Le journal intime de Johanne l’héroïne, découvert par sa grand-mère, puis par sa mère, permet au réalisateur de s’interroger sur les motivations de l’écriture. Se perdre dans ses personnages ? Ne vivre qu’avec eux ? comme l’entend cette élève de 17 ans, secrètement amoureuse de sa professeure de français. Elle le relate par le détail et le commente à voix haute dans une logorrhée qui peine à définir les enjeux de son aventure. Elle réussira à côtoyer son amoureuse, sans jamais cependant vivre les instants qu’elle couche sur le papier. Du moins c’est ce que l’on peut imaginer à l’écoute de sa narration monocorde et sans relief. Emois, émotions, la passion retenue est de tous les instants dans cette quête d’identité post adolescente. Comme une affirmation de soi à travers le désir et les mots qu’elle colporte. Il y a beaucoup de mots dans ce film qui se raconte plus qu’il ne se voit. Pour en savoir plus :
Un film très écrit, du coup peut-être trop bavard sur les premiers émois amoureux d'une adolescente. On pense à Bergman mais toujours en moins bien, moins profond, moins bien joué. Indéniablement intéressant mais trop froid pour vraiment nous émouvoir. Dommage, il y a quelques beaux moments mais sur les affres de l'adolescence, il vaut mieux aller voir "Enzo", plus subtil et plus touchant.
Hors du temps, on se perd dans la mélancolie non sans peine d’un premier amour qu’une jeune adolescente porte à sa professeure de lycée. On est captivé, oubliant que l’on est dans un film tant tout est juste, de la réalisation au jeu d’acteur.
On s'ennuie. Le sujet a mainte et mainte fous été mis en scène. Ici, il n'est ni magnifié ni ridiculise, il est simplement ennuyeux de manque d'audace et de perspective...
Le premier film de "La Trilogie d'Oslo" n'est pas inintéressant. Il exprime un regard amoureux sensible et touchant dans un milieu exclusivement féminin. Il semble se détacher en apparence de tout rapport de force sexué. L'opposition de genre laisse progressivement la place à un autre où l'âge et l'expérience prédominent. Une relation empreinte de rêve mais aussi de mauvaise foi. La réalité paraît constamment s'entremêler avec la littérature d'une façon assez trouble, tant pour les spectateurs que pour les personnages. Le tout reste cependant plombé par une voix-off omniprésente qui remplace la force de la suggestion que le réalisateur devrait laisser aux images. La focalisation sur la création artistique donne malheureusement une dimension intellectualisante sur fond de narcissisme qui finit par agacer, d'une façon assez similaire à Emmanuel Mouret ou Jonás Trueba. Au final, les 1h50 paraissent longues, parfois confuses et même un peu vides. Tous les détails négatifs de "Rêves" ne rendent pas le film insupportable mais quelque peu indigeste.
Film parfaitement réussi. On évoqué un Rohmer norvégien, mais je dois avouer que les films de Rohmer m'ont bien moins touché. Film essentiellement composé de personnages féminins sur plusieurs générations, qui doutent, se confrontent, existent.
Un film très verbeux avec les dialogues intérieurs ou réels d'une jeune fille qui tombe amoureuse de sa professeure. Entre rêves, illusions ou réalités, on se demande si la jeune Johanne ne confond pas ses sentiments. L'entourage n'est pas en reste lorsqu'il découvre ses écrits. D'étonnement à effroi les pensées des proches se tournent vers l'admiration et le talent d'écriture de l'adolescente. On se laisse porter par les doutes et l'émotion devant l'éclosion d'un amour fantasmé ou pas. Tout le monde grandit, même la mère et la grand-mère. A voir !
Trilogie d'Oslo-RFilm sensible avec beaucoup de dialogues sur une jeune lycéenne qui tombe amoureuse de sa professeure d'anglais. Elle prétexte alors des séances pour apprendre à tricoter pour passer du temps avec elle en seule à seule. La lycéenne met tout par écrit quelques mois plus tard pour se souvenir. Le film laisse planer le doute : est ce que la lycéenne a rêvé à un rapprochement physique réel avec sa prof? Ou la prof a t elle abusé de son emprise qu'elle avait sur l'élève? Des échanges comiques entre la mère et la grand mère sur leur rapport au sexe et leurs réactions après avoir lu le témoignage de leur fille/petite fille.
Ce premier film de la trilogie est une plongée dans les errances amoureuses d'une adolescente... moment de la vie que les adultes adultes regrettent, même si ce peut être douloureux; Un film très bavard et lent mais on se laisse emmener facilement.
Film sur un premier amour (ou fantasme du premier amour) qui m'a replongé dans mon adolescence, avec tout ce qu'il y a de passion et de nervosité à cet âge. Et pourtant ici, tout est retenu, tout est contenu et c'est ça qui est beau. Aussi, le lien tissé entre les 3 générations est hyper intéressant et touchant, le point fort du film, avec aussi sa part d'onirisme. Belle trilogie à voir !
