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Arnaud KaDo
81 abonnés
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3,0
Publiée le 19 février 2024
Film poétique. Démarrage particulièrement long et bavard dommage. Je n'ai pas été ému donc un peu déçu . Le film est conceptuel contrairement a la bande annonce qui nous annonce une grande histoire d'amour C'est réussi mais j'ai pas été marqué plus que ça. Film tout juste correct même si globalement ça tient la route ( mise en scène et musique ok ) J'ai réussi a trouver le film sympa a partir de 45 minutes uniquement... Par contre c'est bien de voir un couple gay qui n'est pas caricatural ça fait du bien !
Un film porté par des dialogues et des scènes excellement interprétées. Une bande son au diapason. L'amour filial et l'amour physique sont questionnés à travers une réalité matinée de fantastique. Ma compagne, qui apprécie les comédies romantiques, a adoré. Ici, on a plus affaire à un drame romantique même si au final la chanson qui clôt le film et la dernière scène nous amènent à penser que l'amour de l'autre ou d'un(e) autre est la clef du bonheur. Un film à part et remarquable. Du très bon cinéma. Et quel jeu des 4 protagonistes ! 18/20
Film à tiroirs, dans la veine du "6iéme sens" et "Les autres", "Sans jamais nous connaître" est une expérience cinématographique. Non pas par des effets spéciaux, mais pas un scénario sophistiqué, des décors et une photo installant une ambiance trouble presque surréaliste. La solitude, et ses conséquences, imposé par le deuil, les normes sociales, l'âge..reste le fil rouge de ce film inclassable et marquant.
De Andrew Haigh (2024). Un choc émotionnel entre amour fulgurant et passionnel, l'absence insoutenable et les fantômes d'une vie étouffée. Au premier abord , le film semblerait ne traiter que d'une histoire (certes belle) entre deux hommes. Ce serait oublier tout le reste du film qui traite autant de l'amour passionnel entre deux personnes que l'amour non aboutit car les protagonistes ont disparus . Qui n'a pas eu envie de dire son amour à ses parents sans jamais réellement le dire et se rendre compte à leur mort qu'on aurait vraiment dû le faire . Le film est un véritable ode à l'amour, le vrai , le plus pur car le plus simple et le plus sain. Comme il traite de la nécessité de le vivre au grand jour, de le déclarer aux yeux de ceux qu'on aime (voire au monde) et surtout de ne pas le cacher à soi même comme aux autres . Il y a du fantastique dans ce film car peut être tout simplement l'amour est quelque chose de fantastique ! Qui plus est admirablement interprété . Un film d'une grande beauté (à tous les sens du terme) traité avec justesse , pudeur parfois et une certaine magie . A bien des égards on reste subjugué par la finesse du scénario, par l'originalité narrative. Avec Andrew Scott, Paul Mescal,tous deux émouvants et Jamie Bell et Claire Foy.
Un magnifique film sur la solitude, l’acceptation de soi, le deuil et l’amour et ce tout en subtilité. Tous les acteurs jouent avec une justesse magnifiant leur rôle respectif. La musique est sublime. On en sort à la fois bouleversé, heureux, plein de questions et réflexions sur nos choix de vie. A voir !
ce film est le résultat d'une psychothérapie familiale magnifiquement interprétée par deux acteurs merveilleux qui incarnent deux personnes luttant pour affirmer leur identité.
Adam, écrivain, homosexuel, vit seul à Londres dans une tour vide avec un jeune homme pour seul voisin. Il retourne sur les lieux de son enfance, et retrouve dans leur maison, ses parents au même âge que lors de leur mort lorsqu'il avait 12 ans.
Cette histoire fantastique met en scène son héros dans un des fantasmes de beaucoup : pouvoir retrouver les gens aimés décédés et leur dire ce qui n'a jamais pu être dit, l'occasion unique d'une grande séance de psychanalise.
