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Un visiteur
4,5
Publiée le 11 juin 2023
Assez sceptique au départ, je me suis laissé embarquer dans cette très belle histoire. Il y a beaucoup d’amour dans ce film, de la réflexion et de l’échange. Bravo.
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3,5
Publiée le 17 mars 2023
S'égarer permet de retrouver son chemin... Après avoir parcouru le monde, Gad décide d'explorer le chemin de la foi. De confession juive, il se lance dans une introspection qui le pousse vers le christianisme avec en ligne de mire la date de son baptême. Avant d'arriver à cette étape importante, Gad va être tiraillé entre la dimension spirituelle et communautaire de son choix, ce qui revient à faire un choix personnel ou familial puisque sa famille prend comme une trahison sa volonté de se faire baptiser. On dit que l'interdiction mène à la curiosité et c'est le point de départ de ce film avec Gad qui n'avait pas le droit d'entrer dans une église et qui en ignorant ses parents a eu une révélation avec la vierge Marie. Lors de différentes interviews, Gad Elmaleh a reconnu qu'il y avait des parties autobiographiques et d'autres inventées, mais sans dire lesquelles. Avec ce film, il aborde le sentiment d'appartenance, la spiritualité, la religion en France avec le fait d'être catholique qui n'est pas à la mode comme si les gens en avaient honte. Un regard authentique et sincère sur lui et sur ce qui l'entoure dans un film personnel aux airs de documentaire. Je n'attendais pas grand-chose, mais je me suis surpris à aimer le film. Je l'ai trouvé amusant, touchant et surtout très sobre et bienveillant puisque le personnage parle des deux religions avec beaucoup de respect. Bref, j'ai passé un bon moment.
Pour le grand public, le nom de Gad Elmaleh est synonyme d’humoriste juif. Reste un peu est donc une œuvre déjouant toutes les attentes car c’est un film plus ou moins autobiographique qui ne cherche pas à faire rire et qui traite de son rapprochement très prononcé avec la religion catholique. Filmant dans un style évitant volontairement tout esthétisme et se rapprochant du documentaire, Gad Elmaleh livre ainsi une œuvre très personnelle à petit budget, sachant parfaitement que celle-ci ne sera pas un carton au box-office, qui met en scène sa famille (son père, sa mère et sa sœur jouent leurs propres rôles) et n’hésite pas à pointer du doigt l’intolérance que l’on peut rencontrer dans sa propre communauté quand on pense à changer de religion. Il ne faut donc pas chercher ici une œuvre extrêmement cinématographique mais une introspection personnelle tellement sincère qu’elle en devient assez touchante.
Ce nouveau film de Gal Elmaleh est intéressant à double titre. D'un point de vue individuel et d'un point de vue collectif. L'aspect individuel réside dans le fait que l'intrigue concerne le cheminement à la fois spirituel et religieux d'un homme, Gad. L'aspect collectif réside, lui, dans la manière sous-jacente dont l'intrigue parle de l'intolérance qu'ont les religions juive et musulmane vis-à-vis de l'apostasie. Le regard intimiste et sensible, non dépourvu d'une fine touche d'humour de la part de Gad, acteur et réalisateur, sur sa conversion, est sincère et émouvant. Le problème, est que le réalisateur étire certaines scènes, créant un effet de langueur, qui suscite de l'ennuie. Autre problème, la décision finale du personnage, elle ajoute une grande confusion au message global du film.
J'ai vu un film... qui m'a beaucoup touché par sa sincérité et son authenticité. Ce film navigue habilement entre documentaire et fiction, entre drame et comédie, pour explorer le cheminement spirituel de son auteur. Pour Gad Elmaleh, c'est une véritable déclaration d'amour à sa famille, mais c'st aussi une introspection courageuse sur la "crise de foi" qu'il a traversée.
Gad Elmaleh propose ici une auto-fiction où il invite ses propres parents (on les aime tellement) à jouer leur propre rôle. Ils envoient du lourd... Ce choix audacieux permet au film de composer un savant mélange entre pudeur et humour, tout en restant profondément intime.
En tant que spectateur, on est invité à partager ses doutes et ses questionnements lorsqu'il se lance dans une quête spirituelle après avoir parcouru le monde. Gad, juif, décide d'explorer le chemin de la foi chrétienne, avec en ligne de mire la date de son baptême. Ce parcours est semé d'embûches, notamment la réaction de sa famille, qui voit cette démarche comme une trahison.
Le film aborde avec délicatesse le sentiment d'appartenance, la spiritualité et la religion en France. Gad Elmaleh parle des deux religions avec beaucoup de respect, ce qui rend le film à la fois amusant et touchant. Il nous offre un regard authentique et sincère sur lui-même et sur ce qui l'entoure, dans un film personnel aux airs de documentaire. Je n'attendais pas grand-chose de ce film (j'avais perçu une polémique à sa sortie...), mais je me suis surpris à l'apprécier énormément.
Même si on n'aime pas (toujours) Gad Elmaleh, on est séduit par la démarche. Le film est tellement sincère sur des éléments privés concernant l'homme et son rapport intime à la religion. Ce film est une déclaration d'amour à la Vierge, à la communauté juive et à une famille aimante mais inquiète du parcours de vie du fils prodigue.
Ce film joue avec des notions sensibles comme le sacré, l’idolâtrie, la passion et la tentation. Gad Elmaleh parle de sa fascination pour Marie, un sujet en tant que tel dans la religion juive (qq rappels historiques ancrés dans les mémoires... Expulsion d'Espagne en 1492), avec une grande sincérité.
