Saltburn
Note moyenne
3,4
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191 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2025
Parfois très malaisant, ce drame laisse un arrière-goût qui rend la notation délicate... Pourtant, si l'on y regarde objectivement, que de maitrise: mise en scène au cordeau, symbolique des couleurs ou lumières habilement exploitée, interprétation de tous les comédiens remarquable (un saisissant Barry Keoghan en tête), mélange des tons à l'équilibre (humour noir, sarcasme, comédie de moeurs, tragédie aux accents naturaliste), scénario très intelligent par son appui sur une réalité psychologique poussée à l'extrême - et qui renverse avec jubilation les attendus en rendant les habitants de Saltburn plus complexes qu'il n'y parait. Un jusqu'au-boutisme qui dérange mais marque et l'emporte en assumant pleinement sa démonstration de perversion.
François Z
François Z

44 abonnés 350 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2025
SALTBURN est un film qui a poussé l'acting de Barry Keoghan dans un jusqu'au boutisme qui peux s'avérer malaisant.
L'acteur s'est donné sans retenu dans ce rôle et c'est une vraie réussite. Le film tient d'ailleurs sur ses épaules en totalité même si Jacob Elordi est parfait en statue grecque vivante.
La note est juste ajusté car le scénario n'a rien de surprenant et les "twists" sont visibles à 100km.
Pierre Chambon
Pierre Chambon

2 abonnés 519 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 janvier 2025
ce film veut cocher toutes les cases, et n'en coche aucune - critique des super riches, de l'oisiveté, de la jeunesse dorée, de la perversion, de l'érotisme - beaucoup de longueurs, mais aucun thème n'est creusé - "qui trop embrasse, mal étreint"
Coraline
Coraline

33 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2024
Film vraiment atypique, change de ce qu'on a l'habitude de voir.
Assez perturbant cependant, difficiles de suivre et comprendre le personnage principal.

Bon divertissement.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2025
Qui est le film ?
Deuxième long métrage d’Emerald Fennell après Promising Young Woman, Saltburn (2023) s’inscrit dans une veine provocante et stylisée, flirtant avec les codes du conte moral, du thriller psychologique et de la satire sociale.

Il raconte l’ascension d’un étudiant boursier, Oliver Quick, dans le cercle très fermé de l’aristocratie anglaise, via son amitié trouble avec Felix Catton, golden boy aussi séduisant que naïf. Mais l’histoire d’un été entre privilégiés bascule progressivement dans un récit de vampirisation sociale, de transgression intime, de dédoublement identitaire.

Que cherche-t-il à dire ?
Saltburn est autant une critique sociale qu’un regard sur le désir d’appartenir. Il ne dénonce pas l’aristocratie comme système injuste : il en expose l’aura, le fantasme, la puissance d’attraction. Son projet est de faire ressentir ce que coûte l’intégration dans un monde qui vous nie.

Mais à rebours des récits empathiques sur l’outsider, Fennell retourne le regard : elle donne au marginal les traits du parasite, au dominé les outils de la prédation. Le cœur du film est cette tension entre séduction et destruction : que reste-t-il de soi quand on veut absolument être l’autre ? À travers Oliver, Saltburn interroge une violence, celle qui s’insinue sous les apparences, au nom de la beauté, de l’envie, du fantasme de légitimité.

Par quels moyens ?
La première image du manoir de Saltburn n’est pas une simple exposition de décor, mais une déclaration de langage. Fennell cadre ce lieu comme on cadre une obsession. Tout y est trop propre, trop précieux. Ce n’est pas un monde réel : c’est une imagerie mentale, celle d’Oliver, une projection de désir qui deviendra piège. Cette esthétique de l’excès, faussement séduisante, produit un sentiment d’opulence malade, le beau devient nauséeux.

Au fil du récit, Fennell installe une grammaire de l’infiltration. Un exemple frappant : lors du dîner où Oliver, devenu presque un membre de la famille, se fond dans le décor, un travelling latéral lent l’intègre dans le cadre avec fluidité. Il ne perturbe plus la composition, il la complète. Ce plan glisse d’un portrait de groupe à un regard individuel (le sien) comme pour signifier que l’imposteur a cessé d’être en dehors du récit. Il en devient le centre. Le mouvement de caméra ne souligne pas seulement une montée en puissance narrative : il en dit la logique interne. S’infiltrer, c’est se faire oublier comme anomalie, jusqu’à devenir indispensable à la forme elle-même.

