On suit la vie de Pierre Bonnard, ainsi que son épouse Marthe. Ce peintre français a vécu fin du XIXème siècles, début du XXème. Un biopic qui permet de se rendre compte de la vie de ces artistes respectés à leur époque.
La première partie ne leur rend pour autant pas hommage. Elle manque de détails, mais surtout de poésie. L'aspect esthétique aussi est bâclé avec notamment plusieurs plans en image de synthèse.
Les choix sur la direction des acteurs aussi sont discutables. Ils font tout de manière exagérée, ce qui ne va clairement pas à Cécile de France et Vincent Macaigne.
Par contre, la seconde partie est une révélation. On devient fusionnel avec ces peintres. Que ce soit Pierre ou Marthe, chacun aura cet instant permettant de devenir plus intime. On ressent leur âme d'artiste, mais aussi d'être humain.
Cécile de France et Vincent Macaigne nous font tous les deux vibrer. Leur dynamique fonctionne bien. Les deux ont leur temps fort et subliment Bonnard, Pierre et Marthe.
On prend quand même un immense plaisir à voir Pierre et Marthe réaliser des toiles. Ces œuvres d’art sont magnifiques. Il est fascisant de voir leur technique pour créer. La bande originale sublime cet effet. Pour les plus amateurs d’art parmi les spectateurs, le film regorge de références aux peintures et artistes de l’époque.
Une belle interprétation de Cécile de France et Vincent Macaigne pour raconter l'histoire d'amour entre le célèbre peintre et sa femme fidèle et aimante. André Marcon est excellent dans la peau de Claude Monet et Anouk Grinberg amusante dans un rôle de bourgeoise excentrique.
Malgré les belles images de la campagne et le jeu excellent de Cécile de France, rien n'est sauvé dans ce film. Ni l'art, la peinture, ni la relation du peintre à son environnement affectif ou professionnel. L'ensemble m'a paru très creux, avec un brin d'ennui.
Je voulais voir une magnifique histoire d’amour. Raté; j’ai dû passer à côté. Les années défilent sans émotion. Je n’ai pas réussi à entrer dans le film, malgré les performances d’acteurs, tous au top, mais de cœur pour Anouk Grindberg.
Le personnage principal est-il "le peintre du bonheur" ou sa muse? MACAIGNE méconnaissable mais toujours aussi talentueux incarne une personnalité peu charismatique. Le 1er tiers voit DE FRANCE beaucoup trop minauder, avec ses moues naïves et simplètes. Mais la suite nous gratifiera de belles scènes : repas avec joutes verbales entre GRINBERG et son mari jaloux en colère, avec MACAIGNE penaud et gêné et DE FRANCE exaspérée; joute verbale entre les 2 femmes à pied au milieu du lac; dispute entre STACY et MACAIGNE en Italie à la veille de leur mariage spoiler: qui va être annulé . La BO est magnifique avec des foisonnements de cordes parfaitement adaptée à ces scènes bucoliques naturalistes. MACAIGNE et DE FRANCE remarquables dans la vieillesse au Cannet en Provence, autour de cet amandier en fleurs en octobre. Merci pour avoir illustré non classiquement la vie de cet illustre peintre!
j'ai bien aimé le biopic ayant une passion pour l'art artistique l'histoire me parlé complètement Cécile de France exceptionnelle dans son rôle j'adore cette actrice et Vincent Macaigne très bonne acteur je n'ai pas vu du tout le temps passé j'adorais les scènes dessinées et le cadre était magnifique et de voir la complicité du couple fesait plaisir à voir je tiens à souligner la musique qui était très belle je conseille ce film pour les amateurs d'art artistiques car je pense l'histoire ne peut pas plaire à tout le monde.
Envoyez le aux Oscars! Le plus beau compliment c’est qu’à aucun moment on ne se croit dans un « biopic ». Tout concourt à l’illustration de ce milieu des peintres du début du 20e siècle. Une mention spéciale à la Seine, si belle, encore plus avec dedans Cécile de France comme le Bon Dieu l’a faite.. son personnage de Mme Bonnard a le premier rôle,, mais on ne s’aperçoit guère de ce parti pris féministe. La photographie est soignée comme la,mise en scène au cordeau. Vincent Macaigne en fait juste assez. Martin Provost gagne son pari, l’intensité dramatique ne baisse jamais.
Une belle découverte sur la vie et les œuvres de Pierre Bonnard. Les deux acteurs Vincent Macaigne et Cécile de France incarnent parfaitement leurs rôles et nous voilà transportés dans cette maison de campagne aux bords de Seine...
