Derniers Avis : Sans jamais nous connaître - Page 7
Sans jamais nous connaître
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indi64
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2,0
Publiée le 9 mars 2024
Voilà bien longtemps que je ne m’étais pas autant ennuyé en voyant un film. Le scénario n’est pas mauvais, loin de là, et est prétexte à une atmosphère fantastique troublante. Mais que c’est lent et mou, le film sombrant dans une rêverie intellectuelle prétentieuse. Il y a même un parfum tristement suranné dans le traitement de la relation entre les deux garçons à tel point que ça en devient gênant. Difficile d’être le moins du monde ému devant cet exercice de style qui ne décolle jamais.
J'aime beaucoup l'acteur principal mais ce film m'a laissée indifférente, il est insipide, j'étais pas dedans. De plus on ne fait que prendre le personnage principal en pitié, sans aucune autre émotion. Le film n'a rien de nouveau à raconter. Je ne recommande pas.
Je suis partagée sur ce film. Il y a des moments extrêmement beaux et déchirants (notamment toute la fin) mais il y a aussi quelques lenteurs qui m’ont empêchées de rentrer complètement dans l’histoire. Les 2 acteurs sont formidablement sincères.
De Andrew Haigh (2024). Un choc émotionnel entre amour fulgurant et passionnel, l'absence insoutenable et les fantômes d'une vie étouffée. Au premier abord , le film semblerait ne traiter que d'une histoire (certes belle) entre deux hommes. Ce serait oublier tout le reste du film qui traite autant de l'amour passionnel entre deux personnes que l'amour non aboutit car les protagonistes ont disparus . Qui n'a pas eu envie de dire son amour à ses parents sans jamais réellement le dire et se rendre compte à leur mort qu'on aurait vraiment dû le faire . Le film est un véritable ode à l'amour, le vrai , le plus pur car le plus simple et le plus sain. Comme il traite de la nécessité de le vivre au grand jour, de le déclarer aux yeux de ceux qu'on aime (voire au monde) et surtout de ne pas le cacher à soi même comme aux autres . Il y a du fantastique dans ce film car peut être tout simplement l'amour est quelque chose de fantastique ! Qui plus est admirablement interprété . Un film d'une grande beauté (à tous les sens du terme) traité avec justesse , pudeur parfois et une certaine magie . A bien des égards on reste subjugué par la finesse du scénario, par l'originalité narrative. Avec Andrew Scott, Paul Mescal,tous deux émouvants et Jamie Bell et Claire Foy.
Brillant, bouleversant, extrêmement fort émotionnellement. J’ai encore du mal à m’en remettre. Un film d’une intelligence et d’une intensité très rares
Malgré un jeu d’acteur excellent, de très (très très) belles images et des musiques adaptées, la réalisation nous force à regarder frontalement les émotions que ce long métrage essaye de transmettre. Je me suis senti obligé de les ressentir, dès le début.
De Andrew Haigh je n’avais pas du tout aimé Week-end (mais à revoir) et beaucoup aimé 45 ans et la série Looking. Peu d’attente pour celui-ci donc, malgré les très bons retours du bouche à oreille. D’entrée une ambiance particulière s’installe et j’ai tout de suite été séduit. J’apprécie également beaucoup Andrew Scott. Il est formidable ici, aussi touchant qu’émouvant. A ses côtés Paul Mescal (découvert dans le très ennuyeux After sun) assure aussi. Dans le rôle des parents on retrouve Claire Foy et Jamie Bell, impeccables tous les deux aussi. Je me suis attaché aux personnages immédiatement. La mise en scène et l’écriture tout en émotion et en subtilité de Haigh nous offre un des films les plus mélancoliques et tristes vu depuis très longtemps. Et ne parlons pas du dénouement (sur The power of love), déchirant au possible, qui m’a littéralement scotché au siège et fait exploser le cœur. Voilà donc sans doute déjà l’un des plus beaux et plus puissants films de l’année, une histoire d’amour envoutante et tragique, tout autant qu’un deuil impossible, dont on ressort totalement bouleversé. Des jours et des jours après il me hante encore. Chef d’œuvre.
