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    Taxi Driver
    note moyenne
    4,3
    28095 notes dont 1367 critiques
    répartition des 1367 critiques par note
    635 critiques
    385 critiques
    115 critiques
    146 critiques
    58 critiques
    28 critiques
    Votre avis sur Taxi Driver ?

    1367 critiques spectateurs

    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 438 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    5,0
    Publiée le 21 avril 2014
    "Un jour, il y aura une vraie averse qui nettoiera la rue de toute cette racaille" dit Travis, un chauffeur de taxi tourmenté et insomniaque. indigné par la déchéance physique et sociale qui l'entoure, et va se mettre en tête de sauver un jeune prostitué mineur de son mac violent. Martin Scorsese filme avec fascination et violence cette violente descente aux enfers de ce chauffeur de Taxi perdu et solitaire depuis son retour du Vietnam. A travers une écriture de grande qualité, abordant divers thèmes et montrant comment la folie de la société va affecter et se propager à travers cet homme, il nous livre un récit fascinant, violent et envoutant. Sa vision de New-yorkaise, notamment nocturne à travers son taxi, est sombre, crade et glaçante, montrant notamment les marginaux de New-York. Sa mise en scène est superbe, capable de créer une atmosphère mystérieuse, réaliste et sombre qui nos fascine et nous envoute de bout en bout. Techniquement Scorsese est au sommet de son art, talentueux et inventif, ou la photographie est superbe et Scorsese utilise à merveille la bande originale est parfaite, obsédante et envoutante signé Bernard Hermann. Côté interprétation, c'est excellente, Robert De Niro est grand et nous livre une composition intense et époustouflante, la jeune Jodie Foster lui donne superbement la réplique. Auréolé de la palme d'or, Taxi Driver est un chef d'œuvre, un très grand film, qui permet à Scorsese et De Niro de rentrer dans la légende du cinéma.
    Béatrice G.
    Béatrice G.

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    3,0
    Publiée le 23 mars 2014
    Un film qui m'aura laissée assez dépitée. Scorcese sait filmer, ça on est d'accord, la façon dont il filme New-York, surtout de nuit est magistrale, la lumière et la musique rendent parfaitement bien: on peut sentir la crasse et la misère qui obsèdent tant Travis. Toute l'ambiance du film retranscrit parfaitement l'état d'esprit du héros: on partage son insomnie, sa paranoïa, ses obsessions, son oppression. De même De Niro sait jouer, si on en doutait avant, on en a la confirmation: son malaise grandissant, sa folie moi j'y crois à fond! Et puis si c'est lui qui attire le plus l'attention, les autres ne sont pas en reste pour autant: Jodie Foster, Harvey Keitel, Cybill Shepherd... D'où vient le problème alors? Et bien malgré toutes ces qualités indéniables, je ne peux nier que je me suis ennuyée durant ces 1h50 et le final qui manque de panache m'a laissée désespérément sur ma faim. Très déçue donc, cependant à cause de tous les arguments évoqués plus haut, je ne peux me résoudre à lui mettre en dessous de la moyenne.
    Alain D.
    Alain D.

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    5,0
    Publiée le 12 novembre 2014
    Travis à 26 ans. Ancien membre des "Marines" il prend un Job de chauffeur de Taxi de nuit. Il fréquente alors la faune de New York City. Travis, magistralement interprété par Robert De Niro, est insomniaque : il conduit la nuit et "drague" le jour. Il rencontre la belle blonde Betsie (Cybill Shepherd ) qui habite "Park Avenue", les quartiers chics. Mais ils sont trop différents, leur aventure tourne à l'échec. Dans le New York des bas fonds, l'ambiance est malsaine et Travis rumine des idées moches : il est seul, abandonné et dans sa tête germe le changement. Celui-ci va s'opérer avec la rencontre d'Iris, jouée par Jodie Foster. Iris est une jeune prostituée spoiler: à qui, le temps d'une "passe", il lui fait la morale puis se met en tète de la libérer pour la renvoyer chez ses parents. Dès lors, Travis se reprend en main, refuse le système et passe à l'action ; le nettoyage peut commencer. Le scénario de Paul Schrader est fabuleux, l'action très progressive nous montre parfaitement l'évolution du personnage principal. La photographie réaliste donne de belles scènes nocturnes du NY sombre de 1975. Une superbe réalisation de Martin Scorsese qui mérite bien sa Palme d' Or à Cannes.
    Chuck Carrey
    Chuck Carrey

