Note moyenne
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All of Us Strangers mêle le récit de fantômes et la romance pour tirer le premier vers la fable métaphorique
spoiler:
d’un spectre continuant de planer sur la communauté homosexuelle
, et saper les bases concrètes de la seconde de sorte à atteindre, en clausule, spoiler: ce vertige romantique de l’amant solitaire
. Malgré un dispositif quelque peu envahissant, tant du point de vue théorique que formel, puisqu’aux parents rendus présents répond un voisin peu à peu désincarné, dont le corps semble échapper au protagoniste spoiler: – contraint de le poursuivre dans le métro –
et au long métrage lui-même, silhouette entraperçue depuis les baies vitrées de la tour d’immeuble, le parcours d’Adam, premier et dernier homme sur une Terre dépeuplée, fait le choix judicieux de s’attacher à son corps, de scruter les traits de son visage, son torse affranchi d’une pilosité que la mère aurait aimée plus abondante, ses mains jugées si belles par cette dernière, corps au contact d’autres corps spectraux qui, à l’image, revendiquent une chair surprenante. En cela, le trouble initial suscité par la perspective d’un trouple interdit constitue une audace sensorielle qui disparaît hélas trop vite au profit des sempiternelles crises étouffées et discours de conciliation. Dit autrement, la désorientation du personnage n’équivaut pas assez à la nôtre, et c’est alors comme si nous avions en permanence un tour d’avance sur ce qui s’apprête à advenir. Reste une œuvre délicate et très bien interprétée.
, et saper les bases concrètes de la seconde de sorte à atteindre, en clausule, spoiler: ce vertige romantique de l’amant solitaire
. Malgré un dispositif quelque peu envahissant, tant du point de vue théorique que formel, puisqu’aux parents rendus présents répond un voisin peu à peu désincarné, dont le corps semble échapper au protagoniste spoiler: – contraint de le poursuivre dans le métro –
et au long métrage lui-même, silhouette entraperçue depuis les baies vitrées de la tour d’immeuble, le parcours d’Adam, premier et dernier homme sur une Terre dépeuplée, fait le choix judicieux de s’attacher à son corps, de scruter les traits de son visage, son torse affranchi d’une pilosité que la mère aurait aimée plus abondante, ses mains jugées si belles par cette dernière, corps au contact d’autres corps spectraux qui, à l’image, revendiquent une chair surprenante. En cela, le trouble initial suscité par la perspective d’un trouple interdit constitue une audace sensorielle qui disparaît hélas trop vite au profit des sempiternelles crises étouffées et discours de conciliation. Dit autrement, la désorientation du personnage n’équivaut pas assez à la nôtre, et c’est alors comme si nous avions en permanence un tour d’avance sur ce qui s’apprête à advenir. Reste une œuvre délicate et très bien interprétée.
Ce drame envoutant d'une douceur omniprésente pourrait tendre vers la perfection, tant les quatre rôles sont aboutis et profonds. Mais pas pour moi, la complexité des esprits et fantômes dans la tête de ce pauvre Adam ( Andrew Scott ) au rôle très subtil et déchiré.... C'est long, avec des retours arrières ambigus ( la maison des parents ), et une ineptie visuelle avec des parents qu' Adam revisitent qui ont chacun 10 ans de moins que lui, mais on me rétorquera qu'on est pas à cela près ! Ce film est d'une qualité aussi élevée qu'incohérente avec une musique finale éblouissante, contrastant avec les silences et les images plutôt sombres en général, y compris les scènes intimes, et une ambiance de mort permanente....!!**
Un drame envoûtant sur le deuil, la solitude et l'amour, porté par un quatuor de comédiens magiques entre lesquels l'alchimie fait une œuvre remarquable.
La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/02/sans-jamais-nous-connaitre-dandrew.html
La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/02/sans-jamais-nous-connaitre-dandrew.html
Tres belle Histoire. Très beau scénarios bien émouvant.on est pris dans cette fiction .mentin spéciale à l actrice qui joue la mère.A voir.
