Taxi Driver
Note moyenne
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1 182 critiques spectateurs

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MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2015
L'histoire de Taxi Driver prend presque la forme d'un conte. Elle dépeint une errance, celle de Travis Bickle, dans les rues mal famées d'un New York du milieu des années 70. Le jeune homme s'enferme peu à peu sur lui-même pour se protéger de cet environnement. Il trouvera pourtant une lumière au milieu de toute cette obscurité en la personne d'Iris, une prostituée préadolescente, symbole ultime de la corruption. La solitude est un thème majeur du film. Travis, insomniaque et pervers sur les bords, perd la considération d'une jeune femme, Betsy, qui le trouve au départ intrigant avant de le juger inapte socialement. Il s'agit d'un moment majeur dans la vie du héros, qui sera complètement à la dérive et deviendra une véritable épave par la suite. Cet isolement est très souvent suggéré par la mise en scène : Robert De Niro occupe souvent le cadre seul, il ne parle à ses clients qu'à travers une vitre, le cadre ne les montre jamais ensemble, etc. On comprend aisément que les moment où Travis parle face à face à Betsy, et plus tard à Iris, ont une grande importance pour lui. Le portrait de la vie nocturne de la ville est introduit dès le début et se développe au fur et à mesure que le film avance. La voix intérieure de Travis la décrit en prenant de la distance, même si le conducteur ne cache ni son dégout ni son mépris pour tous les gens peu recommandables qui y grouillent. Lors de ces scènes, le réalisateur impose un rythme doux et un fond musical jazzy. L'éclairage artificiel des publicités et de feux de signalisation contribuent également à l'ambiance de la nuit new-yorkaise. Outre les sujets abordés et la réalisation, on retiendra de ce long-métrage la prestation phénoménale de son acteur principal, qui est devenue culte par la suite. C'est également ce film qui a révélé Jodie Foster, qui joue un rôle complexe avec beaucoup d'aisance. Rien d'étonnant au fait qu'elle ne cessera d'exceller par la suite. Enfin, Harvey Keitel, qui ne cesse de m’impressionner dans chacun de ses film. Il s'approprie tellement bien son rôle que je ne l'ai même pas reconnu ! Martin Scorsese maîtrise son œuvre et emmène le spectateur dans les bas fond de la criminalité pour le confronter a des choses qui devaient exister à l'époque où la grosse pomme était une des villes les moins sûres du monde. Un grand film.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 octobre 2015
Un classique qui a très mal vieilli.
Il ne se passe pas grand chose, c'est long, ça traine.
Mais surtout, la musique est insupportable, les roulements de tambours et sifflements à la "cape et d’épée" sont ignobles. Ça fait mal aux oreilles, alors on a envie de baisser le son mais si on le fait on entend plus les dialogues...
A part le "you talking to me"...bah selon moi il n'y a rien a voir
Patacide
Patacide

6 abonnés 59 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 avril 2020
Très soporifique! Pour un héro insomniaque, c'est le pompon :)
Je m'attendais à ce que ça soit un film avec des dialogues époustouflants, une trame d’histoire d'enfer...
Le héro et les différents personnages ne sont pas attachants, il ne passe rien et quand il commence à avoir un peu d'action, tout retombe comme un soufflet mal préparé. Les dialogues sont d'un ennui, d’ailleurs c'est pour ça que plusieurs fois les personnages répètent les mêmes chose à quelques secondes d' intervalle comme pour faire passer le temps. De Niro est pourtant assez convainquant lorsqu'il se regarde dans la glace"You talking to me?" mais son visage patibulaire tout au long du film en est ridicule au bout d'un moment
Olivier D
Olivier D

35 abonnés 200 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2015
Film cultissime avec des scènes connues de tous. Le film prend son temps et se met en place petit à petit. Le personnage de de Niro est très travaillé et on avance en même temps que lui. Quelques longueurs je trouve quand même. Une dernière partie de film vraiment excellente, du bon scorcese.
Estonius

