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Julian Stark777
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4,5
Publiée le 30 juillet 2025
Le réalisateur Baltasar Kormakur nous livre un drame humain profondément émouvant. Sa force réside dans sa représentation intime du lien amoureux entre un Islandais et une Japonaise et des circonstances qui les ont séparés pendant des décennies.Étonnant de voir qu'il est à l'aise dans le registre de la romance dramatique.
Beau film. Le scénario est d’une grande finesse narrative et les choix visuels véritablement cinématographiques notamment la mise en parallèle des deux époques. Les acteurs sont justes et l'on ressort touché au cœur par cette histoire.
Sentant venir sa fin prochaine, Kristofer quitte son pays, l’Islande pour l’Angleterre. Il remonte l’histoire de sa vie et se rend à Londres où, cinquante ans plus tôt, jeune étudiant, il travailla dans un restaurant japonais et y tomba amoureux de la fille du propriétaire.
Il ne faut pas se fier à l’affiche, horriblement kitsch, au titre (dont je n’ai pas compris le sens), ni même au pitch sirupeux de ce film. "Touch" n’est pas une RomCom en cuisine. C’est au contraire un film d’une grande délicatesse qui joue sur une corde qui me fait fondre : la nostalgie des amours passées.
Il est construit à partir de flash-backs entre le présent, les premiers mois de l’année 2020, une époque que nous avons tous en mémoire car c’est celle où le monde entier s’est confiné pour se protéger du Covid, et le passé, la fin des sixties dans un quartier populaire de Londres soigneusement reconstitué. Il met en scène un vieil Islandais, Kristofer, dont le médecin vient de diagnostiquer une maladie neurodégénérative. Kristofer revient sur les lieux où, cinquante ans plus tôt, il a vécu une idylle. Son voyage se transforme en quête et en enquête sur les traces de Miko, cette jeune femme qui le marqua pour la vie et qui a mystérieusement disparu.
On me dira que "Touch" est bien mielleux et prévisible. Ce ne sera pas faux, même si, en ce qui me concerne, je n’avais pas anticipé les bifurcations prises par le scénario. J’ai trouvé les deux protagonistes si beaux, si jeunes, si touchants que j’ai aveuglément adhéré à la romance qui les rapproche, au risque d’y perdre tout sens critique.
(Avant-première UGC). Un superbe mélo, qui nous fait partir d'Islande vers Londres puis Tokyo, et voyager aussi dans le temps: la première période se passe dans les années 1970, et la seconde en 2020. Cette histoire d'amour interdite entre deux expatriés à Londres, un Islandais et une Japonaise, est parsemée de touches d'humour légères. Alors pourquoi 4 étoiles et pas 5? A cause d'une image trop léchée justement, et d'une douceur trop en décalage avec l'âpreté du propos. A noter: un casting impeccable, ce qui est rare quand un film se déroule sur plusieurs époques.
vu en avant première. Un film tendre sans tomber dans la mievrerie. Les 2 acteurs jeunes principaux sont charmants (craquant!). Une jolie histoire bien menée.
Une romance qui fonctionne magnifiquement. Voir un film d'amour qui traite des sujets aussi intéressants et fait d'une manière aussi intéressante, c'est rare.
Touch – Nos étreintes passées n’est pas un film bavard. C’est un murmure délicat, une caresse visuelle qui nous apprend à regarder ce qui, souvent, se dérobe : la mélancolie, les émotions contenues, l’amour silencieux. Celui qui ne s’impose pas, qui ne se dit pas encore, mais qui existe déjà dans les regards, dans les gestes, dans l’attente. Baltasar Kormákur filme les visages comme des paysages intérieurs. Il cadre au plus près, dans des espaces fermés, souvent vides, comme pour mieux faire résonner l’absence, le silence et les sentiments tus. Chaque plan devient alors une chambre d’écho où résonne l’intimité d’un cœur en suspens.
Le film se construit comme un jeu de piste, un combat contre l’oubli et le temps. On suit Kristófer dans les méandres de ses souvenirs avant qu’ils ne s’effacent. Comme lorsqu’on attend le retour d’un être aimé, et que l’on repasse mentalement le fil de notre histoire, dans l’espoir d’y trouver une cohérence ou un point de bascule. Ce passé, c’est celui de Sonja, laissée en hors-champ, mais dont la présence diffuse enveloppe tout. Et ce passé, c’est surtout Miko : l’image d’un amour perdu, d’une étreinte interrompue, d’une passion restée en suspens.
Baltasar Kormákur dirige ici deux interprètes vibrants. Kōki, solaire et pleine de mystère, incarne une figure complexe, écartelée entre deux cultures et un passé douloureux qu’elle ne verbalise jamais. Pálmi Kormákur Baltasarsson, tout en retenue et en fragilité, donne vie à ce Kristófer jeune, curieux, tremblant de passion. Tous deux symbolisent ce moment si fugace où l’on découvre l’autre, une autre culture, une autre sensibilité. Ils incarnent les instants insaisissables des toutes premières fois, ces souvenirs qui marquent à jamais et façonnent notre façon d’aimer.