Les quatre comédiens (Andrew Scott, Paul Mescal, Jamie Bell et Claire Foy) sont très bien. L'omniprésence de la musique agace un peu, tout comme l'excès de pathos d'autant moins digeste que les dialogues sont d'une grande pauvreté et le récit inutilement alambiqué. Il aurait fallu une plume de qualité pour conter cette histoire d'écrivain souffrant, pour différentes raisons, d'une immense solitude. sanscrierart.com
Entre relations filiale et amoureuse, SANS JAMAIS NOIS CONNAÎTRE nous raconte surtout la solitude du protagoniste et ses effets. Pour y arriver le film, troublant, mélange vie et mort, passé et présent. Réalilé et fantasme. Le réalisateur fait de même à l’image en mêlant magnifiquement ombres et lumières et premier-second plans, pour nous surprendre de l’ouverture à la conclusion. Un résultat captivant à l’histoire comme à l’image.
Ils sont craquants... Content de voir l'actrice de The Crown dans un autre rôle. C'est un film sur la solitude avec un grand romantisme. Pour les fans de la pop anglaise 80. Avec un twist à la fin. Rencontre de 2 époques. C'est quand même un film noir. Mais beau . raffiné.
Une histoire d'amour qui nous submerge par la beauté des ses plans et son ambiance sonore envoutante. Teinté de mélancolie, baigné par une poésie d'une subtile justesse, on traverse les émotions à haute intensité . Une oeuvre lente, atmosphérique et profonde. Mention spéciale à Andrew Scott pour sa performance qui m'avais déjà bluffé dans la série Ripley.
La solitude, les fantômes qui nous poursuivent ou que l'on poursuit, les regrets qui nous hantent, les vies que l'on fantasme, les moments à partager qui ne le seront jamais, et tout ce qu'on ne s'est pas dit... tout cela est au cœur de "Sans jamais nous connaître", traité de manière percutantes et juste. Peut-être serez-vous aussi hantées par les personnages de Adam et Harry, leur errance solitaire et leur difficulté à vivre. A voir et à revoir pour en comprendre les rouages et subtilités (et pleurer encore).
Difficile de se faire un avis, c'est sûrement le film le plus triste et déprimant que j'aie jamais vu, et en même temps c'est en lisant les commentaires sur internet après coup qu'on se rend compte de son infinie richesse et de ses multiples interprétations possibles, et on repense à plein de détails auxquels on n'avait pas prêté attention sur le moment, un peu comme Sixième sens ou Mulholland drive... En résumé : déprimant mais du grand cinéma.
Aussi émouvant que poétique. Des rôles brillamment interprétés et une mise en scène remarquable donne une dimension dramatique très forte. Une belle surprise !
All of Us Strangers mêle le récit de fantômes et la romance pour tirer le premier vers la fable métaphorique spoiler: d’un spectre continuant de planer sur la communauté homosexuelle , et saper les bases concrètes de la seconde de sorte à atteindre, en clausule, spoiler: ce vertige romantique de l’amant solitaire . Malgré un dispositif quelque peu envahissant, tant du point de vue théorique que formel, puisqu’aux parents rendus présents répond un voisin peu à peu désincarné, dont le corps semble échapper au protagoniste spoiler: – contraint de le poursuivre dans le métro – et au long métrage lui-même, silhouette entraperçue depuis les baies vitrées de la tour d’immeuble, le parcours d’Adam, premier et dernier homme sur une Terre dépeuplée, fait le choix judicieux de s’attacher à son corps, de scruter les traits de son visage, son torse affranchi d’une pilosité que la mère aurait aimée plus abondante, ses mains jugées si belles par cette dernière, corps au contact d’autres corps spectraux qui, à l’image, revendiquent une chair surprenante. En cela, le trouble initial suscité par la perspective d’un trouple interdit constitue une audace sensorielle qui disparaît hélas trop vite au profit des sempiternelles crises étouffées et discours de conciliation. Dit autrement, la désorientation du personnage n’équivaut pas assez à la nôtre, et c’est alors comme si nous avions en permanence un tour d’avance sur ce qui s’apprête à advenir. Reste une œuvre délicate et très bien interprétée.