On ne sait pas trop, en sortant de la salle de ciné, si l'on a vu du réel ou si l'on a vu que des fantômes. Il est vraisemblable que même les scènes les plus réalistes étaient rêvées ! Un peu comme lorsque vous vous réveillez brusquement au milieu d'un rêve. Mais, on aura assisté avec ce film, voire participé, à un rêve auquel on ne s'attendait pas. Assisté et pleuré.
C'est en effet rare, très émouvant et hyper instructif de causer avec ses parents qui se trouvent avoir le même âge que soi. Ça remue plein de choses en vous, au-delà de l'histoire qui nous est racontée sur l'écran. Imaginez la situation ! - L'originalité de cette situation est évidemment un atout du film.
Ici, l'histoire est basée sur un traumatisme d'enfant, aggravé par un autre traumatisme d'enfant, mais ils pourraient être tout autres, voire réduits à un seul traumatisme, sans que ça ne diminue la force du message. En l'occurrence, le héros du film est gay et orphelin, c'est l'origine du nœud qu'il a dans l'estomac et du spleen qu'on mesure très bien dès le début du film (le personnage se traîne dans sa vie). Notons au passage que l'auteur n'avait pas besoin des deux problèmes. Pas plus qu'il n'avait besoin d'introduire la kétamine dans l'histoire. - Les petits défauts du film ?
Revenons sur les atouts. Les acteurs d'abord. Des acteurs accomplis. Une filmation délicate. Des silences bavards. Aucun militantisme, mais des dialogues justes, genre "le coming out c'est juste mettre un mot sur quelque chose qui existe". La bande son est un atout majeur. Les années 80 évidemment, du temps où les parents avaient l'âge du héros. C'était le temps des Pet Shop Boys et de Frankie Goes To Hollywood (l'auteur de Relax) avec The Power Of Love, la chanson qui achève le film en apothéose.
Et qui nous achève en même temps, parce que le héros du film ne protégera pas du mal son ami (contrairement à ce que la chanson dit), et qu'il sera un peu tard pour penser à "make love your goal". Le message du film (qui n'a rien à voir directement avec la sexualité) nous fait en effet réfléchir au temps qu'on peut gâcher à préférer les fantômes (ce temps peut tuer de vrais gens dont on aurait pu s'occuper) - ce sont d'ailleurs les fantômes qui le font comprendre au malheureux fils ("venir nous voir, ça t'empêche d'avancer").
Sans jamais nous connaître est assurément un beau film, bien mis en scène, bien joué, au scénario assez complexe. Il traite intelligemment de thèmes importants comme la solitude, le deuil, l'homosexualité et son acceptation par la société. Mais au final, la structure même du scénario, associée au contexte anglo-saxon, le fait terriblement ressembler à un nouvel épisode de Black Mirror. Cette série a passionné suffisamment de monde pour justifier l'intérêt qu'on trouve à Sans jamais nous connaître, mais est-ce que le cinéma en salle doit s'apparenter à une série Netflix ? spoiler: Enfin, il faut reconnaître que le dernier plan, très black mirror d'ailleurs, est mièvre et kitsch...
Mélodrame absolument larmoyant. Ça chiale tout le temps ! Je suis resté sur le bord de la route, simple spectateur d'un film aux images léchées, mais sans y croire ni être ému. Tout est si appuyé et démonstratif... Le twist final n'arrange rien : pour un film qui se prétend si profond, pour quelle raison cet effet de surprise digne d'un vulgaire M. Night Shyamalan ? Restent une élégance, une tendresse amoureuse fantasmée très belle entre hommes, une certaine beauté plastique sur fond de problématiques existentielles fantomatiques. Le tout traduit une quête de l'absolu avec une grande ambition, il faut le reconnaître.
