis à nu. Comme deux faces à une pièce, un côté solaire et heureux, et l'autre obscur et blessé au cœur (vous l'avez ?). Voici donc les mille discordes entre Elphaba et Glinda, dont on vous gardera tous les secrets, ne dévoilant (comme un appât à votre intérêt) que les dommages collatéraux de la guerre du Rose et du Vert pourraient bien être à l'origine d'absolument tout ce que vous connaissiez du Magicien d'Oz... Les chansons sont nettement moins marquantes (même si l'on a quand même presque 30 min de chansons inédites, ce qui est un effort d'originalité louable... Dont un "No Place Like Home" qui ressemble méchamment à un hommage au "Home" final de Diana Ross dans The Wiz, la version "blackploitation" du Magicien d'Oz... que Cynthia Erivo aime beaucoup, coïncidence ?), on n'échappe pas à des longueurs (surtout au démarrage), et le "rajeunissement numérique" de Jeff Goldblum dans une scène, c'est non (quelle horreur... Faut vraiment arrêter avec cette mode de retouches, les sosies et le maquillage, ça existe). Mais à côté de ça, la magie opère de nouveau, surtout dans le final, qui met le paquet sur les amitiés profondes (Amitiés ? On a eu un petit moment de flottement mental à imaginer "un peu plus que de l'amitié" dans une magnifique scène "d'écran scindé"...), et sur les résolutions heureuses (parfois tirées par les cheveux, comme spoiler: l'arrestation de la grande Enchanteresse, qui ne se justifie pas ou ne fuit pas, elle se laisse juste embarquer... Mouais, elle a des pouvoirs surpuissants quand même
), qui font quand même du bien, vraiment du bien (surtout quand "une certaine trappe" s'ouvre soudainement, et que la salle entière relâche un "AHHHH" qui vient du fond de l'âme : on s'est revu à l'Apollo Victoria Theather, avec 2000 gamins sidérés... Elle marche vraiment trop bien, cette mise en scène-surprise). D'ailleurs, pour briller en société, vous pouvez toujours dire que la fameuse scène "Je fonds !" d'Elphaba est la seule du spectacle qui n'est pas montrée directement mais poétisée en ombres chinoises, et cela marque tant, qu'ils l'ont gardé telle quelle pour le film, ce qui est une excellente idée. Bref, pour ne pas faire trop long, cette deuxième (on dit bien "deuxième" et pas "seconde", car on veut croire que ce n'est pas fini... On s'est auto-jeté un sort de surdité, pour ne pas entendre que c'est terminé) incursion dans le monde d'Oz, est beaucoup plus sombre, devenant à la fois la suite idéale pour un premier film très solaire, un hommage ultra-sincère de la pièce théâtrale, et une démonstration que Ariana Grande et Cynthia Erivo sont un binôme capable de nous arracher le cœur en un câlin aux yeux mouillés. Mention à la toute dernière scène du film, dont le flashback est le logo traditionnel de la pièce du West End (c'était les cinq secondes de gloire de notre t-shirt). Vraiment, même si elle n'est pas parfaite, cette suite est un savant mélange de tout ce qui fait la magie et la tragédie d'Oz, laissant ses deux vedettes nous ensorceler...pour de bon. Yeah, for good.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2025
Tout d'abord si vous n'avez pas vu la 1ere partie il sera très difficile de rentrer et comprendre le film. Sinon il est aussi bien que le premier, voire peut être un peu mieux car moins long et avec un peu plus d'énergie. Néanmoins comme dans le 1er je trouve que les chansons manquent de force.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2025
N'ayant pas vu le premier volet, je me suis laissé influencer par la Bande-Annonce de celui-ci, je ne pense pas m'être tromper en décidant de visionner ce long-métrage. Cette histoire d'Amitié entre 2 sorcières que tout oppose est intéressante. Elphaba et Glinda personnifient à elle deux plusieurs protagonistes de la société. La première, du fait de sa couleur et ses prises de positions est perçue comme une paria, alors que la seconde représente une sorte de Miss France du Pays d'Oz. Il y a de très beaux décors et costumes, qui rendent ce film plutôt agréable à regarder, mais mon petit bémol, c'est les chansons à répétition qui parfoIs sont un peu mielleuses. Cynthia Erivo et Ariana Grande ont été Nominés aux Oscars pour leur rôles respectifs, si à tout hasard elle réitéraient cet exploit, elles réaliseraient du même coup un Record. Elles deviendraient la 7ème et 8ème interprète(s) à obtenir 2 Nominations aux Oscars, pour avoir jouer le même rôle dans 2 films différents. Bonne Chance à Toutes les Deux !!!
Julien D.
Julien D.

