La Trilogie d'Oslo / Amour
Note moyenne
4,0
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60 critiques spectateurs

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Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2025
Probablement le meilleur de la trilogie. Il est rare que des personnages empathiques soient au cinéma vraiment attachants. Ici ils le sont réellement : une gentillesse qui n'est pas mièvre, mais totalement incarnée.
Le deux heures ont passé sans que je puisse les voir.
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
Un film délicat qui n'aborde pas seulement différentes facettes du sentiment amoureux mais également d'autres thématiques sociales comme le rapport à la maladie et à la mort, le rôle du soin et du soutien médical, le choix individuel de respecter ou non les conventions sociales amoureuses...avec beaucoup de pédagogie et un soin particulier porté à la mise en lumière de la ville d'Oslo. Un film singulier mais sans doute marquant.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Qui est le film ?
Amour vient refermer La Trilogie d’Oslo de Dag Johan Haugerud moins comme une synthèse que comme un geste de décantation. Après Désir et Rêves, le cinéaste s’attaque au mot le plus chargé, le plus galvaudé, le plus piégé de tous. Ici, l’amour n’est ni un horizon évident, ni une promesse narrative, ni même un refuge symbolique. Il apparaît comme un espace de négociation permanente, parfois traversé par la fatigue, parfois par l’inquiétude. Le film se concentre principalement sur Marianne, médecin quadragénaire, et Tor, infirmier. Une question s’y déploie en sourdine, sans jamais se formuler frontalement. Comment continuer à aimer lorsque les cadres anciens ne tiennent plus, sans pour autant en ériger de nouveaux, tout aussi normatifs, tout aussi contraignants.

Par quels moyens ?
Le premier choix structurant du film est d’ordre spatial. Le ferry n’y fonctionne jamais comme un simple décor utilitaire. Il devient un lieu liminal, suspendu entre deux rives, ni tout à fait public ni réellement intime. On s’y parle plus librement précisément parce que rien n’y engage durablement. Cette suspension géographique induit une suspension affective. Les rencontres s’y déploient dans un espace où la relation peut exister sans projection, sans promesse, sans dette. D’emblée, le film inscrit l’amour dans un état de transit, instable par nature, toujours provisoire, toujours en mouvement.

Ensuite, ce qui use Marianne n’est pas l’absence de lien mais la saturation d’un langage devenu trop prévisible. Les rendez vous, les récits de soi, les attentes tacites lui apparaissent comme des scénarios prémâchés, des formes déjà vues. Haugerud saisit ce moment singulier de l’existence où la solitude n’est plus une urgence mais où la relation devient suspecte parce qu’elle exige une mise en conformité avec des rôles éprouvés.

Face à elle, Tor incarne une autre manière d’habiter le lien. Sa sexualité fluide, ses relations sans lendemain ne sont jamais filmées comme une fuite, ni comme une stratégie défensive. Le film lui confère une véritable épaisseur morale. Tor ne promet pas mais il ne trompe pas non plus. Sa liberté affective n’a rien d’une posture cool ou transgressive. L’irruption de Bjorn vient fissurer cette apparente harmonie. En résistant au désir de Tor, il rappelle que même les formes relationnelles les plus ouvertes ne sont jamais exemptes de frustration, d’asymétrie, de manque. Le désir demeure un lieu de déséquilibre, de projection, parfois de douleur. Chaque modèle révèle sa fragilité dès lors qu’il est confronté à l’altérité réelle de l’autre.

La parole, comme dans l’ensemble de la trilogie, occupe une place centrale, mais son statut se transforme. Dans Désir, elle cherchait à cerner un trouble. Dans Rêves, elle fabriquait des fictions intimes. Dans Amour, elle devient un geste relationnel à part entière. Parler ne sert plus à se définir mais à rendre l’espace commun habitable. Aimer consiste ici moins à dire je t’aime qu’à écouter sans réduire. Qui plus est, Haugerud refuse toute intensification dramatique, comme si l’amour n’était plus un sommet émotionnel mais une pratique quotidienne, fragile, attentive, toujours en train de se chercher.

