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Philippe C
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3,0
Publiée le 13 novembre 2023
une jolie et sombre mise en scène pour rapporter ce fait historique d'enlèvement d'un jeune juif baptisé à l'insu de sa famille par une bonne qui le croyait en danger de mort et récupéré par le Vatican pour sauver son âme. Ce qui nous est montré, dans une Italie instable et en cours d'unification, c'est le poids de l'église et sa vision fermée, rétrograde, dans la seconde moitié du 19ème siècle avec ses personnages intégristes ( l'inquisiteur) ou plein de morgue dominatrice (Pi IX). la communauté juive n'est pas, elle non plus montrée sous un jour très favorable avec se représentants suomis . Seule peut-être la famille apparait comme aimante avec le personnage fort qui est la mère, jusqu'à son lit de mort. Belles images, musique un peu forte, personnages souvent binaires Un film qui fait réfléchir à cette époque de montée de l'intolérance et de l'arcboutement s ur de fausses convictions
Nous n’avons pas du tout aimé ce film car il est très manichéen, peu subtile certes les images sont belles mais le sujet est survolé, son point fort c’est la beauté de l’enfant et il est beaucoup filmé ainsi que la douleur des parents. Si vous recherchez un film intellectuel n’y allez pas !le film Silence de Scorsese sur l’évangélisation au Japon montre là subtilité de la religion catholique lorsqu elle fait du prosélytisme cela peut être sincère jusqu’à accepter de mourir pour la faire partager aux autres
Malgré la notoriété du réalisateur, le plaisir d'écouter la langue italienne, l'histoire traîne en longueur avec un pape qui ressemble à un bouffon. Seul, l'enfant captive par son regard interrogateur.
Histoire incroyable et peu connu d'un méfait de l’église. C'est très cinématographique avec quelques scenes très marquantes , les decors et costumes très beaux , des acteurs bien et une très bonne réalisation.
Film très prenant sur l'endoctrinement de la religion, des religions dans leur ensemble, c'est le passé, c'est le présent et si l'humain ne change pas ce sera aussi l'avenir avec toutes les horreurs qui en découlent
C'est le premier long métrage du cinéaste Italien Marco Bellocchio que je découvre [qui a fait du bruit chez certaines critiques et je leur donne raison car il est parti bredouille du palmarès du festival de Cannes 2023 alors qu'il aurait mérité un prix. De toutes les films récents que j'ai été voir au cinéma ( ou télévision), " L'enlèvement " est celui qui m'a fait monter le plus haut emotionnellement car il dégage quelques séquences fortes au point de me laisser couler quelques larmesspoiler: ]Pourtant, au début, je me posais la question pourquoi l'église veut prendre un petit garçon dont les parents sont Juifs parce qu'il a fait soit disant les baptêmes Chrétiens. On est au 19 ème Siècles, les parents se battent pendant des années pour la garde du petit alors que le Vatican le labotomise, on peux le dire, à les prières de dieu sous le pape de l'époque.spoiler: Marco Bellocchio dresse un sujet fort intéressant, complexe aussi , avec une maîtrise de mise en scène avec bravoure. Les décors, le scénario, l'époque, la musique, tout est parfaitement reconstitué. Les comédiens sont remarquables. Un chef d'œuvre à voir absolument.
Même si la dernière demi-heure est plus faible, cette fresque dépeint avec tellement de précision le conditionnement construit par les églises ! Cette église qui n'a de cesse de ségréguer, régir, humilier ... depuis des siècles ! Et ce n'est pas l'apanage de l'église catholique ! Le mensonge et la haine véhiculés par les prélats en contradiction totale avec les textes est extrêmement troublant ! Cette histoire d’enlèvement est haletante ... la description de la naissance de la république romaine, un peu moins ! Et puis ce dogme qui affirme sans controverse que le catholicisme occidental détient LA vérité raisonne "méchamment" dans l'actualité !
Ce film est d'une puissance, on en sort abasourdi. Au-delà de la puissance, ce film est d'une beauté incroyable, la reconstitution de l'époque, le décor, les prises de vues sont parfaites. L'émotion est bien présente, un souffle nous emporte. Le jeu des acteurs est excellent, notamment dans leur regard intense et expressif ! Bref, allez-y sans hésitation.
