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Iloonoyeil
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4,5
Publiée le 1 février 2025
Bonjour les artistes !
Marco Bellocchio (83 ans) signe une œuvre cinématographique habitée et vertigineuse quant à l' histoire de son pays italien . Ici , la fin des Etats de la papauté de 1858 à 1873 est filmée de manière alchimique , précise et somptueusement inspirée. Par ailleurs, les intransigeances religieuses posent une problématique essentielle inhérente au genre humain par le biais d' un enfant juif enlevé par les catholiques mais qui choisit , adulte, de rester du côté de la papauté ...........
La qualité picturale des scènes se marie parfaitement avec les thèmes universaux traités avec nuance et lucidité.
Tout est magnifiquement filmé, avec minutie et profondeur symbolique et intime aussi !
L'histoire vraie d'Edgardo Mortara, un enfant juif de Bologne, baptisé en cachette par sa servante. A l'âge de 6 ans, il est enlevé par les autorités pontificales, qui le considèrent comme catholique et le font éduquer selon leur doctrine. Il aurait été facile de sombrer dans l'académisme, ou dans le pamphlet facile anti-religieux. Heureusement ce n'est pas du tout le cas. Marco Bellocchio traite son sujet avec subtilité... et pessimisme. Peu de gens sont vraiment reluisants dans ce récit, si ce n'est peut-être les parents désespérés du jeune garçon. La communauté juive voit dans cette histoire l'occasion de servir ses intérêts (ou tout au moins de ne pas les dégrader davantage). Les royalistes l'exploitent pour faire renverser l'autorité du pape. Tandis que celui-ci se terre dans sa position religieuse et prétendûment sacrée pour ne pas voir la réalité en face. Même le pauvre Edgardo est présenté en nuances. Balancé entre sa volonté de suivre avec zèle la démarche qu'on lui impose pour en sortir au plus vite, et ses tentatives de garder ses origines juives. Mais il deviendra finalement presque secondaire, dans un récit qui privilégie la géopolitique. Ce qui n'est pas pour me déplaire, d'autant que les thématiques sont passionnantes. A ce niveau, Marco Bellocchio et Paolo Pierobon ont du s'amuser à représenter Pie IX de cette manière ! Un pape conservateur, peu à peu isolé, en proie à des cauchemars et du déni. Je reprocherai quelques fonds verts et plans numériques voyants qui visent à reconstituer les Bologne et Rome du 19ème siècle. Mais c'est du pinaillage, globalement les décors sont réussis, et la mise en scène sombre fonctionne bien. Notamment avec cette BO assez intense. Un drame fort.
L’Eglise et ses horreurs au nom de dogmes. Et l’histoire est si récente qu’on a peine à croire qu’elle a réellement existé. Le scénario est bien foutu, la fin est désespérante.
Ce long-métrage du réalisateur italien Marco Bellocchio, sorti en 2023, s’empare d’un fait divers historique pour aborder en toile de fond le pontificat de Pie IX, dont le règne de plus de trente ans a connu de nombreux soubresauts. En 1858, à Bologne, un petit garçon juif est placé de force dans un couvent pour être élevé dans la religion catholique. S’engage alors pour ses parents un combat perdu d’avance. La difficulté dans ce genre de récit est de rendre aussi passionnante la grande Histoire que le drame intime. Et là, il faut avouer que l’on a du mal à ressentir l’injustice et encore moins à comprendre les enjeux de ce convertissement religieux. On soulignera tout de même la parfaite reconstitution de l’époque, assortie d’une belle photographie. Bref, un film très ambitieux sur le fanatisme de la papauté qui reste néanmoins enfermé dans un classicisme froid.
L'histoire vraie d'un enfant juif kidnappé par le Vatican dans l'Italie du 19eme siècle. La reconstitution historique est parfaite, la lumière du film sublime et les acteurs tous très justes. Le sujet est poignant et pose la question du choix d'une éducation religieuse. Il y a tout de meme quelques petites longueurs mais l'ensemble reste vraiment interressant.
