Taxi Driver
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SICK
SICK

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juin 2020
"Taxi Driver" est assurément l'un de ces films qui ont marqué une génération de spectateurs et influencé plusieurs cinéastes dans les décennies suivantes. En 1976, Martin Scorsese est au sommet de son art en réalisant l'une de ses meilleures oeuvres et dépeignant un New York froid, violent et viscéral. Travis Bickle, vétéran de la guerre du Vietnam, devient chauffeur de taxi de nuit et parcourt souvent les rues dépravées de New York. Une jungle urbaine où il s'identifie par son passé au Vietnam, mais, le faisant sombrer peu à peu dans ses pensées les plus obscures. Étant réservé et perturbé, il est rejeté par son entourage et les filles qu'il approche. Ce sentiment de rejet est l'étincelle qui lui fait perdre la raison et le début de sa descente aux enfers. Il se lie alors d'amitié avec une jeune prostituée et ne pense qu'à la délivrer de ses souteneurs. Typique des années '70, Scorsese prend tout son temps pour nous imprégner de l'atmosphère de New York et implanter la psychologie de ses personnages. Une première partie qui peut paraître lente pour certains mais, amplifie nos sentiments contradictoires à l'égard de Travis et contribue au choc émotionnel final. Robert De Niro offre l'une de ses meilleures performances en incarnant un personnage tourmenté et scénaristiquement abouti. Un jeu magistral aidé par ses acolytes, tous aussi brillants, Harvey Keitel, Cybill Shepherd et Jodie Foster. La mise en scène est tout simplement sublime et le cinéaste parvient d'une main de maître à nous faire ressentir cette ambiance glauque, froide et oppressive de cette ville sauvage. On le voit même incarner un petit rôle dans une scène mémorable et particulièrement déprimante. "Taxi Driver" est un film riche en écriture, mais aussi visuellement en offrant plusieurs scènes fortes et dérangeantes. On se rappelle tous, bien sûr, de la séquence finale qui est d'une force émotionnelle titanesque et d'une violence perturbante. Elle offre, en surplus, un plan séquence grandiose et complètement jouissif bouclant brillamment cette chute dans les abîmes. Avec un excellent scénario de Paul Schrader, une mise en scène parfaite et un jeu d'acteurs grandiose, "Taxi Driver" mérite grandement sa place parmi les meilleurs films de l'histoire du cinéma. 5/5
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2011
Grand, profond, violent, amer, extraordinaire, le film qui reçut la palme d'or à Cannes en 1976 est un joyau du septième art. Robert De Niro campe un personnage désabusé, dépressif, révolté, réactionnaire, il vit son travail de chauffeur de taxi comme un observateur des saletés de New York comme il le dit lui-même. Les saletés, ce sont les maquereaux, les dealers, les prostituées, les braqueurs de magasin, les immigrés casseurs de voiture bref il voit la nuit comme New York évolue et étant un personnage très sensible, Travis Bickle finit par ne plus supporter cette société dans laquelle il vit. Le réalisateur Martin Scorsese dresse un portrait saisissant des gens de New York la nuit comme le jour et exprime à travers le protagoniste