Ce western pas tout à fait classique que nous offre Viggo Mortensen est centré autour d'une héroïne interprétée par la brillante Vicky Krieps. Dans le contexte de l'ouest américain au moment de la guerre de sécession, son indépendance, sa force, sa soif de liberté et d'aimer en font un personnage singulier et mystérieux (son décalage étant en partie lié à ses origines canadiennes), mais aussi presque irréaliste. Face à elle, Viggo Mortensen, non moins mystéreux, interprète un émigré Danois qui aspire à la tranquillité mais ne pourra pas s'empêcher de s'engager au service de causes plus grandes, d'abord dans la guerre puis en tant que Shériff. Le récit ample aux images magnifiques nous entraîne d'abord dans un labyrinthe temporel, pour nous faire découvrir par petites touches les personnages, avant de se poursuivre de manière plus linéaire pour dévoiler la belle histoire d'amour qui en est le cœur. Olsen et Vivienne vont se battre au sein d'une communauté violente et corrompue pour préserver leurs valeurs et la vie à deux qu'ils se sont créée. On peut déplorer un certain manichéisme et des méchants très caricaturaux, mais cela ne gâche pas ce beau film.
The Dead Don’t Hurt déconcerte par les conventions qu’il adopte avec une subordination telle qu’on a l’impression de l’avoir déjà vu cent fois, que chacune de ses étapes narratives appartient à d’autres films constitutifs d’un corpus devenu schéma d’un genre certes classique mais ici figé, le western. L’éclatement de la chronologie constitue un artifice dommageable en ce qu’il empêche les absents et leur absence de s’installer dans un temps long : qu’il s’agisse du mari parti à la guerre ou de l’épouse partie spoiler: suite à la contraction d’une maladie , tous deux demeurent réunis à l’écran, associés par le montage alors même que seule leur séparation aurait restitué la puissance du lien qui les unit. L’évincement de la figure féminine au profit de l’homme vengeur restreint également la portée féministe d’un long métrage atone, complaisant dans sa vision crépusculaire d’un genre qu’un horizon maritime ne saurait, à terme, racheter. Une déception.
Western bien sympa, car il allie romance et drame, et un peu de poussière aussi..... Aux manettes, une "gueule" : Viggo Mortensen au four et au moulin, acteur réalisateur dans la droite ligne des très bons Western..... ( il a même trempé dans la musique, c'est dire ). Mais il s'est entourée d'une actrice de choix : Vicky Krieps impressionnante dans ce rôle de femme indépendante mais forte, amoureuse et particulièrement jolie...un charme qui me rappelle indéniablement Meryl Streep dans "sur la route de Madison".... Une photographie incroyable et des paysages naturels du nouveau monde, Eldorado américains et mexicains à couper le souffle. Quelques longueurs inutiles et flash-back compliquent la compréhension.. dommage.... !!**
"Jusqu'au bout du monde" est un film que j'ai trouvé assez correct. L'histoire est sympa, les personnages sont attachants et les acteurs jouent plutôt bien. Par contre j'ai trouvé qui avait beaucoup de longueur et j'ai trouvé que les flashback étés mal utilisé.
Romance western entre une femme d’origine canadienne et un homme danois dans ce qui ressemble à une nation en construction. Pour eux le bout du monde c’est un petit lopin de terre, une cabane en bois et quelques arbres faméliques dans un canyon du Nevada. Il y a une petite intrigue mais c’est très plan plan. Viggo Mortensen nous signe un film beaucoup plus plat que le relief qui entoure ses personnages, c’est pas nul mais à la limite c’est presque pire : c’est inutile.
Très jolie film vu en VO qui donne le plaisir d'entendre par moment Mr Mortensen parler en français!^^(oui il à appris le français bien avant ce film). Hormis cela le film est vraiment bien, un chouia mou par moment mais qui prend tout son sens lorsqu'il part et donc que madame subit les avances du c... de service. Mais son fort caractère la fait tenir et elle affronte encore et toujours son agresseur jusqu'au retour de son "mari". J'ai aimé les flashback expliquant sa vie sans lui et puis au final, il ne va pas laisser cela passer mais ne vas pas partir en guerre contre le monde entier comparé à bon nombre de film. Le seul gros hic concerne une scène vers la fin , alors il pourchasse le violeur de sa femme, il le retrouve et s'ensuit une petite fusillade...un peu plus tard il se fait piégé et là une discussion lunaire entre les deux protagonistes commence, le héros parlant qu'il ne le pourchasse pas, qu'il part vers l'ouest blablabla...alors ok il est enjoue et il a son "fils" avec lui donc il tente de calmer le mec mais bon trouvé ce passage bien hors sujet par rapport à tout le reste qui est vraiment très bien. NOTE : 8/10
Viggo Mortensen aime les paysages grandioses et désolés de l’Ouest. Viggo Mortensen aime les personnages lisibles même quand ils sont taciturnes. Viggo Mortensen aime que justice soit faite. En fait, Viggo Mortensen aime le western classique et son second film en est un spécimen du pédigree le plus noble. La seule particularité est que le “héros” (du moins, celui qu’on considère comme tel, c’est à dire lui-même) est absent durant une bonne moitié de l’histoire - c’est la guerre de sécession - laissant le champ libre à Vicky Krieps pour illustrer la difficulté de s’imposer ou plus simplement de survivre en tant que femme seule en un lieu et un temps foncièrement hostiles à leur sexe. Peu prodigue en scènes d’action, avant tout contemplatif et introspectif, adepte des allégories pas toujours lisibles mais pouvant compter sur une caractérisation fine des personnages, ‘Jusqu’au bout du monde’ est bien davantage un portrait de femme dans le cadre historique de la Conquête de l’ouest qu’un western féministe.
