Film magnifique à bien des égards. Scénario original, acteurs superbes. Dépaysement assuré entre l'Islande, Londres et le Japon. Histoire romantique sans être trop sucrée. Je le conseille.
le film ne cherche pas à confronter 2 époques éloignées d’un demi siècle . mais avec délicatesse ( on se croit dans un film japonais ! ) et beaucoup de retenue la persistance d' un jeune amour . l’ auteur attend la fin de son film pour nous dévoiler le terrible secret ( au Japon ) qui a vu les survivants de la Bombe ostracisme par leurs compatriotes . ce fait capital éclaire tout le film d' un jour nouveau sur leur belle histoire d' amour.
Un bol de nostalgie à 73 ans, ça ne se refuse pas, surtout lorsqu'il a la douceur du film de Kormakur et l'authenticité de son interprète principal Egili Olafsson. Le piano distille en fond une ambiance feutrée au service de ce road trip apaisé, au seuil de vie de Kristopher. Deux cultures iliennes se sont rencontrées dans la capitale d'une troisième, Londres la reine du mélange des genres. Islande, Japon, deux superbes plans fixes de paysages naturels suffisent à identifier leur singularité. Au récit, tendre et sans amertume, de cet amour de jeunesse perdu, vient se mêler progressivement la grande histoire d'un début de mois d'aout funeste, il y a exactement 80 ans. Miko, la fille de son papa restaurateur, avait un secret comme l'esquimau que l'on déguste avant qu'il ne fonde. Touch nous le raconte sans grand effet de manche, mais avec une capacité à saisir le sel de chacune de ces deux cultures, à travers le chant en particulier, chorale contre karaoké, par exemple. cinéma - aout 25
Quand on pense qu’il a fallu attendre 2025 et ce film islandais pour savourer cette histoire d’amour mêlée de souvenirs, là où, en 2009, le film français « Un Souvenir » sur un sujet similaire a échoué. J’ai aussi vu « Past Lives – nos vies d’avant » en 2023 sur un thème proche mais « Touch – Nos étreintes passées » est plus complet, plus beau encore. Cette histoire d’amour, sur deux époques – celle du Covid et celle des années 1970 -, rejoint la grande Histoire de la fin de la seconde guerre mondiale. L’interprétation est très juste, des premiers aux seconds rôles. Je n’avais pas été convaincu par les précédents films américains du réalisateur Baltasar Kormakur, « Beast » (2022) ou « Contrebande » (Contraband, 2012), mais je suis désormais, grâce à ce nouveau film, réconcilié avec ce réalisateur.
En provenance d'Islande, le scénario repose sur le rôle clef que peuvent prendre la culture et l'Histoire dans les destins individuels.
Ca reste beaucoup trop long compte tenu de la modestie du traitement d'un sujet qui portait en lui suffisamment pour faire un excellent film.
Il n' en sera rien. Malgré son aspect émotionnel, le scénario ne parvient pas à approfondir la psychologie de ses personnages et de leur entourage.
La dernière scène dans le restaurant flottant qui veut embarquer le spectateur, est selon moi un total ratage. Ce que font les deux personnages principaux est extrêmement discutable en terme de choix. Mais pas certain que le cinéaste soit autant versé dans le septième art qu'en psychologie !
" Nos étreintes passées " trouve, malgré ses défauts, parfois le ton juste, touche le cœur. Pour ces moments, il peut justifier le coup d'oeil.
La première heure est un peu longue, se situant à la frontière du mièvre et du touchant. Puis le film gagne en densité, avec des aspects « mélo » mais des moments émouvants. La mise en scène est sage et lisse, sans invention (voir à cet égard les bien propres et régulières alternances de temporalités), sans défauts ni qualités. Un film globalement agréable, dont les dernières scènes permettent de sortir avec une belle impression.
Film très émouvant qui traite de l’amour de jeunesse, la vieillesse et les regrets. Il aborde aussi de manière touchante le destin des rescapés de Hiroshima.
Une romance nostalgique où un homme dont la mémoire commence à flancher part à la recherche de son amour de jeunesse, une japonaise qu'il a rencontré dans le restaurant du père e la jeune fille où il a été embauché. Une photo soignée et un rythme lent assumé berce le long-métrage un poil trop long, avec un final émouvant.
L’illustration de la recherche d’un amour perdu dans ce film est magistral.. J’ai dévoré chaques minutes comme si j’étais moi même dans cette relation, j’ai adoré cette histoire dans ce petit restaurant japonais. Sans artifice, simple et parfait ! Une histoire touchante et magnifique !
Un très joli film avec des lenteurs. Mais des lenteurs qui expriment aussi le coté pudique taiseux de la culture japonaise. Ce film reflète d'une part le choc de deux cultures la japonaise donc et l'occidentale représentée par l'islandaise. Et d'autre part une romance emplie de la nostalgie d'un amour rêvé idéalisé que l'on recherche a la fin de sa vie.
Le film est une réussite jonglant du présent au passé très bien filmé avec une fin qui évoque une réalité historique.
Au crépuscule de sa vie, un chef cuisinier islandais de retrouver son amour de jeunesse rencontré lorsqu’il vivait à Londres en travaillant dans un restaurant japonais. Le réalisateur Baltasar Kormakur tisse une jolie romance qui parvient à mêler l’intimiste qu’il raccorde avec la grande histoire avec beaucoup de tact. L’interprétation d’une grande justesse et surtout d’une pudeur extrême est à l’image d’une mise en scène presque minimaliste jouant sur l’effet de solitude vécu par ses personnages. Un beau long-métrage empreint de sensibilité.