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    2,5
    Publiée le 19 janvier 2015
    Le duo Scorsese / De Niro a souvent fait des miracles. Mais puisque rien n'est parfait, il faut bien que ce duo ait aussi fait des erreurs. "Taxi Driver" en est une. "Taxi Driver" fait parti de ces films classiques du cinéma, ces films intouchables qui regorgent de scènes vus et revus tellement elles sont cultes. Il est donc difficile de s'attaquer à un tel film. Une horde de fan est toujours là pour le défendre et dire à quel point cette œuvre phare dans la filmographie du cinéaste américain est géniale. Mais pourtant, il faut bien se rendre à l'évidence, ce film ne peut pas plaire à tout le monde. D'ailleurs, aucun film ne peut plaire à tout le monde. C'est aussi un peu ça la magie du cinéma. Bref, "Taxi Driver" a beau faire parti du groupe des très grands films, ça ne l'empêche pas d'être ennuyeux. En fait, c'est ça le gros problème de ce film : le manque de rythme. Toutes les scènes s'allongent et se tirent à n'en plus finir. Ce ne serait pas un problème si le personnage principal, Travis joué par un De Niro encore jeune mais pas mauvais, était intéressant mais ce n'est pas le cas. Lui aussi manque de pêche, ses monologues sont longs et lorsqu'il parle avec d'autres personnages, il prend à chaque tout son temps avant de répondre, tellement qu'on se demanderait s'il va véritablement répondre. Travis apparait comme un personnage froid, antipathique et légèrement cinglé. Forcément, cela n'aide pas à s'accrocher à lui, au contraire cela empêche de s'identifier au personnage, ce qui rend le film encore plus pénible à suivre car on n'a rien à quoi se raccrocher. Néanmoins, après tous ces désagréables mots sur ce film, il faut tout de même reconnaître qu'il n'est pas culte pour rien. Car même si on a du mal s'intéresser à l'histoire du film et à son personnage, Scorsese nous propose également une vision de New-York sombre voire même glauque. Et en ça, le film est bon. Le réalisateur de "Casino" nous dépeint ici une ville que l'on voit habituellement sous son meilleur jour dans les autres films, mais qui va ici être exposée telle qu'elle est la nuit, avec tous ses habitants que l'on ne voit pas pendant la journée et qui ressortent tels des vers lorsque le Soleil se couche. La pomme est pourrie et elle doit être désinfectée. "Taxi Driver" est au final un film culte qu'il peut être difficile de cerner. Son personnages et son récit ne sont pas vraiment intéressant et manque de rythme. Mais il offre une vision de la grande ville américaine que l'on voit rarement au cinéma.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

