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Véronique Schaal
3 critiques
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4,5
Publiée le 23 janvier 2026
Découverte à hauteur d‘enfant de la complexité de l âme humaine au moment de la capitulation de l Allemagne. Paysages magnifiques. Film très subtil et très touchant.
Une enfance allemande m'a enthousiasmé à plus d'un titre, l'histoire jusque là très peu évoquée au cinéma, la seconde guerre mondiale vue du côté germanique et plus particulièrement vue à travers les yeux d'un enfant, l'esthétisme du film, la photographie magnifique et les plans superbes de cette île au nord du continent, et la poésie qui ressort de cette oeuvre. Je mets sans hésitation la note maximale.
Film remarquable, irréprochable, 93 minutes d'une mise en scène, d'une photographie, d'une présence des personnages, d'une justesse, d'une sensibilité, d'une humanité rares. L'enfant est époustouflant comme tous les autres actrices et acteurs dans cette œuvre appelée à devenir un classique.
Printemps 1945, Nanning, 12 ans, vit sur l’île d’Amrun. Il semble vivre une vie tout à fait banale, et travaille dans les champs pour aider sa mère à nourrir la famille. La guerre se fait sentir par la pénurie et les rationnements. Son engagement aux jeunesses hitlériennes en cette fin de guerre semble se retourner contre lui. Le film est très fort, avec un scénario simple mais puissant, des images magnifiques et de jeunes acteurs épatant.
Film subtil sur la force de l’aliénation déclenchée par l’idéologie Nazi… Un film à hauteur d’enfant : grand interprète Joli rythme , très belle photo . À voir .
Le cinéaste allemand d’origine turque Fatih Akin sort de sa zone de confort, change radicalement de registre et de ce à quoi il nous avait habitué avec « Une enfance allemande, île d’Amrum 1945 ». Davantage connu pour ses films punks ou ses drames contemporains, même s’il s’était essayé au film historique (avec bien moins de réussite) avec « The Cut », il prend cette fois une direction très sage, presque classique dans le bon sens du terme, avec ce récit initiatique à hauteur d’enfant. Et bon sang, que cela lui réussit bien! Il réalise là l’un de ses meilleurs films, un petit bijou à l’ancienne et surprend surtout au niveau formel.
De mémoire, jamais Akin n’avait proposé une œuvre aussi visuellement aboutie et flatteuse pour nos yeux. C’est un pur enchantement mais sans jamais verser dans l’esthétisant ou l’ostentatoire formel que, de toute façon, le sujet sérieux et grave du long-métrage n’aurait pas toléré. Il faut avouer que le décor de l’île d’Amrum est déjà très cinégénique et se prête à confectionner de belles images. Mais encore faut-il avoir l’art et la manière. Eh bien durant une heure et trente minutes, c’est un réel ravissement visuel où chaque séquence figurerait presque un tableau de peintre. La photographie est somptueuse et Akin sait mettre en valeur chaque endroit où il pose sa caméra pour un résultat naturaliste du meilleur effet. Les plans nocturnes sont d’une beauté crépusculaire à couper le souffle et les plans sur l’estran le sont tout autant.
Outre le ravissement pour les yeux, « Une enfance allemande, île d’Amrun 1945 » peut compter sur l’interprétation impeccable de son casting germanique dont un second rôle pour Diane Kruger, seule tête connue pour les non-habitués au cinéma allemand. Mais c’est surtout le jeune Jasper Billenbeck qui impressionne dans le rôle principal. Ce jeune garçon va passer des semaines entre avril et mai 1945 qui changeront sa nature et son regard sur la vie à jamais. Encore un jeune prodige à ajouter sur la liste déjà bien longue des enfants acteurs très doués. Par le biais de ce film, Akin rend hommage à son mentor Hark Bohm. En effet, il met en scène un scénario de ce dernier écrit à partir de ses souvenirs d’enfance. Le cinéaste d’origine turque a probablement dû se sentir investi d’une mission qui n’aurait pas supporté l’échec et cela se voit au résultat.
Dans cette chronique à hauteur d’enfant qui se partage entre moments d’insouciance propres à l’enfance, ses jeux et ses occupations de l’époque, et d’autres plus sombres avec la fin de la guerre et du nazisme en toile de fond, on est plongé dans un univers rare mais aussi à la fois beau et triste. Le côté rural d’antan est formidablement retranscrit par la grâce d’une impeccable reconstitution d’époque tandis que les vestiges de la doctrine hitlérienne hantent et désenchantent les habitants de l’île. Le film nous montre tout du point de vue de ce gamin partagé entre la fidélité à ses parents nazis et d’autres horizons de pensée au gré des rencontres. C’est toujours délicat, souvent touchant et jamais didactique. On reste peut-être parfois un peu trop en surface concernant des thématiques plus sérieuses mais ce n’est pas à proprement parler gênant. Une petite merveille de film intelligente et pour tous.
