En réponse à James Bond, les anglais ont produit son opposé (le tout interprété par M. Caine, meilleur ami et éternel rival de S. Connery) avec le perso de Harry Palmer. Opérant en souterrain dans un milieu dangereux, cultivant la parano et la trahison, il nous entraîne dans une aventures aux proportions parfois extravagantes qui rappelle les projets déments des méchants bondiens mais avec une dose de réalisme plus poussée. Caine est magnifique en espion insubordonné qui est toutefois prêt à tout pour sauver sa peau, ne se séparant de son air cynique mais aussi de ses sens de déduction. Du côté de la mise en scène, S.J. Furie empile les moments psychédéliques mais aussi les cadrages un peu extrêmes, réussissant tout de même à rendre compréhensible un scénario tortueux et parfois compliqué à suivre (le montage est signé P. Hunt, futur réal du Bond avec G. Lazenby). Bref, un film qui se suit avec intérêt, blindé d'humour noir et de persos troubles. D'autres critiques sur
Le film se voudrait l'antithèse des James Bond, c'est peut-être une antithèse mais c'est long, c'est mou et c'est plat. L'histoire n'a pas grand intérêt et est incohérente. Certes c'est audacieusement filmé (des prises de vues et des plans insolites mais qui ne sauraient cacher la vacuité du propos), et Caine se débrouille plutôt bien, mais à part ça, il y a quoi ? Une certaine ambiance peut-être, c'est bien peu !
Très bonne surprise. L'anti-James bond par excellence. Un Michael Caine savoureux, un superbe belle photo et des cadrages de ouf ! Un bémol toutefois le scénario pas terrible et pas très passionnant. Ça reste tout de même un excellent film d'espionnage british et sixties.
Un bien curieux exercice que ce film d’espionnage sorti en 1965, en pleine James Bond mania. Car on retrouve derrière la caméra bon nombre d’artisans dédiés à la franchise 007 : Harry Saltzman à la production, John Barry à la BO, Peter Hunt au montage, et Ken Adam aux décors. Même le protagoniste est un espion séducteur, gourmet, et légèrement insubordonné ! Malgré tous ces ingrédients, il ne s’agit pas ici d’une copie des aventures de 007. Le film n’en a ni les moyens logistiques (750 000 dollars de budget, là où les James Bond se rapprochent des 10 millions à cette époque), ni la volonté. « The Ipcress File » est plus proche du film noir, avec une intrigue très londonienne avançant lentement et par dialogues, au son de la BO langoureuse de John Barry. Michael Caine est amusant en agent malgré lui, clairement peu emballé par un travail dont la bureaucratie est régulièrement au cœur du récit (chose rare pour les films policiers ou d’espionnage !). Son humour pince-sans rire, son insubordination, et son ingéniosité le rendent attachant. A noter que le succès du film provoquera des suite où Michael Caine reprendra son rôle de Harry Palmer. Certains voient également dans ce personnage un embryon du futur Austin Powers (les lunettes sans doute ?). Côté mise en scène, Sidney J. Furie offre à son film beaucoup de personnalité. Très loin de visuels plan-plan, « The Ipcress File » regorge de plans pour le moins originaux pour un film d’espionnage : scènes filmées depuis des objets du décors en grand angle, contre-plongées diverses, personnages décentrés à l’écran, etc. Parfois cela apparait comme un peu gratuit (les nombreux plan débullés semblent là davantage pour donner un style que dans un but narratif). Mais parfois cela donne des séquences intrigantes… ou assez osées, telle cette scène de séduction à peine déguisée en scène de sexe (« I am going to cook you… the best meal you’ve ever had »). Certains reprocheront le peu d’action du film, qui semble plus s’intéresser à des rivalités entre supérieurs british snobinards, qu’à l’intrigue. Mais c’est justement ce qui fait le charme du scénario, qui se centre sur le fonctionnement des services secrets. Cependant, le dernier acte, sans doute le meilleur du film, offre son lot de rebondissements et quelques scènes assez intenses. « The Ipcress File » est donc un film d’espionnage qui mérite d’être davantage connu !
Une sorte de film d’espionnage qui s’inspire de James Bond, avec dans le rôle de l’espion le très bon Michael Caine. Mais le scénario est bien faible et surtout le rythme très lent, très mou. Sur ce genre de film d’action ce qui compte c’est le rythme, qui doit être effréné, dynamique, c’est ce qui fait la force des Bond. Mais ici on veut aussi faire un peu psychologique, un peu esthétisant, insistant beaucoup sur la rivalité et la concurrence de deux patrons de l’intelligence service, mais l’intrigue policière en elle-même est assez bâclée. Donc on s’ennuie presque, même si il faut reconnaitre un certain humour british, des dialogues parfois bien ciselés, une bonne bande son de John Berry et une réalisation très soignée, avec des cadrages assez originaux.
