Note moyenne
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Un film lent, à la mode japonaise dans lequel le vent et le pluie ont beaucoup d'importance.
J'ai vraiment aimé Rye, la mère qui se marie et devient veuve, l'amour qu'elle porte à son fils, sa volonté d'avoir une famille aimante.
J'ai aimé le personnage de l'avocat enquêteur qui est coréen et qui se prend chaque jour des remarques racistes.
Un film sur l'identité : celle qui nous vient de nos parents, et celle que l'on se construit.
Dommage qu'il soit si lent.
J'ai vraiment aimé Rye, la mère qui se marie et devient veuve, l'amour qu'elle porte à son fils, sa volonté d'avoir une famille aimante.
J'ai aimé le personnage de l'avocat enquêteur qui est coréen et qui se prend chaque jour des remarques racistes.
Un film sur l'identité : celle qui nous vient de nos parents, et celle que l'on se construit.
Dommage qu'il soit si lent.
Un très beau thriller plein de finesse et de subtilité porté par 4 personnages principaux de talent.
Tantôt intrigant, tantôt confus, A Man reste un film globalement intéressant et ludique. On suit l'enquête aux côtés de cet avocat tâchant de faire éclater la vérité, rendant le dispositif immersif. La mise en scène est assez neutre, et le jeu des acteurs/actrices relativement sobre.
Les évaporés
Le thriller psychologique de Kei Ishikawa est enfin arrivé sur les écrans de ma région, et encore, de manière plutôt confidentielle. Ces 120 minutes qui nous parle d’identité sont construites comme un envoûtant jeu de miroirs, déroutant, introspectif et d’une suprême élégance. Mais pourquoi don, encore une fois avoir changé le titre original Aru otoko - Un certain homme -, pour cet autre titre banal à pleurer. Rie découvre que son mari disparu n'est pas celui qu'il prétendait être. Elle engage un avocat pour connaître la véritable identité de celui qu'elle aimait. On est loin des polars à l’américaine. Ici, point de coups de feu, de bagarres ou de poursuites… tout est feutré, subtil et troublant… jusqu’à l’ultime plan.
Ce film traite du phénomène des « évaporés » au Japon, communément dénommés jōhatsu. Chaque année, on estime qu'environ cent mille personnes disparaissent volontairement au pays du Soleil-Levant, abandonnant leur famille et leurs proches derrière elles. Les raisons derrière ce désir de disparition sont nombreuses et diverses, il s'agit souvent d'un besoin de fuir un quotidien anxiogène, une situation familiale compliquée ou des dettes impossibles à éponger. Et ce phénomène est loin d’être nouveau. Adapté du « Goncourt » japonais, ce drame a reçu 8 récompenses aux Japan Academy Prize 2023, les César locaux. Au-delà du sujet central, le film dépeint des réalités sociales encore peu montrées au Japon, comme le personnage d’une mère célibataire qui se remarie ou encore le racisme envers les Coréens dans la société japonaise. Pour un 1er film, il y a là une vraie prise de risques. J’ignore si cette esthétique et cette vision très asiatiques plaisent en France, mais, ça vaut vraiment le détour.
Le casting est, en tous points, remarquable avec Satoshi Tsumabuki, Sakura Andô, Masataka Kubota, Akira Emoto… On se perd avec eux dans ce labyrinthe déstructuré, la lenteur générale n’empêchant nullement les rebondissements, qui se révèle être un faux thriller et une vraie méditation sur l'identité et l'héritage social. Reste qu’en refusant tout écart formel, Ishikawa, - qui me semble un cinéaste à suivre -, s’expose par moment à une certaine platitude qui frise la neurasthénie. On peut regretter sans doute, ce moment de vertige qu’on espère, mais en vain.