ce qu'il pense d'eux. Pour lui, les gens de classe moyenne se ressemblent tous. Ils sont bien coiffés, bien habillés mais superficiels et à l'esprit très fermé, la fille que le protagoniste tente de séduire appartient à cette catégorie et il se rend compte que tout ce qui lui était appris à l'école, ses valeurs comme l'ouverture d'esprit et l'amour ne sont que mensonges et futilités. Homme seul et indépendant, le protagoniste passe son temps libre dans les cinémas pornographiques où il tente de trouver un peu de paix et de tendresse mais il finit par comprendre que pour lui, le chemin qu'il doit traverser est différent des autres. Incapable de tenter un coup d'Etat ou d'éliminer un homme politique, il se donne une mission, celle de libérer une jeune prostituée interprétée par Jodie Foster alors âgée seulement de douze ans! Martin Scorsese décide d'utiliser la voix-off de Robert De Niro pour que le spectateur entende ses pensées et comprennne ses pulsions et ses actes car l'acteur porte le film comme Atlas porte la Terre. Robert De Niro excelle dans son jeu d'acteur et malgré son jeune âge, on sent en lui une violence qu'il canalise et qu'il transmet au spectateur, ce dernier subjugué par son regard. Au final, "Taxi driver" appartient à la catégorie des chefs-d'oeuvre du cinéma et transforme Scorsese et De Niro en légendes vivantes.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2024
New-York, la nuit. Univers sombre, sale, violent, peuplé d'huluberlus et de détraqués en tous genres, mais aussi des autres, ces "normaux" majoritaires non gravés dans la mémoire car il y a le reste. Et Travis. Ancien marine reconverti comme chauffeur de taxi, il arpente les rues de cette ville qui ne dort jamais, colorée d'une véritable vie nocturne, et d'excès. Seul. Toujours. Parallèle frappant avec sa vie psychique et sentimentale, sa profession est celle d'un marginal qui cherche à échapper aux démons qui sommeillent en lui et l'empêchent de fermer l'œil. Deux ans avant l'extraordinaire "Voyage au bout de l'enfer", dans lequel De Niro incarnera un autre traumatisé de cette foutue guerre, incapable de retrouver la place qu'il occupait naguère parmi les siens ; six ans avant un Rambo poignant, traitant, le premier, avec une telle profondeur et tant d'intelligence pour son époque, du syndrome de stress post-traumatique chez les vétérans du Vietnam - Taxi Driver propose un portrait sans concession des conséquences du conflit chez les anciens combattants. Comment comprendre, autrement, la surréaction de Travis face au collègue de Betsy ? Lorsque celui-ci le raccompagne à la porte de l'enseigne en lui touchant l'épaule, il déraille subitement, se met en garde, menaçant. Serait-ce là une réaction défensive, signifiant chez l'ancien marine la réminiscence d'une situation vécue pendant son service militaire ? Peut-être. Quoi qu'il en soit, Travis ne va pas bien. Il est seul, tourne en rond - En tant que chauffeur, travail répétitif au possible ; mais, également, dans ses pensées noires, toujours les mêmes, qui reviennent inlassablement -, et vit une vie déprimante, car elle est parfaitement routinière. Et rien ne semble pouvoir rompre ce prégnant sentiment de solitude.