Quelle lecture en tirer ?
En refermant la trilogie, Haugerud ne cherche ni la résolution ni la synthèse mais assume pleinement l’inachèvement comme horizon. Amour ne prescrit aucune manière d’aimer. Il explore ce qui subsiste lorsque l’on renonce à attendre de l’amour qu’il ordonne la vie, qu’il la stabilise ou qu’il lui donne une forme définitive. Ce reste est fragile. Peut être une disponibilité accrue à l’autre. Peut être une légèreté inquiète, débarrassée des certitudes mais non de l’attention. Le film invite à accepter que l’amour contemporain ne soit plus une réponse fondatrice mais une question persistante, à maintenir ouverte, comme une manière d’être au monde plutôt qu’une solution à lui opposer.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2025
On se laisse emporter par ces marivaudages d'"couple" gay et d'un second en devenir dans le contexte d'une capitale, Oslo, qui doit fêter les 100 ans de sa mairie (un monument!). Tout est fluide dans ce filme,l es rencontres des personnages, les discours des uns et des autres, les sentiments qui émergent et une fin ouverte qui nous laisse espérer des
conclusions heureuses! Un cran au dessus de "Rêves", peut être parce que plus réaliste, moins phantasmé...
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Excellente œuvre, intelligente, passionnante, touchante et très bien menée.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juillet 2025
Poser un regard sur l'amour. Qu'est-ce qu'on en attend? Qu'en fait-on? Comment y arrive-t-on? Toujours avec un œil poétique et des personnages qui pourraient être chacun d'entre nous. Mais, parce qu'il y en a un gros! Tout cela, le rélisateur semble y répondre comme dans une discussion de comptoir en multipliant les banalités avec évidemment des effets de manches. Rien de transcendant ou de disruptif. A moins que toute la force de son propos ne réside en cela
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 332 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2025
Ici, la ville d'Oslo est au coeur de ce récit.
On navigue dans ce ferry qui relie deux villes, mais également qui scinde la vie des personnages principaux. D'un côté le professionnel et de l'autre le personnel.
Deux collègues travaillent ensemble tous les jours et qui pourtant ne communiqueront jamais autant que lors de ces brèves traversées.

J'ai aimé me laisser bercer par ces chassés-croisés tantôt éphémères, tantôt amoureux, et assister à de longues discussions sur la vie, l'amour, l'amitié et les différents points de vie qu'on peut avoir sur ces sujets.

Les protagonistes disséquent les relations homme-femme mais également homme-homme, les perceptions antagonistes qu'il peut y voir du couple même si on est profondément amis.

C'est un film dans lequel il y a beaucoup de dialogues et de thèmes abordés : la compréhension hétérosexuel et homosexuel, le choix du célibat après 40 ans, les familles, l'amour face à la maladie, etc...
J'ai aimé être la petite souris qui assiste à ces histoires croisées et j'ai passé un moment délicieux !

Mention spéciale à Bjorn et Tor : une relation complexe tout en justesse et délicatesse qui m'a beaucoup émue.

Ce second volet est différent du premier car il laisse peu de place aux silences.
J'ai été touchée par ces personnages très contemporains qui se questionnent sur leur place dans cette société !

Une merveille à regarder et à écouter.
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2025
Décontenançant , d’une rare justesse et d’une belle audace. Né vous fiez pas au rythme peu académique.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2025
La Trilogie d'Oslo - Amour est un film sans doute inégal, mais dont l'expérience s'avère particulièrement riche. Certaines des premières scènes sont assez maladroites, longues, mal mises en scène, artificielles. Mais d'autres s'avèrent plus réussies, et la magie finit par opérer.
Et ce, particulièrement grâce au personnage de l'infirmier qui passe ses nuits sur des ferrys pour draguer. D'entrée, ce personnage a une épaisseur que les autres ne gagneront que péniblement. Il est aidé en cela par un comédien qui a une vraie aura.
Progressivement tout le monde gagne en complexité. Les individualités se croisent, porteuses chacune de sa vision de l'amour et du sexe. Ces questions de séduction se doublent d'une représentation intéressante des relations au travail, au travers de cette médecin urologue et de cet infirmier qui s'entendent de mieux en mieux. Et l'amie guide culturelle trop rangée et absorbée par son travail constitue un contrechamp pertinent, même si le personnage est assez mal construit et confus.
Évidemment le film ne tient pas la comparaison avec Oslo 31 août, auquel on pense de temps en temps, du fait de l'omniprésence de la capitale norvégienne. Mais bon, Oslo 31 août est le chef-d’œuvre indépassable du cinéma scandinave de ces 20 dernières années... Donc on va pas trop en demander non plus.
jl b
jl b