    Suivre son activité 471 abonnés Lire ses 3 440 critiques

    5,0
    Publiée le 16 septembre 2015
    Martin Scorsese cinéaste n’est certes pas né avec « Taxi Driver » mais sans conteste, la Palme d’or de 1976 au Festival de Cannes et le choc que provoqua le film internationalement l’installèrent définitivement dans la cour des grands ainsi que Robert De Niro. Le propre des vrais chefs d’œuvre est de ne jamais subir les outrages du temps car la force de leur propos ou la singularité de leur esthétisme s’affranchissent des modes ou des courants. Comme on peut revoir avec la même fascination « Sunset Boulevard » de Billy Wilder soixante ans après sa réalisation, « Taxi Driver » dégagera la même sensation de malaise intense chez les spectateurs d’aujourd’hui. A travers le destin de Travis Bickle; Scorsese, Schrader et De Niro nous parlent de l’incommunicabilité entre les êtres qui ne fait que se renforcer à mesure que les villes grossissent et que le progrès technique isole les gens. De manière plus contemporaine au film, « Taxi Driver » nous interpelle sur le sort réservé aux GI’s à leur retour du Vietnam. Beaucoup ont vu en « Taxi Driver » bien avant « Le retour », « Apocalypse now » ou « Voyage au bout de l’enfer » le vrai premier film sur ce conflit qui à l’époque ronge encore l’Amérique. Le mode de narration de l’épopée du soldat Bickle voulu par Schrader avec la voix-off omniprésente prend ses ramifications dans « Le journal d’un curé de campagne » de Robert Bresson (1951), cinéaste français sur lequel celui-ci a écrit un livre. Comme le curé d’Ambricourt, Bickle se sent exclu et comme lui il souffre de terribles maux d’estomac. La référence au film est marquée par la crainte de Bickle d’être atteint d’un cancer, mal qui emportera le curé du film de Bresson. A travers un journal lu à voix haute , l’ancien GI entend lui aussi témoigner de son incapacité à entrer en contact avec ceux qui habitent la patrie qu’il est allé défendre dans les jungles asiatiques. Le New York qu’il parcourt avec son taxi jaune ressemble aussi à une jungle et le retour tant désiré là-bas n’en est pas vraiment un . De ce fait Bickle voit peut-être dans la faune bigarrée des rues malfamées les mêmes ennemis que ceux qui se cachaient potentiellement derrière chaque arbre lors des patrouilles de reconnaissance effectuées au Vietnam. C’est sûr quelque chose ne va pas, mais Bickle qui le sent bien n’arrive pas à mettre des mots sur ce mal-être qui le ronge et ce n’est pas la conversation absconse avec Wizard (Peter Boyle) son collègue, où il essaie de trouver une réponse chez un plus ancien, qui va lui remettre les idées en place. La volonté de se lier était pourtant bien présente chez le jeune homme qui maladroitement tentera une approche avec une jeune femme de bonne éducation (Cybill Shepherd) aperçue lors d’un meeting électoral. L’immense espoir sera assez vite déçu, le choc des cultures brutal ramenant Travis à sa condition de paria. Désormais il en est sûr, la source de tous ses maux vient de cette dégénérescence symbolisée par les marginaux qui hantent les rues qu’il arpente à longueur de nuit. La réaction de Bickle sera en droite ligne inspirée du discours militaire qui pour convaincre le simple troufion d’aller se faire trouer la peau, mise tout sur la haine de celui d’en face. Dans cette deuxième partie du film, Bickle a renoncé à s’adapter puisque tout le monde le rejette et c’est dès lors à un véritable entraînement militaire qu’il se livre dans sa minuscule chambre taudis ne sortant plus que vêtu de sa veste de treillis, dans l’attente du geste sacrificiel qui lui redonnera une identité. Une toute jeune prostituée (sublime Jodie Foster) à qui il a décidé de redonner son innocence à défaut de sa virginité qui servira à Bickle pour exprimer à la face du monde toute sa souffrance. C’est par une scène choc qui a beaucoup fait débat à l’époque que Scorsese clôt son film qui dans toutes ses composantes aura marqué l’ensemble d’une génération. Du scénario illuminé de Paul Schrader inspiré de son expérience personnelle, à la musique lancinante de Bernard Herrmann dont ce sera le dernier travail, en passant par le jeu habité de De Niro et jusqu’aux partis pris esthétiques de Scorsese, rien de tout cela ne fait en 1976 de « Taxi Driver » un film comme les autres. Si "Taxi Driver" parle tant aux jeunes gens de sexe masculin c’est sans doute que sans aller jusqu’au délire paranoïaque de Travis Bickle beaucoup de jeunes hommes se sont posés un jour avec angoisse , allongés sur leur lit, la question de leurs rapports aux autres et de la place qu’ils allaient occuper dans la société.
    The Cinephile World
    The Cinephile World

