Note moyenne
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Ce film est atroce. Tous les clichés que dénoncent les luttes féministes y passent : un mari violent, une femme qui accepte de souffrir car "c'est son rôle", aucune perspective d'émancipation, et... un apitoiement très malvenu sur le sort du "héros", si triste, après tout, dans ce carcan de solitude qu'il s'est lui-même construit à grands coups de poings. Mais la.e spectateur.ice est tout de même amené.e à compatir : "c'est une brute, il n'y peut rien."
J'aurais préféré que sa femme s'enfuie, le trompe, le tue, ou parvienne à s'exprimer un peu plus dans ce monde machiste et oppresseur. J'aurais aimé que Fellini la montre heureuse, jouant de la trompette et faisant la clown comme elle sait si bien le faire. Je salue malgré tout sa mémoire, car c'est celle de toutes celles qui n'ont pas pu fuir une situation désastreuse en abandonnant le s*laud qui prétend les aimer.
Tout ce qui m'a plu, ce film le doit à la présence de l'actrice principale, à ses mimiques, à son jeu très sensible. Le reste, c'est du vent.
J'aurais préféré que sa femme s'enfuie, le trompe, le tue, ou parvienne à s'exprimer un peu plus dans ce monde machiste et oppresseur. J'aurais aimé que Fellini la montre heureuse, jouant de la trompette et faisant la clown comme elle sait si bien le faire. Je salue malgré tout sa mémoire, car c'est celle de toutes celles qui n'ont pas pu fuir une situation désastreuse en abandonnant le s*laud qui prétend les aimer.
Tout ce qui m'a plu, ce film le doit à la présence de l'actrice principale, à ses mimiques, à son jeu très sensible. Le reste, c'est du vent.
Ce chef d'oeuvre d'émotion, magnifique et atemporel, réussit l'exploit de retranscrire avec une simplicité exemplaire toute la complexité et les paradoxes de nos sentiments humains. Absolument magistral.
Les personnages sont vraiment touchant et on est pris d'affection par ces acteurs. La réalisation est simple mais ce qui m'a le plus géné est le manque d'intrigue on aurait pu toucher des sommet....
La Strada, rien que le titre ! Le film, en lui-même, est comme à l'image du visage de son personnage, une mélodie qui se situe au début avec un sourire, avant un écarquillement des yeux, ou les larmes ferme et enterrent l'aspiration de vivre. La métaphore entre la légèreté et la folie, par Fellini, est d'ailleurs une esquisse sublime en la matière. Il pose, en biais, un étrange regard sur les conditions, à première vue très simples, mais qui dans sa transformation de mesure délivre une autre approche, en filigrane, des errances, des chocs, des parcours ...
Il faut voir - et comprendre - comment ce réalisateur contextualise son histoire. Le début du film en est, à titre d'exemple, absolument parfais. A la fois clair comme un jeu d'enfant, on suit l'énoncée, on devine les quelques complexités, on analyse vite et de cela pourtant on ne n'en retrouve qu'un bout ... spoiler: Cette mère, qui pleure sa fille, que l'on prétend disparue et qui cherche dans le même temps à revendre sa suivante au type qui le lui annonce narre une pauvreté que l'on capte, très vite, que l'on déplore en quelques sortes, mais dont les larmes et les plaintes au moment de l'adieu traite de manière sous-jacente comme une forme de désespoir de cause ou l'ignorance du sort, véritable ou faux vaut mieux que cette peine-ci, là, à l'instant !
Gelsomina, comme elle se nomme, à qui plus est cette " étrange tête", une démarche aussi, quasi chaplinesque ! Pour cette petite, on comprend que l'échappatoire n'a rien d'une trajectoire faites de roses et de glaïeuls. Ces sourires qui la quittent aussi vites touchent particulièrement une veine d'empathie, pour nous, spectateurs. Une sympathie que ne suscite pas vraiment son " acheteur ", le rustre Zampano. Ce dernier bouffe, picole, cogne, la laisse planté sur le trottoir, dans l'indifférence de tous, excepté des enfants, dont cette dernière se rapproche constamment.
