Une enfance allemande - Île d'Amrum, 1945
Note moyenne
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91 critiques spectateurs

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PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2025
Un film sans fioriture, presque atone et pourtant on suit ce gamin au prise avec la vie, mais qu'est-ce que l'enfance dans un pays en guerre qui s'effondre ? Juste la survie au quotidien. Cela nous renvoie aussi à des images d'aujourd'hui.
Direct-actu.fr
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2025
Une enfance allemande, île d’Amrum, 1945 propose une approche rare de la Seconde Guerre mondiale, non pas par le prisme du front ou des combats, mais à travers le regard d’un enfant pris dans les conséquences morales et sociales de la défaite allemande. Le film s’inscrit dans un entre-deux délicat, celui de l’après, quand les idéologies s’effondrent mais continuent d’imprégner les foyers, les relations et les silences.

Sur l’île d’Amrum, espace isolé régi par ses propres règles, la fin du conflit ne signifie ni soulagement immédiat ni renaissance évidente. Elle impose au contraire une reconfiguration brutale des rapports humains. Le jeune protagoniste tente de naviguer entre plusieurs mondes contradictoires, celui de sa mère, enfermée dans une fidélité idéologique devenue encombrante, et celui d’une communauté tournée vers l’avenir, déjà attirée par l’influence américaine et la reconstruction. Cette tension intérieure structure tout le récit et lui donne une profondeur psychologique remarquable.

Fatih Akın choisit une mise en scène épurée, presque contemplative, qui laisse une large place aux gestes, aux regards et aux silences. La nature omniprésente, la mer, le vent et la lumière deviennent le prolongement des états d’âme des personnages. L’île n’est jamais un simple décor, elle agit comme un révélateur, forçant chacun à affronter ce qu’il est et ce qu’il voudrait devenir. Impossible de fuir, impossible de tricher longtemps.

Le film évite tout jugement frontal. Il observe, accompagne et interroge. Il montre comment un enfant peut porter, malgré lui, le poids des choix des adultes, et comment grandir, dans ce contexte, signifie apprendre à penser par soi-même. Sans jamais tomber dans le pathos, Une enfance allemande s’impose comme un drame intime puissant, tendu et profondément humain, qui rappelle que la guerre continue bien après le silence des armes, dans les consciences et les héritages invisibles.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2025
Intéressant film de Fatih Akin avec ces plans fixes , sa lumière diffuse, et son rythme alangui inspiré des souvenirs de son co-scénariste Hark Bohm où la défaite Nazie est vue à hauteur d’enfant .
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2026
Ce film est exceptionnel : la véracité de l’histoire, réelle, de la vie sur une île allemande à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de la beauté, des paysages et de la dureté de la vie, où tout manque : la farine, sucre, le beurre, le miel et la viande. La mise en scène est absolument phénoménale, je recommande chaudement ce film.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2025
Classique mais d'une beauté rare, AKIN rend un bel hommage à son ami, le temps d'un récit évoquant avec justesse la dureté d'une époque, par l'œil touchant et délicat de l'enfance
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2025
un film austère, mêlant une forme de poésie et cruauté narrative qui nous fait partager le regard d'un enfant de 12 ans sur la fin de la guerre et abordant à contre-plan toutes les facettes du nazisme : l'encadrement des enfants, la délation, l'absence des hommes, la faim, l'antisémitisme, les réfugiés.. tout ça vu de l'île d'Amrun, en mer Baltique, froide, aride, battue par la pluie et les vents, une île de pécheurs et baleiniers, où l'on parle un dialecte germanique, où les habitants sont partagés entre fidélité au nazisme et empathie vis à vis des américains dont font partie nombre d'émigrés de l'île et libetrtté de pensée t d'expression, malgré la police.
Le jeune garçon qui se démène comme un diable pour trouver, denrées rares, du pain blanc, du beurre et du miel dont rêve sa mère qui vient d'accoucher et refuse de s'alimenter depuis qu'elle a appris la mort d'Hitler;... le jeune va, au gré de cette quête, découvrir des secrets de sa famille et nous faire côtoyer des personnages attachants, comme ces femmes fermières, ce grand père chasseur de phoque, cet oncle nazi;..
Film grave et beau, prenant et joliment tourné dans des paysages sauvages et envoutants
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2026
Loin des fresques épiques et des champs de bataille saturés, Amrum propose une immersion rare et nécessaire dans la psyché allemande de la fin de la Seconde Guerre mondiale. À travers une narration épurée, le film explore le quotidien de Nanning, un adolescent dont le monde s'écroule en même temps que l'idéologie qui l'a forgé.
​Le film repose intégralement sur les épaules de son jeune interprète, dont le jeu d'une justesse désarmante incarne toute la dualité de cette jeunesse sacrifiée. Entre sa volonté farouche de plaire à une figure maternelle toxique et son instinct de survie, il porte le film avec une présence magnétique. La relation mère-fils est le cœur névralgique du drame : face à une mère dépressive, incapable de survivre à la chute du mythe hitlérien, l'enfant devient le pilier d'un foyer en déliquescence.
​Le long-métrage s'inscrit dans une tradition de cinéma réaliste, où la débrouillardise du quotidien (la quête de nourriture, la pêche, les privations) prend une dimension presque rituelle. Ce réalisme est toutefois transcendé par une photographie d'une grande poésie : les paysages de l'île, les décors naturels de la mer du Nord ne sont pas de simples arrière-plans, ils participent activement à l'atmosphère pesante et mélancolique de l'œuvre.
​La beauté sauvage de la lagune vient heurter la noirceur du contexte historique, créant une tension permanente entre la pureté de la nature et la corruption de l'âme humaine par l'endoctrinement.
​Sans chercher l'esbroufe des "grands films" de guerre, Amrum réussit là où beaucoup échouent : filmer l'intime dans l'Histoire avec un grand H. C'est une œuvre simple, pesante, mais habitée par une grâce visuelle qui en fait une curiosité indispensable pour qui s'intéresse au traitement cinématographique de l'autre côté du front. 17/20
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2025
Une enfance dans la beauté de la nature face aux soubresauts de l'histoire tragique d'adultes pour certains devenus fous ; film sobre et lumineux
Jean Paul Cluzel
Jean Paul Cluzel