Le thriller psychologique de Kei Ishikawa est enfin arrivé sur les écrans de ma région, et encore, de manière plutôt confidentielle. Ces 120 minutes qui nous parle d’identité sont construites comme un envoûtant jeu de miroirs, déroutant, introspectif et d’une suprême élégance. Mais pourquoi don, encore une fois avoir changé le titre original Aru otoko - Un certain homme -, pour cet autre titre banal à pleurer. Rie découvre que son mari disparu n'est pas celui qu'il prétendait être. Elle engage un avocat pour connaître la véritable identité de celui qu'elle aimait. On est loin des polars à l’américaine. Ici, point de coups de feu, de bagarres ou de poursuites… tout est feutré, subtil et troublant… jusqu’à l’ultime plan.
Ce film traite du phénomène des « évaporés » au Japon, communément dénommés jōhatsu. Chaque année, on estime qu'environ cent mille personnes disparaissent volontairement au pays du Soleil-Levant, abandonnant leur famille et leurs proches derrière elles. Les raisons derrière ce désir de disparition sont nombreuses et diverses, il s'agit souvent d'un besoin de fuir un quotidien anxiogène, une situation familiale compliquée ou des dettes impossibles à éponger. Et ce phénomène est loin d’être nouveau. Adapté du « Goncourt » japonais, ce drame a reçu 8 récompenses aux Japan Academy Prize 2023, les César locaux. Au-delà du sujet central, le film dépeint des réalités sociales encore peu montrées au Japon, comme le personnage d’une mère célibataire qui se remarie ou encore le racisme envers les Coréens dans la société japonaise. Pour un 1er film, il y a là une vraie prise de risques. J’ignore si cette esthétique et cette vision très asiatiques plaisent en France, mais, ça vaut vraiment le détour.
Le casting est, en tous points, remarquable avec Satoshi Tsumabuki, Sakura Andô, Masataka Kubota, Akira Emoto… On se perd avec eux dans ce labyrinthe déstructuré, la lenteur générale n’empêchant nullement les rebondissements, qui se révèle être un faux thriller et une vraie méditation sur l'identité et l'héritage social. Reste qu’en refusant tout écart formel, Ishikawa, - qui me semble un cinéaste à suivre -, s’expose par moment à une certaine platitude qui frise la neurasthénie. On peut regretter sans doute, ce moment de vertige qu’on espère, mais en vain.
Un magnifique film japonais qui n'a certainement pas eu la carrière qu'il méritait, mal sorti sans doute, à un moment où de nombreux films plus "grand public" apparaissaient sur les écrans. Mais quand on est inconditionnel du cinéma japonais, quelle merveille!
C'est un film à entrées multiples. Sur ce rêve que souvent l'on peut faire: et si j'étais quelqu'un d'autre? Et si je pouvais changer ma vie, l'échanger contre une autre? continuer dans la peau d'un autre? Un film sur le phénomène japonais des "jōhatsu", personnes qui s'évaporent sans que personne ne sache ce qu'ils sont devenus. Et un film politique qui nous montre une réalité complètement ignorée en France, la violence du racisme qui s'exerce à l'encontre des immigrés, en l'espèce.... les coréens. On entend au cours d'une manifestation des injures "cloportes, parasites...." et j'en passe, qu'aucun manifestant de la droite la plus extrême n'oserait proférer chez nous. Alors, il y a beaucoup de japonais naturalisés d'origine coréenne qui cachent leurs origines, mais, on les reconnait... C'est le cas d'un des protagonistes du film, Akira.
Mais, enfin, le film se présente comme un thriller, un thriller façon Extrême Orient qui progresse avec une lenteur.... extrême elle aussi et qui comportera en tout et pour tout sept secondes un peu gores....
Rie (Sakura Andô) est une jeune divorcée qui travaille dans la papeterie familiale où elle vit avec sa mère et son fils. Elle a perdu un autre enfant d'une tumeur au cerveau et son couple n'y a pas survécu. Et elle rencontre un dessinateur timide, Daisuke (Masataka Kubota), avec qui, il y a tout de suite, un véritable amour. Mais, après trois années heureuses et la naissance d'une petite fille, Daisuke qui est bucheron meurt d'un accident du travail. Rie connait sa ville d'origine, sait que sa famille, très aisée, tient une auberge thermale (encore une spécificité japonaise qui nous fait rêver...), on retrouve donc le frère, un type très désagréable qui fait bien comprendre que Daisuke était un bon à rien, un marginal. Mais quand il voit la photo posée sur l'autel funéraire, il est formel: celui là n'est pas son frère, celui là n'est pas Daisuke.
