159 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
27 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
8 critiques
3
4 critiques
2
3 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Olivier Barlet
329 abonnés
433 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 5 mars 2026
Dao est un éblouissement. A l’heure où ce monde se déchire et se suicide, il est essentiel d’en rappeler le dao pour mobiliser ses forces de résilience. Lire la critique sur le site d'Africultures.
Ce film fleuve, à mi chemin entre documentaire et fiction, relate le retour dans leur pays d’origine d’une famille d’immigrés à l’occasion d’évènements familiaux (mariage et enterrement). On assiste ainsi à ces retrouvailles chaleureuses et émouvantes mais également aux coutumes ancestrales et aux échanges parfois animés avec leur famille et amis restés en Guinée Bissau. Des discussions intéressantes autour de leur nouvelle manière de vivre, de l’éducation des enfants et du patriarcat notamment émaillent ces échanges avec passion et émotion. Ce long film réalisé avec des acteurs inconnus avec la participation de quelques acteurs professionnels dont Samir GUESMI et Thomas NGIJOL est riche de réflexions et dégage une profonde humanité.
Bernard CORIC
(film visionné à la journée de prévisionnements du GNCR le 10/02/206 à LA FEMIS à PARIS)
Waoh j'ai adoré car le réalisateur Alain Gomis nous fait faire un aller retour, le mariage en France et la Guinée-Bissau ce magnifique pays peu connu et pays d'origine du réalisateur ça montre un moment de deuil on découvre un village manjak , comment ce déroule la cérémonie en détail ça m'a fait découvrir des détails que je connaissais pas sur la cérémonie en Guinée-Bissau par contre Katy Correa c'est une révélation pour moi elle crève l'écran, je n'ai pas vu le temps passé tellement j'étais pris par le film, je conseille fortement le film allez y sans hésiter.
Entre docu et fiction; comédiens amateurs et professionnels. Entre célébration d'un défunt et mariage; culture et modernité. Alain Gomis nous embarque pendant 3h dans cet entre-monde complexe fait de transmission inachevée, de non-dits, de silence; d'un héritage culturel violent entre deux rives; un passé inabouti, d'un présent complexe et d'un futur en construction. C'est une expérience - durant laquelle je perds toute objectivité - fascinante par l'oeil, par la découverte et surtout par les mots et les maux
Film lent et faussement contemplatif, qui à force de ne pas prendre parti se contente d'enchaîner des scènes répétitives, plutôt creuses et parfois abjectes. Des animaux égorgés en direct (hors de France bien sûr !) deviennent un objet esthétique, des vannes sur les brutalités faites aux femmes fleurent bon l'acceptation, des rixes stupides ont un accompagnement jazzy, de même que les cérémonies animistes et tout un déballage de superstitions, sont filmés sans distance critique (on en rirait presque !)... Sur le fond ce film est plutôt indécent; et l'indulgence paralysante de la critique, sa complaisance parfois, encore plus !
Une expérience de cinéma hors du commun, sublime visuellement. Un rythme incroyable, une aventure humaine et un voyage au cœur de l'intime dont on ressort plus riche.
Un film riche en émotions. L’alternance des cérémonies étaient parfaites. La culture Mandjak est bien présentée. Merci pour ce voyage. Les acteurs et actrices sont d’un naturel incroyable. Merci pour ces heures de découverte entre la France et la Guinée-Bissau :)
Gloria (Katy Correa) est au mitan de sa vie. Son père est mort deux ans plus tôt et, avec ses frères et sœurs, elle retourne dans son village natal, en Guinée Bissau, lui rendre l'hommage que la tradition exige. Parallèlement, toute sa famille se réunit en banlieue parisienne, près de Mantes, pour le mariage de Nour (D’Johé Kouadio), sa fille.
Sélectionné à Berlin, "Dao" est encensé par la critique. Le Monde lui consacrait mercredi dernier une pleine page. Libération, L'Obs, L'Humanité sont au diapason. Les Cahiers du cinéma est le plus extatique : "On ressort des trois heures cinq de Dao dans un état second, un peu sonné, tant les scènes de réunion, de danse ou de rituels du nouveau film d’Alain Gomis filent et défilent à la manière d’un vaste souffle emportant tout sur son passage."
