Avis : Dans la peau de Blanche Houellebecq - Page 4
Dans la peau de Blanche Houellebecq
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Juan 75
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3,0
Publiée le 21 juillet 2024
Le film est très inégal, drôle surtout grâce à Blanche Gardin et politique. Filmé comme un documentaire, le scénario manque totalement de cohérence en enlisant trop les personnages dans la drogue et l’alcool. Le film perd alors en acuité. C’est dommage. J’aurais aimé retrouvé la puissance de Valley of Love, chef-d’œuvre de Nicloux selon moi.
On a connu Guillaume Nicloux plus inspiré. Il retrouve une nouvelle fois Michel Houellebecq mais l'originalité et le décalage des précédents films ont perdu de leurs forces, si bien que l'histoire tourne en rond.
Le très prolifique et surtout versatile Guillaume Nicloux (au moins un film par an et capable de passer par tous les genres, du drame à l’horreur ou à ce genre de projet presque expérimental) revient avec un troisième film autour de l’écrivain très polémique Michel Houellebecq. Le cinéaste conclut donc ici une trilogie entre deux projets disons plus cinématographiques. Comme si tourner ces films était une sorte de récréation ou de thérapie pour le cinéaste entre deux long-métrages plus classiques et exigeants. « Dans la peau de Blanche Houellebecq » prend donc encore la forme d’un drôle de mélange entre documenteur, film de fiction et reportage autour du célèbre et controversé romancier après le sympathique et farfelu « L’enlèvement de Michel Houellebecq » et le drôlissime « Thalasso », le plus réussi des trois qui voyait le monsieur passer un weekend dans un centre de balnéothérapie nordiste avec Gérard Depardieu.
Dans ce troisième volet, le prétexte est tout aussi tordu et loufoque que pour les deux précédents si ce n’est plus : Houellebecq doit partir quelques jours en Guadeloupe pour assister à un concours de sosies de lui-même présidé par Blanche Gardin. Le script mélange donc encore une histoire à dormir debout et des personnages célèbres qui jouent leur propre rôle mais, cette fois, cela fonctionne moins que pour les deux précédentes. En effet, e côté amateur et bordélique est tellement poussé à son paroxysme dans celui-ci qu’il semblerait presque que « Dans la peau de Blanche Houellebecq » ne soit pas terminé et encore en cours de montage et d’écriture. Ce collage de séquences sans véritable fil conducteur risque d’ailleurs d’en laisser pas mal sur le bas-côté, surtout que les références aux deux précédents sont tout de même fortement présentes. Et, surtout, on rit beaucoup moins que sur « Thalasso » et le côté loufoque et décalé passe moins bien ici.
Cependant, même si ce nouvel essai de Nicloux, qui flirte encore une fois presque avec l’expérimental ou l’essai, s’avère décevant cette fois il y a tout de même de bonnes séquences qui nous amusent. Les répliques sur le racisme et le colonialisme font mouche, la première séquence avec Jean-Pascal Zadi et Françoise Lebrun est très bonne, la mine éteinte et les mimiques de Houellebecq sont impayables pour qui est client et le peps de Blanche Gardin et son humour pince-sans-rire sont parfaites dans cet univers et s’accommodent bien avec l’écrivain (même si son duo avec Depardieu demeurait bien plus impactant). Le film étant court, on passe tout de même un moment correct devant cet objet complètement azimuté et unique dans le paysage cinématographique français. Mais un peu plus de finitions et moins de laisser aller sur l’écriture, le montage et tout le reste auraient dû être de mise. Ou alors les blagues les plus courtes sont les meilleures et il serait temps d’arrêter avec ce délire qui lorgne du côté du cinéma de Délépine et Kervern en moins abouti et plus bordélique.
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Guillaume Nicloux continue avec l'acteur Michel Houellebecq, après Thalasso (2019) et L'Enlèvement de Michel Houellebecq (2014). Après celui-ci où il est question d'un concours de sosie de Michel Houellebecq à la Guadeloupe, le plus intéressant reste l'enlèvement. L'histoire paraît ici plus travaillée.
