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gerard b.
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5,0
Publiée le 31 mai 2024
Ce film est tout simplement et malheureusement indispensable aujourd'hui! Il suffit de consulter régulièrement l'actualité pour s'en rendre compte. Mais il ne se contente pas de montrer la réalité, il va beaucoup plus loin dans l'analyse, ou plutôt ... la psychanalyse des faits relatés.
Que dire qui n'ait pas déjà écrit par d'autres ? Après La salle des profs, Pas de vagues, L'affaire Abel Trem, ce quatrième film ( quatre pays différents !) en lien avec l'école me laisse KO debout, et pourtant je connais bien ce milieu pour y avoir passé quatre décennies... Amal tente toutspoiler: , et à quel prix ! , pour faire de ses élèves, leurs parents, ses collègues, des adultes éclairés. J'ai pleuré de désespoir, de rage, d'impuissance !
Sans intérêt, scénario vu et revu, fin prévisible, des dialogues stériles, creux. Mais surtout tellement bourré de clichés même si cela peut parfois paraître crédible... Loubna Azabal ne rayonne pas dans ce film. Fin baclé...
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3,5
Publiée le 19 août 2024
« C'est déjà gangréné et depuis longtemps. » Lorsqu'une élève est prise en grippe par des camarades de classe parce qu'elle "s'éloigne" de la religion, Amal, son enseignante, tente une méthode pour ouvrir les esprits, mais elle se heurte à des gens prêts à tout pour ne pas se laisser "pervertir". Dans la lignée des récents drames scolaires qui flirtent avec le thriller, "Amal" est un film intense et désagréable dans le bon sens du terme. Il y a toujours ce sentiment d'impuissance qui se dégage comme si la bataille était déjà perdue. Il y a une volonté d'apaisement, mais qui est trop souvent synonyme de soumission et d'acceptation si le problème n'est pas réglé rapidement. Le traitement est parfois grossier, mais on va dire que c'est un cas extrême pour montrer ce qui peut arriver de pire et qui pour le coup est déjà arrivé... Quel que soit le sujet, Jawad Rhalib, comme d'autres avant lui, montre les difficultés rencontrées par le corps enseignant avec ici ces conflits identitaires qui pourrissent la vie de tout le monde. Porté par une grande Lubna Azabal, "Amal" est un film important et volontairement choc.
Constat implacable de cette loi belge délirante et associé aux réseaux sociaux , le résultat ne peut être qu"explosif. D'autant plus fort que réalisé par un marocain d'origine. Film fort , acteurs bon , quelques point moins credible mais film qui mérite d’être vu pour beaucoup.
Terrible constat de l'échec tant sociétal que pédagogique pour éradiquer intolérance ou fanatisme par déni, faiblesse ou peur, ce drame en milieu scolaire illustre une réalité à laquelle enseignants et élèves sont confrontés avec une justesse saisissante, à travers les différentes séquences dans l'établissement ainsi que le combat d'une pédagogue éprise de liberté d'expression et de respect de la dignité humaine. Avec une réalisation classique, la tension augmente pourtant incessamment, à mesure que l'endoctrinement exsude sa haine et son prosélytisme. Porté par un casting irréprochable dont l'intense Lubna Azabal et le terrifiant Fabrizio Rongione, le récit illustre avec pertinence l'escalade possible à partir d'une bagarre entre collégiens. Faisant entendre les différents points de vue tout en poussant un cri d'espoir désespéré, l'intrigue souligne que la solution ne peut venir que de l'intérieur du groupe et rend hommage au courage féminin. Glaçant.
Le film « Amal : Un esprit libre », largement plébiscité par le public, est un thriller social puissant sur l'émergence du radicalisme religieux dans les écoles en Belgique.. En effet malgré quelques maladresses, le réalisateur belge d'origine marocaine Jawad Rhalib livre aux spectateurs un film coup de poing et nécessaire sur un sujet d'actualité et brulant (le radicalisme religieux) avec une interprétation intense de Lubna Azaba face à un Fabrizio Rongione inquiétant, je suis ressorti groggy de la salle.