Qui a t-elle épousé, alors? Rie demande à son avocat, Akira (Satochi Tsumabuki) d'essayer de le savoir, et c'est en cela que le film a un aspect thriller puisque l'on suit le lent cheminement d'Akira, ses nombreuses tribulations, pour retrouver celui qui se cache sous cette fausse identité, et, accessoirement, ce qu'est devenu le vrai Daisuke dont il a retrouvé la dernière amoureuse. Cela lui vaudra, entre autres, de rencontrer l'inquiétant et pittoresque Norio (Akira Emoto), une brute ricanante incarcérée à vie pour avoir trafiqué des échanges de personnalités, qui l'appellera d'abord "l'avocat joli garçon" avant de passer à "l'avocat abruti" et dont il ne tirera pas grand chose d'ailleurs. Cela lui vaudra aussi de visiter une exposition de dessins de condamnés à mort...(!!! là aussi imaginez l'équivalent en France!!) Akira sortira de cette aventure psychologiquement très marqué (même si vous avez un train à prendre, ne manquez pas la dernière scène)
Il n'y a rien de plus dépaysant que les films japonais. Déjà, voir les gens se saluer respectueusement avec une petite courbette, ça nous fait rêver d'un monde policé.... et je dois dire que voir des dames très élégantes, en robe chic ou en tailleur, se déplacer chez elles les pieds enfouis dans d'immondes chaussons me fera toujours rire... Mais avant tout, il y a une grande noblesse de pensée dans tout ce scénario; on ne se sent pas crasseux en sortant comme après certaines projections, mais au contraire, enrichi. C'est un film passionnant à ne pas rater, pendant qu'il passe encore dans certaines salles!!.
C'est un film à entrées multiples. Sur ce rêve que souvent l'on peut faire: et si j'étais quelqu'un d'autre? Et si je pouvais changer ma vie, l'échanger contre une autre? continuer dans la peau d'un autre? Un film sur le phénomène japonais des "jōhatsu", personnes qui s'évaporent sans que personne ne sache ce qu'ils sont devenus. Et un film politique qui nous montre une réalité complètement ignorée en France, la violence du racisme qui s'exerce à l'encontre des immigrés, en l'espèce.... les coréens. On entend au cours d'une manifestation des injures "cloportes, parasites...." et j'en passe, qu'aucun manifestant de la droite la plus extrême n'oserait proférer chez nous. Alors, il y a beaucoup de japonais naturalisés d'origine coréenne qui cachent leurs origines, mais, on les reconnait... C'est le cas d'un des protagonistes du film, Akira.
Mais, enfin, le film se présente comme un thriller, un thriller façon Extrême Orient qui progresse avec une lenteur.... extrême elle aussi et qui comportera en tout et pour tout sept secondes un peu gores....
Rie (Sakura Andô) est une jeune divorcée qui travaille dans la papeterie familiale où elle vit avec sa mère et son fils. Elle a perdu un autre enfant d'une tumeur au cerveau et son couple n'y a pas survécu. Et elle rencontre un dessinateur timide, Daisuke (Masataka Kubota), avec qui, il y a tout de suite, un véritable amour. Mais, après trois années heureuses et la naissance d'une petite fille, Daisuke qui est bucheron meurt d'un accident du travail. Rie connait sa ville d'origine, sait que sa famille, très aisée, tient une auberge thermale (encore une spécificité japonaise qui nous fait rêver...), on retrouve donc le frère, un type très désagréable qui fait bien comprendre que Daisuke était un bon à rien, un marginal. Mais quand il voit la photo posée sur l'autel funéraire, il est formel: celui là n'est pas son frère, celui là n'est pas Daisuke.
