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Quentin R
24 abonnés
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2,0
Publiée le 12 mars 2023
En dépit de toutes ses qualités (costumes, duo d'actrices principales, casting, énergie...), comment un film qui se déclame comme féministe et contemporain, peut raconter que 2 femmes se doivent de mentir, manipuler et jouer la comédie à propos d'un viol doubler d'un meurtre... pour attirer la lumière et faire carrière ? Un opportunisme farfelu qui n'en demeure pas moins douteux et qui ne sera jamais (réellement) remis en question tout au long de l'histoire. Post MeToo, quand la parole se libère enfin sur ces sujets mais qu'en parallèle, la défiance envers les déclarations de ces femmes se renforcent, proposer un tel propos dans un film semble dans les faits tout, sauf féministe.
J'écris rarement de critiques malgré que, je sois très souvent dans les salles obscures.
Mais là, c'est différent, François Ozon mérite largement que l'on prenne cinq minutes pour saluer son film !
Deux femmes qui vivent dans un appart miteux du bas Paris, une jeune avocate et une jeune actrice qui ne trouve pas de rôle, que la misère oblige même à dormir dans le même lit, et vivant sous la crainte d'être expulsée. C'est alors qu'en s'accusant du crime d'un producteur célèbre, la vie de la jeune actrice Mélanie Verdier (Nadia Tereszkiewicz) va être complètement bouleversée...
Pauline Mauléon, l'avocate (Rebecca Marder) apporte avec sa partenaire de jeu une vraie fraicheur au film, et son rôle d'avocate engagée dans la lutte féministe lui va parfaitement.
Isabelle Huppert joue avec beaucoup de classe spoiler: son rôle d'ancienne vedette jalouse c'est un vrai plaisir.
L'entrée en scène de Palmarède (Danny Boon) spoiler: en entrepreneur marseillais, je craignais un peu à vrai dire, de peur qu'il en fasse trop sur l'accent mais non ! Il est très convaincant dans son rôle.
Le juge (Fabrice Luchini) spoiler: et ses obsessions névrotiques dans la recherche du coupable idéal est excellent, on se laisse porter par son rythme endiablé.
Je n'aurais qu'un mot, c'est un film à VOIR ! Alors allez-y !
Ce qui frappe d'abord c'est les décors et les costumes. Petit bémol pour les premiers, où on distingue une sorte de modernité plus proche des seventies que des années 30 ce qui impose un anachronisme peu probant. Par contre le travail sur les costumes est magnifique, jusqu'à un nouvel anachronisme mais celui-là plus logique et judicieux avec la garde-robe de Odette Chaumette, star déchue du Muet qui semble restée à l'époque de sa gloire, sans compter la garde robe glamour de Madeleine/Tereszkiewicz. Le scénario est malin, rythmé, avec un panel de personnages tous parfaits au service d'un récit qui multiplie les situations incongrues ou absurdes. Pourtant on aurait aimé une procédure judiciaire plus réaliste, ce qui crée des invraisemblances alors que le récit a aussi besoin d'un minimum de crédibilité pour mieux jouer sur le décalage. Ils sont aussi bien servi par des dialogues ciselés et des répliques qui font mouches. François Ozon nous offre une gourmandise aussi acidulée que rafraichissante qui porte un propos certe féministe ou féminin mais sans jouer pour autant les moralisateurs, c'est tant mieux. Site : Selenie.fr
Un film vif et parfaitement rythmé. Une distribution extraordinaire, des décors et des costumes splendides. Vous passerez un excellent moment de cinéma racé
Mais quel redoutable navet... Comment peut-on rire, même sourire à cette accumulation de lieux communs, de tartes à la crème ? On dirait une mauvaise pièce de théâtre jouée par les élèves d'un lycée en fin d'année, ou un film pseudo-comique des années 80 en ex-yougoslavie . J'ai quand même entendu des rire à plusieurs reprises dans la salle, ce qui m'interroge sur le niveau de finesse de la population française que je pensais un peu plus subtile. Affligeant.
Prenez une pièce de boulevard nullle, sortez 3 vielles voitures d'un musée, une pléiade d'acteurs français connus qui s'ennuient, ajoutez une musique et une réalisation tristes et vous obtenez un navet français ou les tentatives de burlesque sont ridicules. Bref n'allez surtout pas voir ce loupé sans aucun intérêt.
