Derniers Avis sur Une enfance allemande - Île d'Amrum, 1945
Une enfance allemande - Île d'Amrum, 1945
Note moyenne
3,8
647 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
91 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
40 critiques
3
32 critiques
2
8 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ciné-13
172 abonnés
1 421 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 21 mai 2026
La plage très étendue a une place très importante sur cette île de la Mer du Nord. Et notre jeune héros (membre des Jeunesses Hitlériennes) la parcourt maintes fois à marée basse, pour aller quémander de la nourriture pour sa mère capricieuse. HITLER se suicide le 30 mai 1945 tout bascule et l’île passe sous la gestion des anglais. Et la désillusion commence à le miner : tout s’effondre dans son monde. Comme tous ces allemands qui ont pris conscience qu’ils étaient du mauvais côté. Dommage toutes ces longueurs avec en plus des séquences superfétatoires sur la faune (ne parlons pas des maltraitances incroyablement inutiles et de mauvais aloi). Un grand bravo pour la performance du jeune acteur.
Sans didactisme ni lourdeur, l'intrigue réussit à traiter tous les aspects de sa situation géo-politique: le récit initiatique d'un jeune garçon découvrant (à quel point!) les leçons de ses parents doivent être remises en question, l'embrigadement nazi (ou de toute pensée extrémiste), la résistance muette ou détruite face aux interdictions hitlériennes, la passion aveugle des disciples, la vie sur une île (amis des bêtes soyons prévenus), le climat xénophobe (même entre Allemands), l'éclatement des familles face à la doctrine nationale, le rationnement entraînant violences ou vols, les secrets dus à la honte ou à la haine, le renversement des forces par la fin de la guerre. Et ce faisant, la mise en scène atteint parfois la grâce, filmant des paysages naturels sourds aux affaires des hommes mais dont la faune est détruite par elles, un regard empli de gratitude ou d'affection, une mer symbole de tous les possibles. Dense, (in)tranquille, touchant.
C'est sur une petite île allemande, au sortir de la guerre 39/45, que se déroule le quotidien d'une famille et, particulièrement d'un petit garçon responsable. Tout tourne autour de ce dernier, avec l'empreinte encore présente du führer, qui a pour obsession de trouver du pain blanc, du beurre et du miel pour sa mère déprimée. Une chronique retracée assez terne et lente. Les nombreux plans contempatifs de la nature de l'île finissent par lasser et ne masquent pas la pauvreté du récit.
Rarement j'ai été déçu par les films de Fatih Akin, et là encore, quel beau film que ce "Amrum". Sur une petite île allemande, une poignée d'habitants vit les derniers moment avant la capitulation du pays dans la seconde guerre mondiale. Hormis un survol d'avions, on ne voit rien de la guerre et c'est la l'une des réussites majeure de ce film pudique, exempt de facilité, élégant et émouvant. Pourtant, le conflit est bien là: les partisans et les détracteurs d'Hitler, les déplacés polonais, la pénurie de nourriture, le danger de dénonciation... tout cela, filmé au travers des yeux d'un garçon décidé à faire manger sa mère coûte que coûte. Vrai coup de cœur pour ce film présenté à Cannes, qui aurait mérité sans aucun doute une récompense.
Fatih Akin nous avait habitués à un cinéma viscéral, punk et chargé d’une énergie brute (Golden Glove, Head-On). Avec Amrum, il signe un film à l'opposé total de sa filmographie habituelle. Si la photographie est soignée et l'interprétation d'une grande justesse, le film reste d'une tristesse linéaire, sans jamais retrouver la nervosité ou la "patte" organique de ses œuvres précédentes. L'histoire manque cruellement de ce souffle de vie et de cette rage qui caractérisent le cinéaste. On assiste à un drame classique, propre et bien filmé, mais si le nom du réalisateur n'était pas au générique, il serait impossible de deviner qu'il est derrière la caméra. Une œuvre mélancolique et appliquée, mais décevante pour ceux qui aiment le Akin qui bouscule.
10 571 abonnés
11 451 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 25 mars 2026
Pour faire plaisir à sa mère qui refuse de s'alimenter, le jeune Nanning se met en tête de lui donner ce qu'elle demande à savoir une tranche de pain blanc avec du beurre et du miel. C'est quelque chose de basique, mais pas en temps de guerre quand la population manque de tout. À la recherche de chaque ingrédient, il doit faire preuve de malice alors que de nombreux obstacles se dressent devant lui. Plus qu'une quête de nourriture, c'est aussi une prise de conscience sur sa famille et sur lui-même en tant que membre des Jeunesses hitlériennes. Son regard d'enfant disparaît, mais Fatih Akin continue de raconter l'histoire de Hark Bohm à sa hauteur. Ce n'est pas enfantin pour autant avec des comportements révélateurs et de sombres secrets qui se dévoilent. C'est beaucoup à encaisser pour un petit garçon, mais le réalisateur n'en fait pas trop d'un point de vue dramatique. L'impact émotionnel est très limité, mais "Amrum" reste un récit d'apprentissage intéressant à suivre.