17 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2025
C’est beau, c’est bien joué, c’est pas complètement manichéen mais quand même assez feel good. Première moitié un peu longue quand même, et des chansons un chouya en dessous du premier film. Mais on passe, on appréciera, et on re regardera sans hésiter!
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2026
Dans la continuité de l’épisode 1, l’environnement est tout aussi mirifique.
Ce qui est intéressant c’est cette histoire d’amitié surprenante entre les deux sorcières GRANDE rose et ERIVO verte, qui nous donne droit à une joute émotionnelle et musicale notoire.
Le magicien GOLDBLUM est tout aussi empêtré dans un personnage étrange, sans pouvoir, malfaisant et finalement rejeté. La séquence du mariage perturbé par les animaux qui s’échappent est cinématographiquement grandiose ! Un bel opus...
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

108 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2025
WICKED PARTIE II : 17/20

La machine à rêves est relancée avec Wicked Partie II, et je peux vous dire que dès les premières minutes, ça sent le style à plein nez !

Les images sont toujours aussi sublimes, le travail sur les décors, les costumes, la mise en scène, les musiques, les effets spéciaux… c’est vraiment un rêve éveillé.

Pour autant, cette suite est beaucoup plus sombre et mature, avec des thématiques assez dures qui dénoncent à merveille le système dans lequel nous vivons.

Le gourou qui abuse de son pouvoir et manipule son peuple, le mensonge, la trahison, la séquestration, mais surtout, l’amour et l’amitié.

J’ai beaucoup aimé la présence très discrète des personnages principaux de l’œuvre originale et la façon dont ils viennent se greffer à l’histoire. Ça apporte une certaine rondeur au lore de Wicked sans pour autant tomber dans le piège du reboot du Magicien d’Oz.

Le duo Cynthia-Ariana n’a jamais été aussi fusionnel. On a tous vu leurs 3 500 interviews après la sortie du premier film, et je pense que cette expérience les a vraiment liées pour toujours, et ça se sent dans le film. Parfois, on dirait même qu’elles ne jouent pas tellement la connexion entre elles est réelle, en plus d’être, l’une comme l’autre, des beautés interstellaires.

Bref, Wicked Partie II, c’est complètement validé.

Plus de notes sur insta : 22sur20
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2025
Qui est le film ?
Wicked - For Good est la seconde moitié du diptyque de Jon M. Chu. Cette nouvelle moitié n’a plus la naïveté du premier volet : elle hérite de l’histoire déjà fissurée, du pays déjà fracturé, et assume la charge la plus délicate, celle de transformer une amitié en champ de bataille idéologique. Son ambition affichée est de s'inscrire dans le hors champ de l'œuvre de 1939 et raconter comment un monde se recompose en construisant des monstres, et comment deux femmes tentent de survivre à cette opération.

Que cherche-t-il à dire ?
Wicked - For Good est un film sur la rupture et la tentative de réparation d’une amitié devenue champ politique. Là où la Part One s’attachait surtout à l’enchantement, à la formation du lien et à la découverte d’Oz par deux jeunes femmes encore préservées des fracas politiques, cette suite transforme la relation entre Elphaba et Glinda en une fracture qui cristallise les grandes questions du conte réécrit. Elphaba y devient l’archétype du bouc émissaire et Glinda, celle de la Bonne qui découvre trop tard que les paillettes ont un prix.

Par quels moyens ?
Cynthia Erivo et Ariana Grande font de leur histoire commune l’axe dramatique. Le film n’est pas seulement la chronique d’une « montée en pouvoir », c’est aussi l’histoire de deux femmes qui se sont vues avant que la scène sociale ne les instruit. Leur regard muet sur la piste de danse est la preuve que l’enjeu n’est pas idéologique au départ mais relationnel. Ce qui rend la déchirure atroce, c’est que la société intervient ensuite et politise ce qui, au départ, était intime : Elphaba se trouve assignée à la figure de « wicked » ; Glinda, occupant un rôle de star institutionalisé, devient complice malgré elle.

La lecture du Wizard (Goldblum) en huckster autoritaire est l’un des choix les plus pertinents mais aussi les plus maladroit du film. Le Wizard devient parabole du populisme performatif. Il vend du confort, il manufacture la vérité et il instrumentalise l’image. Le numéro « Wonderful » éclaire cette mécanique : texte léger, vernis spectaculaire, sentiment d’oubli moral. Le film montre, assez frontalement, la manière dont une foule accepte une narration rassurante et comment l’État-fiction peut éliminer la dissidence en la transformant en folklore.