4 747 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2015
spoiler: L'histoire d'un neuneu qui se prend pour un redresseur de tort et qui réchappe d'une fusillade où tous les impacts auraient dû être mortels.
Le comique de service de Télérama a beau nous affirmer que le film est "bouleversant de sensibilité émotive percutante", ça se traine, on s'ennuie ferme et le happy end (ou rien ne nous est épargné) est débile. Quant à la réplique que tout le monde cite avec un air entendu " C'est à moi que tu parles ?" si quelqu'un veut m'expliquer ce qu'elle a d'extraordinaire je lui refilerais un Bounty.
DARKMOUL
DARKMOUL

18 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2015
Violence à l'américaine du sang qui transpire la mécanique orange
Jeu d'acteur sublime
Culte
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 avril 2015
Ayant vu les superbes notes de ce film sur Allociné, je me suis dit que ça avait de grandes chances d’êtres super... Eh bien, pour le coup ça a loupé ! Je me suis ennuyée pendant la majeure partie du film ; cela ne devient intéressant qu’à partir du moment où spoiler: Travis retourne voir la jeune fille qu’il avait eue plus tôt dans son taxi
; avant cela, j’ai personnellement trouvé le film très vide, ennuyeux, lent. L’ambiance assez noire, sombre, est bien retranscrite, le jeu est bon, cependant il ne se passe rien ! Cela aurait été nettement mieux si spoiler: la revoyure de la jeune prostituée
s’était faite à la moitié du film et qu’il y ait eu plus de temps avec cette histoire. Tandis que là, cela n’arrive qu’à la fin et dure à vu de nez, dix minutes, un quart d’heure à peine. Ou alors, la descente aux enfers aurait due être plus prononcée, présente tout le long du film, l’on aurait suivi le personnage aller de mal en pis. Alors que là, certes, dès le début il n’est pas bien, souffre d’insomnies, mais l’on ne voit pas plus que cela, jusqu’à ce que d’un coup vers les trois quarts du film, l’on voie qu’il devient un peu fou, qu’il achète toute l’artillerie, fait du sport de manière excessive, se parle tout seul, etc. Cela arrive bien trop soudainement, du coup, on n’est pas dans le truc. Dommage, car l’histoire spoiler: avec la jeune fille
était intéressante et bien interprétée. Un film à mon goût très moyen, donc, à cause de l’absence d’évènements importants ou de l’évolution de la chute du personnage qui auraient du l’un et/ou l’autre être présents tout au long du film.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2015
Trois petites années après le succès critique de son Mean Streets, Martin Scorsese, en association avec le trublion scénariste Paul Schrader, offre au public son premier véritable chef d’œuvre. Voici Taxi Driver, drame social à la violence acide, film engagé qui met aux prises un solitaire, vétéran de la guerre du Vietnam, insomniaque et légèrement sociopathe, avec les affres de la métropole New-Yorkaise, ses dépravés, sa corruption, sa criminalité et son immoralité. Acteur de la vie nocturne de la Grosse-Pomme, personnage à part entière du long-métrage, Travis Bickle, au volent de son taxi jaune, tourne gentiment la boule face à une foule qu’il se prend à détester, face à une société qui le rebute. Le chauffeur anonyme, discret personnage pourtant sûr de lui, descend patiemment aux enfers, avançant doucement mais sûrement vers une explosion de violence. Mal adapté à son cadre de vie, dégouté par autrui, intériorisant sa haine, ses craintes et son ressenti, Travis Bickle devient clairement l’un des premiers justiciers mal intentionné de l’histoire du cinéma.

