Les Feuilles mortes
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cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2023
Kaurismaki est le roi de la sensibilité sociale à froid, de l'humour impavide, des dialogues aussi signifiants que muets. On reconnaît son cinéma à des kilomètres. Comme d'autres j'attends toujours son nouveau film avec gourmandise.
Celui-ci aussi. Tous les ingrédients sont là : cadrages, couleurs, personnages, scénario...
Mais parfois la mayonnaise prend un peu moins. Comme ici. Même Kaurismaki doit se renouveler un peu, trouver une nouvelle histoire qui le servira au mieux. Cette fois on le sent un peu loin de son sujet.
Sans démériter, on reste quand même sur sa faim.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2023
Elle (Alma Pöysti) travaille dans un supermarché. Il (Jussi Vatanen) est ouvrier dans une usine. Ces deux solitaires vont se rencontrer un soir dans un bar, se regarder et se plaire sans avoir besoin d’échanger plus que quelques paroles. Mais le sort contrariera leur rapprochement.

Aki Kaurismäki avait annoncé après le semi-échec de "L’Autre Côté de l’espoir" sa retraite du cinéma. Pour le plus grand soulagement de ses fans, il est revenu sur sa parole et nous livre, en quatre-vingt-une minutes tout compris, le plus kaurismäkien de ses films, prolongement intemporel de sa trilogie du prolétariat, entamée il y a près de quarante ans.

On y retrouve avec un plaisir régressif tout ce qui fait la saveur de ses films : ses acteurs mutiques (Alma Pöysti et Jussi Vatanen sont des sosies en plus jeune de Kati Outinen et de Matti Pellonpää), ses décors intemporels en formica et bakélite, ses histoires minuscules, ses musiques vintage, ses clins d’œil à Chaplin ou à Godard….

Le jury de Cannes ne s’y est pas trompé qui lui a décerné son Grand Prix, comme on décerne à un grand réalisateur à la fin de sa carrière une récompense pour l’ensemble de son œuvre.

Il est difficile de trouver à ce film quasi-parfait des défauts sinon celui de résumer ou de répéter toute une œuvre. Aki Kaurismäki n’a plus rien à dire. Donc il se répète. C’est un reproche extrêmement violent que je lui adresse, une seconde après avoir dit que son film était parfait. À le supposer justifié, ce reproche ne devrait dissuader d’aller voir ces "Feuilles mortes" ni ceux qui connaissent et qui aiment le cinéma du maestro finlandais, lesquels prendront plaisir à le retrouver, ni ceux qui ne le connaissent pas, lesquels seront curieux de le découvrir.
Chantal J.
Chantal J.

10 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2023
Très triste et déprimant pour qui ne connaît pas ce réalisateur finlandais . Une heure sans vraiment de dialogues. Bien sûr, ce monde existe Mais ne pas y aller si on est déprimé . Une lueur d'espoir à la fin du film .
MatTh
MatTh

25 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 septembre 2023
Long lent sans intérêt sans histoire , le festival de cannes doit se poser les bonnes questions quel ennui
Audrey L

817 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2023
Automne en emporte le vent... Comme une feuille orangée qui refuse de se poser sur le sol froid et mouillé, on suit avec un regard nostalgique et poétique la course de ce couple qui se tourne autour, manque de s'aimer, s'éloigne peut-être pour toujours dans leur morne quotidien... Kaurismaki, à l'entendre, ne trouve pas qu'il s'agit d'un très bon film dans sa filmographie, et on est très heureux de découvrir qu'on n'est pas d'accord. Avec des personnages qui sont malheureux dans un monde qui ne leur correspond pas et sublimés par une photographie qui tape dans l'oeil à chaque plan (peu de profondeur de champ, un jeu de couleurs sur les verts, les ocres, les marrons... c'est l'automne !), Les Feuilles Mortes semble parfois un lointain neveu dépressif (mais qui veut absolument s'en sortir, là est tout l'intérêt) d'un excellent Jacques Tati. On attend avec douceur que ces deux personnes finissent ensemble, on lâche un "oh non !" spoiler: quand le papier avec les coordonnées de la Dame tombe de la poche du Mister, on arrête carrément de respirer quand, en une fraction de seconde dans ce qui semblait être une happy-end niaise, l'homme se fait renverser violemment...
On a cru regonfler un bateau pneumatique entier lorsqu'on a enfin repris notre souffle en voyant qu'il allait bien. On était dedans, pour de bon, et si d'aventure une scène dure un peu trop longtemps, vous avez cette BO incroyable à écouter (on essaie de "shazamer" sous notre veste), vous avez ces constructions de plans ultra intelligentes (vous ne savez pas qui des deux est prêt à s'engager : regardez sur le canapé, qui est du côté de la lampe allumée, et qui est nerveux à côté de celle qui reste éteinte...). Le binôme d'acteurs a de bonnes têtes de "Tout-le-Monde", ce qui accentue fortement notre identification à ces personnages jamais complètement niais, mais qui font preuve d'une tendresse contagieuse. Allez, on vous achève en vous disant que, parmi tous les blockbusters de plus de 2h, celui-ci ne fait que 1h20 tout mouillé. Comme un petit bonbon acidulé qui pique au début (avec sa mise en scène très étonnante, ses personnages tristes, son humour pince-sans-rire qu'on croise peu souvent...), Les Feuilles Mortes révèle très vite un coeur tendre qui fait vraiment du bien. Est-ce qu'au fond, les feuilles ne meurent pas juste pour faire vivre la mélancolie poétique de quelques poètes transis... En tout cas, elles ont inspiré à Kaurismaki un petit bijou, à ne pas rater.
Paulin S.
Paulin S.

