L'histoire s'inscrit clairement dans notre époque actuelle, la tradition, le poids de la religion et/u le patriarcat n'apparaisse vraiment qu'au sein de la famille avec le paradoxe que la mère s'avère bien plus rigide que le père, mais avec ses amies et/ou plus éloignés de ses proches Elaha/Layla redevient la jeune femme libre et éprise de liberté. C'est là que la question ultime du film "Quelle femme veux-tu être ?" devient un leitmotiv, le fil conducteur du récit. La réalisatrice a opté pour un style directe et réaliste, pas une scène ne sort du cadre de la vraisemblance, le scénario reste logique, plein d'acuité et on suit Elaha dans ses questionnements et en même temps son chemin de croix pour se faire opérer. Pourtant on ne sait jamais si elle aime ou pas son fiancé, parfois cela paraît un mariage forcé parfois elle paraît vraiment attacher, par là même, la fin est trop ouverte et démontre un manque de courage de la part de la réalisatrice qui lui permet de ne froisser personne, ni les féministes ni les kurdes ou l'Islam... etc... Un joli portrait de femme à la recherche d'elle-même. Site : Selenie
Portrait touchant d’une jeune kurde allemande tiraillée entre son désir d’émancipation et l’attachement à sa culture familiale, portée par l’interprétation de la charismatique Bayan Layla. 3,75
Un petit film sur le milieu kurde immigré en Allemagne. Une jeune fille hésite entre la tradition et la modernité, La question de la virginité avant le mariage est au centre des débats. Elle a un fiancé, kurde de la communité, mais elle voudrait aussi faire des études et rester indépendante. Elle cherche une solution pour reconstituer son hymen, c’est compliqué , sa famille ne la soutient pas De bonnes intentions, dans un objectif libéral, mais le film est lent, et le scénario un peu basique, on est plus proche d’une dramatique télé.
Porté par une jeune actrice remarquable, ce long-métrage a le mérite de dénoncer l'emprise de certaines familles, kurdes ici, sur les jeunes filles et l'importance accordée à la virginité jusqu'au mariage. Rien de très nouveau, ni de très original dans le traitement, si ce n'est le monde à part que l'héroïne s'est construit auprès d'un jeune Allemand, dont on ne sait rien si ce n'est qu'il est passé par la case prison et qu'il cultive sa misanthropie en s'occupant de jeunes chiens. Les scènes entre les deux personnages sont les plus belles du film.
Alors ça.. c'est du film choc ! Et oui voir cette jeune kurde paniquer à l'idée de ne plus être vierge pour osn mariage et tout tenter pour réparer son hymen m'a complètement retourné.. c'est pas possible d'être soumise à une telle culture archaique... ça glace les sangs franchement... enfin moi et ma chérie on a adoré ça & on a pas vu le temps passer devant l'histoire de cette pauvre Elaha même si on en frissonne encore...
Film très intéressant sur les traditions moyenâgeuses qui perdurent dans certaines cultures patriarcales, a travers l’histoire de cette jeune femme allemande d’origine kurde, obligée de se marier sans amour et d’être vierge au moment du mariage. L’interprète principale joue remarquablement juste, et le rythme soutenu conserve notre attention du début a la fin. Un bon film .
La finesse psychologique et la particularité de cette jeune fille enfermée dans les carcans de sa culture nous transporte tout le film Elle cherche a tout prix à échapper à la hontespoiler: (« je te préférerais morte » ) de ne pas être vierge devant des parents,, une famille, un quartier, un fiancé une culture vivant dans un pays occidental, Un plaidoyer éclairant et en finesse appelant à la liberté sexuelle du patriarcat dans son entier, offert par Milena Aboyan dans son subtil premier long métrage,
Le film, interprété avec justesse, notamment par l'actrice principale, montre bien toute l'ambiguïté et la difficulté de la situation de la jeune femme partagée entre l'amour de sa famille, le respect des traditions d'une part et ses sentiments d'autre part, et qui peu à peu comprend où est sa dignité. Je regrette juste une fin un peu trop ouverte...
Film intimiste très touchant sur la condition des femmes dans la communauté kurde en Allemagne. J’aime la simplicité des scènes qui montre son quotidien.
Voilà un bien beau film, éclairant et lumineux, sur le poids pesant des traditions familiales et religieuses. Ou comment une jeune femme (merveilleusement interprétée par Bayan Layla), tente d'en sortir et de reprendre sa liberté de vivre comme elle l'entend. Ici, cela se passe dans une communauté kurde, mais cela pourrait être, hélas, transposé dans bien d'autres communautés.
Elaha est une jeune femme Kurde de 22 ans, elle doit se marrier avec un jeune homme qu’elle n’a pas choisi. Elle n’est pas vierge et ne dispose que de quelques semaines pour tenter une reconstruction de son hymen, indispensable à son identité sociale auprès des siens.
La réalisation et la mise en scène sont sages et appliquées, très linéaires. Mais bien que le film dure quasiment 2 heures, il n’est jamais ennuyeux, bien au contraire. La jeune femme qui interprète Elaha crève l’écran avec son physique d’adolescente à la chevelure brune interminable. Elle nous transporte avec elle dans sa course effrénée vers son innocence, traversée par ses doutes et interrogations. Le portrait nuancé qu’elle fait de cette très jeune femme est saisissant de maturité et de douceur à la fois. La réalisatrice avec son sujet ancré dans la communauté Kurde parvient par la subtilité de son traitement et de son scénario à porter un message universel sur l’émancipation des femmes. Elle s’affranchit des clichés que le synopsis de quelques lignes pouvaient nous laisser craindre avec beaucoup de délicatesse. Elle a pour elle l’autenticité et la fraicheur des premiers films, avec une Elaha brillament interprétée par une jeune actrice qu’on ne peut qu’espérer revoir très rapidement sur les toiles.
La famille d’Elaha est aimante et la jeune femme ne rejette pas les traditions, c’est beaucoup plus subtil en conflits de loyantés vis à vis des siens et déchirements intérieurs. Et de fait le film devient une belle ode à la construction d’une femme.
Elaha (Allemagne – 1h55) de Milena Aboyan avec Bayan Layla, Derya Durmaz, Nazmi
La réalisatrice a choisi des scènes de vie ou les décors sont très simples et tristes pour montrer la vie monotone de cette jeune kurde qui vit dans un pays démocratique où les mœurs sont différentes. Prisonnière des us et coutumes de sa famille et du qu'en dira-t-on, elle va aussi subir la pression de la belle famille en épousant un kurde qui obéit aux traditions. Le dilemme s'impose et l'émotion qu'il traduit est bien interprétée par l'actrice qui a une belle âme et un cœur animés par une intelligence qui s'adapte aux situations au fur et à mesure des événements et qui cherche sa vérité pour son bonheur : sa liberté. Il est inconcevable au 21e siècle qu'un être humain ne puisse choisir sa destinée. Malheureusement pour nombre d'intégristes religieux, la femme est encore soumise à sa famille et à son mari. La réalisatrice a parfaitement mis en scène le combat de cette jeune femme terrorisée par la preuve de la virginité le soir du mariage. Heureusement qu'il y a encore quelques personnes prêtes à aider ces jeunes femmes dont le seul tort est d'avoir déjà aimé.