Mon 1er film de 2024 et j'ai passé un très bon moment devant Iris et les hommes. Film comique et drôle, il se dégage néanmoins du métrage, un certain aspect dramatique car beaucoup de femmes et d'hommes doivent vivres la même chose qu'elle, à savoir la misère sexuelle, ne plus se sentir désiré etc. Laure Calamy est parfaite comme à son habitude ! Elle peut tout jouer !
On devait être dans de très bonnes dispositions car on ne se retrouve ni dans la critique presse ni public, où le film en prend pour son grade, sous l'ombre d'Antoinette. On avait il faut dire déjà pris la peine de ne surtout pas regarder la bande annonce (ce qui est toujours une bonne option). Madame Calamy fait du Calamy : la critique récurrente. De fait on valide qu'il a quelques problèmes dans ce cinéma français où certains tiennent en permanence l'affiche (des têtes de gondole ni plus ni moins), ce qui est économiquement sûrement rentable mais artistiquement préjudiciable. Si l'on sature coté Calamy, il convient effectivement de rester chez soi. En revanche madame, une Rolls tout de même dans son champs de compétence bien déterminé, livre ici une partition très riche, avec de nombreux dégradés, des nuances. Elle ne tient pas note du personnage haute en couleur en permanence. Elle est contenue et force est de constater, comme à son habitude, forte dans sa partie. Le mérite ne revient pas à elle seule, car chacun est juste dans des registres variés (madame de Baecque faisant démonstration par exemple de beaux talents de comédie). spoiler: Nous assisterions à une succession de RDV qui vite se ressemblent, autre critique récurrente : on en a compté 5 (pour un film dont le sujet est les applis de rencontres, on pouvait difficilement faire beaucoup moins), tous très distincts dans leur traitement, aux traits marqués mais sans tomber dans le cliché balourd d'une série télé. Le troisième pour exemple, dans un appartement modeste (i.e normal, parce que pour le reste, on est tout de même dans le Paris des gens qui savent vivre, comme souvent) propose une belle rupture de ton, avec un acteur remarquable.
Iris n'est surement pas la comédie la plus brillante jamais réalisée, mais elle se situe dans une moyenne haute, très au dessus de tout ce que la comédie française estampillée "populaire" a pu proposer ces dernières semaines (succession de films désolant, reproduits en série, conçu par des équipes marketing pour des producteurs désireux de s'acheter une nouvelle voiture de sport). Et surtout très proche de facture de son prédécesseur. L'écart abyssale qui séparerait les deux oeuvre nous semble bien mince.
Film divertissant malgré un scénario sans grande surprise avec certaines longueurs. Les rencontres notamment ressemblent à un catalogue et on a hâte de passer au coeur du message du film. Quelques surprises et des séquences plus dynamiques et plutôt drôles. Vincent elbaz est peu exploité en comparaison de Laure Calamy qui porte le film avec peps.
Iris Beaulieu (Laure Calamy) s'étiole. Son mari (Vincent Elbaz), accro au boulot, ne la touche plus. Sa vie a beau être sans nuages - un métier prenant, deux filles merveilleuses, un splendide appartement haussmannien dans le centre de Paris - Iris, la quarantaine, s'ennuie. Sur le conseil d'une amie, elle s'inscrit sur un site de rencontres en ligne. C'est le début d'une nouvelle vie...
En 2020, "Antoinette dans les Cévennes" avait tout raflé : 900 000 entrées, le César de la meilleure actrice... Caroline Vignal et Laure Calamy reforment ce duo gagnant et le rappellent sur l'affiche du film, espérant ainsi rafler le même succès.
Hélas, si les mêmes ingrédients sont rassemblés - une tête d'affiche toujours aussi tonique, des situations souvent drôles dans lesquelles chacun et chacune se reconnaîtront, une morale gentiment consensuelle ("l'important c'est de se retrouver") - la recette fonctionne mal.
La raison en est qu'on sait par avance où le film, bien sage, nous conduira. Dès le départ, tout est écrit : Iris s'ennuie et les rencontres qu'elle fera n'ont d'autres fonctions que de la désennuyer. La règle est affichée - elle ne quittera pas son mari - et elle est fidèlement tenue. Tout ce qui se passe entre le postulat de départ et le point d'arrivée est donc ravalé au rang de péripéties plus ou moins savoureuses, sans tension ni enjeu.