10 abonnés 46 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 octobre 2024
Cela faisait bien longtemps que le temps ne m'avait pas paru si long lors d'une séance de cinéma... alors que le film ne dure que 1h20 !
Je n'en attendais pas grand chose mais les critiques étaient extrêmement positives sur ce film. Je ne comprends pas.
Le film se veut plus intelligent qu'il ne l'est vraiment, il ne se passe pas grand chose si ce n'est qu'on nous offre des références stylistiques et cinématographiques toutes les 2-3 scènes, de quoi ravir les grands cinéphiles....
Vide d'émotion, lent, peu de profondeur.. c'est ce que nous propose cette rencontre entre 2 âmes perdues. Critique grossière du capitalisme. On peut avoir des envies satiriques lors de la réalisation d'un film, mais rien n'empêche d'y insuffler un soupçon de vie et un premice de scénario.
Quelques idées intéressantes dans la mise en scène et le groupe de musique dans le bar qui apparaît à la seconde partie du film me pousse à donner tout de même 1 étoiles et demie.
Il en faut pour tous les goûts j'imagine !
Benjamin G.
Benjamin G.

15 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 octobre 2023
Réjouissance intégrale. On dépasse très largement le simple pince sans rire que la bande annonce donne à voir.
L'esthétique vintage, bien que mystérieuse car le film se place dans une chronologie contemporaine, est intégralement cohérente et en givre de son charme.
Le dénûment des personnages est aux antipodes du fardeau car ils restent d'une immense dignité, et la misère moins pesante, se prends de légèreté jusqu'à se sublimer dans une chanson live aux paroles sinistres mais interprétée en harmonies féminines subjuguantes, scène centrale du film, époustouflante.

Souvenons-nous qu'il est paradoxalement compliqué de faire simple, sans quoi des chefs d'œuvre comme ce film, on en croiserait plus souvent. A notre époque un ovni pareil c'est du génie.
jroux86
jroux86

17 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2024
On peut voir les films de Kaurismäki comme des actes de résistance. Ils résistent au temps qui passe, aux idéologies changeantes ou encore aux gadgets modernes. A l’actualité aussi, bien sûr, et ce dès la première scène des Feuilles mortes, dans laquelle on entend des nouvelles du conflit russo-ukrainien au travers du poste radio de Ansa. Ce sera bref. Ansa changera vite - comme nous tous ? - de station pour écouter des chansons hors d’âge.
Tout, dans la mise en scène de ce film, du plus petit accessoire au décor dans son entier, est fait pour mettre à distance le contemporain en vue de poétiser le quotidien. Et ce n’est pas tant dans l’histoire qu’il faut chercher cette volonté de mise à distance que dans la scénographie. Ainsi, plusieurs scènes, avec leur esthétique désuète très marquée, très kaurismakienne, se situent à l’intérieur d’une scène plus grande qui, elle, est fortement marquée par la réalité d’aujourd’hui. Un exemple : la cinémathèque où se rendent les deux amoureux. Celle-ci est décorée d’affiches soigneusement choisies, baignée d’un éclairage assez irréel. Mais si l’on observe bien, on peut voir dans l’arrière-plan qu’elle se situe au beau milieu d’un quartier HLM froid et grisonnant - architecture on ne peut plus moderne. Cela me fait un peu penser à ce tableau de Magritte où l’on voit une maison éclairée de nuit tandis que le ciel est encore inondé de la lumière du jour. Ce décalage dans la mise en scène est intéressant dans la mesure où cela situe les personnages dans une bulle un peu hors du temps, un monde-refuge - comme nous tous en allant au cinéma ? - pas totalement hermétique aux affres du contemporain (conflits mondiaux, consumérisme, précarité…) mais où il serait encore possible de goûter aux joies des retrouvailles, au bonheur de s’aimer, à la solidarité prolétarienne. Il y a peut-être là, dans un geste artistique d’une grande générosité, acte de résistance, à tout le moins espoir de lendemains meilleurs, et c’est ce qui rend, je trouve, le film si touchant.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2023
Tragi-comédie

