Très démonstratif et dans l'air du temps, le film a un dispositif peu original mais s'avère efficace dans sa narration et tient un propos pertinent sur les ravages de l'intégrisme religieux. Lubna Azabal se montre une fois de plus excellente comédienne.
Film choc avec une AZABAL impressionnante d'engagement! Les cours de religion existent en Belgique, à l'abri des contrôles, ce qui peut permettre à des enseignants fondamentalistes de prêcher la loi coranique. On parlera interdiction d'homosexualité dans un combat de sourates obscures. Et la prof de lettres, musulmane elle-même traitera le prof intégriste de "salafiste à cravate". Le déchaînement des réseaux sociaux est impitoyable et pourrait induire des comportements dramatiques. Le processus incrémental de déchaînement de violences intolérantes est parfaitement décrit et dénoncé. Glaçant!
un film qui ose, qui nous fait partager le combat de la liberté contre la religion, c'est plus réaliste que n'importe quel documentaire, interprétation remarquable De Lubna Azabal.....Méfions nous des donneurs de leçons, en tout genre. Charles Baudelaire fut condamné pour ce que l'on jugeait obscène....Aujourd'hui, il est enseigné partout dans le monde.....Apparemment certains n'ont pas compris la leçon du 19ème siècle...Le monde n'est ni noir ni blanc, Est ce le rôle de la religion de s'occuper de la vie privée des gens ????? je conseille vivement....
Amal, l'héroïne du film, est une enseignante qui ne s'en laisse pas conter et se bat contre l'intolérance becs et ongles. Un véritable petit soldat qui est la porte-parole d'un cinéaste qui a voulu s'adresser à la "majorité silencieuse musulmane." Le film est radical et n'est pas loin de se heurter à certains stéréotypes, dans sa volonté farouche de démontrer que l'école, en Belgique, est peu ou prou infiltrée par les Islamistes tout comme la région parisienne. Le sujet reste évidemment sensible et Jawal Rhalib ne prend pas de gants pour dénoncer, quitte à parfois oublier certaines nuances dans son réquisitoire. Lubna Azabal est assez hallucinante dans le rôle d'Amal, totalement investie et visiblement sans concessions dans son combat pour le respect de la liberté de chacun et de chacune, y compris dans le domaine de la sexualité. Ce film est un film choc qui nous énerve parce qu'il reflète la réalité quotidienne en France mais aussi à Bruxelles et ailleurs.
Voilà un film qui fait voler en éclats le mythe du "vivrensemble" et qui démasque implacablement les loups qui tentent toujours et encore de se faire passer pour des agneaux. La dernière scène est particulièrement réussie. Au moment où tous croient naïvement que la raison l'a emporté, un coup de couteau vient les arracher à leurs illusions.
Un film époustouflant de lucidité et de réalisme à l'interprétation sidérante, le sujet est sensible, certains diffuseurs n’ont pas le courage de le visionner, certaines critiques préfèrent dénoncer une caricature. On peut s’interroger.
Amal (Lubna Azabal) enseigne le français dans un établissement scolaire de Belgique. Comme elle, ses élèves sont majoritairement d’ascendance maghrébine. L’une d’entre elles, Mounia, est en butte à l’hostilité de ses camarades depuis qu’elle a fait son coming out. Amal, choquée par tant de sectarisme, décide de leur faire lire des vers d’Aboû Nouwâs, un poète arabe libertin du VIIIème siècle, pour leur enseigner la tolérance. Mais cette lecture, loin d’apaiser les esprits, met le feu aux poudres.
L’école est décidément le creuset où se joue aujourd’hui le vivre-ensemble. Le cinéma s’en fait le fidèle reflet qui, coup sur coup, y a consacré plusieurs films en l’espace de quelques semaines : "La Salle des profs", "Pas de vagues", "L’Affaire Abel Trem".
Le belge "Amal" n’est jamais aussi intéressant que quand il montre les dilemmes auxquels l’autorité éducative est confrontée. Deux scènes successives l’illustrent, dans la salle des profs, autour de la directrice, durant lesquelles tous les points de vue s’expriment, depuis celui le plus rebelle d’Amal jusqu’à celui franchement odieux de Nabil (Fabrizio Rongione), le professeur de religion (car la religion est enseignée dans les établissements publics en Belgique), en passant par ceux plus embarrassés de leurs collègues.
Aussi intéressante est la façon dont "Amal" décrit la logique pernicieuse des réseaux sociaux qui piègent aussi bien Dounia qu’Amal. La première, harcelée en ligne, a le tort de ne pas débrancher son ordinateur et répond à ses détracteurs au risque de l’escalade et du dérapage. La seconde, outrée du sort réservé à son élève, bientôt elle-même prise à parti, en devient paranoïaque au point de perdre toute mesure.
