Touch - Nos étreintes passées
Note moyenne
4,1
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116 critiques spectateurs

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Lorenzo P
Lorenzo P

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2025
Une romance qui fonctionne magnifiquement. Voir un film d'amour qui traite des sujets aussi intéressants et fait d'une manière aussi intéressante, c'est rare.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2025
Une leçon de cinéma au service de l’intime

Touch – Nos étreintes passées n’est pas un film bavard. C’est un murmure délicat, une caresse visuelle qui nous apprend à regarder ce qui, souvent, se dérobe : la mélancolie, les émotions contenues, l’amour silencieux. Celui qui ne s’impose pas, qui ne se dit pas encore, mais qui existe déjà dans les regards, dans les gestes, dans l’attente. Baltasar Kormákur filme les visages comme des paysages intérieurs. Il cadre au plus près, dans des espaces fermés, souvent vides, comme pour mieux faire résonner l’absence, le silence et les sentiments tus. Chaque plan devient alors une chambre d’écho où résonne l’intimité d’un cœur en suspens.

Le film se construit comme un jeu de piste, un combat contre l’oubli et le temps. On suit Kristófer dans les méandres de ses souvenirs avant qu’ils ne s’effacent. Comme lorsqu’on attend le retour d’un être aimé, et que l’on repasse mentalement le fil de notre histoire, dans l’espoir d’y trouver une cohérence ou un point de bascule. Ce passé, c’est celui de Sonja, laissée en hors-champ, mais dont la présence diffuse enveloppe tout. Et ce passé, c’est surtout Miko : l’image d’un amour perdu, d’une étreinte interrompue, d’une passion restée en suspens.

Baltasar Kormákur dirige ici deux interprètes vibrants. Kōki, solaire et pleine de mystère, incarne une figure complexe, écartelée entre deux cultures et un passé douloureux qu’elle ne verbalise jamais. Pálmi Kormákur Baltasarsson, tout en retenue et en fragilité, donne vie à ce Kristófer jeune, curieux, tremblant de passion. Tous deux symbolisent ce moment si fugace où l’on découvre l’autre, une autre culture, une autre sensibilité. Ils incarnent les instants insaisissables des toutes premières fois, ces souvenirs qui marquent à jamais et façonnent notre façon d’aimer.

Touch est une œuvre de résistance discrète. Résister au cynisme ambiant, au rythme effréné de nos existences, à l’oubli qui ronge la mémoire et les sentiments. C’est un film sur la tendresse, la mémoire, et cette part d’amour que l’on garde en soi malgré les années, les silences et les absences. Il ne cherche pas à provoquer des larmes faciles, mais à faire vibrer doucement, profondément. À la fin, on ne sait pas si l’on a été bouleversé ou simplement apaisé. Peut-être les deux. Mais une chose est sûre : Touch fait chavirer les cœurs sans hausser la voix, et nous laisse, en sortant, un peu plus humains.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 juillet 2025
N'ayant toujours pas vu un bon film de l'Islandais Baltasar Kormákur je comptais sur le Festival de La Rochelle, et sa sélection en règle générale de haute tenue, pour m'offrir cette première. Mais ce ne sera pas pour cette fois, et je dois même dire que j'ai été affligé par cette bluette romantique à l'esthétique de film érotique. Je suis assez client des mélos qui ne se cachent pas mais là tout est mignon, lisse, attendu. Et pareillement je ne réclame pas forcément des mochetés à l'écran mais pas sûr que des actrices et acteurs beaux comme des dieux, ou plutôt des êtres qu'on croirait sortis d'un roman-photo bien ringard, aident à croire en une histoire d'amour. Bref si votre truc c'est le cucul la praline, réservez votre place pour le 30 juillet, vous devriez être servis.

NB : Je n'ai pas évoqué l'ode à la différence qui elle aussi vaut son pesant de cacahuètes, je vous laisse le plaisir de la découverte.

Vu en festival
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2025
Sans prétendre que Baltasar (Kormákur ) filme au hasard, le fait est que le cinéaste islandais, si prometteur en ses débuts, s'est laissé happer par le système hollywoodien, avec des productions de moins en moins personnelles, Touch marque un tournant, ou simplement une exception, dans sa carrière, avec son rythme languissant, son récit en abyme et son romantisme sans limites, lequel devient d'ailleurs un peu trop appuyé, en son dénouement, qu'il est possible de trouver idéalisé et peu crédible. Mais avant cela, le film nous aura fait voyager, dans le temps (années 60 et époque Covid) et dans trois territoires insulaires (Islande, Angleterre, Japon), avec une certaine virtuosité narrative pour ne pas nous perdre dans les différentes couches temporelles. spoiler: On y apprend, entre autres, ce que signifie "hibakusha" (survivants de la bombe atomique), élément central de cette histoire au romanesque assumé, sans aller jusqu'au mélodrame.
Il est aussi question de gastronomie, de vieillissement et, de manière plus ample, de ce que vaut une vie et des choix, imposés ou non, qui en modifient parfois toute la trajectoire. Touch est adapté d'un roman de Olaf Olafsson, non publié en français (mais cela viendra peut-être), lequel a coécrit le scénario avec Baltasar Kormákur.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 décembre 2024
en alternant passé et présent, c'est sur fond de mélange culturel et du traumatisme d'Hiroshima que ce déroule cette histoire d'amour secrète et contrariée. Rien de révolutionnaire dans la réalisation, ce récit doux est touchant mais comporte des bémols : un manque de variations dans son déroulé et l'interprétation puis la crédibilité du personnage de Kristoffer, guère ressemblant 50 ans plus tard et devenu très poilu...
jpipacific
jpipacific