Décidément ca devient une mauvaise habitude de voir des films, avec d’excellentes critiques qui se révèlent au final ultra décevants…
C’est long, lent, ennuyeux avec en plus des scènes de sexe interminables qui n’apportent absolument rien.
Un film sans intérêt en ce qui me concerne…
C’est long, lent, ennuyeux avec en plus des scènes de sexe interminables qui n’apportent absolument rien.
Un film sans intérêt en ce qui me concerne…
Film très sensible, de deuil et d'amours, de fantômes très ancrés dans nos vies. Parfois élégiaque, porté par de grands comédiens
Avouerais je ma perplexité devant cet objet filmesque tout en recueillement et rédemption? Bien filmé, bien interprété, il nous laisse parfois douter de la réalité, mais bon on peut se laisser embarquer. Mais l'avant dernière scène me laisse sur ma faim, quant à la dernière image, pourquoi pas, ne sommes nous que cela? Why not.
Quand l’ennui fait place au bouleversement.
Un chamboulement d’émotions autour de la solitude, la perte et l’amour.
Une fin juste et belle.
Un chamboulement d’émotions autour de la solitude, la perte et l’amour.
Une fin juste et belle.
Enfin une façon originale de parler de l'homosexualité : de l'intérieur, de l'intime, dans les rêves de l'homme adulte qui revit sa jeunesse et imagine ses parents lui dire ce qu'il aurait aimé entendre. Il n'y a pas de propos homophobes dans ce film mais, par ce procédé en miroir, on comprend et on porte tout le poids du rejet social et familial. C'est fort. C'est un récit totalement intimiste avec trés peu de lieux et très peu de personnages.
Andrew Haigh ne porte pas de jugement. Il montre et il explique la difficulté d'échapper aux normes qui nous enferment. Il fait ressentir la violence de ce qu'a fait vécu son personnage principal mais aussi celle qu'il fait vivre à son compagnon, sans lui non-plus en avoir pleinement conscience.
Andrew Scott et Paul Mescal sont très justes. Tout en subtilité, portés par une formidable esthétique, tout en rouge et en bleu, jusqu'à ce magnifique dernier plan.
Réussi et intelligent.
Andrew Haigh ne porte pas de jugement. Il montre et il explique la difficulté d'échapper aux normes qui nous enferment. Il fait ressentir la violence de ce qu'a fait vécu son personnage principal mais aussi celle qu'il fait vivre à son compagnon, sans lui non-plus en avoir pleinement conscience.
Andrew Scott et Paul Mescal sont très justes. Tout en subtilité, portés par une formidable esthétique, tout en rouge et en bleu, jusqu'à ce magnifique dernier plan.
Réussi et intelligent.
Immense regret que ce film n'ait pas eu beaucoup de séances... Quel dommage car "Sans Jamais nous connaître" fait partie des meilleurs films de l'année 2024 sans aucun doute ! Au fur et à mesure de l'année, ce film s'est fait une place dans les plus grands films de l'année. C'est complètement mérité ! Rien que le duo Andrew Scott / Paul Mescal, est une réussite total ; tout comme l'autre duo Claire Foy / Jamie Bell. Son histoire tragique et melancolique est un film traitant le deuil avec puissance mais également, la mise en scène de Haigh propulse le personnage principal à son paroxysme. C'est bouleversant ! L'émotion est garanti avec de tels sujets traités ! Un film à ne pas oublier !
Dans All of Us Strangers, Andrew Haigh donne à voir une œuvre qui synthétise tous les maux des nouvelles générations et les porte en réflexion.
Dans un Londres glacé, à la fois réel et abstrait, le film capture la solitude. Un homme coupé du monde, enfermé dans un espace où les connexions humaines semblent rares, voire inexistantes. Cette solitude n'est pas simplement une circonstance, mais les conséquence d'un homme enfermé dans le deuil et le poids des non-dits, envers les autres et lui-même, errant suspendu entre un passé inachevé et un présent qui se dérobe.
Haigh dissout les repères temporels et brouille les frontières entre souvenir et réalité. Le temps devient poreux, les scènes où Adam dialogue avec ses parents disparus s'enchaînent sans rupture, reflètant la manière dont les souvenirs persistent et s'imposent à lui.