La distance qui le sépare de Betsy en rajoute alors une couche. Travis provenant sans aucun doute d'un milieu populaire - ce qui n'est pas le cas de la jeune femme -, mener une conversation cinéma/musique/politique lui est difficile. Non pas qu'il ne s'y intéresse pas ; enfin, ses connaissances sont tout à fait limitées, et témoignent du peu d'accès à la culture dont il a pu bénéficier au cours de sa vie. Homme de principe, semble-t-il, il sait pourtant se montrer prévenant ; hélas, une maladresse met fin à ses espoirs de relation avec Betsy. Déception, une de plus ; coup dur, coup de trop, ce résultat le plonge dans une descente aux enfers qui ne peut que mal finir. La psychologie humaine a cela de compliqué qu'on ne sait jamais jusqu'ou peuvent plonger les personnes malades ; à quelles extrémités, les circonstances peuvent les réduire. La folie est ici mise à l'honneur, et elle est dépeinte d'une main de maître.

Là est tout le génie de Taxi Driver. Car en opposant le projet initial de Travis à un dénouement final encore plus sanglant (Et explosif !), Paul Schrader (Le scénariste) et Martin Scorsese interrogent notre vision du crime, et de la justice. Qui irait pleurer la mort de criminels ? Personne ! Bien au contraire, quelle action héroïque ! Mais si Travis avait réussi à mettre son premier plan à exécution - et qui était une sorte de vengeance dirigée vers/contre Betsy -, quel retour en aurait fait la presse ? Son opinion, et celle des citoyennes et citoyens, aurait elle été différente ? Absolument. Et c'est là, précisément, que Schrader et Scorsese touchent juste. Ils démontrent avec brio qu'il existe une "gradation" au sein du crime ; une gradation qui ne va pas de soi, qui n'est pas contenue en elle même au sein de la notion, mais que tout un chacun participe à concevoir. Tous les crimes ne sont pas égaux aux yeux des Êtres Humains. Certains se justifient, quand d'autres restent inexplicables. Dans un cas le meurtrier aurait été un fou délirant, dangereux et psychologiquement instable, on en aurait longuement écrit la biographie ; dans l'autre, il est un héros, un sauveur agissant au nom de principes moraux et humains. Incroyable, non ? Et pourtant. La mise à mort de criminels, sans autre forme procès, est-elle acceptable ? Et le braqueur, méritait il le sort qui lui a été réservé ? N'y avait-il pas une solution permettant de préserver sa vie ? N'était il pas, également, un pauvre type agissant du mauvais côté de la loi suite à divers accidents de parcours ? Toutes ces questions méritent d'être posées. Au fond, nos rapports avec le crime et la justice ne sont pas les seuls à être interrogés ; il en va de même pour l' "héroïsme" qui désigne un peu tout et son contraire. Coluche avait déjà tout compris, déclarant à propos de la guerre : "[...] moi les mecs qui défilent avec des médailles sous prétexte qu'ils y étaient, je sais bien que c'est des victimes ; mais que ceux qui ont eu la chance de pas vivre la guerre soient régulièrement alertés par ça c'est faire de la publicité à la guerre c'est tout [...] et c'est ça qu'il faut arrêter, il faut arrêter de faire de la publicité à la guerre [...]" ; propos que l'on peut étendre à la violence mise en scène dans ce Taxi Driver, ou, du moins, au traitement médiatique qui en est fait. Travis est-il vraiment un héros ? Si oui, en quoi ? Sinon, qu'est-il ? Chacun sera juge. Si Travis est indéniablement un être humain, avec toutes les nuances que cela suppose, disons aussi que son passage à l'acte, explosion soudaine au terme d'un suspens insoutenable, appuie de façon déterminante l'idée d'un traumatisé de guerre. Aucun retour à la "normalité" n'est possible. La normalité, c'est tout ce qui est montré dans ce Taxi Driver.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2016
A travers la lente dérive vers la folie de ce chauffeur de taxi, une peinture hallucinée de New York et une critique acerbe de la société contemporaine. L'un des meilleurs rôles de Robert de Niro superbement dirigé par Martin Scorsese et Jodie Foster est épatante dès ses débuts prometteurs. Assez lent, pas toujours trépidant, un chef d'oeuvre indéniable, une claque cinématographique.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2025
Taxi Driver est un classique ! De Niro nous livre une prestation parfaite comme à son habitude ! il faut voir ce chef d oeuvre
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Gagnant de la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1976, Taxi Driver demeure aujourd'hui, un film puissant, percutant et feroce. Il s'agit d'une analyse de la violence ou plutot d'où vient cette violence chez cet américain apparemment ordinaire. Un homme destabilisé, perturbé par la déchéance qui l'entoure et aliéné par l'isolement qu'il s'impose. Cet homme trouve un exutoire à ses frustrations. Un psychopathe devient un héros adulé par la presse et lavé de toutes accusations par les autorités. Taxi Driver est d'abord et surtout un récit sur la solitude. Il est d'ailleurs amusant de comparer Collateral de Michael Mann au film de Scorsese où la ville, New-York pour Scorsese, Los Angeles pour Mann est un véritable personnage à part entière, oppressant ses personnages principaux. La ville apparait donc encore plus "folle" que ses personnages. Scorsese et De Niro nous entrainent peu à peu dans la psyché torturée d'un psychopate et offrent au spectateur une vision critique et personnelle de l'Amérique contemporaine, Amérique menacée par des irruptions de violence ou des assassinats politiques (Kennedy, Malcom X, Luther King...). Taxi Driver est également un film sur New-York dont le réalisateur en fait un portrait peu reluisant. Le film se clot dans une hécatombe sanglante d'une violence encore troublante. Chef-d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 juillet 2013
Un film magistral sur plusieurs points : sa réalisation en premier lieu, vivante, sombrement poétique et pourtant si réaliste. Un registre que Martin Scorsese maitrise à la perfection. La performance époustouflante d'un Robert de Niro bipolaire, fascinant et véritablement effrayant. Enfin, une construction fluide, limpide, soutenue par une BO tres typée, jusqu'à un final inattendu. Du grand cinéma, sans aucun doute, qui a forcément inspiré des oeuvres contemporaines à succes telles que Drive (2012).
Stormtrooper62
Stormtrooper62