"« Une fin de guerre au bout de l’Allemagne» Mon 1er film au cinéma de l’année 2026, et j’ai passé un bon moment avec le jeune Nanning, allemand de 12 ans, qui vit les difficiles moments d’une fin de guerre sur une île loin de tout (Amrum) où il fait ce qu’il peut pour nourrir sa famille et faire plaisir à sa mère, pro-hitlerienne désespérée de la situation alors que beaucoup fêtent la fin de la guerre. Scénario tout en finesse, jeune acteur épatant et problématiques intéressantes sont au programme de ce film touchant jusqu’à la fin."
Un excellent film sur une famille nazie perdue dans ses illusions à la fin de la guerre. Très bien interprété, notamment par un jeune acteur qui transperce l’écran.
DU MAUVAIS CÔTÉ Difficile, dans les années 50, d’être un fils de nazis ! Et surtout pour l’habitant d’une île de la Baltique où tout le monde se connaît. Tel est le sort du jeune Nanning, 12 ans, qui tente de « se racheter » en sauvant de la noyade un déplacé allemand venant de Pologne. Très beau jeu du jeune Jasper Billerbeck, qui tient le rôle principal aux côtés de Diane Kruger, au début du film, son employeuse pendant la récolte de pommes de terre. A voir pour la délicatesse de la mise en scène et les somptueuses images de l’estran : étendues plates de sable mouillé, brillant sous la lumière. Ecrit par l’Allemand Hark Bohm, mais tourné par un réalisateur turc formé à Hambourg ayant de nombreux films à son actif, « Une Enfance allemande » est un bijou cinématographique qui nous fait découvrir le quotidien de la Grande Histoire. Un parallèle poignant avec la vie des Français collabos après la Libération. Rejetés, méprisés…
Une enfance Allemande de Fatih Akim Un superbe récit sur la guerre, porté par le jeune comédien Jasper Billerbeck. 12 ans. Ici, l'innocence est mise à mal, dans ce climat tendu jusqu'à la maison. Les paysages sont magnifiques, la nature, la faune, contraste avec le propos si noir, sans espoir.
Très beau film de part son sujet, le jeu des acteurs, en particulier le jeune Jasper Billerbeck, son splendide décor naturel qui profite à la superbe photographie.
On sait depuis "le Tambour" de Volker Schlöndorff que l'Histoire se raconte bien à hauteur d'enfant. Une façon plus légère de raconter certains moments forts du passé... Les derniers jours de la guerre dans une petite île allemande des Jutland, proche de Hambourg. L'île est très préservée du conflit, même si les escadrilles de bombardiers britanniques survolent les lieux comme des vautours menaçants; la vie se poursuit comme si de rien n'était, marquée pour chacun par la recherche constante de nourriture. Mais un ressort semble cassé, et même les enfants qui portent l'uniforme des jeunesses hitleriennes savent que les carottes sont cuites. Comment le dire dans une société où des soubresauts de fanatisme se prolongent ? Comment ne pas montrer de signe de défaitisme ? Nanni, jeune garçon d'une petite dizaine d'années, découvre que le monde des adultes est un terrain glissant. Il essaye de protéger sa mère, vivant péniblement sa grossesse avec ses deux enfants. Il observe les réfugiés allemands qui sont des étrangers aux regards des Iliens. Il met ou non son uniforme selon les personnes qu'il rend visite. Il apprend l'histoire de sa famille, et de cet oncle dont la fiancée juive n'a pas été sauvée par son propre père qui est toujours un haut cadre des nazis, resté à Hambourg. En d'autres mots, il découvre toutes les compromissions des adultes avec des yeux purs qui essayent naïvement de recoller les morceaux. Un très joli film avec une ambiance prenante. Le succès du film tient assurément à son jeune acteur, très juste dans son jeu, qui brille d'une flamme intérieure. Les images sont aussi d'une grande beauté, avec des dunes plongeant dans une mer et un ciel qui se confondent. Enfin Diane Kruger fait une courte apparition remarquable en paysanne revêche aspirant comme beaucoup à la fin d'un conflit interminable. Une vision différente de l'Allemagne en guerre. Dans le regard d'un enfant, c'est tellement juste par essence.
Un excellent film porté par des acteurs tout aussi excellents. Jasper, l’acteur principal, est bluffant. La photo est magnifique, le scénario a les bons rebondissements aux bons moments, tout est fluide. La fin est magnifique
Très beau film sur la fin de la seconde guerre mondiale dans une île oubliée des belligérants et où arriver à se nourrir est devenu la préoccupation majeure. Outre la façon dont l’écroulement du pouvoir hitlérien est vécu, le film est particulièrement émouvant sur le conflit de loyauté d’un enfant de nazis dont les yeux s’ouvrent mais qui est viscéralement attaché à sa mère. Par ce biais on dépasse l’aspect historique du sujet pour celui intemporel de l’amour insondable de l’enfant pour sa mère. A cela s’ajoute la beauté des images et une magistrale direction d’acteurs.