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    5,0
    Publiée le 23 février 2014
    Un très grand classique du septième art qui donne une image assez spéciale de la ville de New-York pendant la nuit, avec les prostituées et les taxis. Martin Scorsese s'est beaucoup éloigné du genre de film qu'il réalise d'habitude et offre un style un petit peu nouveau. Il s'agit aussi de la deuxième collaboration entre Martin Scorsese, Robert De Niro et Harvey Keitel, et cela donne un excellent résultat. Scorsese a voulu centrer son film sur la psychologie du personnage principal interprété par Robert De Niro, qui demeure parfois très mystérieux, mais on s'intéresse beaucoup à son histoire, en effet il s'agit d'une personne très spéciale. Le travail effectué sur le chauffeur de taxi, donc le personnage principal, est vraiment excellent, en effet, il est à la fois attachant, effrayant et émotionnel. La façon dont le chauffeur de taxi évolue est vraiment maîtrisée comme il le faut, en effet, cela se joue avec ce que pense et ressent ce personnage. Une chose que j'ai aussi adoré dans le film, lorsque le personnage se regarde dans la glace ou dans un rétroviseur, on voit une personne qui exprime de la violence, et qui ne peut se révolter qu'avec ceci. De plus, j'ai beaucoup aimé la vision de la ville de New-York pendant la nuit montrée dans le film, on voit une ville sombre, où des prostituées et des taxis. Cela offre des plans de cameras plus que bien trouvés, voir exceptionnels (comme la scène où le chauffeur de taxi traverse un jet d'eau, et l'eau se repand sur la vitre et lorsqu'elle disparaît, elle montre à quoi ressemble New-York en pleine nuit), bref le travail de Martin Scorsese est magistral. Parlons maintenant des acteurs, Robert De Niro offre une prestation exceptionnelle, personne aurait fait mieux que lui, de plus il nous balance une réplique culte, culte et encore culte, je veux bien sur parler de '' C'est à moi que tu parles ? '' ou '' You talkin' to me ? ''. Jodie Foster qui signe l'un de ses premiers rôles offre une excellente prestation pour débuter sa carrière d'actrice. Cybill Shepherd, Harvey Keitel et les autres acteurs secondaires offre aussi des prestations très satisfaisantes. Les musiques sont excellentes et collent vraiment bien à l'ambiance assez sombre du film. spoiler: Travis Bickle, un jeune homme du Middle West récemment démobilisé des marines, est chauffeur de taxi de nuit à New-York. Pour échapper à l'ennui et à la solitude, il décide de faire quelque chose de sa vie. Il commence à faire la cour à Betsy, l’assistante du sénateur Charles Palantine, candidat aux présidentielles, mais elle le repousse après qu'il l'a emmenée voir un film pornographique. Confronté à la violence et à la perversion de la nuit new-yorkaise, il devient fou et commence à s’entraîner au maniement des armes... En conclusion, '' Taxi Driver '' est un très grand film qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie, en effet, des passages et répliques cultes sont au rendez-vous. Malgré un budget faiblard, on obtient un film qui atteint l'excellence. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
    elbandito
    elbandito

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    5,0
    Publiée le 13 juin 2011
    New York, la nuit, la solitude vue par Martin Scorsese, au travers des errances de Robert De Niro dans l'un de ses rôles mémorables, qui en improvisant a créé une des répliques les plus célèbres de l'Histoire du cinéma, enfin Palme d'Or à Cannes en 1976... Que dire de plus sur ce chef d'oeuvre incontestable ?
    Der Metzgermeister
    Der Metzgermeister