Hélas ces belles qualités sont gâchées par le manichéisme dans lequel s’égare parfois "Amal". Notamment dans le traitement de Nabil, qui aurait eu tout à gagner à rester dans l’ambiguïté. Le scénario se sent obligé dans son dernier quart d’heure de lever les masques. On se serait volontiers passé de cette conclusion simpliste.
J’ai eu la chance de voir "Amal" en avant-première dans une salle parisienne proche de Bastille. J’aime beaucoup rencontrer le réalisateur et l’équipe du film. Ces échanges sont d’autant plus précieux pour des films comme celui-ci qui suscitent le débat. Pour autant, cette fois-ci, j’ai été profondément déçu par ces questions-réponses qui, au lieu d’explorer les ambiguïtés du film, en ont souligné le manichéisme : si prendre ses distances avec une minorité islamiste fanatisée et éviter l’amalgame dans lequel tous les musulmans sont trop souvent confondus était le seul objectif de ce film, son intérêt se réduirait comme peau de chagrin.
film à voir avec beaucoup de courage et de justesse il dénonce malheureusement l’ emprise des jeunes par les dérives de l extrémisme religieux renforcé par les outils de communication tel que les réseaux sociaux. La honte , la peur et la censure due à la peur du jugement sont les ingrédients de la fabrique d’un crime ignoble organisé en bande.
Dans un lycée de Bruxelles, une professeure musulmane s'efforce de résister à la pression des islamistes. L'intrigue se noue autour de la question de l'homosexualité d'une élève. La description de l'emprise religieuse, y compris dans le système scolaire, est effrayante. Un film d'urgence, un film remarquable, loin d'une comédie évidemment, mais on ne saurait trop le conseiller.
Un peu déçu par ce film qui se laisse regarder sans déplaisir mais sans enthousiasme. Beaucoup d’hystérie et des scènes me semblant parfois excessives, m’on fait perdre un réalisme qui aurait pu se faire plus marquant. Sans conviction ni désintérêt.
Incroyable, ce qui m'a beaucoup plu avec ce film reste sans doute spoiler: la qualité des images . Les images sont en parfaite adéquation avec le ressentit des acteurs. Un travail remarquable qui témoigne d'un savoir-faire et d'un dévouement à l'excellence. De plus le message est matures et force le respect. Courez voir ce film!
Amal professeure de français dans un lycée de Bruxelles essaie d’inculquer des valeurs de tolérance et de liberté à ses élèves. Mais dans une région belge où des cours théologiques sont encore dispensés (jusqu’en Septembre 2024), sans aucun contrôle de l’Etat, elle se heurte à l’entrisme d’une religion qui préfère l’obscurantisme à la lumière. Un film coup de poing sur un phénomène qui existe et que certains ne veulent pas voir, le cinéma c’est aussi ça, il n’est pas la juste pour divertir mais aussi pour appuyer là où ça fait mal.
Les deux premiers tiers laissent à penser que le dénommé Nabil joue un double jeu, mais on demeure dans l'incertitude quant à la portée de son influence sur les collégiens. spoiler: Opacité intrigante, mais totalement éclaircie dès l'instant où l'on finit par assister à l'un de ses cours de religion, dans lequel il se trouve que, comme on pouvait s'en douter, il professe une lecture radicale du Coran. Et c'est alors que tout paramètre extérieur s'évapore, en même temps que l'ambivalence et la duperie du personnage .
Rhalib prend le parti des victimes, mais s'intéresse peu aux causes qui ont mené les persécuteurs à persécuter : l'entourage dans lequel ils évoluent, le matraquage idéologique qu'ils subissent, leur vécu.
L'école est défendue, voire sacralisée, lorsque la remise en question de son système d'enseignement n'aurait pas été malvenue. D'autant plus quand on voit que maintenir l'attention d'un élève, restant assis pendant des heures à tenter d'assimiler des connaissances souvent superflues, est aussi laborieux, et pousse l'enseignante à crier plus fort que les autres pour tenter d'être respectée. Grande démarche autoritaire qui ne porte ses fruits que dans la peur de la punition.
C'est ce manque de clairvoyance qui fait d'Amal un film pas mal, alors qu'il aurait pu exceller en n'omettant pas l'altérité de son sujet. Parce que, en l'état, on est pas sûr qu'un tel film puisse apporter les clefs de la tolérance à ses détracteurs. Et, à défaut d'y parvenir, il est susceptible de nourrir les débats amalgamant Islam et Islamisme, dont le film tente pourtant de faire la distinction, sans grande maîtrise.
Sous couvert de réalisme, nous avons une production se résumant à quelques décors, et résumant son intrigue à quelques phrases. Les curseurs dramatiques sont nauséabonds. Même en cherchant bien, je ne vois rien de positif.