Taxi Driver
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Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2012
Martin Scorsese impose dans "Taxi Driver", un de ses chefs-d’œuvre les plus aboutis, sa propre vision de New York City, ville sauvage dont la décadence se reflète sur Travis Bickle, marginal campé par l'excellent Robert De Niro, dans un de ses meilleurs rôles. Incapable de s'adapter à cette vie urbaine qui permet aux voyous, aux dégénérés et aux proxénètes de proliférer, il s'invente son propre code de conduite et développe sa vision cynique du monde, le tout sans devenir amoral, bien au contraire. Et s'il s'éloigne lui-même de la société et n'hésite pas à juger les monstres qui la peuplent, il accepte dans son taxi les clients les plus dépravés car il sait qu'il n'est pas si éloigné d'eux. Peut-être ne se sent-il même pas en vie, constatant la mascarade qui se joue autour de lui, notamment cet épisode politique qui voit se côtoyer des personnages ridicules dont il se moque ouvertement, préférant la beauté et la pureté d'une femme qu'il considère comme son âme sœur à un candidat parmi d'autres (cf. la scène très drôle dans laquelle Travis conduit Palantine, en lui faisant part de ses propres réflexions qui ne sont visiblement pas au goût du sénateur). Cette vie qui lui échappe, il souhaite y mettre fin en la purifiant dans un acte plein d'éclat, que ce soit l'assassinat d'un homme politique ou la réhabilitation d'une prostituée mineure. La conception du monde par Travis Bickle est en soi un exemple d'innocence et de naïveté, et il ne faut y voir rien d'autre qu'une manifestation de cette pureté enfantine quand il invite Betsy dans un cinéma pornographique. En cela, Travis Bickle est le digne successeur de Holden Caulfield, pas la moins élogieuse des analogies possibles.
Outre le fond, "Taxi Driver" est aussi très travaillé sur la forme : les images de New York nocturnes sont vraiment marquantes, comme une ville dégradée mais qui conserverait une grande part de dignité et de fantasmes. Accompagnées d'une musique belle et mélancolique, les pérégrinations de Bickle, qui nous font partager les destinées particulières de clients pris au hasard (un cocu dérangé, une prostituée malmenée...) trouvent un écho qui magnifie le long-métrage et font travailler sa force obscure, laissant sa marque sur le spectateur.
À noter aussi que, avec son sourire charmeur, Travis Bickle est sans doute le personnage le plus sympathique qui m'ait été donné de voir dans un film...
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2011
Culte, l'un des plus grands rôles de De Niro au cinéma, et l'éclosion de la petite Jodie Foster. Du très bon.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2015
Martin Scorsese décrit ici la violence de New York dans le regard de Travis Bickle, ce chauffeur de taxi qui pète un câble. Un film culte,excellent et ultra dérangeant, à voir au moins une fois dans sa vie. Robert de Niro est complètement habité dans l'un de ses meilleurs rôles.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2013
Je crois que ce personnage de chauffeur de taxi déjanté est considéré comme la meilleure et plus impressionnante prestation de la belle carrière de Robert de Niro (il ne faut pas non plus oublier la jeune Jodie Foster); effectivement il est époustouflant mais la réalisation de Martin Scorsese n'est pas en reste avec cette plongée magistrale dans le New York des années 70. Un film bluffant et percutant ; à voir ne serait-ce que pour la fameuse scène devenue culte du "You talking to me". Je ne suis pas un grand fan de Scorsese mais Taxi Driver est l'un des grands film américains des années 70 au style dont j'accroche particulièrement.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 septembre 2012
J'ai toujours eu du mal avec le cinéma de Scorsese, sans arriver à comprendre pourquoi parce que j'y met vraiment de la bonne volonté, m'infligeant souvent un deuxième visionnage qui se révèle pire que le 1er (shutter island) sauf quand le 1er visionnage est une torture (nerfs à vif). J'ai donc regardé 2 fois ce Taxi Driver, une fois étant plus jeune et une fois maintenant, et pour une fois je n'avais aucun préjugé mais voulait juste voir un grand film. Et je ne l'ai pas vu. Ce que j'ai vu c'est une histoire où il ne se passe rien, on comprend bien que l'homme se cherche, mais quand l'histoire se cherche en même temps c'est dérangeant... J'ai aussi vu une romance à deux balles, vraiment, puisqu'elle ne débouche sur rien. De Niro cabotine aussi, comme souvent (raging bull...). J'ai vu aussi des pans entiers de scénario qui tombent à l'eau, De Niro passe 20 minutes à devenir un tueur, pour renoncer au dernier moment... Mais bon dieu pourquoi??? Et l'on arrive alors vers une scène finale sanglante au possible, archi-violente, et du coup totalement hors de propos avec le reste puisque rien n'explique ce revirement dans le comportement du Taxi Driver. Alors que certains puissent aimer je peux comprendre, chacun ses goûts, mais ce que je vois c'est un film largement sur-estimé qui ne recevrait surement pas autant d'éloge sans son casting.
