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Dao est un éblouissement. A l’heure où ce monde se déchire et se suicide, il est essentiel d’en rappeler le dao pour mobiliser ses forces de résilience. Lire la critique sur le site d'Africultures.
Alain Gomis nous mobilise très efficacement pendant 185 minutes, entre deux superbes fêtes familiales répondant à des rituels totalement différents mais rassemblant en grande partie les mêmes personnes.
Les spectateurs se sentent accueillis comme des invités (ou comme des cousins éloignés) à ces deux cousinades où la bienveillance est de mise.
Le film ressemble à un documentaire, mais c'est bien une double fiction. Les rôles sont largement improvisés par quelques acteurs professionnels et beaucoup d’amateurs dont des membres de la famille Gomis, notamment s'agissant de la fête qui célèbre son père et qui a lieu dans son village en Guinée Bissau.
DAO est bien sûr un ode à la transmission, au respect des traditions et des ancêtres, mais c'est aussi une affirmation optimiste et souvent joyeuse de la complexité des héritages et des cultures familiales diverses qui, toutes ensemble, composent ce que nous sommes...
A noter
- une jolie trouvaille linguistique d'A. Gomis : en écho à la "bienveillance", une réplique en wolof a été traduite en sous-titrage par kifance, en fait la capacité de savoir aimer et apprécier les choses, les gens ou les moments,
- magie de l'impro devant une caméra : un vieux, au village, raconte à la caméra, pour la première fois, les circonstances de la mort d'un oncle survenue plusieurs années avant...
- toujours au village, on présente à la vraie grand-mère sa petite fille du film, la jeune mariée de l'autre cérémonie ; la grand-mère décide toute seule de la prendre sur ses genoux, avec une affection à la fois simulée et réelle...
Les spectateurs se sentent accueillis comme des invités (ou comme des cousins éloignés) à ces deux cousinades où la bienveillance est de mise.
Le film ressemble à un documentaire, mais c'est bien une double fiction. Les rôles sont largement improvisés par quelques acteurs professionnels et beaucoup d’amateurs dont des membres de la famille Gomis, notamment s'agissant de la fête qui célèbre son père et qui a lieu dans son village en Guinée Bissau.
DAO est bien sûr un ode à la transmission, au respect des traditions et des ancêtres, mais c'est aussi une affirmation optimiste et souvent joyeuse de la complexité des héritages et des cultures familiales diverses qui, toutes ensemble, composent ce que nous sommes...
A noter
- une jolie trouvaille linguistique d'A. Gomis : en écho à la "bienveillance", une réplique en wolof a été traduite en sous-titrage par kifance, en fait la capacité de savoir aimer et apprécier les choses, les gens ou les moments,
- magie de l'impro devant une caméra : un vieux, au village, raconte à la caméra, pour la première fois, les circonstances de la mort d'un oncle survenue plusieurs années avant...
- toujours au village, on présente à la vraie grand-mère sa petite fille du film, la jeune mariée de l'autre cérémonie ; la grand-mère décide toute seule de la prendre sur ses genoux, avec une affection à la fois simulée et réelle...
Ce film fleuve, à mi chemin entre documentaire et fiction, relate le retour dans leur pays d’origine d’une famille d’immigrés à l’occasion d’évènements familiaux (mariage et enterrement). On assiste ainsi à ces retrouvailles chaleureuses et émouvantes mais également aux coutumes ancestrales et aux échanges parfois animés avec leur famille et amis restés en Guinée Bissau. Des discussions intéressantes autour de leur nouvelle manière de vivre, de l’éducation des enfants et du patriarcat notamment émaillent ces échanges avec passion et émotion. Ce long film réalisé avec des acteurs inconnus avec la participation de quelques acteurs professionnels dont Samir GUESMI et Thomas NGIJOL est riche de réflexions et dégage une profonde humanité.
Bernard CORIC
(film visionné à la journée de prévisionnements du GNCR le 10/02/206 à LA FEMIS à PARIS)
Bernard CORIC
(film visionné à la journée de prévisionnements du GNCR le 10/02/206 à LA FEMIS à PARIS)
Waoh j'ai adoré car le réalisateur Alain Gomis nous fait faire un aller retour, le mariage en France et la Guinée-Bissau ce magnifique pays peu connu et pays d'origine du réalisateur ça montre un moment de deuil on découvre un village manjak , comment ce déroule la cérémonie en détail ça m'a fait découvrir des détails que je connaissais pas sur la cérémonie en Guinée-Bissau par contre Katy Correa c'est une révélation pour moi elle crève l'écran, je n'ai pas vu le temps passé tellement j'étais pris par le film, je conseille fortement le film allez y sans hésiter.