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Akin sort de son cinéma habituel, engagé, et vient rendre hommage à son professeur H. Bohm, figure du renouveau du cinéma allemand, et ayant vécu très jeune dans cette île ventée d'Amrum, exposée au vent d'ouest de la mer du Nord. Ceux qui connaissent la région retrouveront la magie des fins de journées flamboyantes quand le soleil rougit sur des étendues plates des bords de mer aux contours mouvants. Ceux qui connaissent son cinéma seront étonnés de l'insertion de séquences animalières dans le film. L'élève a respecté le contenu du scénario que le maitre n'a pas pu tourner avant de disparaitre. Le jeune Hanning, fils de nazi local, est joué par Jasper Billebeck, un casting réussi, et qui nous remémore le jeune Bruno dans Le voleur de bicyclette (dont le tournage est quasi contemporain au printemps 1945), dans un milieu social bien différent cette fois-ci. En gamin pas causant, mais toujours en action, son but spoiler: est de remplacer inconsciemment le père parti sur le front. En quelques jours, sa vision d'enfance, son désir de plaire à sa mère vont basculer, symbolisant une nouvelle fois ces périodes grises de bascule, quand les pendules sont remises à l'heure.
La communauté ilienne, à l'écart des bombardiers qui foncent sur Hambourg, malgré son isolement, ne peut échapper aux règlements de comptes, et aux revanches en tout genre.
Amrum est un film très esthétique, presque trop léché, qui aborde le thème de la fin d'un totalitarisme aux travers des yeux d'un préado. Les thèmes annexes ne manquent pas, déplacements de population, immigration à New-York, affrontement citadins hambourgeois versus iliens ruraux, et donnent une profondeur au récit de ce film condensé et attachant. cinéma - janvier 2026
Magnifique ! La fin de la guerre, vécue par un gamin faisant partie des jeunesses hitlériennes qui n'a pas choisi cela et qui tente par tous les moyens de se rendre utile afin de trouver la reconnaissance et l'amour de ses proches. Tout ça dans des paysages superbes et des nuances de couleurs bleu-vert très douces. Bravo !
Un grande douceur se dégage de ce film malgré la gravité du sujet. Cette enfance malmenée par la guerre, la propagande et ceux en qui l'enfant a confiance. Images d'une beauté incroyable. Ce jeune acteur est magnifique et qu'elle interprétation. Un magnifique moment
Film tout en sensibilité joué principalement par ce jeune acteur de 12 ans, en quête initiatique vers l'âge adulte. Bien interprété, de superbes paysages, une fin très émouvante mais le scénario en lui même est assez fin.
l’île d’Amrum est au Nord Nord de l'Allemagne, 1945, loin du conflit mondial... Une famille Berlinoise à l'abri, mari nazie à Berlin. 2 points de vue radical, politique dangereuse, sur l'îlot. Le Führer suicidé... Fin de la guerre. Nanning (Jasper Billerbeck), 12 ans, il est fabuleux ! On ne devient pas comme sa famille à tout les coups, c'est le cas ! Ce film est un mélange de douce poésie en brume, d'images de la nature léchées, d'apprentissage sur le dureté de la vie. Superbe ! Diane Kruger, un beau rôle. Il sont tous parfaits.
Un film puissant et maîtrisé qui aborde l’héritage du passé n@z.. avec sobriété et intelligence. La mise en scène est rigoureuse, le propos profond, et le récit évite tout sensationnalisme. Une œuvre marquante, exigeante, qui interroge la mémoire, la culpabilité et la transmission avec une vraie force morale.
J'adore le cinéma de Fatih Akin cinéaste allemand né de parents turcs. Il y est souvent question d'identité et de questionnements sur ses racines. Ici c'est plus classique que d'habitude, il s'agit d'une adaptation de livre qui raconte les souvenirs d'enfance de son auteur. C'est presque la fin de la guerre puis bientôt l'effondrement du nazisme sur une île rattachée à l'Allemagne où les habitants survivent de maigres cultures. La vie de l'enfant, personnage central, fils aîné d’un officier de la Wehrmacht va subir de grands bouleversements par les découvertes qu'il va faire sur sa famille au fil des jours . Filmé de façon très poétique avec une belle lumière et une musique au plus proches de la nature. Un beau film utile aussi pour les générations actuelles.