Rarement un film a su contenir en moins de 2 heures, tant d'émotions brutes, de tendresse et d'humour. Encore je suis loin de rendre compte de l'étendue des qualités sur lesquelles Nathan Ambrosioni compose avec virtuosité. Quel magnifique portrait de femme, veuve, mère de 5 enfants tous admirables, aux caractères si différents, si vrais, tirant le diable par le queue pour joindre les deux bouts, et ne tombant jamais dans le misérabilisme, mais jonglant entre humour décapant - sans même s'en rendre compte - et haute responsabilité de gérer sa tribu. Ce film m'a transporté et ému... et Camille Cottin alias Antonia est éblouissante. Cataloguée humoriste, elle démontre ses qualités immenses et son rôle de composition magistral. On ne s'égare jamais dans les paysages du sud de la France, ou des décors naturels, la très belle photographie se consacrant aux plans "cuisine" avec les tâches ménagères, ou "à bord du Monospace" et rien que ça, c'est costaud..... Mention spéciale aux enfants ( Mathilde, Marcus, Camille, Timothée ou Olivia ), magnifiquement mis en scène. Grand quantité de détails, non exploités, pour se consacrer à l'essentiel, et celui-ci est subtilement mis en lumière. Un film que je vous recommande vivement, en famille, même à moins de 6.... Jugez par vous même........!!**
Ce métrage nous plonge en plein cœur d’une famille de cinq enfants vivant avec leur mère dont le quotidien est fait de préparations de repas, de machines à laver et de petits extras en tant que chanteuse le soir venu histoire d’arrondir les fins de mois. Ca, c’est la vie de Toni, une ancienne star d’une émission de télé-crochet qui a eu son heure de gloire il y a une vingtaine d’années. Un jour, elle décide de reprendre sa vie en main et de vivre pour elle et non plus pour les autres. Si le jeune réalisateur de 24 ans qui en est déjà à son second métrage prend son temps pour nous présenter ses personnages, c’est pour mieux contextualiser la vie de cette famille singulière et nous les rendre attachants. La narration, la photographie et le déroulement du film paraissent classiques et l’histoire racontée n’est pas non plus extraordinaire, mais c’est bien fait et les enfants semblent plus vrais que nature alors que Camille Cottin évolue comme une reine dans ce milieu. Toutefois, on aurait aimé plus de développements en ce qui concerne le rapport de Toni aux hommes et il y a parfois quelques longueurs, mais l’ensemble est très sympa à visionner, c’est déjà ça !
Une comédie dramatique en forme de chronique familiale qui aurait pu être ennuyeuse si elle n'était pas portée par Camille Cottin, géniale et magnifique, et des scènes émouvantes. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2023/09/toni-en-famille-de-nathan-ambrosioni.html
Porté par une Camille Cottin impeccable, et par cinq acteurs adolescents eux-aussi au top (Léa Lopez, Thomas Gioria, Louise Labèque, Oscar Pauleau, Juliane Lepoureau), Toni, en famille nous plonge au cœur d’une famille un peu hors-norme, dans laquelle une mère célibataire tient à bout de bras ses enfants. Réalisé par Nathan Ambrosioni, un cinéaste de 24 ans, le long-métrage impressionne par la maturité de sa mise en scène et de son écriture. Souvent drôle, parfois plus grave, ce film sur l’idée de vivre sa vie et sur le temps qui passe inexorablement nous fera régulièrement verser une petite larme. Une belle réussite.
Voilà un film plein d'émotion que de voir ces scènes de famille que ce soit triste ou pleine de joie!!! Forcément que cela parle à tous ceux qui ont des ados à la maison mais pas seulement. Cela parle car cela va à la base des relations humaines et cela peut que toucher les gens qui vont voir ce film. Je n'apprécie guère Camille Cottin en règle général mais ici j'ai trouvé l'actrice touchante tout du long. Tout les ados donnent une image différente permettant d'avoir un large panel de sensations et d'émotions. Jolie film j'ai trouvé. NOTE : 7.5/10
Sceptique, car pas spécialement sensible aux thématiques abordées, ma surprise fut à la hauteur de mon scepticisme : Énorme. Camille Cottin nous livre ici une prestation d'exception, et ce n'est pas la seule puisque tous les acteurs s'en sortent avec les honneurs.
