La Vénus d'argent
Note moyenne
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45 critiques spectateurs

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Alain Bouvet
Alain Bouvet

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2023
Je viens de voir le film. Jeanne Francoeur va rester très longtemps gravée dans ma tête. Cela veut tout simplement dire que l'actrice qui incarne le rôle a été excellente. Un premier rôle magnifiquement réussi pour Claire Pommet. Un très beau film. 
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 décembre 2023
Jeanne est prête à tout pour réussir. Elle vit avec son père, son petit frère et sa petite sœur dans une caserne de gendarmerie en banlieue parisienne. Mais cette étudiante polymathe est bien décidée à intégrer le monde carnassier de la haute finance.

Quelques semaines après "Le Théorème de Marguerite", voici à l'affiche - et sur son affiche - le portrait d'une jeune femme surdouée qui cherche à se faire place dans le monde hostile qui l'entoure. Pour Marguerite, c'était la démonstration de la conjecture de Goldbach. Pour Jeanne, la coupe à la garçonne, caparaçonnée dans un costume cravate trop grand pour elle, ce sera la banque d'affaire façon "Le Loup de Wall Street".

Hélas ! Là où Anna Novion réussissait si bien à nous faire partager la passion dévorante de Marguerite pour les mathématiques et son mal-être, Héléna Klotz caricature le monde de la finance et crée une distance avec son héroïne et ses tourments.

Filmé à l'économie, avec deux ou trois ordinateurs, des traders gominés et des recruteurs posant des questions ridicules, le monde professionnel que Jeanne a décidé d'infiltrer est une caricature. Son patron, interprété par Sofiane Zermani, qui semble aussi à l'aise à passer des ordres de vente que je le serais à chausser des patins sur glace, est l'un des pires rôles jamais écrits. Tout en lui sonne faux, depuis les abdos soigneusement découpés, jusqu'à sa suite au Shangri-La et à sa Rolls Royce - dont la vénus d'argent qui coiffe la calandre donnera son nom au film, on ne sait pourquoi.

La chanteuse Pomme fait des débuts prometteurs à l'écran. Elle interprète une jeune femme dont on peine à comprendre le moteur. Quand le film démarre, elle retrouve le militaire (Niels Schneider) dont elle a été amoureuse quatre ans plus tôt et qui l'a abandonnée après l'avoir déflorée. Leur relation, qui constitue le fil rouge du film, est incompréhensible : veut-elle se venger du mal qu'il lui a fait ? ou au contraire renouer avec lui la relation détruite ?

