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Olivier A.
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5,0
Publiée le 19 avril 2024
Le cinéma Belges est vraiment un cinéma de grande qualité. C'est un film qu'il faut voir absolument. Il devrait même être diffusé dans toutes les écoles.
Le fil conducteur de ce scénario venu de Belgique ne manquera pas d’évoquer des faits divers (le mot est faible) dramatiques connus dans l’Hexagone, encore très récemment. Le contexte du milieu scolaire est ici spécifique à la Belgique (on découvre). Les cours de religion, même si chacun la sienne, sont au programme et ne sont pas une option. Important à savoir par le spectateur d’ici car ça ne fait l’objet d’une information écrite à l’écran qu’au moment du générique de fin. Ainsi, faute de connaitre cette particularité, lorsque au détour d'un dialogue le professeur de religion islamique s’adresse à un parent d’élève pour lui rappeler que son cours n’est pas une option, on pourrait en effet penser que ce n’est qu’un rappel, une recommandation, à la bonne éducation et à l’implication dans la communauté. Non, c'est une obligation scolaire en Belgique. Le sujet implicite : ce cours sert de relais à des thèses obscurantistes et salafistes et alimente l’opprobre contre une lycéenne, issue de la même communauté, lorsqu'elle prend ses aises et ses libertés avec les dogmes comportementaux. Elle s’attire ainsi toute la haine et les menaces possibles (les plus extrêmes) via les réseaux sociaux. L’héroïne, éponyme du titre, ne se complaisant pas dans le politiquement correct et l’absence de vagues ira au combat et prendra des coups elle-aussi. On regrettera sans doute toutefois que tout ce combat laïc mené par une enseignante qui se revendique aussi de la religion musulmane est mené sans nuances, passant à dessein par une forme assumée de provocation en abordant de front et sans discernement ce qu’elle sait être des interdits religieux et moraux. Du « rentre dedans » davantage que l’élévation des consciences au sens des Lumières.
Un film parfait pour représenter la réalité de la propagation et de l'intolérance de l'extrémisme religieux. Tous ceux qui y sont confrontés aujourd'hui pourront retrouver la réalité de ce qui se passe à l'école et dans la société d'aujourd'hui et ainsi se sentir moins seuls. Un film intelligent qui ne fait pas d'amalgame et qui vise juste. Les critiques de la presse qui parlent de manichéisme vivent sans doute loin de la réalité. Ayons tous le courage d'être Amal !
Écrit bien avant le tabassage à mort de Shemseddine, l'assassinat de Dominique Bernard et même la décapitation de Samuel Paty, le film Amal, un esprit libre, du belgo-marocain Jawad Rhalid est à voir, ne serait-ce que pour comprendre les conditions d'enseignement actuelles dans nombre d'établissements de notre pays, même si l'enjeu du film va bien au-delà.
Juste envie de pleurer après ce film glaçant, tellement conforme à la réalité de notre actualité et à la pression salafiste que l'on sent à l'œuvre dans nos établissements scolaires.
Il faut aller le voir pour soutenir cette démarche courageuse, qu'un journal, tel que Libération, a bien entendu essayé de saper, par son article assassin, qui hurle à la caricature et à l'islamophobie dès lors qu'une démarche de dénonciation de la radicalité, à l'œuvre dans nos écoles, est tentée.
Lubna Azabal qui incarne la prof de français est parfaite et le personnage du bon enseignant de religion musulmane, cachant minutieusement ses penchants salafistes, vraiment intéressant.
Film, inspiré de faits réels, comme nous l'a précisé la productrice, présente le soir de la projection.
"Amal-un esprit libre", où quand la religion s'immisce dans une classe d'un lycée de Bruxelles. Celle-ci est composée par une population à dominance maghrébine et lorsque la rumeur de l'homosexualité d'une élève se propage, Amal, professeur de lettres, va vouloir éveiller les consciences avec des poèmes que certains trouvent inadaptés aux préceptes de l'Islam. Lubna Azabal, petit bout de femme, campe à merveille cette enseignante dynamique et combative. Le film (comme d'autres récemment) fait écho à la liberté de parole pour les profs au sein d'un lieu normalement protégé des dérives de la société. Ce récit est complétement glaçant de bout en bout, abordant le fondamentalisme religieux, les dérives des réseaux sociaux ou même les représailles que peuvent générer cette spirale de haine. Bouleversant.