La vie de bohème, d'artiste, est aussi vu avec une poésie enjôleuse et sévère, dans une formule contrastante dont la mise en scène de Fellini souligne la dureté de l'époque et de sa survie. Gelsomina, encore une fois, manifeste une affection particulière pour son mouvement, mais se heurte à la rudesse de l'épreuve. La chute dans le trou du poulailler, ne fait d'ailleurs du tout rire, sa décision de retour à sa vie d'avant, aussi terne et sans saveurs n'a toutefois pas vraiment de conviction de sa part. Ses regards en arrière, pour qu'on la rattrape, avant d'entendre un autre air et d'y courir derrière dans l'effervescence de sa musique est un moment qui me reviens au moment de l'écrire. Précisons une admiration pour celle-ci, Nino Rota, là aussi, un sacrée artiste !
On se prend d'affection, comme je l'ai déjà dit, pour cette jeune femme, à la manière qu'elle à de s'exprimer, rien qu'à elle ! Les quolibets, moqueries des imbéciles qui la maltraite dans les rues désert de la ville qui peu de temps encore faisait elle aussi la fête n'y changeront rien, enfin si ... Il accentue, encore, l'immense tendresse que l'on ressent, pour elle, qui en manque tant. Les gosses, surtout avec les " têtes grosses ", mais aussi dans un certain sens le cirque qu'ils rejoignent, tout comme le couvent auront eu d'effet de parenthèse sur les quelques moments de considération qui sont bien trop fugaces.
Le règlement de compte de Zampano avec son rival trouve un paroxysme dans l'enjeu étrange - à première vue - par l'entremise de celle-ci, vu par tous comme pas bonne à grand chose, mais qui devient le centre de la dispute, le sujet de la discorde définitive. Le combat de coq à lieu, le résultat en deviens troublant, devant les directions et les conseils, par ce petit caillou qui balaie vanité et ordonnance pour le début d'une rêverie ... Infiniment tragique !
J'en reviens à sa musique, à ce passage divin, trompette en main, puis en action, devant ses sœurs éblouit, nous et lui aussi d'ailleurs. Que le moment est incroyable. Si court pourtant. La grange, malheureusement endigue tout ! Le chemin qui conduit à l'embouchure suivante, à sa déferlante continue la perdition. La peur, la décharge de colère finissent sur un déguisement, un maquillage qui camoufle le pire de son horreur. Fuite et abandon, avant l'ultime désolation ... Le remord par victimisation dans la tentative d'oubli lors de la conversation décisive laisse place à une solitude désespéré, que l'ivresse et la rage ne trompe guère. Une réponse à la question de cette grange, trop tardive, seul sur cette plage, en larmes, affalé devant des souvenirs qui retoquent et tranche par une vérité difficile à soutenir.
Une triste fin.
Un mot pour Fellini et sa bande, devant et derrière la caméra majestueuse, merci.
Il faut voir - et comprendre - comment ce réalisateur contextualise son histoire. Le début du film en est, à titre d'exemple, absolument parfais. A la fois clair comme un jeu d'enfant, on suit l'énoncée, on devine les quelques complexités, on analyse vite et de cela pourtant on ne n'en retrouve qu'un bout ... spoiler: Cette mère, qui pleure sa fille, que l'on prétend disparue et qui cherche dans le même temps à revendre sa suivante au type qui le lui annonce narre une pauvreté que l'on capte, très vite, que l'on déplore en quelques sortes, mais dont les larmes et les plaintes au moment de l'adieu traite de manière sous-jacente comme une forme de désespoir de cause ou l'ignorance du sort, véritable ou faux vaut mieux que cette peine-ci, là, à l'instant !
