Vers un avenir radieux
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151 critiques spectateurs

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Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 mai 2023
"Filmer le cinéma, une tendance au bout du rouleau ? Vers un avenir radieux souhaite décomplexer cette démarche à la force d’une comédie loufoque comme seul Nanni Moretti sait le faire."

"Nous savons que l’humour reste sa plus grande force, notamment lorsqu’il contourne les traits de l’humanité. La dernière fois, il s’agissait d’une provocation plus que d’une véritable intention de nous balader dans les étages d’un immeuble. Ici, il préfère disserter sur ses plans et discuter de leurs valeurs, de leur symbolisme, tout en essayant de contenir tous ses personnages sous le même chapiteau. Il y parvient au forceps et avec une élégance rare, celle de larguer son public dès les premières séquences, annonçant le gros boomer qu’il est devenu ou qu’il ignore être."

"Nanni Moretti a pété les plombs et c’est un soulagement pour lui. Pour nous, c’est une autre histoire. Cette aventure lui est personnelle et il n’hésite pas à filmer un portrait de famille dans son générique de fin. Il se permet également d’intégrer de la musique pop et culte, comme s’il condensait tout ce qu’il a autrefois refusé dans une to-do list de luxe. [...] Vers un avenir radieux se situe donc là, entre la fiction et la réalité, comme le dindon de la farce d’une compétition amorphe. On peut apprécier le geste, la manière un peu moins."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

27 abonnés 142 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2023
Un chef d'œuvre foisonnant de mille idées ! Nanni Moretti revient à l'esthétique improvisatrice et tribunitienne de ce "Caro diario" (Journal intime) 1994 inoubliable, un des plus grands films de l'histoire du cinéma pour l'auteur de ces lignes. Dans cet opus 2023, l'hommage à Fellini (le cirque) est aussi évident qu'élégant, l'humanisme efficacement porté par la haute figure de Renzo Piano, le goût de la chanson italienne magnifié par des moments de comédie musicale d'un kitch créatif et inimitable dont seul Moretti a le secret. Réflexion sur le cinéma et sur le couple aussi. Musique originale de Franco Piersanti dans la grande tradition italienne de la musique de film : personne au monde ne sait marier ainsi citation musicale et originalité.
En cette année 2023, avec "Nostalgia", "Dernière nuit à Milan", "Il Boemo" par ces lieux de tournage et certains de ses acteurs, le cinéma italien brille et c'est une très bonne nouvelle pour la santé d'un cinéma de création riche de sa diversité.
Anouk Aimee08
Anouk Aimee08

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juillet 2023
Ce film est d'un ennui mortel ; d'un intellectualisme prétentieux infini, les traits d'humour sont dispensés avec parcimonie et ne parviennent pas à sauver l'ambiance générale d'une grisaille digne d'un documentaire soviétique.
A fuir absolument ! Une séance de cinéma doit procurer du plaisir et non être un pensum
Cl Sin
Cl Sin

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2023
Film complexe
Nanni Moretti se rit des conformistes, des Netflix et des conventions aussi bien sociales que du cinéma
La parade finale , un clin d oeil a Fellini, avec tous les personnages qui comptent a ses yeux dont Renzo Piano.., des scènes qui renvoient a Don Camillo et Peppone .annees 50 et la nostalgie qui traverse tout le film avec des chansons culte ...un peu Woody Allen aussi..mais il est a revoir parce que plein de tiroirs renferment des pépites .
Déconcertant aussi mais a ne pas rater
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