Voilà un mélodrame à la tonalité très particulière !!! Sous des accents d’énième film sur l’homosexualité, ce film va se révéler bien plus complexe ; pour cela il faudra passer une première demi-heure assez convenue et déjà vu. Là, le film va devenir fantastique, va se décentrer de la relation amoureuse gay sans surprise pour nous amener dans une fantasmagorie autour de l’identité et de l’acceptation de soi. Le personnage principal, seul et très isolé, entreprend d’écrire un scénario sur ses parents disparus quand il avait 12 ans, 40 aujourd’hui. Ça sonne à la porte et son voisin, le seul, car son gigantesque immeuble ne compte que 2 habitants, se présente à lui, tente de le séduire et repart gros jean comme devant. Observez bien cette scène (tenue vestimentaire, bouteille, musique en fond sonore, paroles dites par le voisin), tout fera écho à une scène finale déchirante et permettra de mieux comprendre l’heure trente du milieu. Scène finale déchirante limite larmoyante et sur dramatique. Ces deux vont se retrouver et vivre une histoire d’amour avec en parallèle les visites du personnage principal auprès de ses parents. Et c’est bien ceci un thème majeur du film ; il retrouve ses parents au même âge que lui aujourd’hui ; ils ne se connaissent pas vraiment et vont pouvoir échanger sur son homosexualité, son enfance, les non-dits,… Toutes ces rencontres sont magnifiquement écrites et très émouvantes ; un joli film de fantômes. Pour les retrouver, il prend le bus, le train ; une transition vers les esprits ; il retrouve clarté, lumière. De retour chez lui, il vit son histoire d’amour naissante dans des ambiances sombres, plutôt nocturnes. Et si ces 90 minutes de film n’étaient qu’un songe, un rêve, la rédaction de son scénario ; l’histoire de sa propre acceptation, une renaissance. Ce film joue de boucles temporelles, de rêves dans les rêves, pour mieux nous perdre ou peut-être pour mieux nous happer. Décidemment les films 2024 sont aussi désarçonnant qu’ils sont clivant. C’est un voyage intérieur dans lequel on entre ou pas ; pour ma part, ce traitement novateur de l’homosexualité m’a transporté et ému. Un grand film sur le deuil, l’amour, l’homosexualité et la solitude. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Film très intrigant de par ses choix de réalisation, où l'on sait plus si l'on est tantôt dans un film fantastique comme dans la scène du Dinner avec ses parents, tantôt dans de la pure invention psychologique, même si je pencherait plutôt pour la deuxième option, le centre du film étant la solitude et ses ravages. Les révélations viennent nous faire passer de la romance au drame assez crûment, versant parfois dans quelques scènes horrifiques, que j'ai beaucoup aimé. Les thématiques abordées tout au long du film (acceptation, craintes, communication, secrets,...) sont de mon point de vue bien travaillées même si le jeu mis en place afin de faire douter le spectateur sur ce qui est réel ou non vienne perturber la clarté de certains échanges. Le plus gros point faible du film reste pour moi le rythme, assez lent.
Attention, ceci est mon opinion personnelle, qui est visiblement en désaccord avec la majorité.
Les 45 premières minutes sont troublantes! Nous suivons la rencontre de Adam, un homme solitaire, sérieux et fermé ; et de Harry, un jeune homme séducteur, se comportant presque en adolescent. Adam semble, derrière son image d’homme, être resté un enfant pudique et gêné. Il s’ouvre au fur et à mesure et vit enfin son adolescence en se libérant du poids qu’il supportait depuis tant d’années. Il accepte enfin de faire le deuil de son passé et d’évoluer seul… enfin c’est ce qu’on pourrait penser…
Après un début long, relativement froid et calme, durant lequel on finit par s’attacher au silence en se laissant guider par notre propre imagination, les personnages finissent par s’exprimer. Les dialogues sont trop révélateurs, ils viennent recouvrir tout ce qu’on avait pu s’imaginer durant la première heure du film ce qui est presque frustrant. Les images sont vraiment puissantes et dévoilent beaucoup des émotions et sentiments de Adam. Le film est visuellement vraiment intéressant et bien abouti. Cependant, les dialogues ne sont pas à la hauteur des images et des émotions ressenties par les personnages. Ils manquent de profondeur, sont trop superficiels, pas assez puissants. La fin est également décevante, une scène en trop à mon avis, mais je vous laisse vous faire votre propre avis !!
Cela reste un très beau film, abordant des sujets sensibles (relations humaines, mémoire, deuil, coming out, développement personnel, …)
Ça démarre vite, et puis ça devient long. Au milieu du film, on s’ennuie presque. Puis les 30 dernières minutes arrivent et là, c’est saisissant. Je n’avais jamais autant pleuré devant un film. Une claque. A revoir
Un film touchant, contemplatif, philosophique et surprenant. La boucle de l’histoire est étonnante et m’a beaucoup marquée. L’époque, la musique, l’ambiance, le doute et cette sensibilité à fleur de peau. Même les spectateurs étaient ultra calmes et concentrés. Je venais le voir sans trop de convictions et j’en ressors bouleversée. L’histoire est originale et ce quasi huis clos nous immerge dans leurs ressentis. Ça fait écho très fort à des émotions et des doutes que nous sommes nombreux à traverser. Clairement marquant.