Gelsomina, comme elle se nomme, à qui plus est cette " étrange tête", une démarche aussi, quasi chaplinesque ! Pour cette petite, on comprend que l'échappatoire n'a rien d'une trajectoire faites de roses et de glaïeuls. Ces sourires qui la quittent aussi vites touchent particulièrement une veine d'empathie, pour nous, spectateurs. Une sympathie que ne suscite pas vraiment son " acheteur ", le rustre Zampano. Ce dernier bouffe, picole, cogne, la laisse planté sur le trottoir, dans l'indifférence de tous, excepté des enfants, dont cette dernière se rapproche constamment.
La vie de bohème, d'artiste, est aussi vu avec une poésie enjôleuse et sévère, dans une formule contrastante dont la mise en scène de Fellini souligne la dureté de l'époque et de sa survie. Gelsomina, encore une fois, manifeste une affection particulière pour son mouvement, mais se heurte à la rudesse de l'épreuve. La chute dans le trou du poulailler, ne fait d'ailleurs du tout rire, sa décision de retour à sa vie d'avant, aussi terne et sans saveurs n'a toutefois pas vraiment de conviction de sa part. Ses regards en arrière, pour qu'on la rattrape, avant d'entendre un autre air et d'y courir derrière dans l'effervescence de sa musique est un moment qui me reviens au moment de l'écrire. Précisons une admiration pour celle-ci, Nino Rota, là aussi, un sacrée artiste !
On se prend d'affection, comme je l'ai déjà dit, pour cette jeune femme, à la manière qu'elle à de s'exprimer, rien qu'à elle ! Les quolibets, moqueries des imbéciles qui la maltraite dans les rues désert de la ville qui peu de temps encore faisait elle aussi la fête n'y changeront rien, enfin si ... Il accentue, encore, l'immense tendresse que l'on ressent, pour elle, qui en manque tant. Les gosses, surtout avec les " têtes grosses ", mais aussi dans un certain sens le cirque qu'ils rejoignent, tout comme le couvent auront eu d'effet de parenthèse sur les quelques moments de considération qui sont bien trop fugaces.
Le règlement de compte de Zampano avec son rival trouve un paroxysme dans l'enjeu étrange - à première vue - par l'entremise de celle-ci, vu par tous comme pas bonne à grand chose, mais qui devient le centre de la dispute, le sujet de la discorde définitive. Le combat de coq à lieu, le résultat en deviens troublant, devant les directions et les conseils, par ce petit caillou qui balaie vanité et ordonnance pour le début d'une rêverie ... Infiniment tragique !
J'en reviens à sa musique, à ce passage divin, trompette en main, puis en action, devant ses sœurs éblouit, nous et lui aussi d'ailleurs. Que le moment est incroyable. Si court pourtant. La grange, malheureusement endigue tout ! Le chemin qui conduit à l'embouchure suivante, à sa déferlante continue la perdition. La peur, la décharge de colère finissent sur un déguisement, un maquillage qui camoufle le pire de son horreur. Fuite et abandon, avant l'ultime désolation ... Le remord par victimisation dans la tentative d'oubli lors de la conversation décisive laisse place à une solitude désespéré, que l'ivresse et la rage ne trompe guère. Une réponse à la question de cette grange, trop tardive, seul sur cette plage, en larmes, affalé devant des souvenirs qui retoquent et tranche par une vérité difficile à soutenir.
Une triste fin.
Un mot pour Fellini et sa bande, devant et derrière la caméra majestueuse, merci.
c'est une merveille de film. ce film m'a marqué tellement que je l'ai définitivement dans mes tripes. sobriété et intensité.
Fort vieilli tant dans la forme ou les thématiques que surtout dans le jeu théâtral soulignant l'aspect élégiaque, ce drame de la solitude s'incarne avec force dans le visage enfantin, triste, éperdu de Giulietta Masina, impériale de douleur contenue. Malgré sa présence, il est difficile de s'immiscer dans ce quotidien morose ou artificiel selon les personnages, d'autant que la dimension lacrymale attendue est bien trop appuyée. Un mélodrame désuet.