Comme dans '8 femmes', ça parle comme au théatre. Les effets sont appuyés. (c'es lonnnnnggggg..) Pour autant qu'on adhère à cet univers, c'est charmant et amusant (ça n'en finit paaaaasss...) C'est bien fait, du bon travail. (je me suis ennuyyyyééééé...)
Désolé, malgré mon admiration pour François Ozon, Luchini, Isabelle Huppert, Dany Boon, Laspalès, Daniel Prévost, etc.., j'ai du partir avant la fin. Histoire inintéressante, tous les acteurs jouaient mal ou sur-jouaient à tel point qu'on se demandait s'il s'agissait d'une consigne du metteur en scène souhaitant saborder son film ou d'une vengeance des acteurs vis-à-vis du scénariste qui leur avait mis une telle bouse à réciter entre les mains. Un OVNI à oublier très vite.. j'ai entendu dire qu'il n'y a rien de plus difficile, pour un bon acteur, que de faire semblant de mal jouer. Si celà est vrai, nous avons ici un chef-d'œuvre impérissable.
Quel ennui !!! Ni le casting ni le propos féministe ne parviennent à sauver le spectateur au mieux d'un sommeil profond au pire de l'envie de se lever rapidement et ce dès les premières minutes. Tout sonne aussi faux que l'accent marseillais de Dany Boon...
Au palmarès des films les plus mal joués. Le scénario est insipide. C'était tellement mauvais que j'attendais un retournement, me disais que c'était voulu pour nous impressionner après...et ce n'est jamais arrivé. Aucun intérêt, vraiment nul.
Comme beaucoup d’auteurs prolifiques et reconnus, François Ozon a une filmographie avec des hauts et des bas. Et il semblerait qu’après le doublé magistral du drame d’investigation sur la pédophilie au sein de l’Église, « Grâce à Dieu », et sa sublime chronique adolescente eighties, « Été 85 », le cinéaste soit dans un creux. En effet, après le décevant drame sur l’euthanasie « Tout s’est bien passé » et l’exercice de style en hommage à Fassbender « Peter van Kant », il continue sur une pente descendante avec « Mon crime ». Alors mettons les choses au clair : pas que le film soit mauvais, bien au contraire, mais il semblerait qu’il y ait un peu de paresse de sa part à adapter cette pièce de théâtre pour livrer un film populaire avec un casting de stars qui sent la recherche de succès en salles au bon souvenir de « Potiche » et surtout de son chef-d’œuvre « 8 femmes ».
Il connait bien la chanson (même s’il ne s’agit pas d’une comédie musicale ici) et officie en terrain connu. Avec « Mon crime » on a le droit à tout ce que l’on peut espérer d’un matériau de base issu du théâtre. Ni plus, ni moins. C’est d’ailleurs très bavard, immobile et verbeux. La reconstitution de la France des années 30 est au poil et opulente même si on la retrouve davantage dans les intérieurs que dans les extérieurs, par la force des choses. Ce sont donc surtout les décors des appartements, les costumes et les accessoires qui prévalent à ce niveau que les rares plans larges sur un Paris rêvé et moribond. L’histoire se suit avec plaisir, l’intrigue enchaînant les rebondissements et les estocades à un rythme soutenu. On ne peut le nier, Ozon n’a pas son pareil pour rendre flamboyantes à l’écran des moments de scénario a priori fades. Et il s’inscrit, de manière un peu opportuniste mais qu’on sait sincère, dans un mouvement féministe très à la mode actuellement.
Avec ce duo de jeunes comédiennes impeccables incarnant des personnages hauts en couleur, qui font d’ailleurs terriblement penser au duo criminel formé par Catherine Zeta-Jones et Renée Zellweger dans l’immense « Chicago » mais en mode frenchie ado, on passe un bon moment. Néanmoins, c’est l’accumulation de saynètes, il est vrai majoritairement mémorables et visiblement portées par des comédiens contents d’être là, qui nous charment plutôt qu’un véritable film majeur digne de ce nom dans son entièreté. Et à ce petit jeu, Isabelle Huppert, Dany Boon et Fabrice Luchini, tous trois en roue libre contrôlée qui se tirent la part belle du gâteau mais aussi les meilleurs moments de « Mon crime ». Un film qui laisse aller également à une réflexion sur le pouvoir des médias et la corruption. Bref, c’est délicieusement suranné, gentiment démodé, plutôt facile mais définitivement agréable et croustillant. Cependant, ce long-métrage restera une œuvre mineure dans la carrière d’Ozon, en dépit de son succès probable, et qui sera aussi vite oubliée qu’on s’en sera délectée.
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