Brillant, bouleversant, extrêmement fort émotionnellement. J’ai encore du mal à m’en remettre. Un film d’une intelligence et d’une intensité très rares
Succès du film incompréhensible : plein de pathos, pas ou peu d'intrigue, on s'ennuie mortellement. Les acteurs sont peu convaincants et le seul intérêt qui consiste en la confusion passé/présent n'est guère exploité. C'est redondant. On ressort totalement déprimé de cette atmosphère mortifère...
Un très beau et triste film qu'il vaut mieux éviter d'aller voir si vous vivez seul avec votre chat :) Bref c'est un excellent long métrage qui propose une réflexion sur la difficulté qu'avaient les gays anglais à vivre au grand jour leur homosexualité et surtout à en parler en famille.
L'histoire contée par ce film est celle de rendez vous manqués, de grandes solitudes mais aussi du renfort de l'imaginaire pour arriver à dépasser sa zone de retrait. Le procédé cinématographique est ici "casse gueule " mais compte tenu des acteurs tous excellents, le film se laisse voir sans jugement ou mise en retrait du spectateur. A notre une superbe bande originale !
C est un film dur mais un des films à voir en ce moment
Finalement une bonne chialade de deux heures qui cinématographiquement joue parfaitement une perte de repère mais qui ne nous fait jamais perdre le fil de l'histoire en tant que spectateur, la performance d'Andrew Scott est dingue, bravo. 4 étoiles parce que la fin est plus tâtonnante même si pris dans le total affect on se contente d'en pleurer d'émotions.
Film très intrigant de par ses choix de réalisation, où l'on sait plus si l'on est tantôt dans un film fantastique comme dans la scène du Dinner avec ses parents, tantôt dans de la pure invention psychologique, même si je pencherait plutôt pour la deuxième option, le centre du film étant la solitude et ses ravages. Les révélations viennent nous faire passer de la romance au drame assez crûment, versant parfois dans quelques scènes horrifiques, que j'ai beaucoup aimé. Les thématiques abordées tout au long du film (acceptation, craintes, communication, secrets,...) sont de mon point de vue bien travaillées même si le jeu mis en place afin de faire douter le spectateur sur ce qui est réel ou non vienne perturber la clarté de certains échanges. Le plus gros point faible du film reste pour moi le rythme, assez lent.
J'ai été voir ce film car le résumé me paraissait intéressant... sans qu'il soit nulle part mentionné qu'il s'agit d'une histoire d'homosexualité ! Les scènes sont très crues et il est scandaleux qu'il n'y ait aucun avertissement ni sur le film ni sur le site de Pathé. Ce genre de film me met très mal à l'aise et je suis parti avant la fin.
2,5 pour la mise en scène et les acteurs ; pour le reste je suis en phase avec la critique de l’Obs. J’ai personnellement trouvé le scénario racoleur mais truffé d’incohérences, d’une extrême facilité
Film qui s'attaque à la genèse de l'homosexualité. A contrario de l'hypothèse constitutionnelle : "on naît comme ça", ici le personnage principal est présenté comme un petit garçon qui en serait resté au complexe d'Œdipe et n'a pu évolué en raison de la disparition précoce de ses parents qui vont essayé de réparer le manque affectif depuis l'au delà...... De même celui qui va devenir son amant semble lui aussi souffrir d'une grande immaturité affective qu'il noie dans l'alcool et la drogue. Film qui a l'originalité d'éclairer un sujet sensible sans concession.
Une œuvre bouleversante sur l'homosexualité, la solitude et le deuil, spoiler: traité sous forme de thérapie schizophrène . Le film souffre de quelques défauts : une rencontre peu probable entre les deux personnages principaux, tout comme celle avec le père (qui pourrait aussi être une scène de drague), des images (trop) léchées, une bande originale très orientée, spoiler: le besoin d'effectuer son coming out par le personnage principal et sa manière de se libérer après celui-ci spoiler: (boîte de nuit sous alcool et drogue) , de manière assez clichée. Au bout du compte, le film fonctionne grâce à son idée originale, ses scènes finales absolument bouleversantes et son excellent quatuor, sublimé par Andrew Scott qui en ressort comme le chef d'orchestre.