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Ai vu « Une enfance allemande - Ile d’Amrum » de Fatih Akin. Quel dommage de finir l’année par un des pires films que j’ai vu cette année sur 160. Des nuits américaines improbables, des ralentis insupportables, des cadrages chichiteux. Comme le scénario est plus que ténu pour remplir les 90 minutes, nous avons droits à des gros plans sur des abeilles, coccinelles, sauterelles, ainsi que la mise à mort d’un lapin, dépeçage en gros plan compris, et celle d’un phoque qui n’avait rien demandé. Le scénario est une sorte de « Petit Chaperon rouge », où Nanning 12 ans (Jasper Billerbeck pas toujours très juste) vit avec son frère, sa tante et sa mère enceinte (Laura Tonke monolithique) sur l’ile d’Amrum au large de l’Allemagne dans les derniers jours de la guerre. Tous les allemands ont compris que la guerre était perdue, d’ailleurs Hitler vient de se suicider… mais la mère de Nanning monstre d’égoïsme en plus d’être Nazie qui dénonce ses voisins, a des envies de pain blanc, de beurre et de confiture. Comme il n’y a presque rien à manger, Nanning va troquer des objets et du travail pour offrir à sa mère une tartine tant désirée. Le père absent est un des officiers de la Wehrmacht. Evidemment j’ai bien compris que le film se situait entre le conte et le récit d’apprentissage, mais tout est filmé au premier degré, et j’ai souvent eu l’impression qu’il se destinait à des enfants de 8 ans, sauf que la moyenne d’âge des spectateurs était d’environ 70 ans. Les yeux écarquillés en gros plans quand Nanning comprend la différence qu’il y a entre les réactions de sa mère hurlante et celles des autres insulaires dansants à l’annonce de la défaite sont à l’image de ce film simpliste. Tout est schématique au niveau du scénario qui manque foncièrement de nuance et à l’image tout sonne faux dans une reconstitution très propre et aseptisée. Aucune émotion si ce n’est un agacement intense à la sortie de la projection.
Joli film, offrant une belle bouffée d'air frais! L'histoire, touchante, est celle d'un garçon de 12 ans, à la fin de la guerre, perdu entre ce qu'on lui dit, et ce qu'il voit. Son acharnement à faire plaisir à sa mère est émouvant. Les images sont magnifiques, le dépaysement est garanti. Un bon moment.
Le sujet est intéressant et au delà du personnage central, on voit comme une communauté en marge de la guerre en subit ́les affres à distance.
Mais j'ai trouvé le film trop descriptif pour être bouleversant.
Mais j'ai trouvé le film trop descriptif pour être bouleversant.
Film vu en VO. Je ne parle pas un mot d'allemand mais aucun problème pour suivre, comprendre, être en empathie avec le jeune adolescent. La quête qu'il mène, pour sa maman, lui enseigne les dessous d'histoires de famille. C'est une jolie manière de nous prendre par la main.
L'année de termine bien avec cette œuvre, que je recommande bien évidemment.
L'année de termine bien avec cette œuvre, que je recommande bien évidemment.
Regard d’un enfant sur la fin de la seconde guerre sur une île allemande de mer du Nord. Fils ainé, il se démène pour confectionner un petit pain blanc pour sa mère, qui vient d’accoucher.
Filmé avec subtilité dans de très beaux paysages !
Filmé avec subtilité dans de très beaux paysages !
Un film référencé drame et guerre. Un drame oui, en ce sens les difficultés de la vie quotidienne, les tensions parfois dans la population pour survivre (se nourrir) tant bien que mal. La guerre, pas vraiment sauf en fond, car elle est loin de cette île simplement survolée par les avions alliés allant bombarder l’Allemagne en ces derniers jours avant la chute du régime. L’appareil politique et son embrigadement de la population, y compris des enfants (les jeunesses hitlériennes) sont quand même présents là-aussi sur ce bout de terre. Le propos a sans doute du sens pour un public allemand. Beaucoup moins pour le public d’ici, trop éloigné des tenants et aboutissants sinon de ce que tout un chacun a retenu de l’Histoire mais sans le détail d’une vie somme toute rurale dans une île isolée en Mer du Nord. Une île qui accueille les réfugiés déplacés du Reich peu à peu grignoté par l’avancée des forces soviétiques, lesquelles ne sont dans les dialogues plus qu’à 50 km de Berlin. C’est dire que c’est la fin. Le scénario fournit une date repère : le 30 avril 1945, mort d’Adolf Hitler. Réfugiés qui, quoique réputés et revendiqués Allemands par le régime, sont perçus comme des étrangers (des Polonais) qui devraient rentrer chez eux. Toutes choses dont le spectateur d’ici ne va pas forcément palper les nuances.
un film austère, mêlant une forme de poésie et cruauté narrative qui nous fait partager le regard d'un enfant de 12 ans sur la fin de la guerre et abordant à contre-plan toutes les facettes du nazisme : l'encadrement des enfants, la délation, l'absence des hommes, la faim, l'antisémitisme, les réfugiés.. tout ça vu de l'île d'Amrun, en mer Baltique, froide, aride, battue par la pluie et les vents, une île de pécheurs et baleiniers, où l'on parle un dialecte germanique, où les habitants sont partagés entre fidélité au nazisme et empathie vis à vis des américains dont font partie nombre d'émigrés de l'île et libetrtté de pensée t d'expression, malgré la police.