49 abonnés 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2019
Travis est un chauffeur de taxi à New-York. Son quotidien monotone,sans grands chamboulement est bien représenté dans le film. Il conduit ses clients dans une infinie solitude,paradoxal vu qu'il rencontre toute sorte de personnes.
Néanmoins,au fur et à mesure, on sent une certaine répugnance,voir haine envers les autres personnes,à tel point qu'il n'arrive pas à construire une relation des plus normales,jusqu'à ce qu'il se décide à prendre les choses en mains.
Robert De Niro est excellent dans un rôle si particulier,à la fois cavalier solitaire et extraverti.Mais le film manque de rythme dans sa première partie avec des longueurs répétitives et un manque de dialogue.On commence à se lasser jusqu'à ce que l'événement déclencheur survient pour donner un tout autre film.
WinslowLeach666
WinslowLeach666

50 abonnés 359 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2006
Scorcese et De Niro au sommet de leur art. Film choc Taxi Driver reste dans toutes les mémoires pour la prestation de De Niro en Travis Bickles.
A voir et à revoir sans modération.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2012
Talking To Me ?
Un Chef-Oeuvre que j'avais decouvert a mes 15 ans !
Un grand moment de cinema que je n'oublirais jamais !
Robert de Niro exptionnel !
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2013
Excellent film....Magnifique De Niro.....Ou comment passer du stade d'assassin a celui de heros....Quelques petites longueurs,mais sacré film tout de meme.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 août 2012
Taxi Driver, film tout simplement nul, lourd, chiant et long. Voilà, on annonce Harvey Keitel et Jodie Foster dans le film mais en fait ils n'apparaissent qu'à la fin. Rien ne se passe dans le film, on suit la vie d'un chauffeur de taxi nommé Travis (Robert De Niro) et... c'est tout. Ah si, (SPOILERS) il veut tué un candidat à la présidence ou je sais plus quoi (on en a rien à foutre) alors que 45 minutes plus tôt dans le film il lui cirer les pompes et à la fin il tue des proxénètes et c'est le héro de la ville. Ok.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 août 2012
Un Chef d'oeuvre palpitant signé Martin Scorsese, aux acteurs d'une rare excellence et a la musique sublime.
CarpeDyem
CarpeDyem

17 abonnés 141 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2014
Taxi Driver ou la descente aux enfers d'une âme en peine qui ne reconnait plus le pays pour lequel il a porté le armes, une société américaine aux abois, où sexe et violence s'érigent en maîtres. Mais cela va changer, parce que eux, ils ne feront rien alors que moi, je n'ai rien à perdre.

Martin Scorsese rentre dans la cour des grands à travers cette oeuvre résolument noire, avec comme révélation Robert de Niro qui deviendra alors son acteur fétiche et la découverte d'un talent en devenir en la personne de la jeune Jodie Foster. Plus que jamais d'actualité, ce pavé dans la mare est un des murs porteurs de l'édifice scorsesien.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 juin 2011
Décidement Scorsese ne fait pas partie de mon jardin cinématographique. J'avais gardé en réserve ce film couvert de récompenses pour mieux apprécier son auteur. C'est raté! En dehors de Robert De Niro excellent dans son interprétation d'un homme malade dans un contexte sociétal malade,je n'ai que des critiques à formuler sur ce type de film. C'est mou et surtout décadent par rapport à tous les films noirs de la grande époque hollywoodienne que je peux connaître. L'art cinématographique ne transparaît jamais à travers ce récit qui tient plus du cauchemar que de visions ressenties par Scorsese et bien mises en valeur. Ce n'est pas avec de pareils films que la jeunesse de 1975 a pu acquérir le goût du beau cinéma. La liberté d'expression est une fort belle chose encore faut-il savoir en user même si l'on a comme son auteur une culture cinématographique de premier ordre. Ce type de film tourne autour du héros ,il fallait donc le rendre passionnant pour les spectateur. Or à aucun moment, je n'ai senti la moindre maîtrise dans le parcours de Travis ce qui est incohérent avec le destin d'un tel personnage, certes négatif mais loin d'être idiot. Pour couronner le tout le choix de la mise en scène du carnage final est en rupture de ton avec le reste et en plus c'est laid et sans le moindre sens. C'est du Samuel Fuller totalement raté. Quand à l'ultime fin, elle reste complètement incompréhensible puisque toutes les interprétations sont permises. Quand on ne retient que la musique d'un film c'est mauvais signe.
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