Lorsque l’on va au cinéma régulièrement, on est en recherche constante, en quête, en attente de ce sentiment, que notre présence a un poids, que l’on n’a pas réservé cette séance pour rien, qu’en sortant de la salle, un petit morceau du film restera à jamais en nous. Hélas, cela arrive peu, trop rarement, mais cela arrive tout de même.
Alors quand un film vous explose à la gueule, comme un obus, d’une puissance telle que vous en conserverez les éclats, le cinéma prend tout son sens.
Amal, bon sang, Amal un esprit libre, c’est l’obus qui m’a explosé le cœur et le crâne. Un grand film qui m’a mit la rage au ventre, de cette fureur toujours intacte - et trop actuelle - que suscite l’obscurantisme. L’incompréhension, la colère, la frustration seront partagées entre Amal et le spectateur. Ce qui est le plus terrifiant ici, c’est la crédibilité du film. Le malaise est immense, et au générique, le silence était absolu. Il faut absolument voir ce film, le montrer, et en parler encore, encore et encore, sans aucune concession.
« Lisez, cultivez vous, éduquez votre esprit critique, et vous serez libre, là », le doigt d’Amal pointé sur sa tempe.
Petite note + perso, ma mère est professeure de lettres, et me raconte combien souvent, sa liberté d’enseigner est remise en question. Je suis sortie de cette salle plus fière d’elle que jamais, bravo à toutes et tous les Amal qui ont le courage de cultivez les esprits.
Promis c’est la dernière citation, de Victor Hugo, c’est juste cadeau : « Cette tête de l'homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n'aurez pas besoin de la couper ».
On retrouve les mêmes ressorts que dans La salle des profs et Pas de vagues : une salle de classe incontrôlable, des élèves soudés par les réseaux sociaux, une équipe pédagogique qui privilégie le « pas de vagues », l’absence de signalement judiciaire, la spirale vers l’enfer… Ici s’ajoute une scrutation de l’incompatibilité entre l’islam radical et la laïcité, effrayante. Malheureusement la démonstration est trop appuyée. Lubna Azabal, que l’on a vue extraordinaire, est ici la voix du réalisateur. Mais elle est acculée dans un rôle de professeure trop sûre d’elle-même, emportée souvent, au risque de desservir la cause laïque qu’elle veut défendre.
Quelle force, quelle puissance, ce film est tellement bien pensé, filmé, interprété ! Le scénario nous happe et nous captive tout du long. Le résultat est simplement bluffant et magnifique. BRAVO à toute l'équipe , quelle réussite.
Film absolument captivant qui montre de manière très immersive une réalité qui m’était lointaine. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde grâce à l’effet d’escalade, un storytelling réussi !
Dans la lignée de Pas de vagues... Mais ici le harcelement cible successivement : - une élève d'origine musulmane qui est pris pour cible à cause de son homosexualité, cible de 50% des élèves de sa classe qui assistent au cours d'un professeur de religion islamique au discours polissé à double tranchant. - puis sa professeure, d'origine musulmane également, qui n'aspire qu'à faire émerger la liberté d'esprit de ses élèves pour contrer son collègue salafiste qui la menace à demi-mot. Un film qui dénonce aussi une spécificité de l'enseignement belge, 1 h de cours de religion "obligatoire" (suivant le désir et l'origine des élèves) qui échappe à la supervision des chefs d'établissement. Cette spécificité Belge devrait devenir optionnelle à la rentrée de septembre 2024. Un film coup de poing où l'angoisse palpable au début vous prend aux tripes au fur et à mesure du déroulé de l'histoire. J'en suis ressorti KO. 5/5.
Lubna Azabal, une actrice remarquable, je suis allée au cinéma pour elle et je suis sortie en état de choc, un film à voir absolument et surtout par les jeunes d'aujourd'hui, la santé de la société future en dépend...
J’ai vu ce film à Bruxelles, Sans concession il nous plonge dans une classe d’ados à majorité musulmane et une prof qui tente de les sortir de la main mise des freristes. C’est malheureusement une réalité à Bruxelles. À voir absolument par les élèves de secondaire comme sujet de réflexion.
Un film à voir pour ne pas avoir à voir : on ne savait pas ! Une equipe artistique tres talentueuse et une production engagée : un tres bon film, fin et fort.