Ces rencontres, manifestations de son inconscient, deviennent des lieux d’apaisement et de confrontation, où il explore les conversations impossibles et les silences qu’il n’a jamais pu combler. Ces scènes, sans rupture nette avec le présent, traduisent le deuil comme un processus circulaire : le passé ne s’éteint jamais, il persiste, se mêle, s’impose.
Dans cet espace de solitude, presque spectral, un voisin émerge : Harry, énigmatique et chaleureux, figure à la fois tangible et évanescente. Leur rencontre, puis leur romance, brille d'une fragilité lumineuse. Harry incarne pour Adam une ancre émotionnelle, une possibilité de réconciliation avec le présent. Pourtant, son aura ambiguë et sa présence presque irréelle lui confèrent une qualité
métaphysique : il semble être autant un guide qu'un miroir, révélant à Adam ses propres failles et aspirations. Chaque regard, chaque geste entre eux est saisi dans un cadre intime, où l'amour devient une conversation silencieuse entre deux âmes en quête de sens.
La mise en scène, épurée et contemplative, laisse place au silence et à la lenteur, capturant l’intériorité d’Adam dans une chorégraphie d’émotions retenues et souvenirs . La photographie, baignée de tons tamisés et d’ombres veloutées, navigue entre le tangible et l’évanescent, traduisant l’état de porosité mentale du protagoniste.
Dans All of Us Strangers, chaque élément fait sens et dialogue avec l'ensemble. Une œuvre aboutie d'une plongée introspective où la guérison d'Adam est laissée en suspens. Ce flou reflète une réalité humaine complexe: la guérison n'est pas toujours un aboutissement total, mais un processus continu, fait de pas en avant et de retours en arrière.
Dans un Londres glacé, à la fois réel et abstrait, le film capture la solitude. Un homme coupé du monde, enfermé dans un espace où les connexions humaines semblent rares, voire inexistantes. Cette solitude n'est pas simplement une circonstance, mais les conséquence d'un homme enfermé dans le deuil et le poids des non-dits, envers les autres et lui-même, errant suspendu entre un passé inachevé et un présent qui se dérobe.
Haigh dissout les repères temporels et brouille les frontières entre souvenir et réalité. Le temps devient poreux, les scènes où Adam dialogue avec ses parents disparus s'enchaînent sans rupture, reflètant la manière dont les souvenirs persistent et s'imposent à lui.
Ces rencontres, manifestations de son inconscient, deviennent des lieux d’apaisement et de confrontation, où il explore les conversations impossibles et les silences qu’il n’a jamais pu combler. Ces scènes, sans rupture nette avec le présent, traduisent le deuil comme un processus circulaire : le passé ne s’éteint jamais, il persiste, se mêle, s’impose.
Dans cet espace de solitude, presque spectral, un voisin émerge : Harry, énigmatique et chaleureux, figure à la fois tangible et évanescente. Leur rencontre, puis leur romance, brille d'une fragilité lumineuse. Harry incarne pour Adam une ancre émotionnelle, une possibilité de réconciliation avec le présent. Pourtant, son aura ambiguë et sa présence presque irréelle lui confèrent une qualité
métaphysique : il semble être autant un guide qu'un miroir, révélant à Adam ses propres failles et aspirations. Chaque regard, chaque geste entre eux est saisi dans un cadre intime, où l'amour devient une conversation silencieuse entre deux âmes en quête de sens.
La mise en scène, épurée et contemplative, laisse place au silence et à la lenteur, capturant l’intériorité d’Adam dans une chorégraphie d’émotions retenues et souvenirs . La photographie, baignée de tons tamisés et d’ombres veloutées, navigue entre le tangible et l’évanescent, traduisant l’état de porosité mentale du protagoniste.
Dans All of Us Strangers, chaque élément fait sens et dialogue avec l'ensemble. Une œuvre aboutie d'une plongée introspective où la guérison d'Adam est laissée en suspens. Ce flou reflète une réalité humaine complexe: la guérison n'est pas toujours un aboutissement total, mais un processus continu, fait de pas en avant et de retours en arrière.