Le film à l'avantage d'évoquer la Guadeloupe et sa situation à travers les personnages locaux. Et dispose d'une belle distribution autour de Blanche Gardin et Michel Houellebecq. Mais le film s'essouffle sur la durée. Peut-être que ce post-modernisme, ces mises en abîme, fonctionne moins en 2025. Nous y avons été moins réceptifs. L'hystérésis du film nous a paru faible : nous en retenons peu de choses, si ce n'est l'évocation de la Guadeloupe.
Un sous- épisode de platane fait par un réalisateur perdu dans son identité artistique. C’est plutôt bien foutu dans son genre mais c’est vu mille fois, et surtout qu’est ce qu’on nous raconte sur sur le monde , sur les rapports humain ou même sur le sensible… ? Un petit divertissement. Qui se prend pour un ovni.
Je ne m'attendais pas à un Nicloux aussi politique mais j'ai bien aimé. Même le Houellebecq ectoplasmique me fait rire de toute manière. Blanche Gardin est parfaite dans ces dialogues philosophiques, j'aurais aimé que Jean Pascal Zadi soit plus présent. C'est un décalé et qui donne à penser entre deux rires, ou sourires.
Le film mélange avec brio satire et profondeur, explorant le chaos, l'identité et le colonialisme avec humour et audace. Un bon film de comédie. Le volume de mauvaises critiques est abusé
Un film raté, désordonné dans son désordre choisi...Quelques rares traits d'humour dans cette œuvre qui paraît être le fruit du copinage plutôt que de la création artistique. Blanche Gardin s'égare et gaspille le talent que révélait ses seule-en-scène tandis que Houellebecq reste perché où son succès littéraire lui permet de se distraire...
J’ai un vrai faible pour ce film, qui réussit l’équilibre parfait entre comédie absurde et satire sociale. Dans la peau de Blanche Houellebecq m’a captivé par son humour grinçant et son second degré intelligent, qui ne cesse de surprendre.
Le duo Blanche Gardin / Michel Houellebecq fonctionne à merveille, oscillant entre autodérision et dialogues délicieusement absurdes. Leur complicité donne au film une dimension unique, renforcée par une mise en scène qui brouille habilement la frontière entre fiction et réalité.
Entre éclats de rire et critique mordante, l’intrigue se déroule avec fluidité, portée par des situations improbables qui trouvent toujours un écho chez moi.
Un film à voir pour qui apprécie l’humour noir et les détournements des conventions narratives.
Un film complétement barré, Ovni, difficile à classer mais qui arrive à nous captiver et aussi à beaucoup nous amuser, tout en abordant de sujets très délicats, on rit souvent. Bien sûr il faut mieux aimer M. Houellebecq et Blanche Gardin, car tout le film tourne autour des deux personnages et de leurs deux personnalités atypiques. Une spoiler: sorte de scénario construit autour de l’élection du meilleur sosie de MH, qui se tiendrait en Guadeloupe . Comme une sorte de Docu fiction, qui pourrait être vrai.