Alice Brooks (directrice de la photographie) et l’équipe production design amplifient la dichotomie entre l’éclat collectif (la Cité d’Émeraude politisée, les décors officiels) et l’intériorité d’Elphaba isolée. Les cadres alternent plans larges quasi-théâtraux et gros plans tactiles sur des visages. Le film tente de concilier la vocation « spectacle » et la nécessité de l’intime. Ce va-et-vient est parfois la plus grande réussite visuelle du film : rendre visible la force d’une foule tout en montrant la vulnérabilité du dissident.

Vient ensuite la manière dont le film pense ses numéros musicaux. Dans « No Good Deed », Elphaba transforme sa blessure en manifeste : la caméra bascule, les ruptures d’échelle s’enchaînent, le chant devient architecture de colère. À l’inverse, « The Girl in the Bubble » fait de Glinda une image, la star contenue dans une bulle, offerte à la foule et prisonnière d’elle. Le film réussit à faire de ces séquences des scènes de pensée. Le duo final « For Good » est le moment cathartique attendu et il fonctionne comme synthèse émotionnelle. La chanson scelle une mémoire partagée.

L’adaptation est l’autre champ de bataille. des limites dramaturgiques apparaissent lorsque la logique interne peine à suivre l’ambition mythologique. Le film crame des éléments obligatoires et ne les dramatise pas assez. Le deuxième acte souffre d’une double contrainte : satisfaire le canon, et résoudre l’arc affectif. Le premier triomphe, le second est parfois bousculé. Conséquences : certains retournements (trahisons, tours de force politiques) manquent de justification interne. Il y a des effets, peu d’architectures psychologiques qui leur donnent poids. Quand une scène veut dire « voici pourquoi X agit », on perçoit trop souvent la colle scénaristique plus que l’émergence logique.

D’où le prochain mouvement, celui des origin stories des compagnons. Leur présence est compréhensible mais trahit un réflexe : justifier ce qui, dans le conte original, relevait de la pure énigme. À trop vouloir rattacher le Lion, le Tin Man ou le Scarecrow à des causes psychologiques, le film dilue sa puissance symbolique et perd parfois l’élégance du mystère. Le résultat est parfois un embrouillamini narratif qui dilue l’impact, mais ô combien jouissif de savoir.

Le film s’ouvre en revanche à des lectures contemporaines, notamment antispécistes, sans que celles-ci paraissent plaquées. Le lien Elphaba-Glinda est une forme d’amour non codé, non hiérarchisé. La couleur d’Elphaba devient stigmate politique et racial ; les animaux réduits au silence renvoient à la violence des régimes qui décident qui peut parler. Le film ne joue pas la carte du militantisme et ces lectures sont pleinement légitimes car elles aident à lire la transformation des personnages.

Où me situer ?
J’y vois un film sincère jusque dans ses faux pas, un objet qui avance avec la maladresse touchante de ceux qui préfèrent risquer. Les réussites sont nettes : la fracture émotionnelle au cœur du récit, la direction d’actrices qui donne chair à l’allégorie, les numéros pensés comme scènes de pensée, le Wizard en démiurge politique et la continuité orchestrale. Les failles existent aussi : l’obligation de coller au canon surcharge la narration, certaines trajectoires dramatiques manquent de fondation, Domingo underused n’a pas l’espace qu’il mérite et les nouvelles chansons oscillent face à l’héritage qu’elles convoquent. Quant à l’ambivalence politique, elle divise : pour certains, c’est un geste de nuance ; pour d’autres, une prudence qui ressemble à une hésitation.

Quelle lecture en tirer ?
For Good raconte l’histoire d’un monde qui cherche un coupable et trouve une femme qui refusait d’être vendue. Son intelligence tient à la manière dont les scènes s’éclairent mutuellement. Ce que le film montre, finalement, ce n’est pas la chute d’une amitié mais la naissance d’une conscience, celle qui comprend que les récits collectifs peuvent écraser les individus, et que survivre consiste parfois à refuser la version officielle.
PiMovies
PiMovies

22 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 décembre 2025
Je ne comprend pas tout les avis positifs, autant j'avais fortement apprécié le premier volet autant ce second reste fade et d'un oubli....
C'est mal rythmée il n'y a meme pas un véritable final ou un minimum d'epique alors que l'on nous vend ce second opus comme tel. Les musiques qui dans le premier opus servaient a la continuité du scénario ou a montrer le caractère et l évolution de chaque personnage ne servent ici qu'à rajouter du temps au film sans rien raconter ou le raconter en boucle. Je n'attendais pzs grand chose juste de me détendre mais ce fut long trop long beaucoup trop.
Heureusement les performances des acteurs et quelques idees de mises en scènes sauvent le film mais ca restera une lourde déception et une suite qui pour moi aurait pu se raccourcir a 1h maximum tant ce qui y est montrer est risible et presque inutile .
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