9 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Vu à Albi lors d'une avant première.
Vraiment un excellent film. Moi qui ne suis pas fan des films d'amour, là, je me suis régalé. C'est vraiment très bien joué et le rythme du film est excellent. On ne s'ennuie pas une seconde.
Frederic S
Frederic S

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
le film mérite d'etre vu mais c'est un peu long et plat. Je me suis plutot ennuyé pourtant certains passages m'ont intéressé notamment quand l'acteur principal n'initie à la culture japonaise
Fopeu
Fopeu

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 novembre 2024
Vu chez des amis le film est un peu ont mais contribue à la motivation rôle principal de très beaux paysages
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2024
Belle réalisation de Baltasar Kormákur. Les allers-retours entre le passé et le présent dynamise une histoire somme toute classique.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2024
Alors que le monde est sur le point de se mettre en pause à cause de la pandémie, Kristófer, qui n'a plus vraiment de temps à perdre, décide de partir à la recherche de Miko, son premier amour qu'il n'a plus vu depuis 50 ans. Avec de fréquents allers-retours dans le passé, on découvre cette relation pendant que l'on suit les recherches du vieil homme. "Touch", ce n'est pas seulement une histoire personnelle, c'est également un morceau d'histoire spoiler: puisqu'il est question du bombardement d'Hiroshima et des lourdes conséquences pour les survivants victimes de discriminations.
Cela ajoute un poids émotionnel à ce film qui ne mélange pas seulement les époques, mais aussi les cultures et les langues avec une grande fluidité. Après de nombreux films américains grand public, c'est agréable de retrouver Baltasar Kormákur à la tête d'un drame romantique délicat, touchant et plein de nostalgie comme celui-ci. Bon film.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2024
Une très jolie surprise que ce long-métrage entre romance et drame empreint de mélancolie. Les temporalités s’y mêlent avec une fluidité naturelle et bien dosée. On alterne le présent où un septuagénaire au crépuscule de sa vie tente de retrouver son amour de jeunesse rencontré cinquante ans auparavant avec les prémisses de ladite histoire. « Touch » nous présente donc aussi bien la quête de cet homme à l’heure actuelle, ou plutôt dans un passé très proche puisque le fim se déroule en mars 2020 au début des confinements, que cette romance dans les années 70 ainsi que quelques courts passages d’autres moments du passé. Le film fait également s’entrechoquer les cultures dans un cocktail presque magique. Le personnage principal est islandais, sa dulcinée d’antan est japonaise et leur histoire se déroule à Londres et cette œuvre subtile et délicate de nous emmener dans les trois pays, la rendant cosmopolite et dépaysante à la fois. Chaque culture apporte un petit quelque chose et s’enrichit l’un l’autre.

« Touch » est un film doux, qui vous embarque dès les premières images dans son (ou ses) voyage(s) nostalgique(s). On est très étonné de retrouver là un cinéaste islandais prometteur du début des années 2000 (« 101 Reykjavik », « Jar City », ...) vite récupéré par Hollywood il y a une quinzaine d’années. Ce réalisateur c’est Baltasar Kormakur qui a depuis enchaîné des productions de moyenne ampleur aux USA plus (« Contrebande ») ou moins (« 2 Guns ») réussies et mémorables. Mais cela restait des films de commande que ce soit dans le drame comme le décevant « Everest » ou le récent suspense animalier « The Beast ». En revenant dans son pays pour un film (il y avait tourné la série fantastique « Katla » entretemps), il semble vouloir retourner à ses premières amours, à quelque chose de plus profond et personnel. Et il nous livre là son meilleur film. Et de loin. Tout est juste et beau ici. Les deux heures de ce voyage à la fois géographique et sentimental passent à une vitesse folle. On ne sait jamais où cette quête dans le présent va nous mener tout comme on s’attendrit de l’histoire naissant entre Kristopher et Miko dans le passé. Les acteurs les incarnant sont en plus bourrés de charme tout comme leurs pendants âgés sont touchants et impeccables, notamment dans les scènes finales déchirantes et terriblement émouvantes sans pour autant forcer dans le larmoyant.

Kormakur nous propose une mise en scène à la fois simple et très raffinée. Son montage apparaît comme une évidence et les quelques détails qu’il glisse dans la photographie ou la manière de filmer selon différents pays est admirable. Sans jamais être tape-à-l’œil ou apprêtée, ses images flattent l’œil et participent à l’immersion dans « Touch ». On entre, on s’installe et on sort de ce film comme d’un doux songe amoureux. Sans jamais verser dans l’onirique, le film est poétique à souhait et parfois très grave en parlant de sujets tels que l’avortement, la vieillesse ou encore les séquelles de la bombe d’Hiroshima. Et le fait de situer l’une des parties du présent juste au tout début de l’ère Covid apporte son lot de moments caustiques (avec le recul, certaines mesures ou réactions apparaissent désormais presque ridicules) ainsi qu’une atmosphère particulière. Mais, surtout, cela rend la quête du personnage principale encore plus essentielle et pleine de sens. « Touch » est un très beau film qui nous prend par surprise et conquiert nos cœurs et nos âmes tout en nous touchant en plein cœur. Une œuvre apaisante, délicate et qui fait du bien tout en s’avérant originale et inattendue. Et qui nous un peu penser au tout aussi magnifique « Past Lives », petit bijou de l’an passé avec lequel il entretient pas mal de similitudes...

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