ElAurens
ElAurens

91 abonnés 585 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2010
Robert De Niro est parfait dans son personnage insomniaque et solitaire, dégouté de la société. Des scènes et répliques cultes, une ambiance sombre, une très bonne mise en scène et une fin très ambiguë. Culte.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2016
Après quatre longs-métrages, Martin Scorsese signe l'un de ses films les plus marquants avec cette histoire nihiliste, sombre au possible et désenchantée d'un chauffeur de taxi errant dans les rues sales de New York, écœuré par cette populace dépravée qui ne vit que dans le sexe, l'alcool et la drogue. Un homme seul voué à être seul qui, en dépit de sa bonne volonté, se voit constamment rejeté par cette société qu'il ne comprend pas. Mais Travis Bickle va prendre les choses en mains... Scorsese, c'est l'anti-Woody Allen, son double maléfique, son ombre. Tous deux aiment New York, leur ville, mais alors que le petit binoclard propose des plans bouleversants autour de comédies romantiques, Scorsese préfère en dévoiler la face sombre, celle que l'on n'a pas forcément envie de voir : les bas-fonds, les quartiers glauques, les gueules patibulaires, les putes et leurs maquereaux. Cette ville, Travis Bickle, ex-marine débarqué fraichement employé dans une agence de taxis, en a ras le bol, il n'en peut plus, il l'abhorre, la vomit. Il sillonne les rues, impuissant, prenant au passage des clients tous plus tordus les uns que les autres. Parallèlement, il essaie de s'intégrer à cette vie merdique en séduisant une belle activiste pour le futur président. Mais Travis est un maladroit, un paumé et le rêve américain glisse entre ses doigts. Pourtant, cet énigmatique personnage reste passionnant, il est au cœur du métrage au même titre que la ville elle-même que filme avec amour un Martin Scorsese inspiré. À l'état brut, Taxi Driver est une rareté de la pellicule, un film comme on en voit peu qui ne possède aucun défaut si ce n'est les aléas du temps. Et encore... Musique immersive, cadrages parfaits, scénario évolutif prenant, violence omniprésente (même si elle n'est pas forcément immédiatement visible), final de dingue, séquences cultes, interprétation de choc (Robert De Niro dans la plus impressionnante performance de sa carrière, Jodie Foster qui nous met une baffe du haut de ses douze ans). En somme, une perle rare du vigilante movie qui ne pouvait être réalisé que par Scorsese, interprété incarné par Robert De Niro et tourné dans les années 70.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2012
Ce film incomparable, et même inclassable (difficile à le qualifier de film d'action, de thriller ou de drame, il est tout ça à la fois...) s'avère être la vision sombre de Scorsese de sa ville natale sur le déclin qu'est New-York. Cette image ténébreuse, et la morale fataliste qui l’accompagne, passe à travers les yeux d'un homme qui est lui même en pleine décadence morale: Un chauffeur de taxi dépressif, solitaire, intolérant et violent incroyablement bien interprété par Robert De Niro. Grâce à une photographie obscure magnifique et à un rythme intense, le résultat est un film culte, qui en doute encore?
bruno E.
bruno E.