Le scénario est simple, les thématiques très intelligemment traitées, le peu d'humour allège juste comme il faut...
Toni en famille est un film comme on aimerait en voir plus souvent.
Sans être transcendant où exceptionnel Toni en famille se laisse voir sans ennui, ni déplaisir. La situation de mère célibataire aujourd'hui, en plein questionnement, n'est pas traitée de façon larmoyante où plombante. Ce qui est bienvenu. Mais on reste dans une chronique familiale pas toujours crédible tant elle accumule de situations spécifiques. Le film se laisse voir agréablement mais ressemble un peu à une série dont toute la saison aurait été concentrée en 1h30 de film.
Une tranche de vie touchante portée par Camille Cottin et les jeunes comédiens qui incarnent, avec beaucoup de naturel, les cinq adolescents que Toni élève toute seule avec courage et probité. Des moments de grâce, de doute, de rires et de larmes émaillent le parcours initiatique de Toni à un moment charnière de sa vie de mère, où elle se souvient qu'elle n'est pas que cela. C'est sincère et émouvant, probablement pas inoubliable néanmoins.
Qui est le film ? Toni, en famille est le second long métrage de Nathan Ambrosioni, après Les drapeaux de papier qui scrutait déjà les liens familiaux. Cette fois, le cinéaste s’attache à une famille nombreuse menée tambour battant par une mère qui n’a jamais vraiment eu le temps de s'écouter. Ambrosioni contourne l'écueil du film sociologique en préférant un cinéma de sensations, du chaos quotidien, de l’épuisement tendre. Le film promet un portrait de famille, mais révèle surtout la trajectoire d’une femme qui tente de retrouver son propre nom au milieu des siens.
Par quels moyens ? Le film s’ouvre sur une maison bourdonnante. Les enfants s’y déplacent avec la sûreté de ceux qui croient que leur mère est inusable. La caméra d’Ambrosioni glisse parmi eux. Mais ce qui compte, ce sont ces microsecondes où l’on aperçoit Toni légèrement en retrait, encore présente mais déjà ailleurs. Dans ces instants suspendus se logent les véritables prémices du film.
Ambrosioni n'utilise jamais son passé de micro-star pour ridiculiser son personnage. Cette ancienne participation agit comme un souvenir qui n’a pas eu le temps de devenir histoire. Une scène particulièrement vibrante montre Toni tenter de l’expliquer à ses enfants, à mi-chemin entre justification et aveu. Son sourire se fissure, ses yeux accélèrent, comme si cette version d’elle-même s’était dissoute avant même d’avoir existé.
Camille Cottin tient l’ensemble du film par sa manière d’habiter l’entre-deux des émotions. Elle passe du rire à l’effondrement sans jamais souligner le mouvement. Son jeu épouse exactement la structure du film : une superposition de couches affectives qui ne cessent de glisser les unes sous les autres. Dans une scène de dispute, la colère affleure, puis un éclat de tendresse la traverse, puis revient un réflexe de protection.
La mise en scène travaille cette dynamique en modulant les espaces. Les plans larges sur la famille rassemblée révèlent l’étouffement autant que la chaleur. Les plans moyens deviennent des bulles où un enfant et sa mère existent enfin dans une relation moins saturée. Les gros plans sur Toni, jamais intrusifs, surprennent ce qu’elle ne dit pas. Par ailleurs, la voiture concentre tout ce qui déborde : les cris, les décisions prises trop vite, les frustrations que l’on devine mais que personne ne verbalise. Pourtant, c’est lorsqu’elle est seule au volant que Toni devient enfin lisible et dévoile ce que la maison ne laisse pas passer. Ces passages suspendus, presque volés au récit, sont ceux où le film se révèle.