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4,5
Publiée le 29 décembre 2025
Film remarquable sur une période décisive de l’Allemzgne : les jours qui précèdent et suivent la mort de Hitler vus par un enfant fils de dignitaire nazi. Film silple et limpide , acteurs éblouissants y compris les tout jeunes comédiens
jean jacques mesthe
jean jacques mesthe

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2025
Vu en avant première au festival du film de Plaisance du Touch
Magnifique interprétation et très belle photographie
Une profondeur certaine de la réalité et des sentiments
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 décembre 2025
Un film référencé drame et guerre. Un drame oui, en ce sens les difficultés de la vie quotidienne, les tensions parfois dans la population pour survivre (se nourrir) tant bien que mal. La guerre, pas vraiment sauf en fond, car elle est loin de cette île simplement survolée par les avions alliés allant bombarder l’Allemagne en ces derniers jours avant la chute du régime. L’appareil politique et son embrigadement de la population, y compris des enfants (les jeunesses hitlériennes) sont quand même présents là-aussi sur ce bout de terre. Le propos a sans doute du sens pour un public allemand. Beaucoup moins pour le public d’ici, trop éloigné des tenants et aboutissants sinon de ce que tout un chacun a retenu de l’Histoire mais sans le détail d’une vie somme toute rurale dans une île isolée en Mer du Nord. Une île qui accueille les réfugiés déplacés du Reich peu à peu grignoté par l’avancée des forces soviétiques, lesquelles ne sont dans les dialogues plus qu’à 50 km de Berlin. C’est dire que c’est la fin. Le scénario fournit une date repère : le 30 avril 1945, mort d’Adolf Hitler. Réfugiés qui, quoique réputés et revendiqués Allemands par le régime, sont perçus comme des étrangers (des Polonais) qui devraient rentrer chez eux. Toutes choses dont le spectateur d’ici ne va pas forcément palper les nuances.
Philippe D
Philippe D