Robert DeNiro, qui retrouve pour la seconde fois Martin Scorsese, éblouit de par son jeu à l’éloquence rare. Caméléon dans le siège d’un taxi poisseux qui parcourt toutes les rues et ruelles de la mégapole, son personnage se fond dans la masse pour mieux l’analyser, pour nourrir ses préjugés, pour contempler la dégénérescence du citoyen désavoué. Emplit d’une envie destructrice de donner un bon coup de pied dans la fourmilière, Travis rencontre une jeune prostituée qu’il s’imposera de délivrer de ses vices, de ses tortionnaires. Cette jeune fille, premier rôle au cinéma, et pas des moindres, pour la future star Jodie Foster, sera à la fois la cause d’une explosion de violence inouïe mais aussi sa récompense, son succès. Oui, malgré de lentes pérégrinations parfois métaphoriques, parfois philosophiques et par-dessus tout humaines, le film se terminera par une scène de massacre tout simplement légendaire. Un aboutissement, en somme, qui file des frissons et qui pourra se voir, à répétition, des dizaines de fois.

Décidément, Paul Schrader et Martin Scorsese se sont entendus pour perturber. Comble de la situation, le suicide social de Travis sera peut-être synonyme de rédemption héroïque. Au surplus de son scénario dramatique, le réalisateur offre une véritable ambiance inoubliable à son grand classique. Les rues new-yorkaises, dans Taxi Driver, sont si rebutantes qu’elles en deviennent captivantes. A l’image du héros, ou anti-héros du film, nous aimerions tous quitter ces rues insalubres, cette ville du vice, mais nous avons tous trop peur de nous ennuyer. Le cinéaste se borne pourtant à filmer de nuit, 80% du film, des passants hagards, des devantures de boutiques en tous genres, une faune humaine en perdition, de toute ethnie, de toute classe social, des nantis aux plus démunis. Le quartier si fascinant de Mean Streets devient du coup une gigantesque cité tentaculaire, un immense concentré d’individus égarés, un temple à la dégénérescence sociale. Cette vision de la ville par Martin Scorsese, du moins cette façon dont il filme cette dernière, font de Taxi Driver un film inégalable.

Chef d’œuvre incontestable, il apparaît pourtant que Taxi Driver prend inexorablement de l’âge. Voilà bientôt quarante ans que le public a découvert pour la première fois cette référence du film noir. De nos jours, pas sûr que les nouvelles générations de cinéphiles y trouveraient leurs comptes, la faute sans doute à un décalage social évident entre les années 70 et aujourd’hui. S’il fût un monstre du grand écran 20 ans durant, Taxi Driver est devenu aujourd’hui un film témoin, le reflet d’une époque révolue. Si cette nouvelle appréciation donne d’avantage d’importance à ce monument américain, un réel désintérêt pourrait pourtant poindre du côté d’une jeunesse gavée au super héros, aux films à forts taux de rentabilité. Une chose est certaine, nous ne verrons jamais de remake à cette drôle de chose que fût cet énorme Taxi Driver. 18/20
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 mars 2015
Malgré sa notoriété et son statut de film culte, Taxi Driver ne m’apparaît pas comme étant un chef d'oeuvre. Pour ma part, je ne suis pas un inconditionnel des années 70. Malgré cela, je n'enlèverai pas au film de Martin Scorsese ses qualités. Robert De Niro est impressionnant dans son interprétation de Travis Bickle tout comme la jeune Jodie Foster dans son rôle. Harvey Keitel est également crédible malgré son look de hippie. Le film comporte quelques longueurs dans certaines scènes. Au final, Taxi Driver reste en dépit de quelques imperfections un film que tout cinéphile se doit d'avoir vu.
bruno E.
bruno E.