Je rattrape maintenant Sans Jamais nous connaître que j’avais raté au cinéma et je ne sais pas trop quoi en dire. J’ai beaucoup aimé, ça c’est certain, mais le film s’enfonce tellement dans une sorte de trip métaphysique impossible dans la vraie vie avec cette rencontre entre fils et parents décédés que c’en est vraiment déconcertant. Le film ne joue pas du tout la carte du thriller psychologique, c’est vraiment l’exemple type du drame indépendant américain. Mais au final ce premier degré tout le long du film n’est jamais questionné et tout le surréalisme des situations rencontrées fonctionne parfaitement car le seul sujet qui nous intéresse ici c’est l’émotion : accepter la perte de ses parents, apprendre à s’assumer et se sortir de la solitude… bref, un film qui va en faire pleurer beaucoup même si ce n’est pas allé jusque là pour moi. Les acteurs sont en plus vraiment incroyable et je pense que c’est le genre de film qu’on garde en tête, pas impossible que Sans jamais nous connaître reste dans ma tête et finisse par prendre une place de choix dans mon cœur. Très belle découverte, je recommande !
Des longueurs mais la mise en scène belle et soignée, le récit délicat et captivant, les personnages si touchants convainquent totalement.
Une admirable mise en scène permet de « confondre » le rêve et la réalité, pour rendre présentes les pensées d’Adam. Ce dernier se revoit avec ses parents, dans un dialogue revisité où il est « lui-même aujourd’hui » avec « eux hier ».
La relation avec Harry fait remonter des nœuds psychologiques non résolus, ce qui permettra à Adam d’assumer son orientation sexuelle sans réserve enfin. Mais au prix d’une épreuve intérieure, celle de revisiter dans ses rêves les douleurs intérieures de cette époque – plus de 30 ans en arrière. Déchirure d’entendre ces questions et petites phrases qui font mal, cette acceptation maladroite qui fait que l’on sort du cercle familial sans que personne n’en décide ainsi, et dont résulte une vie de solitude et un deuil inachevé.
La caméra est magnifique, avec des acteurs filmés de près, convaincants et poignants. Le montage nous fait naviguer entre passé et présent, dans une atmosphère surréaliste mais sans jamais égarer le spectateur.
Cette prouesse cinématographique peine malheureusement à convaincre sur le fond. Le rythme est très lent, il n’y a quasiment pas d’action. Le film se cantonne à son sujet, une introspection qui tourne un peu sur elle-même.
4/5 pour le cinéma (acteurs, caméra et mise en scène), 2/5 pour l’intérêt du film.
La relation avec Harry fait remonter des nœuds psychologiques non résolus, ce qui permettra à Adam d’assumer son orientation sexuelle sans réserve enfin. Mais au prix d’une épreuve intérieure, celle de revisiter dans ses rêves les douleurs intérieures de cette époque – plus de 30 ans en arrière. Déchirure d’entendre ces questions et petites phrases qui font mal, cette acceptation maladroite qui fait que l’on sort du cercle familial sans que personne n’en décide ainsi, et dont résulte une vie de solitude et un deuil inachevé.
La caméra est magnifique, avec des acteurs filmés de près, convaincants et poignants. Le montage nous fait naviguer entre passé et présent, dans une atmosphère surréaliste mais sans jamais égarer le spectateur.
Cette prouesse cinématographique peine malheureusement à convaincre sur le fond. Le rythme est très lent, il n’y a quasiment pas d’action. Le film se cantonne à son sujet, une introspection qui tourne un peu sur elle-même.
4/5 pour le cinéma (acteurs, caméra et mise en scène), 2/5 pour l’intérêt du film.
Adam vit seul dans une grande tour londonienne. Un jour, il rencontre Harry, avec qui il entame une relation amoureuse. Se remémorant ses souvenirs, il retourne dans la maison de ses parents. Un voyage dans le temps, dans les souvenirs. C’est beau, touchant. Les images sont magnifiques.
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