46 abonnés 30 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 janvier 2026
Ce n’est pas seulement une enfance allemande mais une enfance nazie. C’est très différent. En plus d’être terriblement plan-plan, la volonté de vouloir normaliser la vie d’une famille nazie qui ne renie rien de ses exactions est franchement dégueulasse. Je n’ai pas d’autre mot.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 décembre 2025
Ai vu « Une enfance allemande - Ile d’Amrum » de Fatih Akin. Quel dommage de finir l’année par un des pires films que j’ai vu cette année sur 160. Des nuits américaines improbables, des ralentis insupportables, des cadrages chichiteux. Comme le scénario est plus que ténu pour remplir les 90 minutes, nous avons droits à des gros plans sur des abeilles, coccinelles, sauterelles, ainsi que la mise à mort d’un lapin, dépeçage en gros plan compris, et celle d’un phoque qui n’avait rien demandé. Le scénario est une sorte de « Petit Chaperon rouge », où Nanning 12 ans (Jasper Billerbeck pas toujours très juste) vit avec son frère, sa tante et sa mère enceinte (Laura Tonke monolithique) sur l’ile d’Amrum au large de l’Allemagne dans les derniers jours de la guerre. Tous les allemands ont compris que la guerre était perdue, d’ailleurs Hitler vient de se suicider… mais la mère de Nanning monstre d’égoïsme en plus d’être Nazie qui dénonce ses voisins, a des envies de pain blanc, de beurre et de confiture. Comme il n’y a presque rien à manger, Nanning va troquer des objets et du travail pour offrir à sa mère une tartine tant désirée. Le père absent est un des officiers de la Wehrmacht. Evidemment j’ai bien compris que le film se situait entre le conte et le récit d’apprentissage, mais tout est filmé au premier degré, et j’ai souvent eu l’impression qu’il se destinait à des enfants de 8 ans, sauf que la moyenne d’âge des spectateurs était d’environ 70 ans. Les yeux écarquillés en gros plans quand Nanning comprend la différence qu’il y a entre les réactions de sa mère hurlante et celles des autres insulaires dansants à l’annonce de la défaite sont à l’image de ce film simpliste. Tout est schématique au niveau du scénario qui manque foncièrement de nuance et à l’image tout sonne faux dans une reconstitution très propre et aseptisée. Aucune émotion si ce n’est un agacement intense à la sortie de la projection.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2025
UN film qui raconte l’histoire d’un enfant allemand sur une île de la Baltique la fin de la seconde guerre mondiale…. C’est presque une chronique de la vie quotidienne, avec un peu de poésie, des anecdotes diverses, et un souci de se fondre dans la réalité d’un monde qui s’écroule….La réalisation est très propre, minimaliste et manque un peu d’émotion comme de musique….On ne retrouve pas le cinéma énergique de Fatih Akin, mais un souci plus intime de filmer une histoire
« vraie » ? , je conseille sans insister….çà manque je me répète un peu d’émotions
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2026
Sorte de drame historique dont la réalisation a été entamée par Hark Bohm et a du laisser la finalisation à Fatih Akin ( il est décédé juste avant sa sortie fin 2025 ). Ce presque documentaire possède quelques particularités dont un tournage limité à quelques heures de fin de journée, à la fois pour capturer une luminosité spéciale, extrêmement claire et intense, et compte tenu de l’ age des enfants. Cette île « Amrum » mentionnée dans le titre, m’ a conduit à en savoir plus sur ce morceau de terre faisant partie des îles frisonnes septentrionales situées dans la mer du Nord, très petite, et possédant un dialecte propre ! L’ action se situe à la capitulation du Reich à la seconde guerre mondiale, sur ces terres perdues où la vie sur place était bien sommaire, où le système « D » était de rigueur, autour de la chasse, la pêche, et le troc. C’ est dans ce climat et cette ultra simplicité que nous partageons l’ éducation du jeune Nanning, interprété avec une fraîcheur si naturelle, par Jasper Billerbeck. Confronté à un contexte des jeunesses « Hitlériennes », ballotté dans des rancœurs de village, des hommes morts ou partis en guerre, de sa jeune maman avec ce nouveau-né, ce jeune homme va se comporter en « Homme de la maison », avec ses maladresses, mais aussi, son courage et sa détermination. Grâce à lui, les longueurs du film sont un peu gommées, dans une réalisation au rythme trop plat, ne laissant que les dernières scènes consécutives à l’ effondrement du Reich, au suicide d’ Hitler, et ces quelques images historiques de décrochages des drapeaux exhibant ces croix gammées comme la conclusion appropriée……. !!**
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