Connemara
Note moyenne
3,0
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308 critiques spectateurs

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Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

32 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2025
film vu en avant première à l'UGC de Lille.
Le film Connemara porte le nom de la chanson de qui sert de musique de fin de soirée à de nombreuses fêtes de famille. C'est le cas ici, lors de cette fête qui est en même temps la fin du film, où Hélène (Mélanie Thierry) nous montre qui elle est et son instabilité chronique à vivre dans la réalité.
Je ne de divulgâche pas ici le film,même en parlant de son dénouement, car c'est l'étude même de ce caractère de l'héroïne qui en est le sujet.
Le film aurait pu s'appeler l'Albatros, poème de Baudelaire qui est cité deux fois. Les derniers vers du poème sont l'évocation du personnage joué par Mélanie Laurent, toujours très convaincante (tout comme l'autre personnage principal Bastien Bouillon)
"Le poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées
Ses ailes de géant l'empêche de marcher."
Alex Lutz adapte avec une belle fidélité le roman de Nicolas Mathieu. Ses admirateurs ne pourront pas manquer d'aller voir cette adaptation réussie au cinéma.
Alexandre Mayet
Alexandre Mayet

20 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2025
C’est le problème avec les adaptations des livres de Nicolas Mathieu au cinéma ; le timing de leur sortie. Entre L’amour ouf / Leurs enfants après eux, Partir un jour / Connemara, ses adaptations semblent toujours souffrir d’un mauvais alignement pour être appréciées à leur juste valeur.

Connemara est un film doux-amer, qui commence assez difficilement, âprement, qui met du temps à produire véritablement des moments de cinéma. La caméra nous dévoile, non sans peine le destins croisés des deux personnages. On voit flou pendant une bonne demi-heure, puis tout à coup, tout s’éclaire, la sensation d’agiter ses regrets d’enfance, de ressentir la sensation d’un baiser fantasmé quand on était plus jeune, de repenser à tous ces rendez-vous manqués, ces gens qui se croisent mais ne se rencontrent jamais. Ressentir ces cœurs si proches et si lointains, éloignés par la routine, par le travail, par les allers-retours entre l’école et la maison. Ce sentiment de fatalité profonde, de vide indescriptible.
Ressentir le départ, un dernier regard dans le miroir avant de partir, avant de progressivement s’éteindre.

Un très beau film sur la vie et les rêves inachevés, échoués.

( vu au reprise Cannes )
Kat's eyes
Kat's eyes

76 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2025
Vu en avant-première lors des séances festival de Cannes
Impossible de ne pas voir la ressemblance entre Connemara et Partir un jour : le retour au pays, le malaise de classe, les regrets amoureux, Bastien Bouillon...les chansons populaires, chantées approximativement juste, en moins. La comparaison s'arrête là car Connemara est beaucoup plus maîtrisé et abouti. Mélanie Thierry et Bastien Bouillon forment un couple incandescent et magnétique. Néanmoins, l'histoire n'échappe pas au sentiment doux-amer de nostalgie des premières émotions amoureuses qu'on ne peut ni revivre ni retenir, ce sentiment de n'être jamais à la place où l'on devrait être, la place où on pourrait être complètement soi-même, la place où on pourrait être heureux. Un beau film, touchant mais un peu déprimant malgré tout.
AlexandreCritique
AlexandreCritique

45 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2026
Vu à Cannes. Très bien réalisé. L’histoire est originale mais manque d’investissement émotionnel. Aurait pu avoir sa place en sélection officielle pour la mise en scène.
traversay1

4 552 abonnés 5 502 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mai 2025
Difficile de ne pas voir une convergence thématique évidente entre Partir un jour et Connemara. Le second prend appui sur le roman de Nicolas Mathieu mais il est peu probable que ses lecteurs se satisferont de son adaptation, dans un film qui aborde le sujet social, encore heureux, mais en l'immergeantt dans une romance qui tend à prendre toute la place. Alex Lutz, dans ce bilan de la quarantaine, de la jeunesse enfuie, de la dépression, de la vie de province et des retours de flamme, use et abuse de dialogues en décalage avec les images, des flous artistiques et, pour être succinct, d'un maniérisme qui ôte une grand part de sa fraîcheur à une intrigue qui apparaît, au demeurant, assez pauvre. Le couple formé par Mélanie Thierry et Bastien Bouillon (encore lui !), fonctionne plus que correctement, dans ses hésitations et son alchimie, mais les autres personnages sont quant à eux négligés et réduits à quelques gros traits de plume (Gamblin et Célarié). A la décharge du réalisateur, l'univers du romancier semble difficile à réinventer à l'écran, non pas à cause de ses thèmes mais de son style, même si les frères Boukherma, dans Leurs enfants après eux, ont été plus proches d'en capter l'essence, quitte à le trahir un peu, mais en ne cherchant pas une écriture plus emberlificotée, écueil dans lequel Lutz est hélas tombé.
domit64
domit64