Entre docu et fiction; comédiens amateurs et professionnels. Entre célébration d'un défunt et mariage; culture et modernité. Alain Gomis nous embarque pendant 3h dans cet entre-monde complexe fait de transmission inachevée, de non-dits, de silence; d'un héritage culturel violent entre deux rives; un passé inabouti, d'un présent complexe et d'un futur en construction. C'est une expérience - durant laquelle je perds toute objectivité - fascinante par l'oeil, par la découverte et surtout par les mots et les maux
Film lent et faussement contemplatif, qui à force de ne pas prendre parti se contente d'enchaîner des scènes répétitives, plutôt creuses et parfois abjectes. Des animaux égorgés en direct (hors de France bien sûr !) deviennent un objet esthétique, des vannes sur les brutalités faites aux femmes fleurent bon l'acceptation, des rixes stupides ont un accompagnement jazzy, de même que les cérémonies animistes et tout un déballage de superstitions, sont filmés sans distance critique (on en rirait presque !)... Sur le fond ce film est plutôt indécent; et l'indulgence paralysante de la critique, sa complaisance parfois, encore plus !
Quel ennui ! La bande son regorge de décibels et la caméra à l'épaule donné le tourni. Aucun relief.
Une expérience de cinéma hors du commun, sublime visuellement. Un rythme incroyable, une aventure humaine et un voyage au cœur de l'intime dont on ressort plus riche.
Un film riche en émotions. L’alternance des cérémonies étaient parfaites. La culture Mandjak est bien présentée. Merci pour ce voyage. Les acteurs et actrices sont d’un naturel incroyable. Merci pour ces heures de découverte entre la France et la Guinée-Bissau :)
Surtout ne croyez pas les critiques et fuyez !
Jamais un film ne m'a paru si long. Dommage car il y avait du potentiel.
Jamais un film ne m'a paru si long. Dommage car il y avait du potentiel.
Entre fiction et documentaire, « Dao » gravite autour de trois trames narratives : la cérémonie funéraire, le mariage et la préparation des acteurs pour le film. C'est par les entretiens de ces derniers que l'on commence, et cela s'intègre plutôt bien au film sans casser l'immersion. Le reste est marqué par des préparatifs, des souvenirs et des discussions sur tout et rien, comme l'argent, la mort, l'éducation, l'identité, la transmission, les coutumes, le colonialisme, la religion, etc. Ces deux rites de passage rassemblent autant qu'ils divisent, mais ces moments de tension ou de communion ne sont pas marquants. On a, en quelque sorte, la place de l'invité, et c'est parfois difficile de se sentir à sa place. « Dao » n'est même pas mauvais et je n'ai pas non plus trouvé les trois heures désagréables, même si c'est trop long pour ce que c'est, mais je n'ai pas été captivé par ce que j'ai vu, tout simplement.
Gloria (Katy Correa) est au mitan de sa vie. Son père est mort deux ans plus tôt et, avec ses frères et sœurs, elle retourne dans son village natal, en Guinée Bissau, lui rendre l'hommage que la tradition exige. Parallèlement, toute sa famille se réunit en banlieue parisienne, près de Mantes, pour le mariage de Nour (D’Johé Kouadio), sa fille.
Sélectionné à Berlin, "Dao" est encensé par la critique. Le Monde lui consacrait mercredi dernier une pleine page. Libération, L'Obs, L'Humanité sont au diapason. Les Cahiers du cinéma est le plus extatique : "On ressort des trois heures cinq de Dao dans un état second, un peu sonné, tant les scènes de réunion, de danse ou de rituels du nouveau film d’Alain Gomis filent et défilent à la manière d’un vaste souffle emportant tout sur son passage."
Je crains hélas de ne pas partager un tel enthousiasme. Je n'ai pas aimé "Dao" dont les trois heures douze m'ont semblé horriblement longues. J'en ai trouvé la construction paresseuse, qui nous montre alternativement, dans un balancement vite monotone, le lent déroulement des deux cérémonies. Que nous dit ce balancement ? qu'on peut être Africain en France sans renier ses racines ? La belle histoire ! Ce message, ô combien légitime, n'a-t-il pas déjà été mille fois raconté, chez Rachid Bouchareb ("Little Senegal"), chez Nakache & Toledano ("Samba") ou chez Thomas Gilou ("Black micmac") ? fallait-il trois heures pour nous le répéter ?
"Dao" baigne dans la bien-pensance. "Dao" est féministe en mettant en avant le rôle des femmes et en ayant la lucidité de dénoncer les discriminations dont elles sont encore victime en Guinée-Bissau. Il est anti-colonialiste lors d'une excursion touristique au fort de Cacheu qui porte encore les stigmates de la traite négrière. Ile se paie même le luxe de battre en brèche l'homophobie latente de quelques participants du mariage. On peut certes se féliciter que de si nobles idéaux traversent ce film. Mais on a aussi le droit de les trouver à la longue bien gluants.