Film historique avec des décors et des costumes sublimes. Le jeu d’acteur est convaincant, l’histoire originale et méconnue mais j’ai trouvé que le film perdait en intensité passé les débuts et se contentait du fait historique. Moyen
La note parle d'elle-même je n'ai rien aimé. Le récit est lent, les acteurs sont caricaturaux, la BO volontairement assourdissante par moment ridiculise le propos. Même si cette histoire inspirée de faits réels est honteuse ce film ne lui rend vraiment pas honneur
Drame historique intimiste sur l’obscurantisme religieux à partir d’un fait divers peu connu. L’image est belle, la reconstitution soignée mais le voyage spirituel du jeune Edgardo et le contexte de tensions politiques de l’époque manquent un peu de profondeur
Le film est d'un grand clacissisme formel et pourtant il distille un souffle poignant et au fue et à mesure de l'avancée de l'âge du héros nous surprend à chaque fois et se révèle audacieux. Un grand fim
Une histoire passionnante sur l identité et la foi qui est transmise ou plutôt imposée. Un sujet qui pour le coup m a beaucoup intéressé. Les décors et costumes toujours primordiaux dans un film d époque sont de toute beauté en revanche les quelques effets visuels font peine à voir. J ai trouvé cependant dommage que le contexte n ai pas été mieux décrit et explicité alors que le film et très ancré dans son époque et que peu de parallèles sont fait avec le monde actuel.
Du Marco Bellocchio jamais déçu ! Les images sont magnifiques, les lieux sont beaux, les costumes incroyables… long par moment mais ce n’est pas grave… une histoire très intéressante.
Entremêlant fresque historique baroque et drame familial aussi stupéfiant que déchirant, Bellocchio signe un pamphlet extrêmement puissant contre l’endoctrinement religieux. La scène finale est folle ! 4,25
La perfection atteinte par Rapito résulte de sa capacité à rassembler, d’un même mouvement artistique, le passé et le présent, les Chrétiens et les Juifs ainsi que les spectateurs, qu’ils soient cinéphiles ou non, en témoignent la fluidité et la lisibilité du récit. Marco Bellocchio redouble chacune de ses images, lui compose un double inversé de sorte à figurer à l’écran la dualité qui tiraille de l’intérieur Edgardo, égaré entre deux familles, entre deux villes symboliques (Bologne comme berceau de la contestation, le Vatican comme siège de la papauté), entre deux religions disposant de leurs croyances et de leurs traditions respectives : une scène le montre d’abord caché sous la robe de sa mère, soucieuse de protéger son fils de l’inquisiteur ; une autre, au milieu du film, reproduit cette localisation sous la robe du pape cette fois lors d’une partie de cache-cache, jeu auquel s’adonnait d’ailleurs le protagoniste alors âgé de six ans. Le cinéaste italien parvient à articuler la reconstitution historique, minutieuse dans le détail de ses lieux, de son éclairage et de ses costumes, et l’onirisme tour à tour merveilleuse – spoiler: la guérison miraculeuse du Christ décrucifié – ou satirique, caricatures de presse à l’appui ; il impose une liberté de ton appréciable, subordonnée à une élégance de chaque plan, tout en dialoguant avec d’autres œuvres en lien avec persécution et exactions religieuses, notamment Silence de Martin Scorsese (2016), avec spoiler: ce plan final sur les mains divulguant une croix, preuve de la foi véritable du prêtre jésuite, dont Bellocchio semble se souvenir lors des funérailles d’un enfant . La superbe partition musicale de Fabio Massimo Capogrosso accentue les changements de registre et de rythme. La complexité du personnage d’Edgardo conjure tout manichéisme et restitue la puissance de conversion et d’emprise de l’Église catholique certes, mais plus généralement encore de toute instance adulte qui se sert des plus jeunes pour asseoir son autorité. Un chef-d’œuvre reparti bredouille du festival de Cannes en 2023.
Un scénario ciselé, une mise en scène parfaite, et pourtant quelle déception que ce nouveau film de Bellocchio! La faute à une caractérisation approximative des personnages et à la froideur globale qui se dégage du film. Impossible alors d'entrer en empathie avec les personnages, ni à porter un intérêt pour leurs trajectoires respectives.