Le jeune garçon qui se démène comme un diable pour trouver, denrées rares, du pain blanc, du beurre et du miel dont rêve sa mère qui vient d'accoucher et refuse de s'alimenter depuis qu'elle a appris la mort d'Hitler;... le jeune va, au gré de cette quête, découvrir des secrets de sa famille et nous faire côtoyer des personnages attachants, comme ces femmes fermières, ce grand père chasseur de phoque, cet oncle nazi;..
Film grave et beau, prenant et joliment tourné dans des paysages sauvages et envoutants
Le jeune garçon qui se démène comme un diable pour trouver, denrées rares, du pain blanc, du beurre et du miel dont rêve sa mère qui vient d'accoucher et refuse de s'alimenter depuis qu'elle a appris la mort d'Hitler;... le jeune va, au gré de cette quête, découvrir des secrets de sa famille et nous faire côtoyer des personnages attachants, comme ces femmes fermières, ce grand père chasseur de phoque, cet oncle nazi;..
Film grave et beau, prenant et joliment tourné dans des paysages sauvages et envoutants
Maladresse sur le final et quelques sentiments exagérés, justesse manquante. Toutefois joli cadre et scénario sur une échelle de temps peu connue qui est intéressant
Ce qui frappe dans Une enfance allemande – Île d’Amrum, 1945, c’est la manière dont la guerre est traitée comme un bruit de fond. Fatih Akin ne filme ni les combats, ni les idéologies, ni même les ruptures spectaculaires de l’après-guerre. Il filme l’attente, la fatigue, la répétition des jours identiques. Cette approche, volontairement anti-spectaculaire, confère au film une forme de dignité austère, mais aussi une certaine neutralité émotionnelle. Le scénario suit un chemin balisé : l’enfant confronté trop tôt aux responsabilités, la fin d’un monde ancien, l’apprentissage douloureux de l’autonomie. Rien de faux ici, mais peu de surprises. Diane Kruger, pourtant actrice d’une grande finesse, semble sous-exploitée, cantonnée à une présence discrète qui ne parvient jamais à densifier véritablement le récit. Les tensions qui émergent après l’arrivée de la paix restent esquissées, comme si le film craignait d’aller trop loin dans la complexité morale. Le regard d’Akin se veut humaniste, mais il manque parfois de tranchant. Là où l’on attendrait une mise en perspective plus courageuse sur l’héritage allemand, le film se replie sur l’intime. Ce choix n’est pas illégitime, mais il laisse une impression d’inachèvement. On sort du film avec le sentiment d’avoir traversé un fragment de vie, sans que celui-ci ne résonne pleinement au-delà de son cadre immédiat.
Me retrouver sur @cinémasansfard (YouTube) !
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Intéressant film de Fatih Akin avec ces plans fixes , sa lumière diffuse, et son rythme alangui inspiré des souvenirs de son co-scénariste Hark Bohm où la défaite Nazie est vue à hauteur d’enfant .
Film remarquable sur une période décisive de l’Allemzgne : les jours qui précèdent et suivent la mort de Hitler vus par un enfant fils de dignitaire nazi. Film silple et limpide , acteurs éblouissants y compris les tout jeunes comédiens
La chute de Hitler en toile de fonds d’un adieu à l’enfance. Le poids des fautes des parents pesant sur l’enfant , le faisant évoluer
Sur Amroun, une île allemande au large du Danemark, la guerre s'achève presque dans l'indifférence de la population, si ce n'est sous l'œil aiguisé des enfants qui découvrent peu à peu le monde trouble des adultes qui hélas sans doute infusera sur leur vie à venir...
C'est certes un film très classique sans trop d'aspérités mais c'est une vision de la guerre assez nouvelle pour mériter d'être découverte.
C'est certes un film très classique sans trop d'aspérités mais c'est une vision de la guerre assez nouvelle pour mériter d'être découverte.
C'est l'un des rares films à traiter la guerre vue à travers un ado allemand de 16 balais ( Je passe sur le film " Le Tambour" de Volker Schonldorf - 1979) . Ici on est en pleine campagne - aux alentours de la Mer Baltique - et les bruits de la guerre parviennent assourdis, à part un retour de quadrimoteurs de la RAF ( Visiblement des Handley Page Halifax ) qui se délestent de leurs surplus de bombes.
Mais c'est à peu près tout.
L'essentiel du film tient dans la volonté de Nanning, d'offrir à sa "Mutti" du pain blanc avec du beurre et du miel ! A quoi ça tient l'obession d'un jeune issu des jeunesses Hitlériennes...
Il est difficile de juger pour nous, notre génération n'ayant jamais connu de telles affres. Mais on peut garder ce film, dans un coin de notre tête, pour comprendre l'après guerre.
C'est en tout cas un film a garder. L'essentiel des films de guerre étant de toujours glorifier les combattants. Ici on vit la Guerre au jour le jour, sans se raconter d'Histoire !
Mais c'est à peu près tout.
L'essentiel du film tient dans la volonté de Nanning, d'offrir à sa "Mutti" du pain blanc avec du beurre et du miel ! A quoi ça tient l'obession d'un jeune issu des jeunesses Hitlériennes...
Il est difficile de juger pour nous, notre génération n'ayant jamais connu de telles affres. Mais on peut garder ce film, dans un coin de notre tête, pour comprendre l'après guerre.
C'est en tout cas un film a garder. L'essentiel des films de guerre étant de toujours glorifier les combattants. Ici on vit la Guerre au jour le jour, sans se raconter d'Histoire !
Une enfance dans la beauté de la nature face aux soubresauts de l'histoire tragique d'adultes pour certains devenus fous ; film sobre et lumineux
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