On croit un instant que le film sera sauvé du naufrage par Anna Mouglalis qui, toujours aussi magnétique, y fait une apparition à son milieu. Mais, laissée à elle-même, elle est si mal dirigée, que son seul talent ne suffit pas à donner au rôle ridicule qu'elle est censée interpréter - la dirigeante d'une organisation humanitaire mêlée à des opérations louches initiées par le patron de Jeanne - un peu d'épaisseur.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 juillet 2024
LE FRUIT DEFENDU. Le ver est dans le fruit. La petite reinette est d'un ennui cosmique. Ni souvenir, ni avenir. Une compoté comme amuse bouche sans saveur, sans gravitation. Isaac Newton a aimé.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2024
Pour son premier rôle au cinéma, Claire Pommet, alias Pomme, réussit son pari. La chanteuse et maintenant actrice donc incarne une jeune femme voulant se faire une place au milieu des requins de la finance (son boss est aussi rappeur et acteur, Sofiane Zermani). Son interprétation tout en retenue est tout à fait crédible mais peine à gommer la faiblesse du scénario. On peut retrouver un esthétisme dans la mise en scène accompagné d'une bande son délicieuse. Des débuts prometteurs mais un ensemble pour lequel on a parfois du mal à accrocher, la faute à de nombreuses incohérences.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2023
L'histoire de ce film magnétique et singulier se déroule entre deux espaces bien marqués. D'un côté, la caserne de gendarmerie familiale et de l'autre, le quartier d'affaires de la Défense. Entre les deux, Jeanne fait les trajets en scooter, de sa chambre d'enfant aux bureaux des grosses entreprises, telle la Vénus d'argent des Rolls Royce "fixant l’horizon comme si toutes les portes allaient s’ouvrir devant elle". Elle s'habille en costume d'homme et se définit comme neutre. Elle est sur le point de se faire embaucher comme quant auprès d'un influent patron de la place financière. A la caserne, elle s'occupe de ses deux petits frères et soeurs en l'absence de sa mère. Elle retrouve aussi Augustin qui revient après quatre années passées au Mali...
Le film juxtapose des scènes aux ambiances très contrastées, avec une empreinte esthétique prononcée. Le personnage complexe et atypique de Jeanne est interprété par Claire Pommet (la chanteuse Pomme) qui montre un talent incontestable dans ce premier rôle.
Même si le scénario ne trouve pas forcément son unité après avoir ouvert de nombreuses thématiques, La Vénus d'argent est un film à découvrir.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2023
Ai vu le très intéressant premier film d'Héléna Klotz, "La Vénus d'argent". Ce film est vraiment à distinguer pour sa mise en scène, la qualité de la photographie, de la bande son et bien évidemment pour l'interprétation de son rôle principal. Jeanne vit dans la caserne où son père est gendarme. Jeanne est indépendante, volontaire, mutique, observatrice et veut travailler dans le monde de la finance et devenir trader, non pour être riche, mais plus pour avoir l'impression de faire tourner le monde et s'arracher vers d'autres latitudes. Le scénario évite à chaque fois les écueils et les facilités et donne toujours priorité à la pudeur en laissant le spectateur actif et remplir seul, les vides laissés par de nombreux non-dits. Claire Pommet (la chanteuse Pomme) est parfaite pour ce personnage énigmatique et attachant qui veut se poser et s'imposer dans un milieu principalement masculin. Sa première incarnation au cinéma est à noter, et une belle carrière l'attend tant sa personnalité originale est unique dans le panorama français actuel. Elle est accompagnée par un amoureux transi plein d'émotions (Niels Schneider), un "employeur" ambigu (excellent Sofiane Zermani) et Anna Mouglalis toujours aussi mystérieuse et charismatique. Les dialogues sont parfois cinglants et drôles, en tous les cas toujours écrits. La bande son et la musique originale (signée Ulysse Klotz) sont très soignées et nourrissent l'ambiance de l'intrigue avec tensions et intelligence. Quelques longueurs dans le dernier tiers du film mais que l'on pardonne. Un premier film qui retient l'attention par sa sobriété et sa forme cinématographique aboutie. Très impatient de découvrir les prochains films de cette nouvelle réalisatrice.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2023
Dans L’Âge atomique (2012), premier et jusqu’ici unique long métrage de la réalisatrice, Héléna Klotz épousait les tourments de deux jeunes désargentés, consumés par le désir d’amour et de poésie lors d'une nuit d’errance à Paris. Etrangement, la jeune héroïne de La Venus d'argent semble n'avoir d'autre motivation que de réussir dans le monde de la finance. Pour y parvenir, celle-ci fracasse tout d'abord une vitrine de magasin pour voler un costume qu’elle n’a pas les moyens de se payer. Celui-ci doit lui servir aux différents entretiens à passer dans le domaine des affaires où elle veut faire carrière. Mais dans cette scène d'ouverture si significative, n'est-ce pas la réalisatrice qui opère elle-même cette traversée du miroir ?
L’intrigue est donc centrée sur l’évolution de Jeanne, personnage "non binaire" (caractéristique qui n’est qu’effleurée par la réalisatrice) et issue d’un milieu modeste (effleuré lui aussi). Froide et déterminée – "lucide" dit-elle –, elle fait donc l’apprentissage de cet environnement si particulier qu'est la finance, forcément non familier, en apprend rapidement les codes spoiler: – et les trahisons
. Sans autre motivation dans sa volonté d’ascension, sans véritablement d'éléments venant mettre en tension sa condition et l’environnement auquel elle se confronte ; c’est avec une complaisance certaine que s’enchaînent les scènes où s’étalent les "signes extérieurs de richesse" : chambres d’hôtels luxueux, grosses berlines et complets sortant fraîchement du pressing, boutons de manchette des plus clinquants... Pire, dans une scène où Jeanne se renseigne sur le prix d'une montre de luxe, c’est à une véritable publicité pour la marque Longines qu’on assiste (marque chaleureusement remerciée dans le générique de fin soit dit en passant). Difficilement pardonnable et, pour ma part, très décevant. Où est passée cette "belle naïveté" qui faisait le charme de son premier film ?
Lindaoff
Lindaoff

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2024
j'ai passé un très bon moment , la réalisation a du style et Pomme a un talent certain de comédienne .
Cyrille Cassier
Cyrille Cassier

