Un film plein de finesse et de sensibilité. Tout est flou, à commencer par l'image souvent : les frontières, les places de chacun, le monde du travail, les destins croisés...etc... Les ratés dans la vie sont bien vus aussi. Par exemple un harcèlement présumé à l'école et bingo... Bouillon se trouve devant un petit autiste. Ou bien un match de Hockey où le père voudrait éblouir son fils et bingo... celui-ci s'endort. Les deux acteurs principaux sont excellents.
Le film est une grande justesse. Et le jeu des acteurs est inoubliable. Les scènes se chevauchent d’une manière très originale et se construisent petit à petit. Tout est parfaitement, filmé et maitrisé. 
Les acteurs jouent vraiment bien cependant le scénario est un peu léger, je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs, c’est dommage. Je préférais le livre.
Très beau film qui parle à tout le monde , magnifique questionnement sur la vie et le temps qui passe. Mélanie Thierry est une fois de plus brillante dans ce rôle , belle alchimie avec Bastien bouillon
Ce film est touchant dans son approche du burn-out (imprévisible et en même temps, compréhensible, flou, protéiforme), et dans le "retour aux sources" d'Hélène, Mélanie Thierry, extrêmement bien incarnée par Mélanie Thierry, tout en fragilité et en force à la fois, qui alterne rires et larmes, doutes et certitudes. La mise en scène, la caméra et les lumières reflètent extrêmement bien cette dualité.
Il n'en reste pas moins quelques éléments qui sont incohérents ou, à tout le moins, pas assez développés : comment Hélène se relève-t-elle de son burn-out, comment se prend la décision de partir dans un coin paumé, comment fait-elle pour y trouver vraisemblablement le même job qu'à Paris, comment son mari découvre-t-il l'adultère, comment fait-elle pour mener une triple vie (vie de famille, vie professionnelle, et relation extra-conjugale). La fin est un peu caricaturale et on reste sur notre faim : dommage.
Encore un film avec Bastien Bouillon qui joue l'anciens petit copain resté au bled. Répétitif et sans créativité. Le film est ennuyeux, le truc peu cohérent, long et il n'y a pas la verve prétendue.
Superbe scénario les deux acteurs sont parfait chacun dans son monde, Melanie Thierry Cadre sup. en pleine déroute professionnelle, familiale, un monde à part qui va cotoyer lors d'un mariage et ce sera la fin celui de Bastien Bouillon -excellent J'attendais ce moment de la rupture, la corde s'effilochait au fur et à mesure Franchement très bon
Décevante réalisation d'Alex Lutz à partir d'un roman de Nicolas Mathieu. Hélène, mariée et mère de deux filles, retourne dans sa région natale après un burn-out. Au hasard d'une rencontre, elle va croiser un ancien ami qui, lui, n'envisage pas de quitter sa petite ville, ses potes et son statut de petite légende régionale du hockey. De là va naître un amour plus qu'explicite devant la caméra au rythme des rencontres dans "leur" chambre d'hôtel. L'intérêt principal reposait sur cette fracture Paris-Province, et en l'occurrence les Vosges, mais celle-ci n'est qu'effleurée. Le couple Mélanie Thierry/Bastien Bouillon batifole à tout va et laisse le spectateur avec ses questions. Heureusement qu'il y a des personnages secondaires comme Jacques Gamblin ou Clémentine Célarié(tous les deux méconnaissables) pour rehausser le niveau. spoiler: Il est dommage de devoir attendre la scène finale du mariage pour enfin ressentir de l'émotion.
Je prends enfin le temps de faire un retour sur ce film vu il y a quelques temps et qui ne m'a pas convaincu.
La mise en scène d’Alex Lutz est trop maniérée, multipliant les effets visuels qui finissent par distancier le spectateur. Les flous artistiques, les gros plans ou le montage qui joue à superposer plusieurs scènes, créent une impression d’artificialité. L’émotion se voit en permanence étouffée par cette stylisation excessive et par ces procédés de mise en scène.
Aussi, le cadre social et territorial, pourtant au cœur du roman, se réduit à un simple décor pour une intrigue amoureuse, somme toute assez banale, privant le film de toute l'ampleur politique du roman. Il faut attendre la scène finale pour que la question du fossé social qui sépare les deux personnages soient enfin vraiment traitée.
Au centre de Connemara, Mélanie Thierry domine le film. Par de simples silences ou un regard perdu, elle parvient à incarner toute la complexité d’une femme en crise existentielle et impressionne par son mélange de force et de fragilité. Même si l'on peut regretter que son personnage ne soit pas mieux écrit (il est difficile de percevoir le mal-être dans sa vie de famille et les raisons qui la poussent à s'évader dans les bras d'un autre), il ne serait pas du tout surprenant que l'actrice remporte enfin le César de la meilleure actrice. Quant à Bastien Bouillon, c'est un acteur que je ne porte définitivement pas dans mon cœur. Après Partir un jour, il faudrait arrêter de croire en son potentiel de provincial sexy et irrésistible.
Au final, Connemara laisse une impression globale d’inachèvement. Tout semble survolé et tenu à distance. En voulant tout faire, Alex Lutz s'éparpille et ne dit finalement pas grand chose. L'on en ressort ni ému par cette histoire d'amour, ni interpellé sur la question de la fracture des classes.
Beaucoup de longueurs, je n'ai pas aimé ce film car je n'ai pas compris où Alex Lutz voulait aller... Pas vraiment d'histoire, c'est juste une tranche de vie normale vécue des personnages normaux. Rien de remarquable.