21 abonnés 645 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2015
vu il y a quelques semaines, la réalisation a vieillie, difficile de s'attacher à ce chauffeur perdu au milieu de New York de ces années là. sa maladresse avec Cybill Shepherd est grossière, le film manque vraiment de vigueur et vitalité. la dernière partie est peut-être meilleure mais reste bien superficielle. reste De Niro déjà très talentueux sans oublier Jodie Foster. (eh oui...le temps passe)
Joseph
Joseph

8 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2023
Taxi driver est un thriller américain réalisé par Martin Scorsese, sorti en 1976. Mêlant un fabuleux Robert de Niro, Une ville de New York terrifiante des années 70 et une bande son à la fois calme et oppressante, Taxi Driver fait partie des plus grands film de tous les temps. Robert de Niro incarne Travis Bickle, un ancien marine vétéran de la guerre du Vietnam et insomniaque de 26 ans, qui postule pour une compagnie de taxi New-Yorkais pour combler ses nuits blanches. Ce jeune homme est un être rongé par la solitude et son rythme de vie, il n’a aucune connaissance politique, musicale ou encore cinématographique, il passe ses soirées à regarder des films pornographiques au cinéma, Il n’a pas de vie sociale, il n’a personne. Le film se concentre donc sur Travis, sur ses observations et ses opinions, notamment par le biais de ses écrits, qui sont narrés par lui-même. La caméra et la mise en scène en disent d’elles même : ses paroles, plus ces dernières montre a travers lui sa perception négative de la vie, de la ville de New-York et ses habitants. Il est dégouté de tout, on a effectivement tendance à ressentir l’écœurement qu’il éprouve de la métropole, de fait, cette dernière était bondée de prostituée, de toxicomanes, ce n’était pas la destination de rêve des européens de nos jours, il s’agissait d’une ville sordide, sombre et surtout très dangereuse. C’est quand il rencontre la magnifique Betsy, partisane du sénateur Charles Palantine, candidat aux élections présidentielles, qu’il va enfin voir de la couleur dans sa vie fade et ennuyeuse. spoiler: Leur relation va tourner au vinaigre et Travis va pour ainsi dire assez mal le vivre, on peut le voir au cours de la scène où il essaye une énième fois de l’appeler, la séquence est plutôt malaisante et la caméra se déplace latéralement comme pour démontrer qu’elle était également gênée.
C’est cette rechute qui va accroitre doucement sa violence, sa négativité et sa colère, qui est symbolisée par son médicament qui fait bouillir l’eau, et son regard dévasté lorsqu’il est au bar avec ses collègues de boulot. Il va perdre son sang-froid, finalement se rendre compte que c’est une fille comme toutes les autres, excepté sa beauté, qu’il admire tant. Ses rencontres vont le marquer tout au long du film : spoiler: le candidat Palantine, son client azimuté convoitant tuer sa femme, le braqueur de l’épicerie qu’il a tué…
Il va lors de cette deuxième partie du film, essayer de donner un sens à sa vie. Sans y parvenir, il va se mettre à vouloir changer la vie de quelqu’un d’autre, Iris, une jeune adolescente prostituée. Il va faire connaissance avec elle et va se résoudre à vouloir la sortir ce cet univers malsain, Travis ne peut pas concevoir de telles activités à cette âge-là, il souhaite réellement la protéger. Ce sont partiellement des prétextes pour pouvoir enfin agir en héros et faire quelque chose de plus intéressant de son existence terrestre. spoiler: Le chauffeur de taxi va un soir, partir à la rencontre du proxénète de la jeune fille, Matthew, ou Sport ( interprété par Harvey Keitel ), pour les intimes, avec l’intention de délivrer Iris de cet hors la loi, tel un cow-boy sauvant une fille prisonnière d’un gangster. La scène de « libération » de Travis est très marquante, il tue 3 hommes collaborateurs avec une violence inouïe, et Iris, devant cette situation, est absolument paralysée de peur, la traumatisant surement à vie… Le chauffeur, touché par balles à l’épaule et blessé la nuque, essaye à deux reprises de mettre fin à ses jours après cette séquence funeste, mais plus de munitions dans les deux révolvers. Cela donne lieu à un contexte très significatif : c’est du pur génie de mise en scène, cela peut paraitre banal, mais cette scène est extrêmement mélancolique et douloureuse. On voit Travis s’assoir sur le canapé, livrer à lui-même, entre les cadavres et la fillette en pleurs, entre le mal et le bien. Il est enfin, malgré ses barbaries, considéré comme un héros par la presse et la famille de Iris.
Taxi driver me fait penser à une sorte de mélange entre Drive ( pour sa mise en scène et son coté très calme ) et Fight Club ( pour sa morale et le train de vie des personnages ). Ce long-métrage n’est pas un film universel, mais il est sans doute l’un des plus unissant.