Sélectionné à Berlin, "Dao" est encensé par la critique. Le Monde lui consacrait mercredi dernier une pleine page. Libération, L'Obs, L'Humanité sont au diapason. Les Cahiers du cinéma est le plus extatique : "On ressort des trois heures cinq de Dao dans un état second, un peu sonné, tant les scènes de réunion, de danse ou de rituels du nouveau film d’Alain Gomis filent et défilent à la manière d’un vaste souffle emportant tout sur son passage."
Je crains hélas de ne pas partager un tel enthousiasme. Je n'ai pas aimé "Dao" dont les trois heures douze m'ont semblé horriblement longues. J'en ai trouvé la construction paresseuse, qui nous montre alternativement, dans un balancement vite monotone, le lent déroulement des deux cérémonies. Que nous dit ce balancement ? qu'on peut être Africain en France sans renier ses racines ? La belle histoire ! Ce message, ô combien légitime, n'a-t-il pas déjà été mille fois raconté, chez Rachid Bouchareb ("Little Senegal"), chez Nakache & Toledano ("Samba") ou chez Thomas Gilou ("Black micmac") ? fallait-il trois heures pour nous le répéter ?
"Dao" baigne dans la bien-pensance. "Dao" est féministe en mettant en avant le rôle des femmes et en ayant la lucidité de dénoncer les discriminations dont elles sont encore victime en Guinée-Bissau. Il est anti-colonialiste lors d'une excursion touristique au fort de Cacheu qui porte encore les stigmates de la traite négrière. Ile se paie même le luxe de battre en brèche l'homophobie latente de quelques participants du mariage. On peut certes se féliciter que de si nobles idéaux traversent ce film. Mais on a aussi le droit de les trouver à la longue bien gluants.
Il y a du cinéma dans ce film : des idées de mise en abyme (les témoignages d’acteurs au début), une bonne fusion entre interprètes amateurs et interprètes professionnels, une réalisation immersive et vibrante, un montage intelligent et une belle BO jazzy. Les thématiques, elles aussi, sont intéressantes : les liens filiaux, la transmission entre générations, la condition féminine face à la condition masculine, l’amour, le deuil, les traditions, les croyances, les traces du colonialisme… Autant de thématiques abordées par bribes, au fil de deux expériences de vie (un hommage mortuaire en Guinée-Bissau et un mariage en France) qui sont aussi deux expériences du temps au cinéma. Alain Gomis montre la vie telle qu’elle est et comme elle va, avec ses vides et ses pleins, avec ses moments uniques et ses répétitions. Un peu à la Kechiche. C’est bien conceptuellement. Mais concrètement, trois heures de réunions de familles, de conversations à bâtons rompus, de danses et de rituels, c’est également long, très long…
Gloria vit en banlieue parisienne. Entre la récente mort de son père et le mariage de sa fille, le film célèbre le cycle de la vie, des rites et des traditions. Du petit village en Guinée Bissau à la France, cette fresque de 3h nous plonge dans ces moments de communion, de célébration et de recueillement avec force et enchantement. J’émets pour autant un petit bémol sur la présence de quelques acteurs célèbres. La réalité des personnages suffisait amplement à cette histoire. L’interruption par de vrais comédiens vient alors casser la dynamique du film.
Dao c'est ce qui relie les êtres entre eux. La définition est donnée en début de projection, sans qu'on nous dise curieusement en quel idiome.
Que représente le fait d'être une française d'origine africaine, lorsque son intériorité mêle deux polarités culturelles éloignées ?
L'organisation de deux fêtes ( celle d'un mariage qui se déroule en métropole et celle d'un enterrement en Guinée Bissau ) tentent d'en rendre compte.
C'est réussi. Il manque toutefois de scènes de dialogues intimistes ( elles me semblent trop peu nombreuses en regard de la durée du film ) pour permettre au spectateur de se connecter avec une plus grande intensité à ces personnages.
Que représente le fait d'être une française d'origine africaine, lorsque son intériorité mêle deux polarités culturelles éloignées ?
L'organisation de deux fêtes ( celle d'un mariage qui se déroule en métropole et celle d'un enterrement en Guinée Bissau ) tentent d'en rendre compte.
C'est réussi. Il manque toutefois de scènes de dialogues intimistes ( elles me semblent trop peu nombreuses en regard de la durée du film ) pour permettre au spectateur de se connecter avec une plus grande intensité à ces personnages.
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