Et oui, je suis une cinéphiles qui a absolument tenu à poser une demi-journée pour pouvoir regarder les 3 films de cette trilogie d'affilés !
Je ne sais pas si cela sera une bonne idée pour la majorité d'entre vous, mais en tout cas j'ai trouvé que c'était très plaisant car j'ai vraiment pu m'imprégner de l'atmosphère. Cela m'a également permis de remarquer des détails dont je n'aurais pas fait attention en les voyant séparément.
Ce premier film de la trilogie est plein de poésie et de tendresse.
On est littéralement dans la tête de cette adolescente, au plus profond de ses ressentis. Grâce à la voix off, on a accès à la moindre parcelle de ses pensées.
J'ai beaucoup aimé le traitement délicat des premiers émois et surtout le fait que le récit soit sur le fil et nous laisse nous conforter à nos ressentiments : est-ce des fantasmes adolescents ou est-ce que ce qu'elle raconte s'est réellement passé ?
Au départ, la relation qu'elle entretien avec sa mère et sa grand-mère est déroutante mais elle bascule pour devenir touchante au final. Je me suis rendue compte que peu importe dans l'époque dans lequel on est né, on a tous connu un émoi adolescent tellement fort qu'il prenait toute la place. Il envahissait nos pensées non stop et on croyait qu'on allait plus jamais ressentir la même chose pour personne d'autre...
Ce "rêve" a fait ressurgir en moi de lointains souvenirs qui font du bien. Car même si les coups de foudre adolescent paraissent puérils et sans conséquence, ils marquent à jamais nos coeurs !
Le film m'a impressionné par sa densité qui enfle au fur et à mesure que le récit se déploie, par la profusion et profondeur des dialogues et par la complexité tellement juste des personnages et de leurs rapports. Un film qui ressemble à la vie, à nos vies qui dès qu'elles touchent aux sentiments sont toujours plus romanesques que le réel nous fait croire. Très beau film. Très juste. J'ai envie de le revoir déjà.
Il y a de très belles choses dans ce film. Des moments forts, magnifiques, magiques. Il faut quand même accepter les 30 premières minutes 100% voix off en norvégien, donc ce n'est pas pour tout public. Mais après on est récompensé. Et la jeune actrice principale Ella Overbye (désolé je ne trouve pas le O barré sur mon clavier) donne à son personnage une profondeur rare.
Un film d'une finesse sur le sentiment amoureux. Johanne est une ado qui va ressentir l'amour pour la première fois. Son récit est subtil, avec du pathos mais rien de poisseux (comme le dit un autre personnage). Elle nous accompagne dans son cheminement et sa prise de conscience de ses sentiments. Comment s'apercevoir que l'on est amoureux. C'est aussi un très beau récit sur le fait d'écrire. Johanne écrit pour elle, pour ne pas oublier, mais comme elle le dit à au moins deux reprises, quand on vit quelque chose de très fort, que ce soit triste ou heureux, on voudrait le crier au monde entier. L'écriture n'est-elle pas un moyen de proclamer son amour? Les personnages sont tous attachants. Certains dialogues entre la mère et la grand-mère sont vraiment savoureux, voire drôles. La scène du dialogue entre la grand-mère et son éditrice est très belle, le long d'un grand escalier d'Oslo entre bois et immeubles, qui permet au dialogue d'être à la fois statique (elles restent sur cet escalier plusieurs minutes) et dynamique (puisqu'elles montent progressivement). Cet escalier est d'ailleurs mis en évidence de multiples façons (le premier plan, le rêve de la grand-mère. Les réactions des personnages lorsqu'elles découvrent le récit de Johanne sont parfois surprenantes et nous rappellent que nous sommes à l'heure du soupçon permanent quant aux intentions des autres. L'agression subie est toujours aux aguets, la tentation de porter plainte jamais loin. N'allons pas trop loin? Tout est très fin vraiment. On regrette juste de ne pas comprendre le norvégien pour se passer des sous-titres dans la première partie où Johanne nous fait le récit de ce qu'elle a vécu. Un film comme cela fait vraiment du bien. Je me demandais notamment si un film de ce type pouvait être réalisé aux Etats-Unis, un film portant avant tout sur ce que la jeunesse peut ressentir sans pour autant chercher à le montrer de façon violente, agressive ou transgressive. J'ai alors pensé au très beau Ruby in Paradise de Victor Nunez, inspiré d'un roman de Jane Austen. Même si le sentiment amoureux est absent, ces deux jeunes filles (Johanne et Ruby) se cherchent. La jeunesse est souvent un moment de grande sensibilité et de quête de ce que l'on est. Il est bon de le rappeler et, même si c'est douloureux, tomber amoureux est sans doute quelque chose d'essentiel dans une vie.