Mais cette intégration est aussi une contamination. Le bain de sang final, sur fond de lumière naturelle et d’architecture noble, ne fonctionne pas seulement comme un climax choc : il visualise une vérité longtemps tenue hors champ. Oliver ne se contente pas de tuer ses modèles : il les efface physiquement du tableau. Il danse nu dans la maison vidée, filmé en plan large, comme s’il réclamait enfin le rôle principal de cette fresque d’été.

Plus tôt, une multitude de scènes condense une tension érotique et prédatrice. Il ne se passe rien, et pourtant tout est là : l’envie, la jalousie, le fantasme de l’effacement. Mais ces séquences ne sont pas voyeuristes : elles sont vampiriques. Il aspire lentement l’image de l’autre.

Enfin, le générique final, rythmé sur "Murder on the Dancefloor", nous montre Oliver danser, seul, heureux, triomphant, comme s’il fêtait son intégration achevée. Mais ce moment de pur clip pop, de jubilation esthétique, est un piège. Il n’est ni libérateur, ni vraiment ironique. Il laisse le spectateur face à sa propre jouissance. Ai-je applaudi un meurtrier parce qu’il était séduisant, marginal, bien habillé ? Ai-je confondu revanche et récit d’émancipation ?

Où me situer ?
Je ressors de Saltburn troublé, fasciné, et mal à l’aise. J’admire la rigueur avec laquelle Fennell pousse son film jusqu’à l’outrance, sans jamais lâcher son axe : montrer l’envers de la beauté, et la violence qui l’habite. Là où beaucoup voient du cynisme, je vois une méthode : il ne s’agit pas de choquer, mais de confronter le spectateur à ce qu’il consomme : les récits de revanche, les mythes d’ascension, les fantasmes de pureté sociale.

Ce que je trouve plus problématique, c’est le flou de certaines intentions, la manière dont le film brouille parfois trop volontairement les lignes, au risque d’annuler toute position morale. Oliver est-il un monstre ou un produit ? Un pervers ou un symptôme ? Mais peut-être est-ce là son projet le plus dérangeant : montrer que le mal, aujourd’hui, a le visage de celui qui nous plaît, de celui qui nous ressemble.

Quelle lecture en tirer ?
Saltburn n’est pas une satire de classe. C’est un mythe moderne sur la contamination du désir. Fennell filme la beauté comme une drogue, le besoin d’appartenir comme une pulsion de mort. Le film nous place face à notre complicité : nous aimons cette esthétique, nous voulons ce pouvoir, nous regardons avec envie. Et peut-être est-ce cela que le film nous fait payer, à sa manière : cette fascination que nous entretenons pour les monstres bien habillés.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2024
Saltburn avait eu un petit buzz lors de sa sortie et ce n’est que maintenant que je le rattrape, et je suis un peu partagé entre ceux qui disent que c’est pourri et ceux qui trouvent ça génial. D’un côté, le film est une petite pépite de divertissement : réalisation ultra léchée et stylisée avec des couleurs vives, des personnages ambiguës sur lesquels on se questionne sans cesse jusqu’à un final assez étonnant, un rythme parfaitement maîtrisé… et de l’autre côté, un film auquel on ne croit jamais vraiment sur le fond. Ça peut se rapprocher d’un « Parasite » mais à l’américaine, sauf que Saltburn semble avoir bien moins de choses à dire, il manque une petite « rage » au film ou un propos intéressant pour le rendre inoubliable. Les acteurs sont en revanche monstrueux et ça reste un très bon moment, donc je recommande !
ÉléonoreMadison
ÉléonoreMadison

79 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2024
Film très bien avec un incroyable retournement de situation. Je ne m'attendais pas à cela en visionnant ce film. spoiler: On pense qu'Oliver est un gentil garçon qui va se faire avoir par Felix, puis au fur et à mesure on constate des comportements étranges et manipulateurs d'Oliver jusqu'à découvrir une sorte de pervers narcissique qui n'aime pas Felix et qui veut s'accaparer Saltburn.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juillet 2024
Un bon film pour adolescents. Malheureusement, j'ai passé l'âge.
Des histories d'amour entre ados qui croient être les plus forts du monde. Des parents dilettantes qui ne parlent jamais de choses qui fâchent. Tout doit se dérouler dans le feutré, sauf les fêtes extraordinaires.
Quelques scènes gores ou osées qui apportent un peu au personnage principal du rejeté de classe. Jusqu'à ce que l'on découvre la vérité.
Un personnage principal impassible qui, lui aussi, ne dit rien, mais pas pour les mêmes raisons.
J'ai aimé le twist final qui remet tout en perspective et qui oppose classe laborieuse et noblesse.
Pierre C.
Pierre C.

