2284 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
191 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
84 critiques
3
73 critiques
2
16 critiques
1
4 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
octopus_fr2002
96 abonnés
165 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 9 mai 2024
Une vision des USA peu conventionnelle mais fort intéressante. Excellents acteurs, tension psychologique maximum, grande violence sans la moindre goutte de sang. Dénouement parfait. J’ai passé un fort bon moment.
"Un voyage d’affaires, des projets de vacances, un déménagement à l’étranger ? Il existe de nombreuses raisons pour pousser les portes de l’aéroport et s’envoler vers d’autres horizons. Pourtant, l’incertitude règne dans ce lieu de transit, dernier bastion avant de passer la frontière, américaine dans ce contexte. Dans une ambiance anxiogène qui reflète des sentiments bien réels, Border Line nous confine dans les coulisses de cet établissement, aménagé comme un pénitencier qu’on ne souhaiterait visiter pour rien au monde."
"Pour un premier long-métrage, il faut avouer que le duo de cinéastes originaires de Caracas, au Venezuela, a décidé de secouer le public jusqu’au bout du suspense. Alejandro Rojas et Juan Sebastián Vasquez évoquent l’immigration comme une passerelle qui affole tous les douaniers, chargés d’identifier et de rentrer dans l’intimité des voyageurs. Si le cas des États-Unis de Trump sonne comme une évidence, le sujet peut s’extrapoler à d’autres territoires, tout aussi méfiants à l’heure où les déplacements sont contrôlés et la vérité discutée. L’interrogatoire d’un couple vire rapidement à une humiliation psychologique, qui rappelle que les étrangers ne sont jamais pleinement les bienvenus. Chaque geste des agents et chaque question indiscrète deviennent un motif de stress supplémentaire pour les personnages, comme pour les spectateurs, qui n’auront pas de mal à s’impliquer émotionnellement."
"Le récit analyse froidement un système mis en place qui déshumanise les agents, quel que soit son pays d’origine. La solidarité, la fraternité ou la sororité sont des valeurs qui leur échappent au moment des contrôles. [...] Déjà remarqué à Reims Polar 2023, puis sacralisé au Festival Premiers Plans d’Angers, Border Line n’épargne donc personne dans son huis clos, d’une transparence et d’une efficacité redoutables. Le film prend soin de détailler, dans un seul et même lieu, tout un manuel de procédure et, a fortiori, de torture pour un jeune couple hispanique dont les projets de vie sont malmenés. Sans avoir besoin de murs bétonnés à chaque parcelle de la frontière américaine, nombre de voyageurs se heurtent encore à une politique anti-migratoire, de plus en plus présente dans l’inconscient collectif. Alejandro Rojas et Juan Sebastián Vasquez en tirent un thriller merveilleusement rythmé, d’une grande précision chirurgicale, sans détours ni correspondances."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Le contrôle classique à l’aéroport ( celui de New-York, quand même) vire au cauchemar pour ce couple de barcelonnais, lui vénézuélien, elle espagnole en quête du « paradis » américain. On les soupçonne certainement d’un fait particulier pour les entraîner dans un complément d’enquêtes qui bafoue la vie privée. Et insinue un passé qui n’est peut-être pas celui officiellement affiché. Pour elle, pour lui ? Tout s’entremêle habilement de la part des agents enquêteurs qui jouent au jeu traditionnel du chat et de la souris au cours d’un interrogatoire de plus en plus crispant. Mais les réalisateurs ne jouent pas. Ils nous tiennent eux aussi en respect. Et ne nous lâcheront plus . Pour leur premier film Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas signent une mise en scène qui en dit le minimum et en fait le maximum. Classique dans la formulation de l’interrogatoire policier, inquisitrice dans la maltraitance. Jusqu’à l’issue improbable . Un coup de théâtre au cinéma, ça ne manque pas de classe. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
C'est un film intimiste ! Tout se passe entre une demi douzaine de personnages, dont ce couple qui débarque à la douane américaine. Tout se passe quasiment entre quatre murs. On fouille la vie de ce couple.
C'est la caméra qui fouille en premier. C'est là qu'on reconnaît l'art des auteurs (qu'on ne connaît pas mais qu'on félicite). Car les images, le scénario et les dialogues créent le doute, l'interrogation, l'agacement, la colère, du début à la fin. Dès la première seconde par exemple, le mec énerve (le couple n'est même pas encore dans l'avion), et l'on ne comprend pas pourquoi il énerve - on se dit même que le titre du film concerne l'état psychologique "borderline" du personnage (mais le titre original, La Llegada ou Upon Entry, ne contient pas l'ombre d'un jeu de mots).
