Décevante réalisation d'Alex Lutz à partir d'un roman de Nicolas Mathieu. Hélène, mariée et mère de deux filles, retourne dans sa région natale après un burn-out. Au hasard d'une rencontre, elle va croiser un ancien ami qui, lui, n'envisage pas de quitter sa petite ville, ses potes et son statut de petite légende régionale du hockey. De là va naître un amour plus qu'explicite devant la caméra au rythme des rencontres dans "leur" chambre d'hôtel. L'intérêt principal reposait sur cette fracture Paris-Province, et en l'occurrence les Vosges, mais celle-ci n'est qu'effleurée. Le couple Mélanie Thierry/Bastien Bouillon batifole à tout va et laisse le spectateur avec ses questions. Heureusement qu'il y a des personnages secondaires comme Jacques Gamblin ou Clémentine Célarié(tous les deux méconnaissables) pour rehausser le niveau. spoiler: Il est dommage de devoir attendre la scène finale du mariage pour enfin ressentir de l'émotion.
Je prends enfin le temps de faire un retour sur ce film vu il y a quelques temps et qui ne m'a pas convaincu.
La mise en scène d’Alex Lutz est trop maniérée, multipliant les effets visuels qui finissent par distancier le spectateur. Les flous artistiques, les gros plans ou le montage qui joue à superposer plusieurs scènes, créent une impression d’artificialité. L’émotion se voit en permanence étouffée par cette stylisation excessive et par ces procédés de mise en scène.
Aussi, le cadre social et territorial, pourtant au cœur du roman, se réduit à un simple décor pour une intrigue amoureuse, somme toute assez banale, privant le film de toute l'ampleur politique du roman. Il faut attendre la scène finale pour que la question du fossé social qui sépare les deux personnages soient enfin vraiment traitée.
Au centre de Connemara, Mélanie Thierry domine le film. Par de simples silences ou un regard perdu, elle parvient à incarner toute la complexité d’une femme en crise existentielle et impressionne par son mélange de force et de fragilité. Même si l'on peut regretter que son personnage ne soit pas mieux écrit (il est difficile de percevoir le mal-être dans sa vie de famille et les raisons qui la poussent à s'évader dans les bras d'un autre), il ne serait pas du tout surprenant que l'actrice remporte enfin le César de la meilleure actrice. Quant à Bastien Bouillon, c'est un acteur que je ne porte définitivement pas dans mon cœur. Après Partir un jour, il faudrait arrêter de croire en son potentiel de provincial sexy et irrésistible.
Au final, Connemara laisse une impression globale d’inachèvement. Tout semble survolé et tenu à distance. En voulant tout faire, Alex Lutz s'éparpille et ne dit finalement pas grand chose. L'on en ressort ni ému par cette histoire d'amour, ni interpellé sur la question de la fracture des classes.
Beaucoup de longueurs, je n'ai pas aimé ce film car je n'ai pas compris où Alex Lutz voulait aller... Pas vraiment d'histoire, c'est juste une tranche de vie normale vécue des personnages normaux. Rien de remarquable.
Autant le roman apportait nuances et détails à la construction de ses personnages, à la description de leur vie et de leur environnement, autant le film reste très en surface. Il ne parvient jamais à faire dialoguer passé et présent, comme c’était le cas dans le livre, sans doute la faute à un montage que j'ai trouvé peu inspiré.
Si le début du film se révèle plutôt intéressant, l’ennui nous gagne assez vite. La mise en scène d’Alex Lutz finit par agacer, avec ses gros plans systématiques qui, certes, mettent en valeur le jeu de Mélanie Thierry et Bastien Bouillon, mais deviennent rapidement étouffants et artificiels. /
Peut-on demander au dialoguistes d'arrêter de faire dire aux personnages ce qu'ils pensent? Image triste, les acteurs sauvent la part. A choisir, prenez le livre!
Une adaptation difficile à l'écran du livre de Nicolas Mathieu. Le beau roman social et la complexité des personnages ne se retrouvent pas dans le film. Des larmes, de la souffrance, du mal être et l'impression que l'on passe toujours à côté du bonheur, que la vie est une succession de rencontres ratées, avec ses parents, ses enfants, ses amours. Beaucoup de mélancolie et de tristesse.
Scénario peu vraisemblable, on ne croit pas à l’histoire du retour à l’amour de jeunesse oublié depuis une vingtaine d’années et alors que tout sépare maintenant les protagonistes ; de la même façon, on ne croit pas non plus au retour du personnage masculin dans son équipe de hockey sur glace, vingt ans aussi après qu’il ait abandonné ce sport… Au total, une sorte de bluette sociale qui ne suscite aucune véritable émotion.
Tellement vu d'avis différents, souvent dans le mega positif ou 100% negatif, j'attendais ce film avec impatience. J'ai adoré le livre, tout comme Leurs enfants après eux, et apres 2 semaines d'attente le cinéma de ma ville le programme enfin! J'ai été surprise par les premiers plans, flous, difficiles à regarder un dimanche matin mais ensuite le film s'installe et on retrouve l'atmosphere du livre. Magnifiquement interprété par les 2 acteurs principaux Melanie Thierry et Bastien Bouillon, tres justes et touchants. La scene finale est puissante en tous cas je l'ai vécue comme telle. Des films tels qu'on aimerait en voir plus, loin des blockbusters sans histoire et sans profondeur.
dans ce film qui se déroule dans la " France périphérique " ou plutôt dans une province complètement desindustrialisee , on a la sensation d' avoir déjà vu cette réalisation. les anciens que l’on retrouve, évidemment , amour de jeunesse, vie locale, vie étriquée . Heureusement il y'a Mélanie Thierry qui irradie de sa beauté , de son existence compliquée. il y a ceux qui sont restés dans la diagonale du vide , et ceux qui comme Hélène sont partis , pour mieux revenir 20 ans plus tard . non, la vie peut reprendre , l' amour être vécu . les distances sociales ne sont pas une contrainte absolue dans cette ville déshérités : il sont des choix du cinéaste qui peut s’il le souhaite apporter quelques idées différentes. Nicolas Mathieu dans ses romans décrit souvent cette France qui a été , mais n’est plus , avec ces gens dont des vies ont basculé , sans repères . bref : moins bon que le roman , trop long pour trop peu.
Une banale histoire de quadragénaires,de burnout,de retour aux soures,d’adultère,qui cache en fait une réflexion bien plus profonde sur la volonté de s’élever,une sorte de mépris de classe plus ou moins consciente. Mélanie Thierry et Baptiste Bouillon jouent leur partition à la perfection,tout en finesse,en sous entendu. Le style Alex Lutz à la réalisation est palpable. Comme dans son précédent film,Une Nuit,c’est très travaillé,parfois trop et le film souffre de quelques longueurs. Mais les émotions passent avec peu de mot et les acteurs sont sublimés.
Le film manque de rythme et la mise en scène est assez basique. Mais le plus important est ailleurs, dans le scénario, adapté du livre éponyme de Nicolas Mathieu où l’on suit une provinciale, allée à Paris puis de retour dans sa région d’origine qui ne « pense » pas de la même façon que ceux qui n’ont jamais quitté leurs terres. C’est ce contraste qui est intéressant dans la France d’aujourd’hui, pleine de fractures. Le film bénéficie d’un superbe casting (mentions spéciales à Mélanie Thierry, Jacques Gamblin et Bastien Bouillon). Malheureusement, sur un thème similaire, « Partir un jour », sorti quelques mois plus tôt, est plus convaincant.