Pas d enthousiasme.certes c est bien filmé et bien reconstitué mais l histoire est faible et le scénario pauvre.il est consacré trop de temps à l enfance du garçonnet,héros de ce film et pas assez à sa vie d adulte.récit d’un enlèvement au pays des intégristes.
En 1858, à Bologne, à l’époque Etat pontifical, les troupes du pape font irruption dans le foyer d’une famille juive (les Mortara) et enlève un enfant de 6 ans, Edgardo, au motif qu’il a été baptisé à l’insu de sa famille et qu’il doit rejoindre un établissement religieux. Pour être austère et difficile, le sujet permet à Marco Bellocchio de déployer tout son art qui est grand. Il fait surgir un ensemble de thèmes importants : la puissance de l’Eglise catholique encore imprégnée de l’Inquisition, l’aspiration des Italiens à l’unité par l’abolition des Etats pontificaux et autres principautés, le conditionnement mental des populations par la religion et autres croyances, en lutte avec les liens affectifs familiaux. Ces thèmes qui apparaissent dans toute leur complexité sont tissés avec grande finesse. Comme souvent dans ses derniers films, Bellocchio se libère de la seule objectivité des faits en greffant dans sa narration des moments de rêves ou d’hallucinations qui donnent une dimension romanesque et mystérieuse au film. Sur la forme, le film est impressionnant de maîtrise. La mise en scène est virtuose, tant dans les scènes intimistes que dans les discussions tendues ou les plans de combats ou de révoltes. L’image est particulièrement belle (Francesco Di Giacomo). Les décors, réels ou en studios ?, nous emmènent à Bologne et à Rome, dans des cadres et atmosphères saisissants. Les acteurs sont remarquables, le jeune Enea Sala (Edgardo) mais aussi les acteurs familiers de Bellocchio : Paolo Pierobon, pape époustouflant, Fausto Russi Alessi (le père), Barbara Ronchi (la mère) et le formidable Fabrizio Gifuni en implacable inquisiteur du Saint-Office. Un grand film.
Un chef d'oeuvre. Marco Bellocchio a trouvé dans cette histoire vraie un moyen habile de raconter la grand histoire de l'Italie, celle des années de l'unification qui se fit contre les Autrichiens mais surtout contre le pape. Ce christianisme prétendument humaniste est montré dans ce qu'il est vraiment : une entreprise d'abrutissement intellectuel et de soumission à l'ordre établi, fut-ce t'il imbécile, surtout lorsqu'un rapport de force politique l'exige. Il en est du christianisme du XIXe siècle comme de toutes les religions à toutes les époques et l'histoire tragique du jeune Edgardo Mortara n'en est malheureusement qu'une parmi d'innombrables. La réalisation est intelligente et sert parfaitement l'argument du film. En un mot : grandiose.
Un film absolument grotesque, où l'emphase des acteurs, la lourdeur assourdissante de la bande originale, et le rythme totalement aléatoire se mettent en travers de toute chance de trouver l'intrigue soit émouvante, soit au moins intéressante sur le plan historique.
C'est un film de Marco Bellochio, donc on sait qu'au minimum on va voir un bon film. Celui-ci, inpiré d'une histoire vraie, mérite d'être vu, ne serait-ce que pour son évocation d'actualité de ce à quoi peut conduire le fanatisme religieux.
C'est le film de l'année 2023 ! L'histoire est captivante et la réalisation nous plonge dans la beauté de l'Italie . La musique trancende le propos avec une énergie de dingue ! Bravo
Le beau film de Marco Bellochio n'échappe pas à un côté programmatique. Malgré donc une mise en scène belle et fluide, des costumes et des décors majestueux, une musique puissante, et quelques grandes scènes, le film n'est pas déchirant comme il aurait dû l'être. Sans doute parce que l'on ne suit pas assez l'évolution de l'enfant, pas forcément très bien interprété, au profit d'un pape imbu, dogmatique et irrécupérable . Bellochio met en garde contre les pouvoirs omnipotents, et rappelle que les injustices détruisent les hommes. Pour autant, le film ne s'élève pas au dessus de son sujet. Un bon film et une relative déception