Le finlandais Aki Kaurismäki fait partie des plus grands. Ce ne sont pas ces 81 trop courtes minutes qui me démentiront. Son Grand Prix du jury à Cannes non plus. Deux personnes solitaires se rencontrent par hasard une nuit à Helsinki et chacun tente de trouver en l’autre son premier, unique et dernier amour. Mais la vie a tendance à mettre des obstacles sur la route de ceux qui cherchent le bonheur. Minimaliste jusqu’à l’épure, un moment de cinéma qui nous parle de solitude et de tendresse refoulée, dans un monde près de basculer dans la guerre. L’éclatante démonstration d’un immense talent, qui plonge ses personnages dans un monde à la Hopper, filmé par un Chaplin des grandes années.
Kaurismäki aurait pu se contenter de nous raconter un coup de foudre et ses épisodes plus ou moins chaotiques, ses avancées, ses reculs, ses balbutiements et faire ainsi de sa romance un film banal. Mais voilà le maître finlandais, sans avoir l’air d’y toucher, va toujours plus loin que les autres et fait de son film une ode à l’amour dans un monde en guerre. C’est l’histoire d’un couple habitué à la solitude et qui dissimule son mal-être derrière un cynisme de chaque instant. Le cinéaste interroge la fureur d’un monde qui l’effraie. Pour appuyer son discours, Kaurismäki fait allusion – plus ou moins directement – à des classiques du cinéma comme The Dead don’t die de Jarmush, ou encore Pierrot le fou de Godard, Journal d’un curé de campagne de Bresson jusqu’à l’ultime plan de ces trop courtes 81 minutes digne du meilleur Charlie Chaplin. Mais, oser un tel film, dans le paysage cinématographique du moment, en fait un OVNI douloureux comme un cri du cœur doublé d’une lueur d’espoir dans l’Homme. Une merveille !
Le duo central est admirable campé par Alma Pöyst et Jussi Vatanen, timides, maladroits et tellement touchants. Janne Hyytiäinen et Nuppu Koivu leur donne la réplique avec bonheur. Il n’y a ici ni inconscient à analyser, ni thèse à développer jusqu’à plus soif, mais se contenter à aller dans les détails pour comprendre où se niche l’émotion. A chaque plan au cordeau, - avec ce suprême raffinement de faire vivre ses héros dans des décors vintage avec, en fond sonore, les dernières infos de la guerre en Ukraine -, le style Kaurismäki saute aux yeux pour sublimer cette fable chaleureuse belle à pleurer… de joie.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2023
L'un des meilleurs Kaurismäki. Ses références de cinéphile en font certes une œuvre de festival mais on apprécie son humour pince-sans-rire, sa concision et son humanisme.
Frédérique C
Frédérique C

7 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2023
un écrin de mélancolie et de désespoir, plutôt pour moi...
un bon film mais à voir un jour sans déprime...
Bastos Bastos
Bastos Bastos

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 septembre 2023
Sans aucun intérêt. Film fait juste pour faire jouir les cinéastes vieux jeu nostalgique et qui ne vivent que pour les références. Une pellicule à l’ancienne et des cigarettes toutes les secondes ne font pas du bon cinéma. L’idée du film peut être sympa, mais le film en lui même est d’un ennui terrible. Dénoncer le capitalisme c’est bien mais ça ne suffit pas à donner de l’intérêt à un film.

Nous étions 11 dans la salle et je suis le 7e à être sorti de la salle avant la fin de la séance tant l’ennui est profond. Préservez votre temps
oldsport
oldsport

16 abonnés 96 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2023
Kaurismaki c'est l'oncle de la famille , un peu pété, un peu seul
toujours déprimé mais avec une once d'humour désespéré
15 min après la fin de ce film on aura tout oublié...pas grave l'oncle K reviendra
& recommencera son programme connu de tous encore & encore ...
Jc Bd
Jc Bd

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2023
un film long et chiant comme un tête à tête dans un repas avec une personne avec qui vous avez rien à dire...des gens qui partent pendant la séance comme avec des Godard..film lugubre comme une nuit finlandaise peut-être
Arnault M.
Arnault M.

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2023
Mais quel beau film! Le réalisateur nous plonge dans un mélange d’époques, et nous fait glisser dans un monde de douceur, d’amour, de respect , de solidarité et d’espoir sur fond de misère, d’injustice, de noirceur et de cruauté. Et tout ça avec tellement d’humour qu’on rit du début à la fin !!! Et la musique !!! Magnifique , il aurait mérité la Palme d’or.
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