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2025
magnifique, encore plus enivrant que le volet "Désir", la découverte d'un nouveau cineaste. A voir absolument;
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2025
"Kjærlighet" s'étale sur une vingtaine de jours au mois d'août avec Marianne et Tor, deux professionnels de santé dans un service d'urologie, qui vont s'ouvrir l'un à l'autre. Du moins, ce sont surtout les expériences de Tor qui vont pousser Marianne à se demander si elle pourrait faire de même. Dag Johan Haugerud poursuit donc sa réflexion sur l'amour, le sexe et les relations de couple dans un volet encore une fois très bavard qui met en lumière la différence de perception des gens sur ces sujets. Si j'ai trouvé les personnages intéressants, je n'ai pas vraiment réussi à me passionner pour ce qu'ils vivent. Le réalisateur arrive toujours bien à capter l'énergie du moment, la complicité entre les personnages et l'authenticité des échanges, mais le contenu est quelconque et sans profondeur. "Love" est le dernier film que je découvre de la trilogie et il se situe entre "Sex" que j'ai le moins apprécié et "Dreams" qui est le meilleur des trois.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2025
Chacun aura sans doute un récit préféré dans La trilogie d'Oslo mais, en attendant Désir, Amour ne déçoit pas du tout après Rêves, dans un style voisin et néanmoins spécifique. Ferry good Trip, le film se déploie autour de nombreux courts trajets en bateau, lieu de rendez-vous et de rencontres inopinées. Au passage, Oslo est amoureusement filmée (la ville est pourtant loin d'être aussi charmante dans la réalité, comparée à Copenhague ou Stockholm) et les cheminements sentimentaux se croisent avec fluidité entre un infirmier, une urologue (!) et quelques autres protagonistes. A sa manière, douce et harmonieuse, le cinéaste, Dag Johan Haugerud, redonne des couleurs au sentiment amoureux, hétéro ou homo, peu importe, avec finesse, humour et bienveillance. Cela passe par de longs dialogues, souvent brillants, un langage parfois cru et un scénario qui ne cesse de rebondir d'un personnage à un autre, entre terre et mer. Le plaisir vient aussi de la découverte de comédiens norvégiens inconnus au bataillon, vraisemblablement formés au théâtre, qui réécrivent la carte du tendre de façon moderne, émancipée et audacieuse, héritée de la liberté des grands cinéastes scandinaves, Bergman et Widerberg, en tête. Du cinéma intelligent, bavard mais aussi charnel.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juillet 2025
Premieres scenes intéressante sur quelques monuments et statues de la ville , acteurs pas mal dans l'ensemble mais bon le sujet sur les amours des protagonistes de ce film est assez quelconque et sans grand intérêt.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 décembre 2025
Sur ûn flot doux et paisible, cet opus propose une réflexion entre le couple, l'engagement et les rencontres furtives d'un moment, supposées faciles. Autour de ces quelques portraits, il y a tout un questionnement autour des applis de rencontres, du rapport entre hétéros ou homos, de la maladie à la vie. L'approche est délicate, pudique, sans morale, pleine d'humanité et d'espoir. La réalisation est tout de même linéaire autour d'un genre qui ne distrait pas mais qui fait réfléchir.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2025
Deuxième volet de la Trilogie d'Oslo : l’amour sous toutes ses coutures, ses attentes, ses espoirs. De cet infirmier , réellement à la tâche de son activité humaine, qu’il en oublie sa déontologie, à son chef de service qui soigne le mal et parle plus d’amour que de sexualité. Un rapport d’intention dans les gestes et la parole qui nous fait découvrir Oslo en proie aux préparatifs d’un centenaire, autant synonyme de fêtes que d’incertitudes. Cet entre-deux qui guette tous les protagonistes, qui un jour ou l’autre, passeront par le ferry où les rencontres, fruit du hasard, les met en scène de manière singulière. Pour une infidélité passagère, un adultère consenti, ou un regard amoureux plus simplement. Chaque personne, homme, femme, à l’écoute de cette petite musique de nuit , trémolos jazzistiques sur lesquels Oslo s’endort. Apaisée, peut-être, plus sereine, certainement.
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