Son retour aux études ne représente pas une trajectoire ascensionnelle. Il ne s’agit pas d’un arc narratif destiné à prouver quelque chose. C’est un geste de réappropriation. Toni ne cherche pas la réussite, elle cherche un espace où elle puisse exister sans être définie par quelqu’un d’autre. L’opposition de ses enfants n’est pas un ressort dramatique artificiel mais la conséquence logique d’une famille habituée à son omniprésence.
Quelle lecture en tirer ? Toni, en famille devient alors un film sur l’éveil plutôt que sur l’accomplissement. La mère cesse d’être une fonction et redevient une personne. Ambrosioni ne filme pas la métamorphose, il filme l’instant juste avant, ce moment fragile où une femme accepte enfin l’idée d’avoir une trajectoire.
C'est un film intéressant, sur la vie de famille, que ce soit en voiture ou à la maison, ou même à l'école, et plus précisément une famille nombreuse de 5 enfants que Toni (C. Cottin) doit élevée seule après que son mari est mort. C'est un combat de tous les jours où on doit se concentrer sur les priorités. Toni ne travaille pas vraiment et a le temps de s'occuper de la maison et d'être avec ses enfants mais ça ne suffit pas toujours et les reproches guettent. C'est une ancienne start de la télé-réalité, et bien qu'elle ait sorti plusieurs chansons, sa carrière se ne résume plus qu'à chanter un peu dans un bar de temps en temps. Elle veut reprendre ses études et va devoir suivre un véritable parcours du combattant tout en devant gérer les problèmes du quotidien. Ce film, c'est un peu ça, la gestion du quotidien. C'est parfois émouvant, et ça frôle parfois le pathos mais dans l'ensemble le film, réalisé par un homme, décrit assez bien les joies et les peines d'une famille nombreuse.
Toni est une femme approchant de la quarantaine, chanteuse qui a participé à la Star Academy et qui a donc connu un petit succès, et qui doit désormais s'occuper seule de ses 5 enfants depuis le décès de son mari. Un joli film, très bien interprété par Camille Cottin dans la peau de Toni, la mère courageuse et dévouée, mais qui cherche à rebondir au-delà de son métier de chanteuse qu'elle n'apprécie plus et de son rôle de mère dévouée.
A première vue un gentil petit film sur une mère courage. Et en fait c’est un film qui m’est resté avec toutes ces scènes de famille, joyeuses ou douloureuses. Par exemple quand tous chante le tube de leur mère qui passe à la radio (et ensuite le commentateur radio dit que les années 80, étaient vraiment capable du pire… pas cool) Ça ramène à ses propres expériences ou bêtises de jeunesse. Les jeunes sont épatants. Camille Cottin parfaite dans ce rôle. Pourquoi Y Aller : Pour être immergé dans cette famille nombreuse globalement bienveillante où chacun cherche sa place et a ses aspirations que la mère essaie d'accompagner au mieux tout en cherchant sa propre voie Pour les quelques scènes mythiques dont celle du début quand elle va chercher les 5 enfants à l'école Qui ne s'est pas posé la question de la reconversion, du nouveau départ professionnel (certains le réalisant) au milieu d'un quotidien déjà bien rempli et manquant de temps. Ici c'est bien montré. PNPYA : On peut considérer le film un peu gentillet, mais bon ça fait du bien parfois
Une film léger et drôle. Une mère de famille avec 5 ados aux comportements clichés. Malheureusement pas mal de points négatifs : les histoires des ados ne sont pas assez approfondies et Camille Cottin en mère de famille on n'y croit pas trop. Les scènes sont "collées" les unes aux autres sans réelle transition.
Camille Cottin rayonne dans ce rôle de mère de cinq enfants qui désire reprendre un peu de contrôle dans sa vie. C’est très sensible, très juste, les enfants sont très bien joués, chacun dans sa nuance, reflet du caractère de leur mère.
Les tribulations de la fratrie de TONI , des adolescents au nombre de 5 , quelle famille unie sans un père disparu précocement. Premier grand role pour Camille Cottin , essai réussi , un moment de bonheur familial.