On bute alors sur le second défaut du film. Cette succession de rencontres, où vient s'intercaler un numéro de comédie musicale au rythme endiablé du célèbre "It's Raining men" bizarrement traduit en français, est plus ou moins drôle. Est-elle censée représenter l'échantillon moyen des rencontres qu'une quadragénaire parisienne est supposée faire sur Meetic : un dépressif trop collant, un Dom Juan prétentieux, un métis terriblement séduisant, un fétichiste vaguement inquiétant, un post-ado en mal de cougar ? Rassurez-vous (ou désespérez-vous) : aucune de ces rencontres ne violera le code Hays et ne mettra notre vaillante héroïne en danger [on peut légitimement se demander si la façon dont elle rembarre son harceleur est une dangereuse minoration des violences sexuelles dont les femmes sont victimes ou tout simplement la réaction la plus saine et la plus pertinente à avoir dans de telles situations].
Une seule pépite sauve l'ensemble du naufrage : le rôle hilarant tenu par l'assistante médicale d'Isis (Suzanne de Baecque) dont la réaction à la dick pic qui s'affiche sur le portable de sa patronne restera le moment le plus drôle du film.
Quelle déception! C'est dommage car les acteurs sont supers mais le scénario est creux, prévisible, et les touches d'humour ne parviennent pas à nous réveiller avec ce rythme lent. Quand on a aimé Antoinette dans les Cévennes, on est encore plus déçu. Vraiment pas terrible.
De bons jeux d'acteurs et bien filmé. Quelques scènes drôles, on aurait aimé en avoir plus. Pour le reste, il faudra repasser ultérieurement. L'idée de depart est bonne mais au final le scénario et l'écriture sont vides de chez vides. Quel déception !
Film sympathique et léger. Laure Calamy est excellente. On est dans un milieu de cadres supérieures, de Bobos parisiens... La vie de couple n'est pas facile...
Tout le monde se souvient du génial et inattendu Antoinette dans les Cévennes en plein Covid et du succès public qui s’ensuivit, tout comme de son triomphe aux Césars. La nouvelle collaboration de Caroline Vignal derrière la caméra et Laure Calamy devant est peut-être moins emballante, fraîche et homogène, il faut l’avouer, surtout après son début tonitruant et à mourir de rire. Mais l’abattage de la comédienne et un sujet dans l’air du temps nous font passer un bon moment.
Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné: https://www.lemagducine.fr/festivals/cinemania-2023-iris-et-les-hommes-caroline-vignal-avis-10064815/
D'abord, il faut arrêter la comparaison avec Antoinette dans les Cévennes même s'ils partagent actrice et réalisatrice. Le film traite d'un sujet bien différent et innovant: les applications de rencontre et leur effet sur le couple, vu du côté féminin. A rebours des discours très négatifs sur la sexualité qui irriguent notre époque et se justifient pleinement depuis la vague mee too, ce film a l'audace de montrer des rapports furtifs, consentis et souvent drôles par leur maladresse. Laure Calamy incarne à merveille cette femme qui s'initie et s'épanouit sans éviter les attitudes et les propos excessifs. Et que dire du final qui ouvre bien des pistes de réflexion !
Ce film se laisse regarder. Mais il manque quelque chose. Laure Calamy ne crève pas l’écran comme elle nous y a habitué. Son jeu est ici trop répétitif. Ce n’est sans doute pas de sa faute mais celui du scénario. L’interaction avec des hommes rencontrés au hasard d’un réseau social de mise en relation est superficielle. Il faut dire que l’héroïne semble aussi prendre tout ce qui se présente dans la mesure où elle s’est fixée comme règle que ce serait sans lendemain. C’est peu romantique mais très volage.
Un film très décevant malgré une comédienne extraordinaire. Très cliché. Quel dommage. Pourquoi aller traiter les sites de rencontres . C'est pas très nouveau. Quelques scènes pas mal mais le reste bof bof