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 décembre 2023
Un film qui accumule des plans et des séquences de clichés en clichés avec un scénario qui ne mène à rien....
Quand au jeu monocordes de Pomme..... Que dire si ce n'est qu'elle aurait mieux fait de s'abstenir de jouer la comédie ou bien que la réalisatrice apprenne à diriger des comédiens car là on frise le naufrage.
Film à fuir
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2024
Un récit d’émancipation qui brille plus pour son ambiance planante et la performance prometteuse de Pomme, que pour son scénario nettement moins emballant.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2024
Pomme se révèle une excellente comédienne dans ce thriller sur le monde de la finance et sur l'ascension sociale. Malheureusement, le récit finit par faire pschit.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2023
De belles images et de beaux plans, mais quelle est l'histoire ? Film creux et invraisemblable. Joli casting : Niels et Anna notamment. Mais c'est tout. Très décevant, je pensais à un scénario sur le monde la finance mais non ... juste les divagations d'une jeune fille
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2023
Un peu déçu par ce film, je m'attendais à mieux, il ne se passe pas grand chose, même s'est bien interprété le scénario est faible
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2024
C’est le premier véritable film de cinéma d’Helena Klotz ou, en tout cas, son premier long-métrage puisque le précédent sorti il y a plus de dix ans, « L’âge atomique », était plus expérimental et prenait plutôt le format d’un moyen-métrage. En effet, il ne durait qu’une heure et quelques minutes. À la vision de cette nouvelle proposition, on peut aisément assurer qu’elle creuse une voix singulière dans le paysage cinématographique français et qu’on attend la suite de ces travaux avec impatience et curiosité. Mais, surtout, elle parvient le tour de force de nous livrer un film éminemment contemporain et moderne sur tous les versants qu’il investit et emballé sous une couche de vernis cristallisant certaines de nos modes actuelles. Le film propose d’ailleurs enfin une œuvre s’inspirant de l’idéologie woke mais dans le bon sens du terme, où les idées de cette doctrine ne sont pas martelées n’importe comment. Cela se caractérise par le biais du personnage principal qui s’identifie comme neutre et non genrée. Un peu comme « La Vénus d’argent » au final qui passe d’un genre à l’autre avec grâce et fluidité sans en embrasser véritablement aucun.

Les interprètes musicaux qui passent à l’acting, chose plus commune que l’inverse, sont devenus monnaie courante. Certains embrassant même une carrière cinématographique digne d’intérêt comme, par exemple, Benjamin Biolay. La chanteuse Pomme, de son vrai nom Claire Pommet, trouve là un premier rôle de grande envergure et s’y glisse avec une maestria incontestable. Elle est le cœur vibrant de ce portrait de (jeune) femme qui est couplé à un récit d’apprentissage. Naturelle, revêche, versatile et étonnante, elle impressionne et donne envie d’en voir plus. Les seconds rôles ne sont pas en reste avec un casting brillant et inattendu où Klotz semble avoir choisi une galerie de comédiens bien racés : un habitué du sérail indépendant en la personne de Grégoire Colin, un jeune acteur québécois qui monte avec Niels Schneider, une future révélation issue de la diversité avec Sofiane Zermani vu récemment dans le très beau « Avant que les flammes ne s’éteignent » et, enfin, Anna Mouglalis et son timbre de voix si singulier. Un ensemble détonnant mais évident. Même dans les figurants on retrouve des faciès peu communs, prônant une diversité et une singularité physique peu courantes au cinéma.

On pensait que « La Vénus d’argent » allait prendre place dans le milieu de la finance uniquement mais on se rend vite compte que ce n’est pas le sujet du film, juste l’un de ses décors. Et concernant ce contexte, il faut avouer qu’il est ici bien vu et bien senti. D’autant plus que le personnage principal, quelque peu novateur et inédit dans un tel contexte, dénote admirablement. Tout comme son cadre familial d’ailleurs puisqu’elle vit au sein d’une caserne de gendarmes avec son père et ses frères et sœurs. La mise en scène de Klotz est froide, à la fois précise et minérale ainsi que magnifiée par une photographie bleutée du meilleur effet. Cela donne un cachet rare à cette proposition envoûtante, bercée par les notes d’une musique électronique du meilleur goût. Si la partie romantique avec Schneider convainc un peu moins, on suit les pérégrinations de cet électron libre fait personnage avec passion. Sa volonté, ses errances et ses hésitations nous poussent à nous attacher à elle et on en redemanderait presque surtout que l’excellente scène finale conclut ce récit en beauté, une découverte!

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Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2024
Note : 3,5/5

“La Vénus d’argent” de Héléna Klotz explore les ambitions d’un personnage non-binaire dans le monde de la haute finance. Claire Pommet, alias Pomme, y livre une performance remarquable, capturant parfaitement la complexité de Jeanne Francoeur avec subtilité et émotion.

La réalisation visuelle de Klotz est captivante, utilisant les décors de La Défense pour souligner l’isolement du personnage. Cependant, le film souffre d’un rythme inégal et aborde parfois ses thèmes de manière superficielle.

Malgré ces défauts, “La Vénus d’argent” reste mémorable, surtout grâce à la performance impressionnante de Pomme. C’est une œuvre à voir pour son style visuel distinctif et son exploration des thèmes d’aliénation et de résilience.
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