Ma première incursion dans les aventures de l'antithèse de James Bond, le nommé Harry Palmer. Donc pas de gadgets insolites, de cascades incroyables et surtout de transparences pourries (ce qui rend le film encore plus plaisant à regarder!). Outre cela, je préfère le personnage d'espion myope et cynique, incarné par un Michael Caine qui n'a jamais été aussi pétillant de charisme, à celui surréaliste portant le matricule 007. On le trouve inévitablement plus proche de nous, car entre deux scènes d'espionnage et le dragage en règle d'une collègue (et tout ce qui suit!), notre agent fait tranquillement ses courses et sa popote. Le film est au fond plutôt conventionnel mais la forme qui mélange réalisme et désinvolture est audacieuse et le tempo d'ensemble est très bien mené surtout dans la deuxième partie. Tout ceci ne peut que donner envie de voir les autres films avec cet espion pas forcément sympathique de prime abord mais au final très attachant.
Michael Caine incarne ici Harry Palmer, un espion des services secrets anglais tout à fait convaincant. Mais un scénario mou et sans envergure, ainsi que des dialogues sans intérêt, limitent la tension du film. Seule la fin apporte un peu de surprise.
réalisé par Sidney J Furie qui compte à son palmares plus de bas que de hauts "Ipcress danger immédiat" est un film d'espionnage traditionnel en mode mineur. Porté par Michael Caine jeunot cette histoire classique d'agent double est un peu embrouillée et peine à passionner. Peu de rebondissement et un final sans surprise classe "Ipcress" dans les séries B dont on peut se dispenser. 2 / 5
Grâce à une mise en scène inventive de Sidney J. Fury Ipcress - Danger immédiat n'a nullement vieilli ; il garde toute sa saveur grâce aussi au charme des films anglais des sixties. Ipcress - Danger immédiat est un film d'espionnage rapidement prenant dont on apprécie le fait que son scénario ne soit pas complexe (le cas souvent des films d'espionnage), ce film se réserve des touches d'humour bienvenues tout en gardant une atmosphère intrigantes notamment dans un final époustouflant. Ce film est une grande réussite qui doit beaucoup aussi au jeu décontracté de Michael Caine dans la peau d'Harry Palmer, un espion qui semble pataud au début mais qui se révèle être malin et astucieux sans oublier le reste du casting notamment Nigel Green en supérieur guindé. Il y a aussi la musique de John Barry élégante et jazzy qui est tout à fait dans le ton du film.
Conçu comme une antithèse de James Bond par son auteur Len Deighton et par le producteur Harry Saltzman (lui-même à l’origine des premiers films mettant en scène le célèbre agent 007) du fait du réalisme avec lequel est décrit son quotidien, de sa désinvolture et de l’absence de divers gadgets insolites, mais partageant son appartenance aux services secrets britanniques, le personnage de Harry Palmer devait se retrouver au centre d’une saga tout aussi fructueuse qui aurait rendu Michael Caine tout aussi populaire que Sean Connery (qui se rencontreront dix ans plus tard dans L’homme qui voulut être roi). Le premier film fut confié au canadien Sidney J. Furie qui signa une mise en scène léchée, dans la tradition des classiques du film d’espionnage à l’anglaise auquel vient s’ajouter l’humour qu’apporte le cynisme de son héros ainsi que d’une excellente musique signée par John Barry. Tout cela n’arrive toutefois pas à rendre l’intrigue pleinement palpitante, celle-ci souffrant d’un rythme bien trop bancal pour assurer au film son statut de divertissement efficace. Ipcress n’en reste pas moins un thriller vintage qui mérite d’être redécouvert.
Magnifique et lancinante musique de John Barry pour un classique film d'espions des années où il n'ėtait pas absolument nécessaire de faire du spectacle à tout pris!
Film d'espionnage / polar vintage de bonne facture, la mise en scène est impeccable et certains plans mériteraient à eux seuls 5 étoiles, la musique lancinante colle parfaitement à l'intrigue, Michael Caine est bon dans ce rôle flegmatique et insolite. Ne pas s'attendre à un film d'action de style James Bond, car le rythme du film est plutôt lent et sans trop de relief.
Construit comme une espèce de parodie de James Bond (en tout cas se moquant allègrement de son "aîné" alors en pleine bourre, dans un contrepied quasi permanent), ce film d'espionnage propose un numéro assez savoureux d'un Michael Caine encore à l'orée de sa carrière, pris dans une intrigue aux ressorts un peu emberlificotés. il manque un semblant de niaque pour que Ipcress prenne un tour plus convaincant, mais l'ironie qui traverse les dialogues se laisse déguster.
Premier volet de la saga Harry Palmer, Ipcress est un classique du film d'espionnage vrillé par une réalisation improbable de Sydney Furie. Bien avant d'être un réalisateur de navet, le Canadien construisait ce film avec une avalanche de plan dingue créant un vrai décalage qui, au final, s'harmonise dans son intrigue. L'autre point fort c'est évidemment Michael Caine qui trouvait là son passeport pour la gloire avec cet anti-Bond.