Qui a t-elle épousé, alors? Rie demande à son avocat, Akira (Satochi Tsumabuki) d'essayer de le savoir, et c'est en cela que le film a un aspect thriller puisque l'on suit le lent cheminement d'Akira, ses nombreuses tribulations, pour retrouver celui qui se cache sous cette fausse identité, et, accessoirement, ce qu'est devenu le vrai Daisuke dont il a retrouvé la dernière amoureuse. Cela lui vaudra, entre autres, de rencontrer l'inquiétant et pittoresque Norio (Akira Emoto), une brute ricanante incarcérée à vie pour avoir trafiqué des échanges de personnalités, qui l'appellera d'abord "l'avocat joli garçon" avant de passer à "l'avocat abruti" et dont il ne tirera pas grand chose d'ailleurs. Cela lui vaudra aussi de visiter une exposition de dessins de condamnés à mort...(!!! là aussi imaginez l'équivalent en France!!) Akira sortira de cette aventure psychologiquement très marqué (même si vous avez un train à prendre, ne manquez pas la dernière scène)
Il n'y a rien de plus dépaysant que les films japonais. Déjà, voir les gens se saluer respectueusement avec une petite courbette, ça nous fait rêver d'un monde policé.... et je dois dire que voir des dames très élégantes, en robe chic ou en tailleur, se déplacer chez elles les pieds enfouis dans d'immondes chaussons me fera toujours rire... Mais avant tout, il y a une grande noblesse de pensée dans tout ce scénario; on ne se sent pas crasseux en sortant comme après certaines projections, mais au contraire, enrichi. C'est un film passionnant à ne pas rater, pendant qu'il passe encore dans certaines salles!!.
Un homme décède, lors de cérémonie, épouse découvre qu'il n'est pas celui qu'elle pensait
lance enquête
complexe.
Pour effacer la trace des horreurs liées à son nom, il prend la place d'un mort; un homme lui cède sa place (échange identité) pourquoi ? aucune justification
lance enquête
complexe.
Pour effacer la trace des horreurs liées à son nom, il prend la place d'un mort; un homme lui cède sa place (échange identité) pourquoi ? aucune justification
Génial ! L'enquête très bien menée, avec plusieurs rebondissements, n'est qu'un prétexte pour conduire le spectateur à s'interroger sur la quête d'identité. Le sentiment de ne pas être «bien dans sa peau» que chacun peut ressentir et qui pousse certains à sauter le pas en endossant la vie d'un autre afin de se libérer des entraves du passé et de pouvoir enfin s'épanouir.
Un excellent film qui m’a scotchée sur mon fauteuil. Un très bon scénario, et des acteurs formidables.
Dans une réactualisation involontaire du roman Mémoires d’Hadrien (Marguerite Yourcenar, 1951), qui amenait l’empereur à s’interrogeait sur les différentes personnes qu’il avait été sa vie durant sans parvenir à aboutir à une seule et même identité, Aru Otoko prend la forme d’une enquête, aussi appelée « chasse à l’homme » par l’épouse du détective, pour mieux remonter la piste d’une vérité tout à la fois juridique et philosophique, quoique l’intérêt de cette première s’estompe au profit de la seconde. Car l’essentiel réside moins dans la connaissance d’un nom véritable et de la biographie associée, que dans la vérité présente dans une fausse identité, au sein de laquelle s’accomplit une résurrection perturbée çà et là de retours en arrière, des fantômes que l’on transporte avec soi et que l’on porte en soi. Le long métrage interroge et démantèle la notion de déterminisme, qu’il ancre dans un Japon fracturé en son sein par des revendications nationalistes et racistes, lui préférant la thèse du rachat par l’art et par la fiction, incarnés par les dessins des condamnés à mort et par les différentes usurpations.