Quel chef d'oeuvre intemporel. Tout se complète à merveille : l'image, les éclairages, le choix des acteurs et ... la MUSIQUE.
Une brute et un ange, dont on ne sait jamais ce qu'elle pense. Personnage mystérieux, poétique et lunaire., voire christique. Si je ne reste pas avec toi, qui le fera ? Les images superbes nous ont fait penser à notre photo de Giacomelli
Avec ce drame placé sous le signe des forains itinérants et souligné par les sublimes mélodies de Nino Rota, Federico Fellini donne, au cinéma italien, l’un de ses chefs-d’œuvre. « La Strada » déploie toute sa poésie et sa tragédie à travers Guilietta Masina dont l’expressivité et les mimiques parfois furtives attirent irrésistiblement le regard, son visage au teint lunaire symbolisant à lui-seul la force visuelle de l’art cinématographique. Il nous ferait presque oublier l’imposante stature d’Anthony Quinn qui, sous l’épaisse carapace bourrue et brutale de Zampano, n’est de loin pas en reste non plus au niveau des émotions.
Lui est avaleur d'épées itinérant, elle est une jeune pauvre naïve et sans apprentissage. Ils vont devoir cohabiter pour vivre.
L'image et les coloris noirs/blancs sont magnifiques. J'ai apprécié l'histoire au début mais je m'attendais à une évolution des personnages spoiler: moins dramatique
3,5/5
L'image et les coloris noirs/blancs sont magnifiques. J'ai apprécié l'histoire au début mais je m'attendais à une évolution des personnages spoiler: moins dramatique
3,5/5
Dans l'Italie d'après guerre, 2 artistes de cirque tentent de survivre en faisant des spectacles pour les enfants pauvres des villes. Un pur joyaux, possiblement le meilleur film de Fellini. Entre rires et larmes, Giulietta Massima et Anthony Quinn, vertigineux de talent, sont toujours aussi bouleversants.
Un véritable chef d'œuvre signé Fellini. Un film drôle et terriblement triste, profondément humain. Une belle expérience dont l'actrice principale marque à jamais l'esprit des spectateurs.
Au-delà de l'univers du cirque et des saltimbanques, Federico Fellini réalise une œuvre intemporelle sur le tiraillement des sentiments entre dévotion et rejet. Sorti en 1954, ce long-métrage évoque la tragédie d’une jeune femme simple d’esprit au regard totalement ingénu (Giulietta Masina) qui devient l’assistante d’un artiste de rue (Anthony Quinn). Elle s’attache progressivement à cet homme rustre et brutal mais non dénué de sentiments. Cette relation dominant/dominé est explorée jusqu’à l’extrême et c’est finalement le caractère sombre du propos et la noirceur de l’âme humaine qui rendent cette histoire fastidieuse. Bref, une poésie baroque très déstabilisante.
Je n’ai pas pleinement apprécié ce film en le visionnant mais les souvenirs de son couple mal assorti (la brute et la gentille fille), de son dénouement poignant, et de sa musique, me sont restés à l’esprit longtemps après la dernière image. Anthony Quinn est inoubliable dans son rôle d’hercule de foire. Bien que parfois agaçante de naïveté et pleurnicharde, Giulietta Masina au visage très expressif avec ses yeux proéminents (impossible de dire s’il est joli ou non) intrigue. Il est vrai que l’histoire ne démarre vraiment que tardivement à partir de
spoiler:
la mort du « fou »
. Avant, elle vagabonde tels nos deux « artistes » avec comme seul fil conducteur une relation qui n’évolue pas beaucoup. Mais au final cela reste un film marquant.
. Avant, elle vagabonde tels nos deux « artistes » avec comme seul fil conducteur une relation qui n’évolue pas beaucoup. Mais au final cela reste un film marquant.
un des meilleurs films de toute l'histoire du cinéma. toujours émouvant après 70 ans. des paysages des abbruzes à couper le souffle même en noir et blanc.
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