Si le film peut par moment donner l’impression de prendre son temps, et d’étirer la narration, il n’en est pas moins très agréable à suivre. Loin des stéréotypes habituellement propres au western, le cinéaste met en scènes deux héros assez modernes dans leur personnalité, avec une dimension féministe assez marquée chez Viviane et une absence totale de masculinité affirmée chez Olson. Deux êtres pacifistes, épris de liberté devant lutter face à la violence des hommes, incarnés par un maire véreux et une famille de notables et sans scrupule.
Résultat, le film dégage finalement pas mal de romantisme, et par moment une tonalité presque bucoliques, notamment grâce à la tendresse qui se dégage du couple, mais aussi grâce aux superbes paysages de la région Durango, au Mexique, un lieu de tournage incontournable pour les westerns des années 1960 et 1970. Mais le film montre aussi une certaine âpreté à travers la présence d’hommes de pouvoir, brutaux et sans état d’âme, usant de leur domination pour orienter la justice en leur faveur et rabaisser les plus faibles, surtout s’ils sont étrangers.
« Un joli western» Violence du western et tendre relation entre les 2 partenaires. Juste difficile de comprendre le choix de l’homme de partir à la guerre en laissant seule sa femme dans une maison isolée... Tu m’étonnes qu’il lui arrive des bricoles à la pauvre dans ce monde de brutes…Un féminisme bien incarné par Vicky Krieps, de très belles images, on est transportés...
Jusqu’au bout du monde se résume en une tentative pataude de western mêlant mélo historico - académique et propos féministe, laissant l’impression d’un film qui finalement ne dit pas grand-chose… Hésitant entre émotion, action et contemplation, le récit demeure parfaitement prévisible sans jamais nous emporter, et de belles images bien cadrées ne sauraient suffire à porter la tension censée s’abattre sur son héroïne (Vicky Krieps bien sans plus). Au final tout cela semble assez vain….
Vicky Krieps est formidable dans le film. L’histoire est magnifique, l’image, le montage du récit sont tres bien faits. Sur les motivations et la logique des personnages et du récit ça n’est pas toujours limpide mais c’est vraiment très plaisant et original comme sujet.
Le 2d film du très doué et (très beau) Viggo Mortensen, très différent du 1er qui était un drame familial autobiographique. Là un western classique,trop classique, rien que de très convenu, plein de bons sentiments, et de féminisme. C'est lent, la caméra s'attarde sur les beaux paysage s, les nombreux allé retour entre présent passé nuisent à l'émotion. Impossible de s'attacher, pour moi qui suis pourtant une femme ,au personnage féminin "la" femme libre caricaturale. Le personnage de Viggo est trop mutique pour éveiller aussi le moindre intérêt. Ça se regarde sans déplaisir et ça s'oublie
Viggo Mortensen sait filmer les grands espaces. L'ouest américain pouvait donc être un magnifique terrain de jeu pour cet acteur - réalisateur qui sait capter la violence et la beauté du monde. Sa vision belle et rude de la conquête des terres sauvages est très réaliste, bien éloigné du cliché des valeureux pionniers à l'assaut de la wilderness. Une des forces de ce film est que l'Amérique qu'il dépeint a perduré, celle des rednecks qui, 200 ans plus tard, véhiculent toujours les mêmes valeurs archaïques et clivent ce pays de contrastes. Vicky Krieps donne une interprétation formidable de son personnage. Elle porte tout autant le foyer que le film sur ses épaules. La réalisation est efficace et léchée, à l'instar du dernier plan, support au générique de fin. Réussi.
Un western d'un ennui abyssal. Bien évidemment on se déplace au rythme des chevaux mais quand même. La surprise "médicale" dans la dernière partie n'ajoute rien.