Touch est une œuvre de résistance discrète. Résister au cynisme ambiant, au rythme effréné de nos existences, à l’oubli qui ronge la mémoire et les sentiments. C’est un film sur la tendresse, la mémoire, et cette part d’amour que l’on garde en soi malgré les années, les silences et les absences. Il ne cherche pas à provoquer des larmes faciles, mais à faire vibrer doucement, profondément. À la fin, on ne sait pas si l’on a été bouleversé ou simplement apaisé. Peut-être les deux. Mais une chose est sûre : Touch fait chavirer les cœurs sans hausser la voix, et nous laisse, en sortant, un peu plus humains.
N'ayant toujours pas vu un bon film de l'Islandais Baltasar Kormákur je comptais sur le Festival de La Rochelle, et sa sélection en règle générale de haute tenue, pour m'offrir cette première. Mais ce ne sera pas pour cette fois, et je dois même dire que j'ai été affligé par cette bluette romantique à l'esthétique de film érotique. Je suis assez client des mélos qui ne se cachent pas mais là tout est mignon, lisse, attendu. Et pareillement je ne réclame pas forcément des mochetés à l'écran mais pas sûr que des actrices et acteurs beaux comme des dieux, ou plutôt des êtres qu'on croirait sortis d'un roman-photo bien ringard, aident à croire en une histoire d'amour. Bref si votre truc c'est le cucul la praline, réservez votre place pour le 30 juillet, vous devriez être servis.
NB : Je n'ai pas évoqué l'ode à la différence qui elle aussi vaut son pesant de cacahuètes, je vous laisse le plaisir de la découverte.
Sans prétendre que Baltasar (Kormákur ) filme au hasard, le fait est que le cinéaste islandais, si prometteur en ses débuts, s'est laissé happer par le système hollywoodien, avec des productions de moins en moins personnelles, Touch marque un tournant, ou simplement une exception, dans sa carrière, avec son rythme languissant, son récit en abyme et son romantisme sans limites, lequel devient d'ailleurs un peu trop appuyé, en son dénouement, qu'il est possible de trouver idéalisé et peu crédible. Mais avant cela, le film nous aura fait voyager, dans le temps (années 60 et époque Covid) et dans trois territoires insulaires (Islande, Angleterre, Japon), avec une certaine virtuosité narrative pour ne pas nous perdre dans les différentes couches temporelles. spoiler: On y apprend, entre autres, ce que signifie "hibakusha" (survivants de la bombe atomique), élément central de cette histoire au romanesque assumé, sans aller jusqu'au mélodrame. Il est aussi question de gastronomie, de vieillissement et, de manière plus ample, de ce que vaut une vie et des choix, imposés ou non, qui en modifient parfois toute la trajectoire. Touch est adapté d'un roman de Olaf Olafsson, non publié en français (mais cela viendra peut-être), lequel a coécrit le scénario avec Baltasar Kormákur.
en alternant passé et présent, c'est sur fond de mélange culturel et du traumatisme d'Hiroshima que ce déroule cette histoire d'amour secrète et contrariée. Rien de révolutionnaire dans la réalisation, ce récit doux est touchant mais comporte des bémols : un manque de variations dans son déroulé et l'interprétation puis la crédibilité du personnage de Kristoffer, guère ressemblant 50 ans plus tard et devenu très poilu...
Vu à Albi lors d'une avant première. Vraiment un excellent film. Moi qui ne suis pas fan des films d'amour, là, je me suis régalé. C'est vraiment très bien joué et le rythme du film est excellent. On ne s'ennuie pas une seconde.
le film mérite d'etre vu mais c'est un peu long et plat. Je me suis plutot ennuyé pourtant certains passages m'ont intéressé notamment quand l'acteur principal n'initie à la culture japonaise
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3,5
Publiée le 31 juillet 2024
Alors que le monde est sur le point de se mettre en pause à cause de la pandémie, Kristófer, qui n'a plus vraiment de temps à perdre, décide de partir à la recherche de Miko, son premier amour qu'il n'a plus vu depuis 50 ans. Avec de fréquents allers-retours dans le passé, on découvre cette relation pendant que l'on suit les recherches du vieil homme. "Touch", ce n'est pas seulement une histoire personnelle, c'est également un morceau d'histoire spoiler: puisqu'il est question du bombardement d'Hiroshima et des lourdes conséquences pour les survivants victimes de discriminations. Cela ajoute un poids émotionnel à ce film qui ne mélange pas seulement les époques, mais aussi les cultures et les langues avec une grande fluidité. Après de nombreux films américains grand public, c'est agréable de retrouver Baltasar Kormákur à la tête d'un drame romantique délicat, touchant et plein de nostalgie comme celui-ci. Bon film.