C'est un film intelligent qui reprend les codes du stand-up new-yorkais, tant dans le fond que dans la forme. Le film se déroule en trois étapes chronologiques : la première demi-heure fait presque du prosélytisme, la deuxième partie met une distance et la troisième partie ouvre des pistes sur une perception plus personnelle de la religion.
Les comédiens sont touchants. Catherine Thiercelin ou Sœur Catherine dans son propre rôle... très convaincante. La rabbine Delphine Horvilleur, le père Barthélémy Port et Pierre-Henry Salfati (Auteur, Réalisateur, Documentariste, Talmudiste) complètent ce casting... Et permettent des dialogues fins et humains... Et on sort des sentiers battus...
Ce film m'a profondément ému parce que je vis exactement la même conversion que le personnage de Gad : je suis né dans une famille juive pied-noire (d'Algérie), mais en quête de spiritualité, j'ai décidé à bientôt 50 ans de me convertir à la religion catholique après avoir été bouleversé par le message du Christ et la bienveillance de la Vierge Marie. Je me demande à qui ce film s'adresse tant il semble n'avoir été fait que pou moi alors que je suis à moins de trois semaines de mon baptême adulte, lors de la veillée Pascale. Dans le film, la foi de Gad se heurte à la peur qu'ont ses parents juifs de le perdre. Le film montre la réelle hostilité de la communauté juive à l'égard de la religion catholique, chose dont j'ai aussi fait l'expérience. Le dénouvement est inattendu. Quelques moments vrais surtout dans les scènes avec ses parents sont magnifiques.
De Gad Elmaleh (2022). Un film assez étonnant et une bonne surprise de la part de Gad Elmaleh . Une réflexion sur la foi et parfois l'incompréhension et la difficulté du dialogue entre les religions . Avec Gad Elmaleh, Régine Elmaleh, David Elmaleh
Ce film de Gad Elmaleh est une autobiographie avec pour fil conducteur sa relation à sa religion juive face a son chemin vers la conversion au christianisme. Loin de ses films de comédie et face a sa première réalisation, Gad Elmaleh est très touchant dans ses interrogations et surtout ses doutes. Son long métrage amène réellement le spectateur à s’interroger sur sa propre relation à la religion. Pour une première réalisation c’est une franche réussite et Gad Elmaleh signe une œuvre touchante, cohérente et réflexive.
Après 3 ans de vie aux Etats-Unis, Gad Elmaleh rentre à Paris chez ses parents. Il a un grand projet qu'il n'ose pas leur annoncer : se convertir au catholicisme.
Gad Elmaleh, juif séfarade, fait son coming out. La vierge Marie le fascine depuis qu'enfant il a bravé l'interdit en entrant dans une église de Casablanca.
Si la sincérité du propos ne fait aucun doute et que l'on assiste avec curiosité et intérêt aux déchirements multiples que la perspective de cette conversion entraîne, le film, d'un point de vue purement cinématographique, déçoit un peu. Le filmage n'affiche aucun parti pris esthétique. La caméra semble posée au hasard des situations. Il y a un peu de tout sans qualité particulière.
Le récit est lui aussi un peu bancal. L'enchaînement des séquences manque de fluidité. Certaines situations sont étirées jusqu'à l'usure tandis que d'autres qui mériteraient d'être approfondies sont à peine esquissées. Gad Elmaleh semble avoir était tiraillé entre introspection, réflexion sur la foi et comédie familiale.
On n'est pas loin de penser que le réalisateur s'est vu confisquer son film par ses parents, tous les deux excellents comédiens. Reste un peu est ainsi et surtout une grande déclaration d'amour qui leur est adressée.
On sourit dans ce film tendre et décrivant le chemin spirituel de l'auteur... qui n'apparaît pas clairement pourtant. On est surpris par le racisme anti chrétien souvent décomplexé de la part de ses proches, de sa famille. Il en résulte au final une oeuvre qui nous laisse un peu sur notre faim. Dommage.
Bon généralement je suis plus manichéen que ça mais j'enlève quand même un point pour l'humour trop de fois ratés présents dans le film (souvent c'est : "Gad dit une blague de merde, les autres rigolent comme des idiots alors que la blague est nulle". Dans les autres cas, l'humour est réussi même si je ne trouve pas du tout que ce soit une comédie, et je ne comprends pas que certaines personnes le classent ainsi).
Bref : _ Le film est excellent _ Le film est incroyablement triste.
spoiler: Le film n'est en rien extrême que ce soit pour un côté ou de l'autre. Le film encensera involontairement le judaïsme en montrant à quel point il est une famille soudée, peuplée de gens intelligents et bienveillants. Au contraire il enterrera involontairement le catholicisme, pourtant déjà bien mal au point et stigmatisé de nos jours. La balance n'a pas été équitablement placée et l'on se demandera pourquoi Gad est tenté de rejoindre le catholicisme, qui semble n'avoir eu que de belles églises et rien d'autres. Ce n'est pas grave, ce n'était pas volontaire et le film en demeure excellent en tant que film et en tant que message. J'espère qu'il y a de la sincérité derrière ce film.
J'avais commencé le film il y a un moment sans réussir à le finir, par lassitude de compréhension du propos et des sketchs, justes, mais répétitifs. En recommençant, j'ai été surpris par la fin et le propos que j'ai trouvé très intelligent sur la religion et son aspect personnel. Tout en livrant un film qui ne concerne que lui, dont on ne saura pas le vrai du faux et c'est très bien ainsi, Gad Elmaleh propose une vraie réflexion entre les origines et le sens à trouver qui pourra parler à tout le monde. Vraiment intéressant, le tout parsemé de séquences rarement hilarantes mais souvent efficaces et toujours souriantes.