Un moment que je n’avais pas vu de film japonais. La bande-annonce était intrigante. Le film le sera tout au long d’un récit où la vérité aura bien du mal à émerger. Que ce soit pour nous ou pour les personnages. Le récit est lent, l’enquête longue et minutieuse. Le dénouement laisse perplexe. Ou alors je n’ai pas tout compris…Pour le reste, tout est magnifiquement fait. De la mise en scène à la technique et à l’interprétation. Seul bémol est pas des moindres le scénario finit par être donc trop tarabiscoté. Au final un beau film tout de même sur l’identité et comment échapper à son passé. Malheureusement je n’y pense déjà plus...
Les films en provenance du Japon se suivent et d'une certaine façon se ressemblent.
Dans ce film du réalisateur Kei Ishikawa, on retrouve un peu de la perversité glaciale de Fukada et beaucoup de la complexité distante d'Hamaguchi. Le résultat est intéressant, à défaut d'être réellement captivant.
A man commence par un mystère somme toute classique : un homme meurt et sa femme se rend compte que son mari n'était pas du tout l'homme qu'elle croyait connaître. Multipliant les fausses pistes, le film s'avère être un thriller psychologique particulièrement complexe et sophistiqué, dans lequel les personnages ne s'avèrent jamais être ceux qu'ils paraissent.
Au-delà du sujet de l'usurpation d'identité, A man aborde bien d'autres sujets (les différences de classes sociales, la culpabilité) à travers le portrait tout en nuance du policier, joué par l'excellent Satoshi Tsumabuki.
C'est parfois un peu long et un peu froid, mais si vous aimez les atmosphères hitchcokiennes et les retournements de situation improbables, le tout dans une ambiance feutrée, nippone en diable, A man est pour vous.
Entre drame familial et enquête policiere, un récit prenant sur l'identité sociale et le mal-être, qui surprend dans sa narration sans être roublard. Une bonne surprise.
Pas grand chose à raconter sur ce film qui ne m'a ni touché ni passionné.
Je retiendrai essentiellement les plans d'ouverture et de fermeture, sur le fascinant tableau de Magritte, très beaux, ainsi que les jolies interprétations des différents acteurs.
Le film s'intéresse aux questions d'identité et de déterminisme, à travers les destins de plusieurs personnages mais il rajoute à cette dimension psychologique, un thriller peu convaincant au scénario inutilement alambiqué et aux enjeux bien peu passionnants.
L'autre problème est que ce mélange des genres maintient le film dans un entre-deux peu satisfaisant : trop lent pour un thriller (par la quête qu'il essaie de mettre en place, le récit semble chercher un point culminant qu'il n'atteindra jamais), et pas assez profond pour un drame psychologique (le dernier tiers du film est interminable). Résultat, il finit par au mieux ennuyer, au pire agacer, notamment par des effets de mise en scène désuets et peu inspirés.
Pour moi le meilleur film de ce début d'année ,certe l histoire est un peu tarabiscoté des fois on a un peu de mal à comprendre ,mais de merveilleux acteurs le jeune homme qui joue l'avocat est divinement beau , Les 2 heures on passées très trop vite ,le Japon est toujours magnifiquement filmé par ses metteurs en scène ,et le cinéma Nippon se renouvel constament j'ai adoré de bout en bout
La subtilité et l'intelligence au service du cinéma. Ce film est très réussi dans le sens où rien n'est laissé au hasard. Chaque scène est foncièrement réfléchie et interprétée avec brio et classe. Du très bon cinéma. Y est abordé le sujet de l'identité, et notamment celle qui est bancale, qu'il faut deconstruire s'il ont survivre. Partir, et plus encore changer de nom, pour se sauver de la folie, du suicide, du désespoir de n'être rien de plus Ce film : du grand art, de la première à la dernière scène...
Le cinéma d’auteur venant du Japon excelle dans la description des relations entre les hommes, et encore plus précisément celles dans le milieu familial. Je pense au réalisateur du film Kei Ishikawa mais aussi à Hirokazu Kore-eda auteur de ces superbes films que sont, entre autres « tel père tel fils » ou « Nobody Knows », sans oublier Ryôta Nakano qui nous a proposé « Famille ASDAA ». « A Man » est tout à la fois un film sur l’amour et un film d’enquête. Il s’agira de retrouver la réelle identité d’un des personnages. En associant ces deux thématiques, le réalisateur réussi à nous faire le portrait d’une famille, de la complexité des humains qu’ils soient enfants, adolescents ou adultes. Le non-dit apporte une profondeur aux personnages que les acteurs servent avec subtilité.
Pour moi ce n'est absolument pas un thriller, dans le sens où il n'y a aucun suspens/tensions/violences. C'est plutôt un drama intimiste qui traite avant tout de filiation et de transmission. Tout tourne autour de la question de la famille, de la mémoire, du destin tracé. La mise en scène est maîtrisée, le cast est très bon. Le gros défaut est la longueur et le manque de rythme. De nombreuses scènes sont répétitives sur un rythme assez lent, quasiment ponctué d'enchainements de dialogue sans bande son. Ce qui ne va pas du tout plaire à bcp. De plus, "les révélations" ne sont pas fracassantes puisqu'ils ne sont pas le sujet du film. En cela, le film procure peu d'émotions. Je m'attendais à mieux.
Est-ce possible quand on est japonais, fils de criminel effrayant et qu’on usurpe l’identité d’un autre, de vivre sa vie sainement et simplement ? Est-ce possible sachant cela, de se marier, de créer une famille «normale » tout en dissimulant sa véritable identité ? Le mystère se dévoilera progressivement en voyant ce film étonnant.
Le tableau de René Magritte, avec le miroir ne reflète pas la face, mais au contraire le dos du sujet. Ce miroir nous invite à assister, avec l'avocat, à la mise en abîme de son personnage. Sa vie s'échappe devant lui, impuissant, incapable de l'attraper. Ce qui se cache derrière A Man est en réalité une attaque en règle contre les préjugés. Mais pas uniquement comme le montre ce tableau, il s'agit également d'une aude à la liberté, une réponse personnelle à un mal-être qui tourmente de nombreuses personnes aujourd'hui. Cette réponse est conduite brillamment et avec une implacable justesse, sur le racisme ambiant et normalisé, l'immigration ou l'assistance publique, les relations familiales toxiques (la prison de l'héritage qui renvoie également au tableau de René Magritte).
Immersion dans la société japonaise dans les dédales d'une enquête sur une usurpation d'identité d'un homme qui désirait reconstruire sa vie mais qui, du coup, a menti à son entourage. Son décès accidentel précipite la famille dans la découverte de ses secrets. Film émouvant et ciselé sur les rapports hommes-femmes et parents-enfants dans une culture bridée dans les bonnes manières. Une bonne surprise.