Son intelligence, même si elle repose de façon quelque peu schématique sur des symboles lourdement assénés, tient alors au refus du double, poncif psychanalytique, pour lui préférer le triple, ou plutôt la médiation par un tiers présent de deux absents, séparés par la géographie ou par le statut de vivant : le détective Akira Kido circule entre trois familles, à savoir celle de Rie, qu’il connaît déjà pour s’être occupé d’un précédent divorce, celle des Taniguchi véritables et celle, enfin, dans laquelle il s’inscrit en tant que père et mari aimant. Non pas une simple binarité, mais une tripartition ouverte sur une infinité de dédoublements, à l’image du tableau qui ouvre et referme le film, capté dans un miroir.
Parfaitement interprété et rigoureusement mis en scène, Aru Otoko prône la reconquête de sa vie et d’une identité apte à la refléter, dessinant trois espaces possibles : enterrer son passé pour mieux renaître (le faux Daisuke), se raccorder in extremis à son passé (le vrai Daisuke, retrouvé par son ancienne petite-amie au restaurant), errer entre ces deux rives dans une quête (in)finie de soi.
Son intelligence, même si elle repose de façon quelque peu schématique sur des symboles lourdement assénés, tient alors au refus du double, poncif psychanalytique, pour lui préférer le triple, ou plutôt la médiation par un tiers présent de deux absents, séparés par la géographie ou par le statut de vivant : le détective Akira Kido circule entre trois familles, à savoir celle de Rie, qu’il connaît déjà pour s’être occupé d’un précédent divorce, celle des Taniguchi véritables et celle, enfin, dans laquelle il s’inscrit en tant que père et mari aimant. Non pas une simple binarité, mais une tripartition ouverte sur une infinité de dédoublements, à l’image du tableau qui ouvre et referme le film, capté dans un miroir.
Parfaitement interprété et rigoureusement mis en scène, Aru Otoko prône la reconquête de sa vie et d’une identité apte à la refléter, dessinant trois espaces possibles : enterrer son passé pour mieux renaître (le faux Daisuke), se raccorder in extremis à son passé (le vrai Daisuke, retrouvé par son ancienne petite-amie au restaurant), errer entre ces deux rives dans une quête (in)finie de soi.
"A man" est un film complexe et tortueux difficile à classer. Daisuke, malgré sa timidité, va séduire Rie, tenancière d'une papeterie et déjà mère d'un enfant. Seulement voilà, à la mort du jeune marié, un doute s'installe sur la véritable identité de ce bûcheron/dessinateur. Kei Ishikowa prend un malin plaisir à brouiller les pistes et à questionner ses personnages en mettant en avant deux histoires familiales. Plus qu'un thriller, ce récit s'apparente plus à une réflexion sur le poids de ses origines et le sens à donner à sa vie. Un drame intense avec une pointe de politique à travers l'avocat, qui mérite une attention de tous les instants, au risque de décrocher de ce récit un poil nébuleux.
Ce film dont l’action se déroule à la vitesse d’un escargot japonais en furie semble vouloir traiter plusieurs sujets fort ambitieux à la fois. Le spectateur européen moyen que je suis a en outre, un peu de peine à comprendre les finesses qui sous-tendent le déroulement des faits relatés dans l’esprit qui règne au pays du soleil levant… Quoiqu’il en soit, le sujet principal, l’usurpation d’identité en l’occurrence, est universel et passionnant. On passe donc un très bon moment tant en ce qui concerne la réflexion sur le sujet principal que la sur culture japonaise en général.
4ème long métrage de Kei Ishikawa, premier cependant dans nos salles en France. Un film riche, magnifique, passionnant.