On se croit presque dans un film d'horreur. Au mieux, dans un drame sociétal, avec ces fonctionnaires de l'administration américaine, hyper doués ou psychopathes. En tout cas, c'est un thriller, c'est clair, horriblement vraisemblable. Et dont le dénouement, époustouflant, dure moins de cinq secondes ! Du grand art. Qui nous laisse tout seul, dans le noir, à imaginer ce que sera la vie de ce couple après. Dans le noir, et le générique de fin, avec "Congratulations", chanson de Kevin Morby...
Film à voir en V.O. (espagnol et anglais). Les acteurs le méritent.
Film bien angoissant qui démontre comment des douaniers de l'immigration confondent un couple, vont jusque dans leur intimité pour leur faire avouer l'inavouable et démolir leur amour
Ou l'histoire d'un couple de migrants qui se retrouve bloqué à la frontière des USA, malgré un visa licite. Le couple doit faire face à un interrogatoire qui tourne progressivement au cauchemar. Plutôt un huis clos théâtral que du cinéma, mais le film a le mérite de caricaturer des procédures kafkaïennes. La vérité au mépris de la liberté.
C'est suffisamment rare pour le souligner, ce film repose avant tout sur la performances des acteurs et ils sont tous à la hauteur. Bien que second rôle, Laura Gomez, vole la vedette. Scénario à l'écriture dense et précise, on se laisse embarquer de surprise en surprise dans ce récit qui nous prend à parti et dont la chute prend à contre-pied. Original, de bonne facture: une réussite!
Film surprenant, très bien joué. On lit très distinctement, on partage l'excitation du départ, l'angoisse avant de se soumettre à un contrôle, l'embarras puis l’exaspération et de nouveau l’embarras des deux postulants à l'immigration. On est tenté de comparer ce film avec Chroniques de Téhéran de Ali Asgari et Alireza Khatami, mais l’administration américaine y est montrée sous un jour bien plus insidieux que ce que l'on voyait de l'Iran, avec un traitement très fin cherchant à analyser les réelles motivations des justiciables. En fait Big Brother n'est pas loin ! ... et on découvre le système de loterie de la Green card proposée par l'administration américaine, à transposer de ce coté-ci de l'Atlantique ? St Aignan - Le Petit Casino - 20 mai 2024
Quiconque est allé aux Etats-Unis sait que la passage de la frontière est un moment à haute intensité. Les douaniers impassibles nous donnent l’impression qu’au moindre bégaiement ou faute d’anglais on va reprendre le premier vol retour. Border Line utilise cette tension et plonge un couple hispanophone dans les eaux glacées de la rétention administrative (et arbitraire). Un huit-clos original et suffoquant, simple et sec comme un coup de trique.
Très bon « long court métrage » dans un huis clos qui retranscrit des interrogatoires en Douane US. Très fidèle à la réalité Toute vie passée au peigne fin peut soulever des ambiguïtés mais cela fait forcément de nous des coupables ? Le film nous fait méditer là dessus
Diego et Elena quittent Barcelone pour s’installer aux Etats-Unis. Heureux de prendre ce nouveau départ, le couple décolle et atterrit comme convenu à l’aéroport de New-York où les attend leur correspondance pour Miami, destination finale du voyage. A peine arrivés au guichet de contrôle, les agents américains vérifient leur situation et remarquent une anomalie. En salle le 1e mai.
spoiler: "Border Line" part d’une idée originale : dévoiler la vie d’un couple au spectateur par le biais d’un interrogatoire de contrôle des frontières. L’intrigue est plutôt réussie. Tout est fait au démarrage du film pour nous faire détester les agents de contrôle qui empêchent le pauvre couple de continuer son voyage. Et puis le temps passe, et le doute s’immisce jusqu’au twist final où l’on comprend la supercherie. Malheureusement, même la durée assez courte de la projection ne suffit pas à nous faire oublier le caractère très administratif du récit. Difficile de prendre du plaisir quand la séance de cinéma ressemble à un rendez-vous à la mairie pour refaire son passeport.
De prime abord, Border Line ( titre "français"qui pourrait tout aussi bien se traduire par Ligne frontière que par Etat limite,) est un film quasi documentaire que la dureté des services d'immigration américains. Mais c'est aussi et surtout l'histoire d'un couple spoiler: construit sur le mensonge qui se fissure au fil de la maïeutique implacable des interrogatoires de la police des frontières étasunienne. A voir
Vu en avant-première. Un jeune couple décide d'immigrer aux Etats-Unis. Le calvaire commence dès l'arrivée : présentation des passeports, empreintes, interrogatoires par des policiers s'immisçant dans leur vie privée spoiler: et finalement installant un doute chez l'un d'entre eux.
Une critique sur l'accueil et le sort réservés aux immigrants et sur une police sans humanité et sympathie. Bienvenue aux USA !
Une chanson de Kevin Morby "Congratulations" ouvre et clôture le film.