Je crains hélas de ne pas partager un tel enthousiasme. Je n'ai pas aimé "Dao" dont les trois heures douze m'ont semblé horriblement longues. J'en ai trouvé la construction paresseuse, qui nous montre alternativement, dans un balancement vite monotone, le lent déroulement des deux cérémonies. Que nous dit ce balancement ? qu'on peut être Africain en France sans renier ses racines ? La belle histoire ! Ce message, ô combien légitime, n'a-t-il pas déjà été mille fois raconté, chez Rachid Bouchareb ("Little Senegal"), chez Nakache & Toledano ("Samba") ou chez Thomas Gilou ("Black micmac") ? fallait-il trois heures pour nous le répéter ?
"Dao" baigne dans la bien-pensance. "Dao" est féministe en mettant en avant le rôle des femmes et en ayant la lucidité de dénoncer les discriminations dont elles sont encore victime en Guinée-Bissau. Il est anti-colonialiste lors d'une excursion touristique au fort de Cacheu qui porte encore les stigmates de la traite négrière. Ile se paie même le luxe de battre en brèche l'homophobie latente de quelques participants du mariage. On peut certes se féliciter que de si nobles idéaux traversent ce film. Mais on a aussi le droit de les trouver à la longue bien gluants.
Il y a du cinéma dans ce film : des idées de mise en abyme (les témoignages d’acteurs au début), une bonne fusion entre interprètes amateurs et interprètes professionnels, une réalisation immersive et vibrante, un montage intelligent et une belle BO jazzy. Les thématiques, elles aussi, sont intéressantes : les liens filiaux, la transmission entre générations, la condition féminine face à la condition masculine, l’amour, le deuil, les traditions, les croyances, les traces du colonialisme… Autant de thématiques abordées par bribes, au fil de deux expériences de vie (un hommage mortuaire en Guinée-Bissau et un mariage en France) qui sont aussi deux expériences du temps au cinéma. Alain Gomis montre la vie telle qu’elle est et comme elle va, avec ses vides et ses pleins, avec ses moments uniques et ses répétitions. Un peu à la Kechiche. C’est bien conceptuellement. Mais concrètement, trois heures de réunions de familles, de conversations à bâtons rompus, de danses et de rituels, c’est également long, très long…
Gloria vit en banlieue parisienne. Entre la récente mort de son père et le mariage de sa fille, le film célèbre le cycle de la vie, des rites et des traditions. Du petit village en Guinée Bissau à la France, cette fresque de 3h nous plonge dans ces moments de communion, de célébration et de recueillement avec force et enchantement. J’émets pour autant un petit bémol sur la présence de quelques acteurs célèbres. La réalité des personnages suffisait amplement à cette histoire. L’interruption par de vrais comédiens vient alors casser la dynamique du film.
Dao c'est ce qui relie les êtres entre eux. La définition est donnée en début de projection, sans qu'on nous dise curieusement en quel idiome.
Que représente le fait d'être une française d'origine africaine, lorsque son intériorité mêle deux polarités culturelles éloignées ?
L'organisation de deux fêtes ( celle d'un mariage qui se déroule en métropole et celle d'un enterrement en Guinée Bissau ) tentent d'en rendre compte.
C'est réussi. Il manque toutefois de scènes de dialogues intimistes ( elles me semblent trop peu nombreuses en regard de la durée du film ) pour permettre au spectateur de se connecter avec une plus grande intensité à ces personnages.
En France Gloria célèbre le mariage de sa fille. En Guinée Bissau elle participe à l’ultime cérémonie de la mort de son père. Ce film qui oscille entre fiction et documentaire est très original et très ambitieux. Il aborde énormément de thématiques qui mélangent l’ethnologique à l’histoire familiale. Celle des français d’origine africaine et de leurs rapports aux pays d’origine. Le spectre est trop large, même pour un film aussi long, mais le geste est salutaire.
Film fleuve passionnant d'Alain Gomis ! Le "DAO" est un mouvement circulaire et perpétuel qui coule en toute chose et unit le monde . De là , le film est un voyage en boucle de la France à la Guinée-Bissau et on se se laisser porter, et bercer par un dispositif singulier pour un Récit aux dimensions Panafricaines et somme toute puissamment universel !