21 abonnés 645 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2015
vu il y a quelques semaines, la réalisation a vieillie, difficile de s'attacher à ce chauffeur perdu au milieu de New York de ces années là. sa maladresse avec Cybill Shepherd est grossière, le film manque vraiment de vigueur et vitalité. la dernière partie est peut-être meilleure mais reste bien superficielle. reste De Niro déjà très talentueux sans oublier Jodie Foster. (eh oui...le temps passe)
Florian Malnoe
Florian Malnoe

143 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2019
Sans aucun doute l'œuvre la plus personnelle et singulière de la filmographie de mon réalisateur préféré avec "Raging Bull". La ville natale de Scorsese, véritable protagoniste à part entière du film, y est montrée dans sa face on ne peut plus sombre et pessimiste et le scénario brosse une multitude de thèmes importants. Ce qui nous donne une œuvre beaucoup plus dense et riche que ce à quoi on pourrait ne le penser. La voix-off de Travis m'a beaucoup fait penser au style de narration d'un certain "Forrest Gump" dans la façon candide de narrer ses aventures. Robert De Niro et Jodie Foster sont incroyables de justesse et la psychologie humaine est vraiment de mise dans ce film. On suit les états d'âme du chauffeur de Taxi sans trop savoir où cela va nous mener au début puis progressivement on entre dans son histoire jusqu'au dénouement final aussi brutal qu'intense. L'écriture de ce personnage est en plus assez réaliste car non manichéenne (faire le bien par le mal) et prenant le point de vue d'un Monsieur tout le Monde auquel il est facile de s'identifier. Même si j'ai quand même trouvé la façon dont se détériore sa santé mentale un peu grossière dans son ensemble. Même s'il y a il est vrai pas mal de facteurs réunis qui le conduise et le pousse à ça. Le travail de mise en scène et les effets de montage, aussi subtils que pertinents, nous dévoilent quant à eux New-York et ses bas-fonds d'une façon très esthétique. Petit bémol par contre pour la bande-son assez répétitive. Bref, un véritable réquisitoire du pouvoir de transformation d'une Amérique en proie à sa folie, ses doutes et ses maux les plus profonds.
ManoCornuta

362 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2019
L’atmosphère y est, les acteurs aussi, les lumières poisseuses et le décorum, la caméra de Scorsese: bref, tout concourt à faire de Taxi Driver un exercice de style aussi désespéré que fascinant, naviguant entre les bas fonds de New York et les basses eaux politiciennes. Le film présente une galerie de personnages bien trempés et forts en gueule pour la plupart, avec au premier chef un Robert De Niro des grands jours. Scorsese s'y entend pour diriger ses acteurs et, même si le style du film commence à souffrir un peu (peut-être trop ancré dans son époque), il reste encore suffisamment mémorable, nous montrant New York by night comme peu de films l'ont fait.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 février 2015
Taxi Driver n'est pas une chose époustouflante. Mais il y a quand même une sorte d'ambiance qui émane du film, peut-être même une certaine élégance (mais je suis en train de comparer au reste de la filmographie de Scorsese...), alors pourquoi pas. Oui, allez, rien que pour Harvey Keitel et Jodie Foster, je n'ai pas entièrement perdu mon temps.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 janvier 2015
" You talkin' to me ?" . Avant " Raging Bull " et " Les Affranchis ", il y avait Taxi Driver. Thriller noir et psychologique signé Scorsese. Un monument du polar, avec De Niro étincelant dans ce rôle d'un vetérant du Viêt-Nam qui devient fou à l'idée de voir New-York aussi crade et corrompu. La mise en scène est exceptionnelle, on sent la noirceur et la folie qui émane d'un simple taxi. La BO rajoute une touche sombre à cette ambiance si pesante. Jodie Foster et Harvey Keittel sont très bons, sans oublier Martin Scorsese qui apparait une scène, assez mémorable. Malgré le temps et l'époque qui ont bien changé, "Taxi Driver" a su rester culte et dépasser le temps. Avec une Palme d'Or à Cannes. Rien que ça.
Noémie Laurent
Noémie Laurent

54 abonnés 141 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2015
Captivant, ce film nous transporte dans l'univers à la fois banal et bizarre d'un personnage ennuyé. Les événements se produisent devant lui sans qu'il n'aie envie de s'y intégré. L'évolution du scénario est passionnante car l'on s'enfonce vers toujours plus de débauche. Les thèmes risqués sont merveilleusement maîtrisés.
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