La 1ère et la dernière image sont un tableau de Magritte - La Reproduction interdite. Entre les deux, un scénario aussi insensé que remarquable creuse un doute identitaire derrière chaque personnage : qui était ce mari défunt, qu’est devenu le vrai Daisuke Taniguchi, qui est vraiment Akira Kido cet avocat qui aide Rie avec tant de bienveillance. « A man », un homme peut en cacher un autre…
C’est donc en premier lieu un drame psychologique, dont la 2ème partie est mise en scène dans le genre d’un thriller mais avec des codes bouleversés : les rebondissements sont relativement doux, les ressorts de peur sont modérés. Un thriller qui n’étouffe jamais le sujet principal, qui est celui de la psychologie des personnages.
Très bon jeu d'acteurs. Des images d'une grande beauté. Le montage est efficace dans un rythme juste.
La question des disparitions et usurpations d’identité, à laquelle s’intéresse A man, existe aussi chez nous. Le traitement qui en est fait est puissant et confère une portée universelle à ce film. Le nom et l’identité font un tout. Changer le premier pervertit le second et crée des troubles pour l’entourage : Celui qui est parti manque et ne peut être honoré. Le nom de ceux qui reste peut être remis en cause, la sépulture impossible à établir, la succession réduite à néant.
Au-delà de son sujet, la réalisateur dénonce les carcans de la société japonaise, la classification sociale, la propension au mépris. Des maux à la racine du besoin de tirer un trait sur son passé. Ils sont dénoncés par petites touches dans le film.
La 1ère et la dernière image sont un tableau de Magritte - La Reproduction interdite. Entre les deux, un scénario aussi insensé que remarquable creuse un doute identitaire derrière chaque personnage : qui était ce mari défunt, qu’est devenu le vrai Daisuke Taniguchi, qui est vraiment Akira Kido cet avocat qui aide Rie avec tant de bienveillance. « A man », un homme peut en cacher un autre…
C’est donc en premier lieu un drame psychologique, dont la 2ème partie est mise en scène dans le genre d’un thriller mais avec des codes bouleversés : les rebondissements sont relativement doux, les ressorts de peur sont modérés. Un thriller qui n’étouffe jamais le sujet principal, qui est celui de la psychologie des personnages.
Très bon jeu d'acteurs. Des images d'une grande beauté. Le montage est efficace dans un rythme juste.
La question des disparitions et usurpations d’identité, à laquelle s’intéresse A man, existe aussi chez nous. Le traitement qui en est fait est puissant et confère une portée universelle à ce film. Le nom et l’identité font un tout. Changer le premier pervertit le second et crée des troubles pour l’entourage : Celui qui est parti manque et ne peut être honoré. Le nom de ceux qui reste peut être remis en cause, la sépulture impossible à établir, la succession réduite à néant.
Au-delà de son sujet, la réalisateur dénonce les carcans de la société japonaise, la classification sociale, la propension au mépris. Des maux à la racine du besoin de tirer un trait sur son passé. Ils sont dénoncés par petites touches dans le film.
De Kei Ishikawa (2024). Titre original : Aru otoko .
Il y a quelque chose d'envoutant limite irréel dans ce film subtil traitant de l'usurpation de l'identité. Le réalisateur tisse une toile implacable dans laquelle le spectateur se perd et est happée.
Tres bien interprété avec finesse , pudeur et aussi beaucoup de force .
Avec Satoshi Tsumabuki, Sakura Andô, Masataka Kubota
Il y a quelque chose d'envoutant limite irréel dans ce film subtil traitant de l'usurpation de l'identité. Le réalisateur tisse une toile implacable dans laquelle le spectateur se perd et est happée.
Tres bien interprété avec finesse , pudeur et aussi beaucoup de force .
Avec Satoshi Tsumabuki, Sakura Andô, Masataka Kubota
Un thriller japonais très efficace et rondement mené, parsemé de révélations durant toute sa durée. L'enquête prend petit à petit de l'ampleur et on ressent de plus en plus la tension qui en découle. Du très bon cinéma japonais !
Un bon film fin... presque philosophique et tout à fait japonais et bien interprété....par contre ce n'est pas vraiment un thriller...les catégories de films sont souvent trompeuses. Seul bémol la première demi heure pas forcément nécessaire et quelques longueurs....
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