83 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2023
Quel bonheur de retrouver Moretti après la grosse déception de Tre Piani Un cinéaste en totale liberté,qui se paye tous les luxes : celui de radoter, celui d'aller à contre courant des modes cinématographiques, celui de nous offrir une leçon de cinéma et de morale ( la place de la caméra est elle une affaire de morale ? Hommage à Godard ?) lorsqu il interrompt le film d'un confrère.
Au delà de la liberté il y a aussi la nostalgie, l hommage à fellini et au monde du cirque, le choix de très belles chansons populaires des années 60 ( franco battiato mais aussi Dassin), une séquence finale chaleureuse et fraternelle. Et puis l humour décapant bien dur, et cette étonnante manière de découper ses phrases, cet étrange débit vocal de moretti acteur. Mais aussi et surtout le sentiment, aussi bien pour le cinéaste que pour son spectateur d être un survivant , un rescapé des années 50 perdu au milieu de l'ignorance ( ah bon il y avait des communistes en Italie dans les années 50? demande un assistant ) et des témoignages du modernisme qui envahissent et encombrent le plateau, donc l'intimité de Moretti
Bref un film d auteur qui ose toutes les audaces, qui n'est pas conçu par l'intelligence artificielle et ne cède pas aux diktats what the fuck de Netflix ( ce qui nous vaut une scène bienvenue et irrésistible)
On attend la suite !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 juin 2023
J'adore ses films mais là je n'ai pas du tout compris ou il voulait en venir, j'ai trouvé l'histoire brouillon et le thème pas abouti, beaucoup de pertes de rythmes dans les scènes et cela rend le film ennuyant et sans propos...
V Defont
V Defont

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 juin 2023
Le cinéaste est vraiment très mégalo. Le film a des longueurs. On s'ennuie beaucoup. Sans queue ni tête.
Jean-Christophe M
Jean-Christophe M

19 abonnés 61 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 juillet 2023
Je n'ai trouvé aucun intérêt à se film. C'est plat ô s'y ennuie mortellement. Morettii est particulièrement antipathique et tourné sur lui mêmes
A fuir absolument
mat niro

468 abonnés 2 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2023
Un film dans le film, c'est le pari osé du dernier Moretti. Il y incarne un réalisateur plus que tatillon, en difficulté dans son couple, et se questionnant sur le sens à donner à son dernier projet. Devant des acteurs déboussolés, il y a quand même des répliques cinglantes et drôlissimes sur la façon de voir le cinéma. Malgré tout, le cinéaste/acteur a tendance à parfois agacer le spectateur que je suis par son cabotinage. On retrouve quand même de nombreuses références au septième art qui raviront les cinéphiles. Moretti ne se gène pas pour glisser au passage un petit tacle aux plateformes (Netflix en l'occurrence). Bref, si ce long métrage est parfois confus, il s'en dégage un humour à l'italienne propre à ce grand Monsieur.
selenie

7 483 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2023
On se demande alors à quel point Moretti a-t-il mis de lui dans son personnage ?! Le récit alterne donc entre le plateau de tournage de son nouveau film un peu trop théâtrale, sur un sujet sérieux au point qu'on constate un cinéaste pointilleux et directif ce qu'il semble être également dans sa vie privée. Crise à laquelle fait écho l'affirmation de son actrice de son propre film n'est pas une histoire politique mais un film d'amour et qu'il ne s'en rend pas compte, ça renvoie aussi à une autre scène touchante avec un autre couple plus jeune qui se quitte. Hors du tournage le cinéaste continue entre son intransigeance offrant pourtant quelques séquences drôles notamment et surtout toute la partie autour de l'ultime scène d'un film qui n'est pas le sien et où il pousse le bouchon à une réflexion quadi unilatérale sur la violence. Nanni Moretti offre plus étonnamment quelques séquences de liberté et de fantaisie amusantes et ou mélancoliques (scènes dansées, musicales) assaisonnées de réflexions plus ou moins sensées (Netflix ou les sabots !). Peut-être un peu monocorde et quelques petites longueurs le film est pourtant foisonnant et amusant, touchant parfois, avec malgré tout un optimisme et une élégance certaine.
Site : Selenie.fr
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 909 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2023
Voilà un film imparfait… comme nous, mais rafraichissant. A l'approche des 70 ans, Moretti virevolte, assume ses ambiguïtés, verse un poil dans l'autodérision, refait le monde, cache son angoisse et convoque la chanson italienne pour ensoleiller le monde gris qui l'entoure. Il est libre "Giovanni" de penser que le PCI aurait pu virer autrement en 56, que le couple stable est encore un idéal à trouver, que le cinéma a un avenir radieux face aux concepts marketing de Netflix. Moretti ressasse ce qu'il nous a déjà dit, mais au-delà de quelques longueurs, il nous offre des scènes fortes de sens comme son interruption du final du film coréen: la violence à l'écran devrait provoquer son rejet dans la vie réelle, et non pas se banaliser en objet de consommation.
Les cinéphiles y trouveront de plus un lot éclectique de références à quelques personnalités du septième art.
Cinéma en VF (erreur involontaire, aie!) juillet 23
Wienna
Wienna

