Touch est un beau film, tant par le soin porté à sa mise en scène, minimaliste mais dotée de plans signifiants – nous retiendrons spoiler: le reflet d’une femme japonaise dans la porte métallique d’un ascenseur qui, en s’ouvrant, le fait disparaître au profit de la silhouette du protagoniste – que par son humanisme, acte de foi prononcé contre les dogmes et les peurs en vigueur. Son intelligence réside dans un traitement métaphorique spoiler: de la catastrophe, en ce que le bombardement d’Hiroshima et l’héritage interdit qu’il a laissé se voient redoublés par l’amour impossible – plutôt rendu impossible par la construction du récit, enchâssement d’analepses – entre deux êtres séparés par leur famille, par le poids des conventions sociales, par le temps . La vieillesse, synonyme de perte de mémoire, conduit pourtant Kristofer à conjurer cet effacement, assumant son statut de fantôme que l’on contacte par téléphone et qu’une suite de diagnostics préoccupants maintiennent entre deux rives jusqu’à revivre au contact des lieux et des autres. Baltasar Kormákur laisse la part belle aux comédiens, magnifiques, qu’un simple champ/contre-champ suffit à rassembler, et compose un plaidoyer en faveur de la transgression des frontières en temps de repli sur soi (pandémique, nucléaire…). Une réussite.
Un vieil islandais au crépuscule de sa vie voyage à Londres puis au Japon sur les traces de son aurore. Une jeune japonaise fille de son patron restaurateur dans le swinging London partie rejoindre ses terres nippones du jour au lendemain. Un joli film sensible qui évite la mièvrerie sur la puissance d’un amour de jeunesse et sur le temps qui passe. Un voyage intime qui donne presque envie de faire le même.
Une œuvre simple qui mêle habilement histoire intime et passé historique, que Baltasar Kormakur enveloppe d’une douce atmosphère romanesque. La mise en scène fluide et classique compose habillement avec les multiples flash-backs qui ponctuent la quête de Kristofer (le personnage principal) à la recherche de son amour de jeunesse…. Touch - Nos étreintes passées est un voyage émouvant sur la grâce du souvenir, la résilience des sentiments et la persistance d'une passion qu’on croyait éteinte. Un magnifique et délicat remède contre la nostalgie et les regrets….
Kristofer est un chef islandais. Alors qu’il part faire des tests médicaux pour comprendre pourquoi il a des absences, le médecin le met en garde : a-t-il quelque-chose à régler dans sa vie ? Kristofer se souvient alors de son amour de jeunesse Miko, rencontrée à Londres pendant ses études. Il se lance dans une course contre la montre pour retrouver la trace de son vieil amour. En salle le 30 juillet.
spoiler: "Touch : nos étreintes passées" part d’un bon sentiment : nous faire revivre la jeunesse d’un vieil homme et notamment le moment charnière qui a marqué sa vie pour toujours. Malheureusement, le dispositif est attendu (une couleur plus chaleureuse pour les scènes du passé, que c’est original...). Je ne suis pas parvenu à m’attacher à Kristofer adulte et à sa quête, même si je n’ai pas boudé mon plaisir lors des scènes du passé entre les deux amoureux. La thématique Hiroshima pourrait être intéressante mais utilisée ici comme pierre angulaire des mystères de l’intrigue, quelque-chose ne fonctionne vraiment pas du tout.