Quand on aime l'art et le cinéma, bien sûr on attend ce film avec impatience. Surtout quand on apprécie les deux acteurs qui vont interpréter ce couple dont je ne connaissais rien, sinon la peinture de l'artiste, et les nombreuses représentations de sa femme. Je n'avais pas vu le film sur Violette Leduc mais j'avais apprécié celui sur la peintre "naïve" Séraphine de Senlis du même réalisateur. Alors, pourquoi ce sentiment assez mitigé, cette fois ci? Peut-être parce que le film est gris. Gris, ça n'est pourtant pas la couleur préférée des peintres impressionnistes et néo impressionnistes dont les nabis se revendiquent (la bande à Bonnard qu'on voit assez peu, finalement dans le film et qui est trop vite campée lors d'une séance de pique-nique). Une grande partie du film se passe en plein air, autour de la jolie maison du bord de Seine à Vernon. On appréhende bien par les scènes d'extérieur, le mouvement impressionniste et de ses suiveurs, marqués par un regard sur la peinture en plein air. Images de bonheur d'abord, de liberté puis d'un certain ennui, bref le courant normal de la vie des couples dont Pierre et Marthe sont ici représentants. Comme en analogie d'un fleuve qui coule naturellement vers un but prévisible, Bonnard semble se diriger vers un destin somme toute assez conventionnel. En aimant toujours sa muse de femme, il va chercher une maitresse. C'est probablement ce personnage finalement très sage et prévisible bref falot qui provoque cette impression de gris, de manque de couleurs. D'ailleurs le ciel est constamment nuageux et peu lumineux et comme enveloppé de couleurs sourdes. Ce n'est qu'à la fin du film, quand l'artiste âgé s'installe au Cannet qu'on découvre littéralement la couleur. Comme si la véritable révélation de Pierre n'était pas Marthe mais la lumière de la Méditerranée. La femme derrière l'artiste...un peu réducteur, non? Pas satisfaisant ni pour l'artiste, ni pour la femme.
difficile d'imaginer un scénario plus scolaire, des dialogues plus explicatif. Heureusement les comédiens sont très crédibles surtout Vincent Macaigne méconnaissable.
Magnifique et émouvant je contenais difficilement les larmes tout au long du film dont je n'ai pu lâcher une miette. Ce film m'a intimement touché par les différents sujets qu'il aborde avec pureté
C’est un très bon film sur un sujet vraiment compliqué : le mystère de la relation entre Pierre Bonnard, un de nos plus grand peintre français, et sa muse. Qui était Marthe ? Et qu’aurait fait Pierre Bonnard s’il ne l’avait pas rencontrée ? Il était déjà un peintre reconnu avant elle, il fréquentait les salons bourgeois parisiens, le monde de l’art, il était ambitieux, il se ressourçait dans la famille de sa sœur (Terrasse) où il se sentait bien et il était déjà « le peintre du bonheur ». Marthe arriva. Ils voyagèrent en Europe en amoureux, toujours tous les deux, seuls, puis elle le tint reclus à la campagne pour la peindre, la baiser (pardon pour le mot, mais le film insiste pas mal sur le sujet), la soigner aussi (elle était jolie mais de santé fragile, voire dépressive), et progressivement elle le coupa de son monde d’avant. Il y eut sur le tard le drame avec Renée, poignant, et la solitude à deux qui reprit jusqu’à la fin. Pas facile de tirer un film de cette histoire, qui finalement n’en est une que parce que Bonnard peignait, peignait, peignait, tout le temps, toujours à la recherche de « qui est Marthe? », glissant sa silhouette, son visage inexpressif, absolument partout. Et cela devint une œuvre majeure. Pas de politique, pas de religiosité, pas de sociologie dans cette histoire. Les événements du siècle sont absents des préoccupations du couple. Ils ne croient pas, ni à dieux, ni à la patrie, ni au grand soir. Ils essayent juste de se connaître, et ils n’y arriveront jamais. Jamais Pierre Bonnard ne sût que sa femme avait une famille (pourtant présente dans le film), il mourut dans cette ignorance, et cela déboucha sur un des plus grand procès de l’histoire de l’art à l’occasion de sa succession, avec l’entrée en scène de Daniel Wildeinstein. Ce dernier, marchant d’art franco-americain, décupla sa fortune pourtant immense à cette occasion, et il permit d’etablir la jurisprudence actuelle sur la propriété morale de l’artiste sur son œuvre. Il y aurait là matière à un autre film, au passage. Il faut connaître un minimum la véritable histoire de l’oeuvre de Pierre Bonnard pour apprécier ce film, qui réussit à faire ressentir l’époque, la psychologie des personnages, sans rien falsifier de la vraie histoire, et avec des images splendides, de la nature, de la peinture. Seule la dispute de Marthe et de Mischa dans la rivière m’a gênée, caricaturale. C’est pas grave. Les acteurs sont supers, surtout à mon avis Vincent Maccaigne en Pierre Bonnard. Cecile de France est très bonne aussi, même si je trouve qu’on lui fait jouer une Marthe un peu trop « déterminée » à mon avis. Elle y réussi mais était ce bien le caractère de la vraie Marthe ? Est ce que la vraie Marthe « portait la culotte » dans le couple ? On voit là qu’il s’agit d’un film de 2023 avec le réalisateur qui cède peut être à l’humeur de l’époque.
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3,0
Publiée le 18 mai 2024
« Vous vivez par le regard d'un peintre. » On peut même dire "exister à travers les toiles d'un peintre" puisque l'on ne sait pas énormément de choses sur Marthe Bonnard à part sa supposée présence sur la majorité des toiles de Pierre Bonnard. Sa mystérieuse muse et épouse a fait l'objet de toutes les interrogations et fascinations pour cette raison. Ce n'est pas pour autant le sujet du film de Martin Provost qui s'attarde sur la vie de ce couple plutôt que sur leur vie de couple. À part les moments de leur rencontre, on ne peut pas dire que l'on ressent une grande passion entre eux alors même que leur relation est décrite comme fusionnelle. Ils s'aiment à leur façon, les deux ayant besoin de l'autre pour diverses raisons. Un drame romantique qui relate de manière superficielle différentes épreuves de la vie sans qu'il y ait un réel impact sur la suite. De petits instants de vie dans un film qui a surtout le mérite d'être très élégant et esthétique, et de pouvoir compter sur un solide casting, Cécile de France en tête. Au final, c'est pas mal et agréable à suivre.