111 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2023
Très touchée par le film Vers Un Avenir Radieux de Nanni Moretti, qui a été présenté au Festival de Cannes. D'un charme authentique, avec une ambiance musicale tendre et euphorique, le personnage principal Giovanni, nous divertit autant qu’il nous émeut dans ses démarches absurdes et loufoques. Une comédie dramatique très réussie, qui s’assume dans le style singulier qu’elle adopte. On passe un moment doux et agréable, grâce à ce joli film qui met du baume au cœur.

J’ajoute que les références cinématographiques citées et expliquées par Giovanni renforcent le plaisir qu’on a en regardant ce film qui se déroule en grande partie au milieu d’un plateau de tournage.

Le point négatif que j'ai cependant remarqué demeure dans la limite franchie entre la réalité et l'imagination du réalisateur. La fusion être ces deux parties du scénario porte à confusion et le spectateur peut se retrouver perdu, ce qui gâche légèrement sa lecture du film.
Iggy bebs
Iggy bebs

11 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2023
un très grand film de nanni Moretti, sur les désillusions, sur le temps qui passe, sur la fin d'amour,. ma Palme d or
Relonnor
Relonnor

1 abonné 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2023
Moretti nous parle et rend encore hommage à son métier. Mais ici, il y a quelque chose de Fellinien qui plane...
Et si l'amertume, l'amour, l'humour, la nostalgie, la politique l'ironie et la mélancolie sont au programme, dans nos existences qui se débattent, ces questions y sont aussi revues sous le prisme de la joie, de l'atmosphère solaire romaine et de la volonté que l'on veut accorder et appliquer aux choses.
C'est tendre et enthousiasmant. Une nouvelle réussite.
garnierix

307 abonnés 605 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2023
On a envie de griffer le personnage principal, Giovanni, et donc l'auteur du film Moretti, du début à la fin. De toute façon, ce Giovanni et Nanni Moretti, c'est le même, non ?

Cette façon de couper les cheveux en quatre énerve... "Cuadrado como una puerta", comme disent les argentins ! Et on aime bien quand Netflix lui explique qu'il leur faut un "moment what the fuck" s'il veut qu'ils financent le film. Ça fait frémir le réalisateur (le personnage et l'auteur donc). Mais ça nous amuse, nous, même si nous n'aimons pas Netflix !

Son premier film était "Je suis un autarcique" (1976). Un autarcique ! Que Wikipedia résume : "Un metteur en scène mégalomaniaque veut réaliser un projet de théâtre expérimental aux côtés d'une troupe non moins inspirée".

Ça fait presque peur d'avoir passé sa vie (toute sa vie finalement) à s'observer et à s'obséder sur cette question de l'authenticité. Là, le prétexte est l'occupation russe de la Hongrie en 1956, vu de l'Italie, dans sa réalité et dans sa représentation. Il pourrait être tout autre.

Mais l'auteur / personnage n'est pas dupe de cette obsession. Et c'est sans doute là tout l'intérêt du film. Son attitude se retrouve chez une multitude de gens. Qui normalement devraient avoir aussi envie de se griffer en sortant de la salle.

C'est pourquoi le film se termine avec cette chanson "Et si tu n'existais pas" de Joe Dassin, qui sans surprise date exactement de son premier film (fin 1975). Moretti aurait dit : "je veux avoir l'illusion que donner l'exemple compte".

A.G.
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