La loi des séries .... Comédie dramatique Belge de Jawad Rhalib, dans la veine du récent "Pas de vague"... avec fond Islamique terrifiant encore plus affirmé. Comme c'est bien filmé et un festival de Lubna Azabal ( Amal ) enseignante déterminée, lumineuse, poignante, dans ce climat remarquablement rendu, qui ne peut laisser indifférent. La mise en scène est d'une précision subtile, implacable et vous fait vraiment froid dans le dos. Face à elle, une fronde incontrôlable incarnée par Nabil ( Fabrizio Rongione ) plus que convaincant.... C'est un film percutant et un regard alarmiste sur notre société...... !!**
Puissant ! Ce film, nécessaire, étant donnés les faits divers dramatiques de plus en plus nombreux ces dernières années et une jeunesse de plus en plus radicalisée, attaque frontalement l’entrisme islamiste et démonte la manipulation religieuse opérée au sein mêmes des lycées publics belges, un endoctrinement où des jeunes se construisent sur une loi religieuse qui serait supérieure aux lois du pays dans lequel ils vivent. Les conséquences de cet apprentissage de la religion par des intermédiaires mal intentionnés sont ici très bien montrées. Heureusement, « Amal – un esprit libre », écrit et réalisé par Jawad Rhalib, permet de montrer plusieurs visions d’une même religion, dont une compatible avec des pays laïques, et surtout d’apporter un message d’espoir sur l’apprentissage, la liberté de chacun de lire et d’élargir ses connaissances, de se faire une opinion par soi-même. Il est illusoire de penser que ce film pourrait servir de très bon matériel pédagogique dans nos lycées mais on peut toujours rêver.
Lubna Azabal est formidable dans son rôle. Le film fait évidemment tout de suite penser à l’affaire Samara tellement le scénario semble malheureusement avoir devancé la réalité. Mais on pense aussi à Mila, Samuel Paty et les autres. Certains dialogues et scènes parfois semblent un peu légers ou naïfs mais le sujet est tellement d’actualité que c’est un film nécessaire et important.
Je sors de ma séance de "Amal", et j’ai voulu faire cette vidéo à chaud pour vous dire ce que j’en ai pensé.
Franchement, je suis choqué. Genre j’ai la voix qui tremblotte rien que d’y penser.
Le sujet principal du film est l’homosexualité dans la religion musulmane, et l'impact que ce sujet peut avoir au sein d’une école et dans la vie d’une professeure qui essaie d’inculquer à ses élèves la tolérance et le respect d’autrui.
Et pas n'importe quelle école puisque c’est une école belge, et je ne savais pas mais en Belgique les élèves ont droit à des cours de religions.
J’ai été profondément choqué par la façon dont ce groupe de Musulmans traite l’homosexualité, la considérant comme une maladie, le mal qu’il faut exorciser, des façons de penser qui datent du Moyen Âge clairement et qui vont particulièrement affecter une élève et sa famille.
Et surtout, j’ai été impressionné d’une part par la performance d'actrice de Lubna Azabal qui est juste impressionnante dans son rôle, et d'autre part par son combat pour l’acceptation des différences et de la tolérance malgré le fait qu’elle soit elle-même musulmane et sous la pression de tout un groupe de musulmans.
D’ailleurs, tout le long du film j’avais un peu de mal avec le fait que les Musulmans soient montrés ici comme les méchants un peu arriérés et extrémistes, qu'il n’y ait pas de nuances ou de contradictions, mais arriver vers la fin on comprend pourquoi et ça fait froid dans le dos.
La scène finale m’a complètement retourné l’estomac.
Je vous conseille fortement d’aller voir ce film qui, pour moi, est d’utilité publique et dont le bouche-à-oreille va lui faire connaître un succès amplement mérité.