18 abonnés 147 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2024
Saltburn, wow, un ptit choc. Encore un film de psychopathe qui est en fait un film de psychopathes. Chaque personnage a de forts troubles de la personnalité ce qui le rendra plus ou moins intéressant. Le protagoniste principal n'est pas attachant, il n'y a que la mère de Saltburg jouée par Rosamund Pike qu'on aimerait fréquenter mais pas pour son caractère. Barry Keoghan joue très bien, il se met dans les positions les plus dégradantes pour un être humain et provoque des malaises stratosphériques lors de scènes immorales et inconcevables. Tout cela est bien filmé, mais bien trop sale, long, et finalement peu intéressant sauf par curiosité malsaine.
Isabelle R
Isabelle R

7 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juin 2024
J'ai adoré ce film, l'acteur principal, hypnotique, comme toujours. Plus de deux heures qui passent très vite, avec de superbes décors et images, bande son, et une fin jouissive.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 juin 2024
Il y a des choses réussies je ne dis pas mais l angle choisi pour la narration est tellement étrange et un foutraque qu on finit par s ennuyer ferme . Les comédiens sont plutôt pas mal mais dirigés dans une sorte d hystérie qui pour moi ne sert pas du tout le propos . Quand arrive le final on se dit que peut être ça aurait pu être plus intéressant.
Sunny.n.sea
Sunny.n.sea

5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2024
Ses défauts : intriguant, clivant, psychologique et malaisant
Ses atouts: intriguant, clivant, psychologique et malaisant
Lise
Lise

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mai 2024
Franchement, pas terrible comme film. Ça s’enchaîne vite et mal. Le but du film est pas clair et très mal scénarisé.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2024
Saltburn convoque trois sous-genres cinématographiques issus de la série B pour mieux les détourner en s’y soustrayant : le film de fraternité collégiale, avec son personnage de parvenu intégré dans son université à un groupe huppé tout en percevant une finalité railleuse voire humiliante, le jeu de massacre, avec un personnage jeté dans une arène dont il ne connaît pas les règles – le flirt avec le fantastique, mobilisant la pleine lune, la consommation de sang et la disparation de convives ne sont pas sans évoquer Get Out (Jordan Peele, 2017) ou Ready or Not (Tyler Gillett, Matt Bettinelli-Olpin, 2019) –, le revenge movie enfin, orchestrant la punition des riches par le prétendu pauvre sans que celle-ci n’advienne graphiquement par un déchaînement de violence. Sur ce point, la confusion desdits genres fonctionne assez bien, participe à une segmentation du récit en trois chapitres implicites qui résonnent les uns avec les autres tout en laissant le spectateur dans une position instable.
Pourtant, la réalisatrice, déjà responsable du piteux Promising Young Woman – elle s’en sort mieux ici ! –, ne peut s’empêcher de sauter à pieds joints dans la vulgarité, cherchant à tout prix à heurter la sensibilité du public par des scènes complaisantes dans les tourments sentimentaux de son protagoniste : fallait-il représenter spoiler: un cunnilingus ensanglanté ? la consommation de l’eau du bain dans laquelle a éjaculé l’être aimé ? la pénétration de la tombe du défunt amant ?
La clausule, plan-séquence de prétendue libération, orchestre une chorégraphie nue sans que celle-ci ne vienne couronner une quelconque revanche, et Emerald Fennell a si bien brouillé les pistes deux heures durant qu’elle recourt à un sommaire de scènes antérieures qu’elle révèle dans leur malignité cachée… Subterfuge grossier, qui réduit Saltburn au décevant tour de passe-passe d’une apprentie magicienne, loin de la puissance exigée par ce qu’Alberto Savinio nomme, dans son magnifique roman Ville, j’écoute ton cœur (1944), la « monstruosité des amours entre inégaux », ici explicitée par le symbole du labyrinthe.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2024
Politiquement incorrect, agressif, malsain, le second long-métrage d’Emmeral Fennel, après l’excellent « Promising Young Woman », secoue les consciences plus qu’il n’en faut. Ça commence pourtant simplement - un étudiant cherche à se lier d’amitié avec l’un de ses camarades les plus populaires, mais on suppute que cela cache forcément autre chose. C’est bien écrit, bien réalisé (pourquoi en 4:3 ?) mais Il n’était pas nécessaire de choquer en nous servant 2-3 séquences extrêmes pour évoquer l’insaisissable personnage incarné si brillamment par Barry Keoghan dont seul l’âge (30 ans) fait défaut. Dans le rôle de Félix, Jacob Elordi fait largement mieux que sa piètre interprétation d’Elvis chez Sofia Coppola («Priscilla») alors que Rosamund Pike et Archie Medekwe n’ont pas été engagés pour ne faire que de la simple figuration, au contraire.
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