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    2,0
    Publiée le 17 février 2015
    Lorsqu'on mate un Scorsese, on accroche ou on décroche. Des fois je ne comprends pas ma propre logique, par exemple, j'ai adoré Casino, mais j'ai trouvé les Affranchis ennuyant. Goodfellas n'apportait rien de nouveau pour moi, hormis une nouvelle approche du monde de la pègre. Mais, je restai sous le charme du Parrain de Coppola. Peut être parce que le film était plus raffiné ou plus profond. Bon, passons. Taxi Driver narre l'histoire d'un ex soldat, tout juste relâché de l'enfer du Vietnam, qui est, lors de son retour au pays, reconverti en chauffeur de taxi. Travis arpente les rues sombres de New York en jetant des regards furibonds autour de lui, médisant à la vue de la " vermine " qui l'entoure. Déjà l'histoire ne m'intéresse pas. Suivre Bickle aller dans un cinéma porno avec une fille, puis le voir tourner en rond, tout ça est d'un ennui. Bien sûr, il y toujours ce fond de moralisme oppressant qui caractérise si bien le film, mais à vouloir trop réprimander pour au final agir à la dernière minute, on en vient à se demander ce que Travis glandait durant tout ce temps. Alors évidemment on peut toujours se dire que le processus de la descente vers la déraison prend toujours du temps, mais quand même, est on censé mourir d'ennui devant Taxi Driver ? Après passons la mise en scène, et parlons de l'interprétation de De Niro. Je crois que beaucoup de gens ont étés confrontés aux même problème que moi avec l'oeuvre hyperréaliste de Refn, Drive, où Ryan Gosling campait lui aussi un personnage se gardant bien de révéler ses émotions. Est-il impassible par besoin ou est-ce parce qu'il n'arrive pas à s'implanter dans le personnage ? Il faut quand même avouer que De Niro est en grande partie du temps inexpressif, alors, peut on juger un jeu d'excellent si le jeu lui même n'inspire pas réellement d'efforts ? Je ne suis pas réceptif. Du tout. Bref, Taxi Driver ne m'a pas conquit, tristement.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    5,0
    Publiée le 3 janvier 2014
    Certes il y a le talent de Scorsese dans ce film, mais il y a aussi et surtout le rayonnement éblouissant de Robert de Niro qui donne ici merveilleusement corps à ce parcours au cœur de l’humain et au cœur du cinéma absolument éblouissant. Encore une fois, le cinéaste new-yorkais frappe très fort quand il s’agit de peindre sa ville et d’en saisir l’esprit.
    Rajdevaincre
    Rajdevaincre

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    5,0
    Publiée le 14 juin 2013
    Chef d’œuvre ! Je ne vois pas ce qui peut mieux définir ce film. Tout au long de ce film Martin Scorsese nous montre le retour d’un ancien marines, Travis Bickle. Et comme tout vétéran sa vie n’est plus du tout la même. Il est devenu insomniaque et décide de faire « Taxi Driver » pour occuper son temps. Il fait alors la rencontre de Betsy, soutien actif de Palantine candidat à la présidentielle. Mais la nuit en redécouvrant le New-York qu’il a laissé il est sous le choc, tant de racailles, de prostitués, de merde comme il dit s’en est trop pour lui. Il va alors devoir agir par lui-même pour que cette violence et perversion qu’il voit chaque nuit en finissent ! Paul Shrader nous offre un scénario dramatique et bouleversant mais très entreprenant car il est l’un des premiers à nous montrer le retour d’un soldat de la Guerre du Viêt-Nam (une guerre encore toute fraiche dans les mémoires en 1976). Un scénario qui est d’ailleurs très proche de la réalité et qui peut rappeler certains évènements. La musique, elle, est formidable. Enfin le final ouvre à différentes interprétations. Car concrètement ce film et sa fin : spoiler: Dénonce-t-il le drame psychologique qu’est la guerre du Viêt-Nam ? Dénonce-t-il la xénophobie américaine post-Viet-Nam ? Dénonce-t-il une société qui fait d’un fou-psychopathe un héros ? La fin tellement peu réaliste, ne serait-ce pas les dernières pensées de Travis alors qu’il est à l’agonie ? Ce film n’est-il en fin de compte qu’une fresque de violence gratuite ? Autant de questions qui se posent et qui fait de ce film un chef d’œuvre laissant le spectateur maitre de l’œuvre. Tout ça accompagné d’un Robert DeNiro magique, grandiose et une Jodie Foster qui montre qu’elle va devenir une grande parmi les grandes. Un film à voir absolument, chef d’œuvre incontestable du cinéma !
    beautifulfreak
    beautifulfreak