78 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2025
Vu en avant-première (Festival de Cannes à Toulouse), ce film sympathique traite un sujet souvent abordé actuellement soit le « retour aux sources » et les amours de jeunesse.
Je me suis perdue dans la temporalité et les flash back mais finalement sans conséquence.
Les acteurs et actrices sont au top avec mention particulière pour Mélanie Thierry qui est, comme à son habitude, excellente.
Christophe B
Christophe B

7 abonnés 5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2026
A nouveau déçu par une adaptation d'un roman adoré de Nicolas Mathieu. Mais beaucoup moins que par le beaucoup trop bruyant Des Enfants Après Eux. Certes, l'exercice est difficile, impossible sans doute de satisfaire tous les fantasmes de tous les lecteurs. Aucun gros reproche, c'est de la belle ouvrage, Mélanie Thierry est, comme toujours, formidable.

Mais je n'ai pas retrouvé la tension et les enjeux sociaux du livre, sauf peut-être spoiler: à la fin, dans les scènes antépénultièmes, entre une formidable Clémentine Célarié et Hélène, puis entre les amants.
Pour le reste, tout est bien filmé, bien dialogué, fluide, mais un peu languissant. Les rares scènes d'affrontement sont soit "hors son" ou délivrées sotto voce. On ne réclame pas du Zulawski, mais quand même. Lorsque, spoiler: ses cartons dans le coffre, Hélène dit son fait à son ami/employeur dans un parking, sa déception, toute cette colère annoncée dès le début du film (et du roman), que la trahison de son boss devrait dégoupiller,
nous est rendue en mode mineur.

Comme toujours, Bastien Bouillon est impeccable. Mais, outre son talent, était-il le meilleur choix ? Il lui manque cette apparence, ce charisme fané que quelques secondes sur les rides d'un Maurice Ronet ou d'un Brad Pitt rincé chez Tarantino suffisent pour définir le parcours d'un personnage. Dans les deux oeuvres, Christophe est décrit, pour faire court, comme un quasi has-been, luttant pour qu'un sursaut de la providence le ramène aux grandes heures de sa gloire locale de hockeyeur, pour briller encore dans les yeux de son fils. Pour qui suit Nicolas Mathieu, sa biographie, son oeuvre, il y avait du Rocky, version "le retour de la vengeance", dans cette petite renaissance. Or, on le voit ici spoiler: mollement (re-) faire du rameur, mollement s'entraîner seul, mollement mettre un but salvateur.
La lumineuse Mélanie Thierry soldant sa fascination passée et non assouvie avec ce gars bien bâti, sympa mais un peu terne ? On y croit guère.

Autre déception, le film ne reprend rien, ou alors de façon totalement elliptique, de la savoureuse entourloupe vengeresse ourdie par l'assistante d'Hélène, qui mettait une touche finale à la description acerbe des boîtes de consulting engraissées par les collectivités. De même, l'un des épisodes de friction sociale fondateurs, spoiler: lorsque la jeune Hélène d'origine modeste passe de drôles de vacances dans la famille bourgeoise de son amie Charlotte à l'île de Ré
est escamoté au profit d'un monologue de la mère de Charlotte. Bien écrit, bien joué, certes, mais un peu fade.

Puisque l'héroïne se prénomme Hélène et que Nicolas Mathieu ne fait pas mystère de son amour pour l'irremplaçable Romy, cette adaptation de Connemara n'est pas sans évoquer Claude Sautet. Curieusement, j'ai toujours nourri une forme de ressentiment à l'égard des trois films de Sautet dans lesquels, entre 1969 et 1980, Romy n'apparaissait pas (ou trop peu). Et pourtant, je ne m'ennuie pas une seconde en revoyant Vincent, François, Paul et les Autres, Mado et Un Mauvais Fils. Je peste, mais je ne m'ennuie pas. Ils parlent de travail, de quarantaine, de bilans de vie, de couples et de dernières amours. Il ne s'y passe pas grand chose d'autre que dans le film d'Alex Lutz, mais ils semblent tendus vers quelque chose, qui n'advient jamais dans ce Connemara, le film.

Au final, un bon film, trop édulcoré pour les lecteurs du roman. Comme un Sautet mineur et atone.
Lisa Sauvêtre
Lisa Sauvêtre

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2025
Film plutôt sympa mais des personnages un peu trop contradictoire à mon goût. Malgré cela on ne passe pas un mauvais moment ;)
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