Agt-DaleCooper
Agt-DaleCooper

66 abonnés 139 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 octobre 2010
A 2 fois, c'est la première fois que cela m'arrive, il aura suffit de 10 minutes pour me voir faire de beaux rêves !! et à choisir j'ai préféré ces derniers à ce film, mais y'a quoi d'intéressants la dedans, ?? c'est long .. insipide, sans vie, le seul point positif concerne les belles visites que l'on peut faire de la ville, au moins, ce n'est pas reconstitué là !! Ceux qui mettent 5 étoiles ne sont s'en doute pas dans le même monde que le notre, tant mieux, ça m'évitera de parler du vide, du rien et du néant..
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2014
Une esthétique léchée, un De Niro juste énorme, une spirale infernale, une scène finale magistrale. Je ne suis pas fan de Scorsese, loin de là et honte sur moi je n'avais toujours pas vu Taxi driver. Erreur corrigée, avis donné, plaisir partagé!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mai 2013
Bien avant l'histoire du "Taureau du Bronx" ou encore "La valse des pantins" ou même "Les affranchis - Casino", Scorsese sublimait De Niro et New-York à travers la descente aux enfers saisissante d'un vétéran du Vietnam revenu parmi les vivants. Du script incroyable de Paul Shrader, Scorsese bouleverse et bouscule les codes de la thématique du "Héros". À la fois film d'ambiance, drame intimiste, et coup de poing envers une société américaine (Plus que jamais) à la dérive, Taxi Driver est un dédale de grands moments tous plus excellents les uns que les autres. Les moments et les scènes cultes ne manquent pas. On pense bien évidemment au fameux "You talk'in to me" et pas seulement. Des moments de grâces, il y en a des dizaines dans le film, et De Niro y est déchirant comme jamais. Et c'est aussi l'occasion de découvrir une Jodie Foster adolescente et déjà bourrée de talent. Un film extraordinaire, qui ne cesse de se bonifier avec le temps. Un vrai chef d’œuvre.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2009
Les guerres nationales sont pour le cinéma américain une source inépuisable d’inspiration. Avec «Taxi Driver» (USA, 1976), Martin Scorsese pénètre les émotions troubles et déphasées d’un ancien soldat de la guerre du Viêt-nam. Travis Bickle, noctambule insomniaque, conduit un taxi toutes les nuits et fantasme sur une ville pure, délavée de ses péchés et de ses pêcheurs. La puissance biblique qui agit le film, où New York occupe le rôle de Sodome, renvoie la violence de certaines séquences à une imagerie religieuse. Cette adolescente prostituée qui se lie d’amitié avec Travis concentre tous les désirs de l’ancien soldat et en ablue les maux. Sa candeur et son indolence permettent à Travis d’y projeter sa colère et sa haine née des affres de la guerre. Accueillant, tel Marie-Madeleine pour le Christ, les malaises de Travis, Iris (la jeune Jodie Foster) devient la sauveuse de celui qui aspire à «laver» la ville de sa lie. «Taxi Driver», au-delà de son apparence esthétique magnifiée par la somptueuse dernière composition de Bernard Hermann et par les effets photographiques accomplis par Michael Chapman, est une relecture du Nouveau Testament à travers le prisme de la guerre du Viêt-nam. Le modernisme de Scorsese, comme celui de tout le Nouvel Hollywood, repose sur la mise en correspondance au sein d’un même film de deux ordres de réalité. Que ce soit entre la tragédie et le crime (pour Coppola et Cimino), la grande peinture et le prosaïsme (pour Schatzberg), les opéras et l’art populaire (pour DePalma), le Nouvel Hollywood abolit les ordres de valeur pour non seulement inviter les néophytes à faire l’expérience, pour le meilleur, du sublime mais aussi pour édifier une nouvelle cinéphilie, décomplexée des systèmes de valeur. «Taxi Driver », en plus d’être l’un des plus grands films de son auteur, porte l’idée propre aux grands instants cinématographiques qu’un nouveau cinéma doit se nourrir de ses traditions et de son présent le plus immédiat.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2013
Le chef d'oeuvre de Martin Scorsese avec le légendaire Robert De Niro en chauffeur de taxi traumatisé par la guerre du Vietnam , le légendaire Harvey Keitel , la sublime Jodie Foster , Joe Spinell de "Maniac" et la superbe Cybill Shepherd !!!
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