L’islandais Baltasar Kormakur – pour moi, jusqu’alors, inconnu au bataillon, malgré une filmographie plus que fournie -, nous fait l’offrande de 121 minutes de comédie dramatique et romantique. Au crépuscule de sa vie, Kristofer, un islandais de 73 ans, se met en tête de retrouver la trace de Miko, son amour de jeunesse. Il s'envole alors pour Londres, à la recherche de ce petit restaurant japonais où ils se sont rencontrés cinquante ans plus tôt. Kristofer l'ignore, mais sa quête, à mesure que les souvenirs refont surface, va le mener jusqu'au bout du monde. Du pur bonheur tout en grâce et douceur... Et ça fait un bien fou. Ce film est adapté du roman Snerting d’Olafur Johann Olafsson qui a cosigné le scénario. Ce bouquin a été un énorme succès en 2020 au Pays de glace… et on comprend pourquoi. Il s’agit du premier film islandais de Kormakur depuis 2016. Il s’était jusque là consacré à des blockbusters américains. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette pépite est très éloigné de l’univers hollywoodien. Tout est beau et d’une douceur extrême – je le répète volontiers, car c’est tellement rare -, dans ces deux heures. Malgré l’extrême lenteur, l’ennui ne s’installe pas de poursuite, de cascade, de héros invulnérable ou de grand méchant… Non ! Tous les personnages sont beaux, bienveillants et nous concoctent un savoureux cocktail temporel et culturel, dans lequel l’Islande, le Japon et l’Angleterre se marient pour le meilleur et jamais pour le pire. Et pourtant aucun pathos, aucune mièvrerie, c’est la vie faite de joies, de drames, de rires et de larmes, tout simplement. Cosmopolite et dépaysant, un film à ne pas rater. Et puis le casting est à la hauteur de l’ambition. Egill Olafsson, - qui a découvert durant le tournage qu’il souffrait de la maladie de Parkinson, dégradant ainsi son état physique et mental - et Pálmi Kormákur Baltasarsson, - le propre fils du réalisateur -, campent avec une grande subtilité le héros masculin jeune et âgé. Ils sont tout simplement parfaits. Mêmes éloges pour les deux actrices féminines, la délicieuse Kōki, et la très émouvante Yoko Narahashi, Nous n’oublierons pas également Masahiro Motoki. Tout est juste et beau ce voyage géographique et sentimental, d’où l’on sort comme d’un doux songe amoureux. Je le redis, une perle rare.
J'attends toujours le film, en 2025, qui saura autant nous émouvoir que "Touch, nos étreintes passées". La superbe note des spectatrices et spectateurs d'Allociné ne m'étonne pas. Les anglo-saxons disent "Less is more". C'est exactement cela avec ce film ! Quel dommage qu'il soit sorti au milieu de l'été...
Le réalisateur Baltasar Kormakur nous livre un drame humain profondément émouvant. Sa force réside dans sa représentation intime du lien amoureux entre un Islandais et une Japonaise et des circonstances qui les ont séparés pendant des décennies.Étonnant de voir qu'il est à l'aise dans le registre de la romance dramatique.
J'ai trouvé ce film sympathique, on y suit la jolie histoire d'un homme qui bien des années après cherche à retrouver son amour de jeunesse. On oscille tant entre les pays (Islande, Royaume-Uni et Japon) qu'entre les époques, et cela est je trouve très bien réalisé.
Une belle photo nostalgique, de beaux jeunes acteurs et un vieil islandais sympathique. J"ai aimé ce doux film sentimental qui nous renvoie aux débuts des seventies à Londres et au coeur d'un restaurant familial japonais. La fin est trop mélo pour moi cependant.
Très belle histoire, le rythme est soutenu. Le dépaysement garanti , que du bonheur ! Pas de violence. De la douceur, de l amour, le temps qui passe, la maladie...
Un très beau film, porté par d'excellents acteurs et une réalisation tout en finesse. L'histoire est profondément touchante et aborde avec beaucoup de sensibilité les thèmes de l'amour, du temps qui passe et des regrets, sans jamais tomber dans le mélodrame.
La mise en scène est élégante, les acteurs et actrices sont magnifiques et l'émotion monte progressivement jusqu'à une fin particulièrement poignante. Un film délicat, sincère et humain, qui reste longtemps en mémoire. Une très belle découverte.
Un très beau film, très bien filmé, exécuté et joué. L’interprétation toute en finesse des acteurs est sublime. Un très beau moment qui m’a arraché des larmes.
Film très touchant porté par des acteurs sincères malgré un scénario un peu faible. Et l’histoire nippone , sa cuisine notamment sont toujours aussi intéressante