Le prologue dans l’appartement de MH à Parispoiler: s est une pure merveille , avec MH, qui rencontre le réalisateur culte spoiler: Gaspar Noé lui proposant de tourner avec lui une sorte de film alternatif, centré sur le sexe ,et bien sûr MH est intéressé. C’est du délire car cela pourrait être vrai, et peut-être cela l’est -il ? quand on sait que MH a été impliqué dans une histoire similaire de tournage d’un « porn -revenge ». Passage dans ce même appartement de Françoise Lebrun, star culte de la « Maman et la Putain » , mais aussi vue récemment dans un film de ce même Noé , alternatif mais culte aussi : « Vortex » . On ne sait plus où on est, une sorte de régalade, de caramel offert hors des normes, comme un entre- acte de cinéma de l’ancien temps. Puis en Guadeloupe idem, le réalisateur arrive à développer spoiler: différents thèmes, très complexes : les thèses indépendantistes, tout en s’en moquant, il ose aborder le fameux comparatif sulfureux de l’esclavage avec la Shoah, mais avec humour et subtilité. Le néo-féminisme etspoiler: son contraire, l’homosexualité avec dérision mais empathie. Gardin servant un peu de contrepoids « gaucho » à la position plus « réac » de MH . Et cet effet balancier fonctionne super bien. On rigole, c’est tellement bien vu. Le réalisateur Guillaume Nicloux , reste léger et distancié, sans prendre parti, très Houellebecquien, il reste très léger dans le sens littéraire que décrivait si bien . Céline, « comme de la dentelle ». Il nous amuse dans cette sorte de débandade de « Pieds Nickelés » ,qui tuent , se menottent, spoiler: fuient, qui prennent ensuite des champignons hallucinogènes et perdent complètement toute lucidité, pour se retrouve r enfin sur une plage et faire de la plongée sous-marine, hallucinant. MH est bon car il « joue » plutôt bien son personnage, et ce n’est pas aussi facile que l’on pourrait croire, il est 110 M MH, et Gardin assure aussi, avec son humour si particulier, caustique. Merci M. Nicloux pour ce bon et beau moment de cinéma. Dommage qu’il n’ait pas trouvé son public à sa sortie.
J’ai regardé par curiosité. Je m’attendais à un film très moyen et puis finalement c’est pas si mal ça se laisse voir c’est assez original mais bon c’est loin d’être un chef-d’œuvre.
Par le biais du comique, Dans la peau de Blanche Houellebecq mène une réflexion aboutie sur l’exotisme, les clichés qu’il fait naître dans l’esprit et la bouche des étrangers, la fièvre résultant de leur décalage climatique et culturel. Il y a, plus encore que dans les deux précédents volets, un dérèglement de tous les sens qui traduit l’altérité réfléchie des autres comme de soi-même, figurée ici par spoiler: un concours de sosies auquel doivent assister, en qualité de jurés, les deux artistes métropolitains, également par spoiler: la révélation d’une attirance homosexuelle que peine à accepter Luc . Si Michel et Gérard accédaient, dans Thalasso (2019), au plus profond de leur identité médiatique – la finalité d’une cure thermale n’est-elle par le ressourcement ? –, si Michel explorait l’identité de ses bourreaux lors de son enlèvement (L’Enlèvement de Michel Houellebecq, 2014), étant « enlevé à lui-même », ce troisième film sonde l’intime et cultive pour cela le conflit avec l’extérieur et les stupéfiants consommés. Ainsi, Guillaume Nicloux continue de concevoir ses fictions tels des documentaires sur ses acteurs, qui se révèlent parce qu’ils sont immergés dans un microcosme singulier et minutieusement retranscrit par la mise en scène et les dialogues : tous ses films sont des enquêtes d’immersion qui établissent une topographie du sensible, rendue ici irrésistible de drôlerie par le caractère flegmatique et désabusé de Michel Houellebecq qu’attire un continent inexploré encore, à savoir la femme insulaire – puisque Blanche Gardin n’apparaît qu’en Guadeloupe. Une belle réussite.
Je me suis rarement aussi ennuyé devant un film. Tout y est absurde spoiler: pourquoi prennent-il de la DMT ou des champignons avant l'exhibition des non-sosies, pourquoi ce mort "tombé sur sa machette" ? Mystère... , mais ça n'en fait pas pour autant un film "à la Monty Python" comme j'ai pu le lire. Houellebecq n'a qu'une expression... Blanche Gardin est transparente et fade. Le seul à s'en tirer un peu mieux et qui m'a fait sourire est le chauffeur de la limousine spoiler: quand il pique sa crise . On dirait un reportage de Strip Tease, mais légèrement scénarisé et fictionnel. Vraiment décevant.
Un cinéma d'humour si français, où le grotesque se confronte au comique de situation, où le propos tourne en dérision l'époque. Le duo Gardin-Houllebecq est hilarant, les personnages secondaires aussi. Rafraichissant.