Amal est professeure de français dans un lycée belge. Sa classe est composée d’élèves d’origines et de confessions différentes, à un âge où l’on se construit très rapidement. Lorsqu’une élève, Mounia, est soupçonnée d’être lesbienne par ses pairs, créant une discrimination. Amal décide de faire lire à ses élèves un texte d’un auteur musulman bisexuel et le bras de fer commence. En salle le 17 avril.
spoiler: "Amal - un esprit libre" m’a mis très mal à l’aise. C’est une séance dont je me souviendrai car elle m’a fait naître des sentiments partagés. D’un côté, je me suis identifié à Mounia et ait été terrifié par la discrimination dont elle est victime. Le film parvient à insuffler une véritable peur au spectateur, lui rappelant qu’il vit dans un monde où il peut être mis en danger. D’un autre côté, la communauté musulmane est présentée comme extrême, le corps enseignant complice, et la loi aveugle aux prêches d’un individu aux mauvaises intentions. Quelle est la vérité ici ? Je ne sais pas. Toujours est-il que Lubna Azabal et les jeunes acteurs sont époustouflants de crédibilité.
C’est le second film du belgo-marocain Jawad Rhalib qui sort sur nos écrans. Comme dans L’insoumise, - en 2016 -, l’héroïne est une femme au caractère bien trempée et à la détermination sans faille. Amal, enseignante dans un lycée à Bruxelles, encourage ses élèves à s’exprimer librement. Avec ses méthodes pédagogiques audacieuses et son enthousiasme, elle va bouleverser leur vie. Jusqu’à en choquer certains. Peu à peu Amal va se sentir harcelée, menacée. Après ces 110 minutes d’un niveau de tension rarement atteint, on s’explique mieux – à défaut de le comprendre – pourquoi ce film est si peu distribué. A ma connaissance, une seule salle en Dordogne a eu le courage, certes pour une séance unique, de projeter ce véritable brûlot, celle du cinéma Lux au Buisson de Cadouin, qu’ils en soient remerciés. Ce film est effectivement indispensable pour mieux comprendre l’entrisme salafiste dans nos écoles et notre société tout entière. Effrayant ! Au centre du film, des valeurs telles que le respect d’autrui, la liberté d’expression et le droit d’être soi. Vaste programme quand on tente s’opposer à la pieuvre islamiste. En 2018, Rhalib avait réalisé un documentaire intitulé Au temps où les Arabes dansaient. Lors de sa sortie, plusieurs projections scolaires gratuites ont été organisées à Bruxelles. Marquées par la misogynie et l’homophobie, les réactions de certains élèves furent alarmantes. Lors des débats, plusieurs jeunes ont déclaré sans aucune gêne que des activités telles que la musique, la lecture ou la danse étaient selon eux illicites, en raison de ce qu’ils avaient appris à la maison ou à la mosquée. La force de ce drame reste que le professeur de religion islamique – matière autorisée dans les établissements scolaires en Belgique – est un homme converti en costume-cravate, loin du cliché habituel de l’imam. - Il est important de savoir que, en Belgique, les professeurs de religion sont nommés par un organe exécutif, et l’enseignement public n’a aucun pouvoir de contrôle sur le contenu des cours dispensés dans ces classes. L’héroïne se retrouve évidemment – si je puis dire -, confronté aux fameux et destructeur « pas de vagues » brandi par l’administration comme ultime rempart aux agissements de plus en plus violents de parents d’élèves, d’institutions religieuses et même de certains élèves. Un thriller qui pose la question de la légitimité des cours de religion en Belgique et des défis auxquels sont confrontés tous les enseignants… belges ou pas. Un brûlot… glaçant. Lubna Azabal est une immense actrice qui s’investit à 100 pour cent dans ses rôles. Une fois de plus elle est tout simplement formidable. Fabrizio Rongione est époustouflant dans la peau d’un personnage nonchalant, sournois, schizophrène et rusé. A noter également au casting Catherine Salée, Kenza Benbouchta, Johan Heldenberg. Malgré son sujet tabou et susceptible d’être mal interprété, il nous concerne tous, musulmans ou pas. La liberté d’expression est primordiale. Pouvoir développer un esprit critique et débattre sur une large variété de sujets restent essentiels. Sans cela, le vivre ensemble ne peut exister. Il FAUT voir ce film qui fait douloureusement écho aux récents assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard. D’une impérieuse nécessité.