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    4,5
    Publiée le 19 mai 2011
    Cette dérive dans les rues du New-York glauque et violent des années 70, superbement mise en scène par un Scorsese au sommet de son art et interprétée par un de Niro qui n'abusait pas encore des grimaces auto-parodiques, illustre bien ce qu'est la solitude et la névrose dans une grande ville, surtout chez une personne en mal de reconnaissance sociale et confrontée à la violence urbaine au quotidien. Comme l'a souligné Scorsese dans un entretien: "On n'a aucune sympathie pour Travis Bickle. Mais au fond de nous-même, en ce lieu sombre et inconnu, on se rend compte qu'on a déjà pensé comme lui. C'est aussi très lié au fait d'être repoussé et rejeté à longueur de temps. Sa réaction n'est pas celle qu'il faudrait avoir, mais elle n'en est pas moins foncièrement humaine". On comprend donc ce qui pousse ce simple chauffeur de taxi dépassé par la violence urbaine d'une société en crise (morale et politique) à se muer en iroquois vengeur et à prendre les armes pour éradiquer son malaise et le mal qu'il perçoit dans la cité du vice. De témoin muet et impuissant, il devient ange exterminateur pour les beaux yeux de Jodie Foster dans un final sombre et ultra-violent
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    2,5
    Publiée le 13 mai 2012
    Un de ces films « cultes » à la réputation fameuse que j'aurais voulu aimer, mais dont j'ai été particulièrement déçu. Certes, l'idée de base était intéressante et prometteuse : un personnage tourmenté et traumatisé par la guerre du Viêtnam parcourant les rues de New York dans son taxi, témoin de la vie nocturne et décadente de la Grande Pomme. Mais au final quel manque de subtilité ! Certains clichés plombent le film : l'histoire d'amour obligée (ridiculement niaise dans un film qui se veut "coup de poing"), la fusillade finale où le héros ressort indemne... Certes «Taxi Driver» installe une certaine atmosphère urbaine et plusieurs prises de vue sont recherchées, mais on se demande tout de même où est passé le Scorsese de «Mean Streets», qui avec encore moins de moyens réalisait un petit chef d'oeuvre explosif! Ici De Niro parait beaucoup plus terne, dans un rôle pourtant typiquement scorsesien (violent, mu par une sorte de mission « religieuse », vengeur...). L'autre gros problème de ce film est son absence de rythme, les scènes dispensables s'enchaînant sans relâche alors qu'on attend toujours l'évênement qui va mettre le feu aux poudres... Evênement qui arrive à la toute fin, mais malheureusement raté, esthétiquement moche et narrativement incompréhensible. Pour sa défense, «Taxi Driver» a subi un montage à la va-vite en raison d'impératifs de temps, ce qui ne constitue tout de même pas une excuse suffisante pour oublier les nombreux défauts du long métrage. Encore un film surestimé dont la légende s'auto-entretient toujours à l'heure d'aujourd'hui... bien qu'il ait affreusement vieilli. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    septembergirl
    septembergirl

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    2,5
    Publiée le 28 février 2011
    Un bon film qui nous entraine dans l'univers sombre de la ville de New-York. Robert de Niro joue son rôle à merveille, un personnage, auquel cependant, on a du mal à s'attacher. De plus, la première partie du film parait trop lente, et, à l'inverse, le coup de folie de Travis, arrive trop tard et n'est pas assez longuement exploité.
    wesleybodin
    wesleybodin

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    5,0
    Publiée le 21 mars 2009
    Terriblement puissant. Taxi Driver a un véritable impact dans l'univers du cinéma. La réalisation nerveuse du maître Martin Scorsese combinée à l'interprétation époustouflante d'un Robert De Niro incroyable donne un film saisissant, captivant. Taxi Driver met en évidence un mal être commun à cette génération perdue qui participa à la guerre du Vietnam. De Niro met magistralement ce malaise en avant avec notamment un crescendo de la folie. Les seconds rôles sont également très intéressants à l'image d'une Jodie Foster toute jeune mais déjà très prometteuse et un Harvey Keitel une nouvelle fois colossal. Le final est quant à lui fantasmagorique. Intemporel, Culte, Inoubliable.
    cris11
    cris11

    Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 970 critiques

    2,5
    Publiée le 27 mai 2011
    Etant un grand fan de De Niro et Scorsese, je me surprend à mettre une note aussi faible à ce film que certains considèrent comme le meilleur issu du duo De Niro/Scorsese. Même si l'interprétation de De Niro est excellente, j'ai trouvé que ce film avait énormément de longueurs. Il devient interressant sur la dernière demi heure. Si non le reste du temps, on voit la descente aux enfer du personnage de De Niro, mais je n'ai pas vraiment adhéré. Le film est à voir également pour les débuts de Jodie Foster. Voila pour moi, c'est donc une déception, d'autant plus que je considère De Niro comme le plus grand acteur (derrière Pacino) et Scorsese comme l'un des plus grands réalisateurs...
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